jeudi 26 octobre 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de VERSAILLES |
| Section | Tribunal Administratif de VERSAILLES |
| N° Dossier | TA78-2205491 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | Magistrat Gibelin |
| Avocat requérant | ALAGAPIN-GRAILLOT |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés les 15 juillet et 21 décembre 2022, M. A B, représenté par Me Alagapin-Graillot, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision implicite née le 18 avril 2022 de rejet de sa demande de restitution des points correspondant aux infractions commises les 14 mai 2018, 11 mai 2019 et 11 mai 2019 à 3h12 ;
2°) d'annuler la décision référence " 48 SI " du 10 juin 2020 par laquelle le ministre de l'intérieur a invalidé son permis de conduire ;
3°) d'enjoindre au ministre de rétablir les points au capital de son permis de conduire sans délai, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;
4°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- sa requête est recevable ;
- la décision implicite de rejet du 18 avril 2022 est entachée d'un défaut de motivation, en l'absence de réponse du ministre à la demande de communication des motifs de cette décision, en application de l'article L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration ;
- cette décision est entachée d'une erreur de droit et de fait, dès lors que les amendes forfaitaires majorées relatives aux infractions des 11 mai 2019, 11 mai 2019 à 3h12 et 14 mai 2018 ont été annulées par l'officier du ministère public ;
- la décision " 48 SI " est illégale en raison de l'illégalité des décisions de retrait de points qu'elle mentionne, dont il entend se prévaloir par la voie de l'exception, dès lors qu'il n'a pas reçu l'information prévue par les articles L. 223-3 et R 223-3 du code de la route et qu'en outre l'amende forfaitaire majorée du 11 mai 2019 a été annulée, et est par conséquent entachée d'erreurs de droit et de fait dans la mesure où son solde de points n'était pas nul.
Par un mémoire en défense, enregistré le 5 octobre 2022, le ministre de l'intérieur conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que :
- la requête est tardive, dès lors que la décision " 48 SI " a été notifiée le 10 juin 2020 ;
- les conclusions à fin d'annulation relatives aux décisions de retrait de points consécutifs aux infractions des 11 mai 2019 et 14 mai 2018 sont irrecevables, dès lors que les mentions afférentes à ces infractions ont été supprimées du relevé d'information intégrale ;
- les conclusions à fin d'annulation relatives à la décision de retrait de points consécutif à l'infraction du 11 mai 2019 à 3h12 sont tardives, dès lors que cette décision " 48 N " a été notifiée le 21 novembre 2019 ;
- les moyens soulevés par le requérant ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de procédure pénale ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- le code de la route ;
- le code de justice administrative.
La présidente du tribunal a désigné M. Gibelin pour statuer sur les litiges mentionnés à l'article R. 222-13 du code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le magistrat désigné a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Gibelin, magistrat désigné,
- et les conclusions de M. Chavet, rapporteur public.
Considérant ce qui suit :
1. M. B, né le 6 mars 2000, a commis une série d'infractions au code de la route, qui ont donné lieu au retrait de la totalité des points affectés à son permis de conduire. Par une décision, référencée " 48 SI ", du 10 juin 2020, le ministre de l'intérieur lui a notifié la perte des points du capital de son permis de conduire, le récapitulatif des décisions antérieures portant retrait de points et a prononcé l'invalidité de son permis de conduire pour défaut de point. Par un courrier du 16 février 2022 réceptionné le 18 février 2022, M. B a demandé notamment la restitution des points correspondant aux infractions commises les 14 mai 2018, 11 mai 2019 et 11 mai 2019 à 3h12. Ces demandes ont été implicitement rejetées. Par sa requête, M. B demande l'annulation de ces décisions.
Sur les fins de non-recevoir soulevées en défense :
2. Aux termes de l'article R. 421-1 du code de justice administrative : " La juridiction ne peut être saisie que par voie de recours formé contre une décision et ce, dans les deux mois à partir de la notification ou de la publication de la décision attaquée () ". L'article R. 421-5 du même code dispose : " Les délais de recours contre une décision administrative ne sont opposables qu'à la condition d'avoir été mentionnés, ainsi que les voies de recours, dans la notification de la décision ".
3. Il incombe à l'administration, lorsqu'elle oppose une fin de non-recevoir tirée de la tardiveté d'une action introduite devant une juridiction administrative, d'établir la date à laquelle la décision attaquée a été régulièrement notifiée à l'intéressé.
4. En outre, il résulte de la combinaison des dispositions des articles R. 421-1 et R. 421-5 du code de justice administrative que le destinataire d'une décision administrative individuelle dispose, pour déférer cette décision devant la juridiction administrative, d'un délai de deux mois à compter de sa notification qui n'est opposable qu'à la condition que les délais et les voies de recours aient été indiqués dans cette notification. Pour l'application de ces dispositions, les décisions référencées 48 SI constatant la perte de validité du permis de conduire pour solde de points nul, dont l'administration n'est pas en mesure d'éditer des copies, doivent être regardées, sauf preuve contraire apportée par leur destinataire, comme conformes au modèle qui sert de base à leur édition automatisée par l'Imprimerie nationale, lequel comporte la mention des voies et délais de recours.
5. Il ressort des pièces produites qu'un pli recommandé avec accusé de réception numéro 2C 155 267 2200 8 a été envoyé par le B.N.D.C. à M. A B. La mention figurant sur ce pli du numéro de permis de conduire de l'intéressé précédé de la lettre S indique, comme il est d'usage, que le pli contenait une décision référencée " 48 SI " d'invalidation du permis, établie selon un modèle-type comportant les voies et délais de recours, et est confirmée par les mentions du relevé d'information intégral édité le 4 octobre 2022, qui mentionne un numéro d'avis de réception de la décision " 48 SI " identique à celui qui figure sur l'avis de réception. L'avis de réception produit par le ministre de l'intérieur précise que ce pli a été distribué le 10 juin 2020. Le requérant ne soutient ni n'allègue que l'adresse, qui est identique à celle mentionnée sur sa requête, serait erronée. Dans ces conditions, la décision " 48 SI " portant invalidation du permis de conduire de M. B doit être regardée comme lui ayant été régulièrement notifiée le 10 juin 2020, ce qui a fait naitre un délai de recours contentieux de deux mois contre cette décision. Dès lors, la décision " 48 SI " est devenue définitive le 11 août 2020. Par suite, et comme le soutient le ministre de l'intérieur, le délai de recours contentieux à l'encontre de cette décision était expiré à la date à laquelle l'intéressé a introduit son recours. Dans ces conditions, les conclusions à fin d'annulation de la décision " 48 SI " sont tardives et, par suite irrecevables. La fin de non-recevoir soulevée par le ministre de l'intérieur et des outre-mer doit être accueillie s'agissant des conclusions à fin d'annulation de cette décision.
6. Il ressort en outre tant du relevé d'information intégral du 20 novembre 2020 produit par le requérant, antérieur à l'introduction de la requête, que du relevé d'information intégral du 4 octobre 2022 produit en défense, qu'aucune décision de retrait de points consécutive aux infractions des 11 mai 2019 et 14 mai 2018 n'y est mentionnée. Dès lors, les conclusions de la requête dirigées contre la décision implicite de rejet de la demande de restitution des points correspondant à ces infractions sont dépourvues d'objet et, par suite irrecevables. La fin de non-recevoir soulevée en défense doit être accueillie.
7. Enfin, aux termes de l'article L. 243-4 du code des relations entre le public et l'administration : " Par dérogation à l'article L. 243-3, une mesure à caractère de sanction infligée par l'administration peut toujours être retirée. ". Si le ministre de l'intérieur fait valoir que les conclusions tendant à l'annulation de la décision " 48 N " notifiée le 21 novembre 2019 et consécutive à l'infraction commise le 11 mai 2019 à 3h12 sont tardives, la requête ne comporte aucune demande d'annulation de cette décision, mais tend à l'annulation de la décision implicite née le 18 avril 2022 rejetant la demande de restitution des points correspondant notamment à l'infraction commise le 11 mai 2019 à 3h12, constituant une demande de retrait d'une mesure à caractère de sanction, qui a été présentée dans le délai de recours contentieux dès lors que la demande de M. B du 18 février 2022 n'a pas donné lieu à la délivrance de l'accusé de réception prévu par l'article L. 112-3 du code des relations entre le public et l'administration. Cette fin de non-recevoir ne peut donc être accueillie.
Sur les conclusions à fin d'annulation restant en litige :
8. D'une part, qu'aux termes de l'article L. 223-1 du code de la route : " Le permis de conduire est affecté d'un nombre de points. Celui-ci est réduit de plein droit si le titulaire du permis a commis une infraction pour laquelle cette réduction est prévue () La réalité d'une infraction entraînant retrait de points est établie par le paiement d'une amende forfaitaire ou l'émission du titre exécutoire de l'amende forfaitaire majorée, l'exécution d'une composition pénale ou par une condamnation définitive ". Il résulte des dispositions de l'article 530 du code de procédure pénale qu'une réclamation contre le titre exécutoire d'une amende forfaitaire majorée, lorsqu'elle est formée dans les délais et dans les formes prévues par cet article et par l'article 529-10 du même code, entraîne l'annulation du titre exécutoire. Toutefois, il n'appartient pas au juge administratif de se prononcer sur la recevabilité d'une réclamation contre le titre exécutoire d'une amende forfaitaire majorée, laquelle est appréciée par l'officier du ministère public sous le contrôle de la juridiction pénale devant laquelle l'auteur de la réclamation dispose d'un recours. Si le titulaire du permis de conduire peut utilement faire valoir devant le tribunal administratif, à l'appui d'une contestation relative au retrait de points, que la réalité de l'infraction n'est pas établie compte tenu de l'annulation du titre exécutoire du fait d'une réclamation, il ne saurait se borner à soutenir qu'il conteste être l'auteur d'une infraction mais doit établir qu'elle a été regardée comme recevable et a, par suite, entraîné l'annulation du titre. Cette preuve peut être apportée soit par un document émanant de l'autorité judiciaire, soit, au besoin, par le document intitulé " bordereau de situation des amendes et des condamnations pécuniaires ", tenu par le comptable public pour chaque contrevenant.
9. D'autre part, l'article L. 225-1 du code de la route fixe la liste des informations qui, sous l'autorité et le contrôle du ministre de l'intérieur, sont enregistrées au sein du système national des permis de conduire. En particulier, le 6° de cet article prévoit l'enregistrement dans ce système " de toutes décisions judiciaires à caractère définitif en tant qu'elles portent restriction de validité, suspension, annulation et interdiction de délivrance du permis de conduire, ou qu'elles emportent réduction du nombre de points du permis de conduire ainsi que de l'exécution d'une composition pénale ". En vertu de l'arrêté du 29 juin 1992 fixant les supports techniques de la communication par le ministère public au ministère de l'intérieur des informations prévues à l'article L. 30 (4°, 5°, 6° et 7°), devenu l'article L. 225-1 (3°, 4°, 5° et 6°) du code de la route, les informations mentionnées au 6° de l'article L. 225-1 de ce code sont communiquées par l'officier du ministère public par support ou liaison informatique.
10. Il résulte de ces dispositions que le mode d'enregistrement et de contrôle des informations relatives aux infractions au code de la route conduit à considérer que la réalité de l'infraction est établie dans les conditions prévues à l'article L. 223-1 du code de la route dès lors qu'est inscrite, dans le système national des permis de conduire, la mention d'une condamnation pénale devenue définitive. Le titulaire d'un permis de conduire n'établit pas, ainsi qu'il lui incombe de le faire, l'inexactitude d'une telle mention en se bornant à justifier qu'il a présenté un recours contre une condamnation à une date postérieure à celle à laquelle, selon le relevé intégral d'information relatif à son permis, elle a acquis un caractère définitif. Dans l'hypothèse où la juridiction pénale, statuant sur le recours ainsi introduit, le jugerait recevable et annulerait la condamnation postérieurement au rejet par le juge administratif du recours dirigé contre la décision de retrait de points ou celle constatant la perte de validité du permis, il appartiendrait à l'administration de retirer cette décision.
11. En l'espèce, M. B produit un bordereau de situation, édité le 23 novembre 2021, indiquant que le titre exécutoire afférent à l'amende forfaitaire majorée mentionnée dans son relevé d'information intégrale consécutive à l'infraction du 11 mai 2019, ayant entrainé le retrait de trois points, a fait l'objet d'une annulation le 27 janvier 2021. Dans ces conditions, M. B doit être regardé comme établissant l'inexactitude de la mention d'une condamnation définitive figurant dans son relevé d'information intégral et l'absence de réalité des faits s'agissant de l'infraction du 11 mai 2019 à 3h12. Par suite et sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens de la requête, il est fondé à demander l'annulation de la décision implicite du 18 avril 2022 rejetant la demande de restitution des points correspondant à cette infraction.
Sur les conclusions à fin d'injonction :
12. Aux termes de l'article L. 911-1 du code de justice administrative : " Lorsque sa décision implique nécessairement qu'une personne morale de droit public ou un organisme de droit privé chargé de la gestion d'un service public prenne une mesure d'exécution dans un sens déterminé, la juridiction, saisie de conclusions en ce sens, prescrit, par la même décision, cette mesure assortie, le cas échéant, d'un délai d'exécution. ".
13. L'annulation contentieuse d'une décision ou de plusieurs décisions de retrait de points implique nécessairement que le ministre de l'intérieur reconnaisse à l'intéressé le bénéfice des points illégalement retirés. Il y a lieu dès lors, d'enjoindre à l'administration de reconnaître à l'intéressé le bénéfice des points retirés à l'occasion de l'infraction du 11 mai 2019 à 3h12, et d'en tirer toutes les conséquences sur le capital de points et le droit de conduire de l'intéressé, dans le délai d'un mois à compter de la date de notification du présent jugement, sans qu'il y ait lieu d'assortir cette injonction d'une astreinte.
Sur les frais du litige :
14. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 1er : La décision implicite née le 18 avril 2022 rejetant la demande de restitution des points correspondant à l'infraction commise le 11 mai 2019 à 3h12 est annulée.
Article 2 : Il est enjoint au ministre de l'intérieur et des outre-mer de reconnaître à M. B le bénéfice des points retirés à l'occasion de l'infraction du 11 mai 2019 à 3h12 et d'en tirer toutes les conséquences sur le capital de points et le droit de conduire de l'intéressé, dans le délai d'un mois à compter de la date de notification du présent jugement.
Article 3 : L'Etat versera à M. B la somme de 1 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 4 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 5 : Le présent jugement sera notifié à M. A B et au ministre de l'intérieur et des outre-mer.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 26 octobre 2023.
Le magistrat désigné,
signé
F. GibelinLa greffière,
signé
A. Gateau
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026