lundi 3 juillet 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de VERSAILLES |
| Section | Tribunal Administratif de VERSAILLES |
| N° Dossier | TA78-2205583 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | Magistrat Crandal |
| Avocat requérant | GAILLARD |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire enregistrés au tribunal le 19 juillet 2022 et le 15 juin 2023, Mme B C représentée par Me Gaillard demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision du 31 mai 2019 de la caisse d'allocations familiales des E mettant à sa charge un indu de complément familial et d'aide personnalisée au logement;
2°) d'annuler la décision implicite née le 24 août 2019 de la caisse d'allocations familiales des E rejetant son recours et mettant à sa charge un indu de complément familial et d'aide personnalisée au logement ;
3°) d'enjoindre la CAF à lui restituer les retenues effectuées sur ses prestations ;
4°) de lui accorder une remise de sa dette à hauteur de 1 119 euros ;
5°) de condamner la CAF a à lui verser 2 000 euros en réparation du préjudice que lui cause la faute qu'elle a commise ;
6°) de condamner la CPAM des E à payer à Me Gaillard la somme de 1 500 euros HT au titre de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 ;
7°) débouter la CAF des E de l'intégralité de ses demandes.
Elle soutient que :
- la décision du 31 mai 2019 n'est pas motivée conformément aux dispositions des articles L.211-2 et L.211-5 du code des relations entre le public et l'administration ;
- la CAF a commis une erreur en régularisant deux fois son dossier ;
- en application des articles L.262-46 du code de l'action sociale et des familles, A553-2, L 821-5-1, L.835-8 et L.845-3 du code de la sécurité sociale et L. 351-11 du code de la construction et de l'habitation, les retenues devaient être suspendues dès l'introduction de son recours ;
- le comportement de la CAF engage sa responsabilité sur le terrain de l'article 1240 du code civil.
Par un mémoire en défense enregistré le 9 janvier 2023, la caisse d'allocations familiales des E conclut au rejet de la requête.
Elle soutient que :
- aucune demande préalable n'ayant été formée en matière indemnitaire, les conclusions à fin de condamnation à des dommages intérêts sont irrecevables ;
- la décision implicite intervenue à la suite d'un recours administratif préalable obligatoire s'est substituée à la décision initiale ;
- la requérante n'a pas demandé la motivation de la décision implicite de rejet ;
- l'indu résulte des éléments du barème prévu par l'article L.351-3 du code de la construction et de l'habitation et les articles R. 351-4 et R.351-5 de ce code.
En application des dispositions de l'article R.611-7 du code de justice administrative, les parties ont été informées par courrier du 16 juin 2023 que la solution du litige était susceptible de reposer sur le moyen soulevé d'office de l'incompétence du tribunal pour connaître des conclusions à fin de remise gracieuse de la dette d'aide personnalisée au logement qui n'ont pas fait l'objet d'une demande auprès du directeur de la caisse d'allocations familiales. ( Article L. 351-11 alors applicable du code de la construction et de l'habitation: " () par dérogation aux dispositions des alinéas précédents et dans les conditions prévues à l'article L. 351-14 du présent code, le montant de l'indu peut être réduit ou remis en cas de précarité de la situation du débiteur, sauf en cas de manœuvre frauduleuse ou de fausses déclarations () ". Article L. 351-14 alors applicable du même code : " ( ) Le directeur de l'organisme payeur statue, après avis de la commission de recours amiable qui connaît des réclamations relevant de l'article L. 142-1 du code de la sécurité sociale, sur : 1° Les demandes de remise de dettes présentées à titre gracieux par les bénéficiaires de l'aide personnalisée au logement en cas de réclamation d'un trop-perçu ; 2° Les contestations des décisions prises par l'organisme payeur au titre de l'aide personnalisée au logement ou de la prime de déménagement. Les recours relatifs à ces décisions sont portés devant la juridiction administrative. ").
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la loi du 10 juillet 1991 sur l'aide juridictionnelle ;
- le code de la construction et de l'habitation ;
- le code de la sécurité sociale ;
- le code de justice administrative.
La présidente du tribunal administratif de Versailles a désigné M. Crandal, premier conseiller honoraire, pour statuer sur les litiges mentionnés à l'article R. 222-13 du code de justice administrative selon la procédure prévue par cet article.
Le magistrat désigné a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience en application des dispositions de l'article R. 732-1-1 du code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Crandal ;
- les observations de Me Gaillard représentant Mme C qui a maintenu ses conclusions par les mêmes moyens.
La clôture de l'instruction a été prononcée, en application des dispositions de l'article R. 772-9 du code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Mme B C était bénéficiaire de l'aide personnalisée au logement pour le logement qu'elle occupe avec sa famille composée d'elle-même, de son mari et de leurs quatre enfants aux D (E) depuis 2012. Au cours du premier trimestre 2019, la caisse d'allocations familiales des E lui a attribué au titre de cette aide, un montant mensuel de 178,34 euros. Elle s'est vu attribuer, par ailleurs, un complément familial d'un montant mensuel de 170,71 euros. Le 2 avril 2019, la caisse d'allocations familiales l'a informée par un document intitulé " relevé de droits et paiements " que les ressources qu'elle avait déclarées ne permettaient pas le paiement du RSA et qu'elle allait bénéficier d'un rappel de 256,14 euros au titre du complément familial et de 1 119 euros au titre de l'aide personnalisée au logement, ce montant étant viré sur le compte de son bailleur. Le 31 mai 2019, la caisse d'allocations familiales l'a informée qu'elle procédait à une régularisation de ses droits aux " prestations familiales " (sic) et qu'un indu de 1 375,14 euros était mis à sa charge qui ferait l'objet de remboursement par prélèvements mensuels de 124 euros sur ses prestations à venir. Par courrier du 24 juin 2019, Mme C a contesté le bien-fondé de cet indu. Un courrier de la caisse d'allocations familiales des E du 10 juillet 2019 a accusé réception de son recours administratif préalable obligatoire en lui indiquant que le silence gardé vaudrait rejet dans le délai de deux mois à réception du courrier et que la contestation en relèverait du pôle social du tribunal de grande instance de Versailles. Le 14 septembre 2019, Mme C a saisi le tribunal judiciaire en contestation de la décision du 31 mai 2019 et du rejet implicite de son recours. Par un jugement notifié le 20 mai 2022, le tribunal judiciaire de Versailles a décliné sa compétence pour la contestation de l'indu d'aide personnalisée au logement. Par sa requête, Mme C demande au tribunal d'annuler la décision de la caisse d'allocations familiales des E du 31 mai 2019 et la décision rejetant implicitement son recours à l'encontre de celle-ci ainsi que de condamner la caisse d'allocations familiales à lui verser des dommages intérêts.
Sur les conclusions indemnitaires :
2. Aux termes du deuxième alinéa de l'article R. 421-1 du code de justice administrative : " Lorsque la requête tend au paiement d'une somme d'argent, elle n'est recevable qu'après l'intervention de la décision prise par l'administration sur une demande préalablement formée devant elle. (). ". Ainsi que l'expose la caisse d'allocations familiales des E dans son mémoire en défense, la requérante n'a présenté aucune demande préalable devant elle. Dès lors, les conclusions de sa requête aux fins de condamner la CAF des E à lui payer 2 000 euros de dommages intérêts en réparation du préjudice causé par la faute alléguée de la caisse sont irrecevables et ne peuvent qu'être rejetées.
Sur l'étendue du litige :
3. Aux termes de l'article R. 351-51 du code de la construction et de l'habitation alors applicable : " A l'exception des décisions faisant suite à une demande de remise gracieuse de dette, les contestations des décisions prises en matière d'aide personnalisée au logement ou de prime de déménagement par les organismes ou services payeurs doivent faire l'objet d'un recours administratif préalable devant l'organisme payeur qui en est l'auteur. / L'organisme payeur doit être saisi dans le délai de deux mois à compter de la notification de la décision contestée. / () / L'organisme payeur notifie sa décision à la personne intéressée dans un délai de deux mois à compter de la réception de la demande par tout moyen permettant de lui conférer date certaine. /La notification de la décision comporte l'indication de la possibilité d'un recours contentieux devant le tribunal administratif dans le ressort duquel est situé le logement ayant donné lieu à la décision et du délai dans lequel ce recours contentieux doit être exercé. / Lorsque la décision de l'organisme payeur n'a pas été portée à la connaissance de l'intéressé dans ce délai de deux mois, le recours est réputé rejeté. ". L'institution par ces dispositions d'un recours administratif, préalable obligatoire à la saisine du juge, a pour effet de laisser à l'autorité compétente pour en connaître le soin d'arrêter définitivement la position de l'administration. Il s'ensuit, que la décision prise à la suite du recours se substitue en principe à la décision initiale, et qu'elle est seule susceptible d'être déférée au juge.
4. Toutefois, s'il est saisi de conclusions tendant à l'annulation d'une décision qui ne peut donner lieu à un recours devant le juge qu'après l'exercice d'un recours administratif préalable et si le requérant indique, de sa propre initiative ou le cas échéant à la demande du juge, avoir exercé ce recours et, le cas échéant après que le juge l'y ait invité, produit la preuve de l'exercice de ce recours ainsi que, s'il en a été pris une, la décision à laquelle il a donné lieu, le juge doit regarder les conclusions dirigées formellement contre la décision initiale comme tendant à l'annulation de la décision, née de l'exercice du recours, qui s'y est substituée.
5. Ainsi qu'il est dit au point 1, Mme C a formé un recours administratif préalable obligatoire auquel la caisse d'allocations familiales des E a opposé un rejet implicite qui s'est substituée à la décision du 31 mai 2019 de la caisse d'allocation familiales des E qui met notamment à sa charge un indu d'aide personnalisée au logement. Dans ces conditions, ainsi que le fait observer à bon droit la caisse d'allocations familiales des E, les conclusions à fin d'annulation présentées par Mme C dirigées contre la décision du 31 mai 2019 de la caisse d'allocations familiales des E doivent être regardées comme tendant à l'annulation de la décision implicite de rejet du recours formé le 24 juin 2019.
Sur la légalité externe de la décision de rejet implicite du recours :
6. En premier lieu, aux termes d'une part de l'article L. 112-3 du code des relations entre le public et l'administration : " Toute demande adressée à l'administration fait l'objet d'un accusé de réception./ ( ) " Aux termes de l'article R.112-15 du même code : " L'accusé de réception prévu par l'article L.112-3 comporte les mentions suivantes:/( )/ 3° Il indique si la demande est susceptible de donner lieu à une décision implicite de rejet ( ). ( ) l'accusé de réception mentionne les délais et les voies de recours à l'encontre de la décision. "
7. En second lieu, aux termes de l'article L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration: " Une décision implicite intervenue dans les cas où la décision explicite aurait dû être motivée n'est pas illégale du seul fait qu'elle n'est pas assortie de cette motivation. / Toutefois, à la demande de l'intéressé, formulée dans les délais du recours contentieux, les motifs de toute décision implicite de rejet devront lui être communiqués dans le mois suivant cette demande. Dans ce cas, le délai du recours contentieux contre ladite décision est prorogé jusqu'à l'expiration de deux mois suivant le jour où les motifs lui auront été communiqués. ".
8. Il résulte de l'instruction que la caisse d'allocations familiales des E a, par un courrier du 10 juillet 2019, accusé réception du recours administratif préalable obligatoire en lui indiquant que le silence gardé vaudra rejet dans le délai de deux mois à réception du courrier et que la contestation en relèvera du pôle social du tribunal de grande instance de Versailles. Le 14 septembre 2019, Mme C a saisi le tribunal judiciaire en contestation de la décision du 31 mai 2019 et du rejet implicite de son recours. Par un jugement notifié le 20 mai 2022, le tribunal judiciaire de Versailles a décliné sa compétence pour la contestation de l'indu d'aide personnalisée au logement. La requérante n'établit pas, par les pièces qu'elle produit, avoir sollicité les motifs de la décision implicite de rejet attaquée dans le délai de recours contentieux. Dès lors, le moyen tiré de l'insuffisance de motivation de cette décision doit être écarté comme inopérant tout comme le moyen tiré de l'absence de signature de la décision de rejet implicite qu'elle conteste.
Sur la décision de récupération de l'indu :
9. Aux termes de l'article L. 351-3 du code de la construction et de l'habitation alors applicable : " Le montant de l'aide personnalisée au logement est calculé en fonction d'un barème défini par voie réglementaire. / Ce barème est établi en prenant en considération : / 1. La situation de famille du demandeur de l'aide occupant le logement et le nombre de personnes à charge vivant habituellement au foyer ; 2. Ses ressources et la valeur en capital de son patrimoine et, s'il y a lieu, de son conjoint et des personnes vivant habituellement à son foyer, () / 3.Le montant du loyer payé ();
4. La qualité du demandeur : locataire ()." Aux termes de l'article R. 351-5 de ce code, pris pour l'application de l'article L.351-3 : " Les ressources prises en considération pour le calcul de l'aide personnalisée sont celles perçues par le bénéficiaire, son conjoint et les personnes vivant habituellement au foyer. / Sont retenues les ressources perçues pendant l'année civile de référence. L'année civile de référence est l'avant-dernière année précédant la période de paiement précédant la période de paiement prévue à l'article R.351-4. ".
10. Lorsque le recours dont il est saisi est dirigé contre une décision qui, remettant en cause des paiements déjà effectués, ordonne la récupération d'un indu de revenu de solidarité active, de prime d'activité, d'aide exceptionnelle de fin d'année et d'aide personnalisée au logement, il entre dans l'office du juge d'apprécier, au regard de l'argumentation du requérant, le cas échéant, de celle développée par le défendeur et, enfin, des moyens d'ordre public, en tenant compte de l'ensemble des circonstances de fait qui résultent de l'instruction, la régularité comme le bien-fondé de la décision de récupération d'indu qu'il lui appartient, s'il y a lieu, d'annuler ou de réformer la décision ainsi attaquée, pour le motif qui lui paraît, compte tenu des éléments qui lui sont soumis, le mieux à même, dans l'exercice de son office, de régler le litige.
11. Il résulte de l'instruction qu'après avoir notifié à la requérante, par une lettre du 2 avril 2019, que ses ressources déclarées ne permettaient pas de lui attribuer le RSA et qu'elle bénéficiait d'un rappel de 1375,14 euros d'APL et de prestations familiales, la caisse d'allocations familiales des E a mis à sa charge par décision du 31 mai 2019 un indu du même montant et l'a, par ce même courrier, informée qu'elle récupérait cet indu sur ses prestations à venir. Mme C entend contester cet indu en tant qu'il concerne l'aide personnelle au logement. En premier lieu, le moyen soulevé par Mme C tiré de l'irrégularité des remboursements ainsi décidés alors qu'elle avait formé un recours administratif préalable obligatoire ne peut qu'être écarté comme inopérant pour contester le bien-fondé d'un indu. En second lieu, le constat de la succession de régularisations et du caractère erroné du rappel - imputé par la caisse d'allocations familiales à une erreur de traitement informatique et donc non contesté par elle - n'est pas un moyen opérant pour contester la légalité de l'indu mis à la charge de Mme C. S'il est regrettable qu'en l'espèce celle-ci ait dû attendre le mémoire en défense de la caisse d'allocations familiales des E du 9 janvier 2023 pour avoir des explications sur cette défaillance dans le service de ses prestations intervenu en mai 2019 et sur le calcul de ses droits à cette époque, elle ne conteste pas les éléments de calcul exposés par la caisse d'allocations familiales des E à l'appui du calcul du bien- fondé de l'indu d'APL mis à sa charge pour le premier trimestre 2019. Dès lors ses conclusions à fin d'annulation de la décision implicite de rejet de son recours administratif préalable obligatoire ne peuvent qu'être rejetées ainsi que ses conclusions à fin d'injonction de restitution des retenues irrégulièrement effectuées.
Sur les conclusions à fin de remise de dette :
12. Aux termes de l'article L. 351-11 du code de la construction et de l'habitation alors applicables : " () par dérogation aux dispositions des alinéas précédents et dans les conditions prévues à l'article L. 351-14 du présent code, le montant de l'indu peut être réduit ou remis en cas de précarité de la situation du débiteur, sauf en cas de manœuvre frauduleuse ou de fausses déclarations () ". Aux termes de l'article L. 351-14 alors applicable du même code : " ( ) Le directeur de l'organisme payeur statue, après avis de la commission de recours amiable qui connaît des réclamations relevant de l'article L. 142-1 du code de la sécurité sociale, sur : 1° Les demandes de remise de dettes présentées à titre gracieux par les bénéficiaires de l'aide personnalisée au logement en cas de réclamation d'un trop-perçu ; 2° Les contestations des décisions prises par l'organisme payeur au titre de l'aide personnalisée au logement ou de la prime de déménagement. Les recours relatifs à ces décisions sont portés devant la juridiction administrative. "
13. Il résulte de ce qui précède, ainsi que les parties en ont été informées par courrier du tribunal du 16 juin 2023 en application des dispositions de l'article R.611-7 du code de justice administrative, que le tribunal n'est pas compétent pour connaître des conclusions à fin de remise gracieuse d'un indu d'aide personnalisée au logement qui n'ont pas fait l'objet d'une décision du directeur de la caisse d'allocations familiales, ou d'une demande auprès de lui. Les conclusions à cette fin de Mme C ne peuvent dès lors qu'être rejetées.
Sur les frais du procès :
14. Aux termes de l'article L. 761-1 du code de justice administrative : " Dans toutes les instances, le juge condamne la partie tenue aux dépens ou, à défaut, la partie perdante, à payer à l'autre partie la somme qu'il détermine, au titre des frais exposés et non compris dans les dépens. Le juge tient compte de l'équité ou de la situation économique de la partie condamnée. Il peut, même d'office, pour des raisons tirées des mêmes considérations, dire qu'il n'y a pas lieu à cette condamnation ".
15. Il résulte de ce qui précède que les conclusions à fin que soit mise une somme au titre de ces dispositions à la charge de la caisse d'allocations familiales des E qui n'est pas la partie perdante ne peuvent qu'être rejetées.
DECIDE :
Article 1er : La requête de Mme C est rejetée.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à Mme B C et au ministre de la cohésion des territoires et des relations avec les collectivités territoriales.
Copie en sera adressée à la caisse d'allocations familiales des E.
Rendu public par mise à disposition du greffe le 3 juillet 2023.
Le magistrat désigné,
signé
J-M. Crandal La greffière,
signé
B. Dalla Guarda
La République mande et ordonne au ministre de la cohésion des territoires et des relations avec les collectivités territoriales en ce qui le concerne ou à tous huissiers de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026