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AccueilJurisprudence administrativeN° TA78-2206311

Tribunal Administratif de VERSAILLES — Décision N° TA78-2206311

jeudi 1 décembre 2022

JuridictionTribunal Administratif de VERSAILLES
SectionTribunal Administratif de VERSAILLES
N° DossierTA78-2206311
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
Formation8ème chambre
Avocat requérantLEVY

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 18 août 2022, M. B C, représenté par Me Levy, demande au tribunal :

1°) d'annuler pour excès de pouvoir l'arrêté du 18 juillet 2022 du préfet des Yvelines, à titre principal, en tant qu'il a rejeté sa demande de certificat de résidence, à titre subsidiaire, en tant qu'il lui a fait obligation de quitter le territoire français, à titre très subsidiaire, en tant qu'il a fixé à trente jours le délai de départ volontaire ;

2°) d'enjoindre au préfet des Yvelines, à titre principal, de lui délivrer un certificat de résidence d'un an portant la mention " vie privée et familiale " sur le fondement des stipulations des paragraphes 2) et 5) de l'article 6 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 dans un délai d'un mois à compter de la notification du jugement à intervenir sous astreinte de 150 euros par jour de retard, à titre subsidiaire, de réexaminer sa situation sous les mêmes conditions de délai et d'astreinte et de lui délivrer, dans l'attente de ce réexamen, une autorisation provisoire de séjour l'autorisant à travailler ;

3°) de mettre à la charge de l'État une somme de 2 000 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

S'agissant de la décision portant refus de délivrance d'un certificat de résidence :

- cette décision a été signée par une autorité incompétente ;

- elle est insuffisamment motivée ;

- elle est entachée d'un défaut d'examen réel et individuel de sa situation personnelle ;

- elle est entachée d'une erreur de droit, dès lors que le préfet des Yvelines s'est cru à tort en situation de compétence liée ;

- elle méconnaît les stipulations du 5) de l'article 6 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 ;

- elle méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- elle méconnaît le droit de mener une vie familiale normale ;

- elle méconnaît les stipulations du paragraphe 1 de l'article 3 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant ;

- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation quant à ses conséquences sur sa situation personnelle et familiale ;

S'agissant de la décision portant obligation de quitter le territoire français :

- cette décision est illégale en conséquence de l'illégalité de la décision portant refus de délivrance d'un titre de séjour ;

- elle est entachée d'un défaut d'examen particulier de sa situation personnelle ;

- elle est entachée d'une erreur de droit, dès lors que le préfet des Yvelines s'est cru à tort en situation de compétence liée ;

- elle méconnaît les stipulations des paraphages 2) et 5) de l'article 6 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 ;

- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation quant à ses conséquences sur sa situation personnelle et familiale ;

S'agissant de la décision relative au délai de départ volontaire :

- cette décision est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation.

Par un mémoire en défense, enregistré le 21 septembre 2022, le préfet des Yvelines conclut au rejet de la requête.

Il soutient que les moyens soulevés par le requérant ne sont pas fondés.

Par une ordonnance du 10 octobre 2022, la clôture de l'instruction, initialement fixée au 7 octobre 2022, a été reportée au 26 octobre 2022.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la convention internationale relative aux droits de l'enfant ;

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code des relations entre le public et l'administration ;

- le code de justice administrative.

La présidente de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de M. Connin, conseiller ;

- et les observations de Me Zaregradsky, pour M. C.

Considérant ce qui suit :

1. M. B C, ressortissant algérien né le 11 novembre 1986, est entré en France le 26 avril 2019 muni d'un visa de court séjour valable du 22 avril au 13 mai 2019 délivré par les autorités espagnoles. Il a sollicité le 10 juin 2022 son admission au séjour. Par un arrêté du 18 juillet 2022, dont M. C demande l'annulation, le préfet des Yvelines a rejeté sa demande de certificat de résidence et lui a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours.

Sur les conclusions à fin d'annulation :

En ce qui concerne la décision de refus de délivrance d'un certificat de résidence :

2. En premier lieu, M. François Gougou, secrétaire général de la sous-préfecture de Mantes-la-Jolie et signataire de l'arrêté du 18 juillet 2022, disposait d'une délégation de signature en vertu d'un arrêté du 12 avril 2022 du préfet des Yvelines, publié le même jour au recueil des actes administratifs de la préfecture, pour signer, en cas d'absence ou d'empêchement de M. D A, sous-préfet de Mantes-la-Jolie, les décisions relatives à l'éloignement des ressortissants étrangers. Il ne ressort pas des pièces du dossier que M. A n'ait pas été absent ou empêché à la date du 18 juillet 2022. Il suit de là que le moyen tiré de l'incompétence du signataire de la décision attaquée manque en fait et doit être écarté.

3. En deuxième lieu, l'arrêté litigieux vise, notamment, le 2) et le 5) de l'article 6 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 et l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Il fait état des conditions d'entrée et de séjour de M. C, relève qu'il est marié depuis le 26 mars 2022 avec une ressortissante française et mentionne les principales caractéristiques de sa situation personnelle et familiale, le préfet n'étant pas tenu de préciser tous les éléments de la situation de l'intéressé. La décision attaquée, dont la motivation s'apprécie indépendamment du bien-fondé des motifs retenus, comporte ainsi l'énoncé des considérations de droit et de fait qui en constituent le fondement. Dès lors, le moyen d'insuffisance de motivation de la décision attaquée doit être écarté.

4. En troisième lieu, il ressort du questionnaire complété par M. C le 10 juin 2022 que celui-ci n'a pas fait état de l'enfant de sa compagne. Dans ces conditions, il ne ressort ni des pièces du dossier, ni des termes de l'arrêté en litige que le préfet des Yvelines n'aurait pas procédé à un examen réel et individuel de la situation personnelle de M. C au regard des éléments dont il avait connaissance avant de refuser de délivrer à ce dernier le certificat de résidence qu'il sollicitait sur le fondement des stipulations du 2) et du 5) de l'article 6 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968.

5. En quatrième lieu, il ne ressort ni des termes de la décision attaquée, ni des pièces du dossier que le préfet des Yvelines se serait cru en situation de compétence liée pour refuser de délivrer à M. C un certificat de résidence. Dès lors, le moyen tiré de ce que le préfet aurait commis une erreur de droit en s'estimant en situation de compétence liée ne saurait être accueilli.

6. En cinquième lieu, l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales stipule que : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui. ".

7. Il ressort des pièces du dossier que M. C s'est marié le 26 mars 2022 avec une ressortissante française. Il fait valoir qu'il s'occupe du fils de cette dernière, Sofiane, né le 24 juillet 2017 d'une précédente relation et atteint du syndrome de l'X fragile. Toutefois, les pièces qu'il verse aux débats, en particulier un jugement en assistance éducative du 31 janvier 2022 du juge des enfants au tribunal judiciaire de Versailles, sont insuffisantes pour établir qu'il participe effectivement à l'entretien et à l'éducation de cet enfant, alors qu'il ne justifie pas de l'ancienneté de la communauté de vie avec la mère de Sofiane avant l'année 2022. En outre, M. C ne démontre pas l'intensité des liens personnels qu'il aurait tissés en France, et ne justifie pas de son intégration à la société française. Il ressort du questionnaire qu'il a complété le 11 juin 2020 à l'occasion de sa demande de certificat de résidence qu'il n'est pas dépourvu d'attaches familiales dans son pays d'origine, où il a vécu jusqu'à l'âge de trente-deux ans, et où vivent ses parents ainsi que ses frère et sœurs, à l'exception de l'une d'entre elles qui réside régulièrement sur le territoire français. Compte tenu de l'ensemble des circonstances de l'espèce, eu égard, notamment, au caractère récent tant de sa présence sur le territoire français que de la communauté de vie avec son épouse, la décision rejetant la demande de certificat de résidence de M. C ne porte pas à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée aux buts en vue desquels elle a été prise. Par suite, elle ne méconnaît ni l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, ni le droit du requérant de mener une vie familiale normale.

8. En sixième lieu, aux termes de l'article 6 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 relatif à la circulation, à l'emploi et au séjour en France des ressortissants algériens et de leurs familles : " () Le certificat de résidence d'un an portant la mention "vie privée et familiale" est délivré de plein droit : () / 5) au ressortissant algérien, qui n'entre pas dans les catégories précédentes ou dans celles qui ouvrent droit au regroupement familial, dont les liens personnels et familiaux en France sont tels que le refus d'autoriser son séjour porterait à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des motifs du refus ; () ".

9. Le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations précitées du 5) de l'article 6 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 doit être écarté pour les mêmes motifs que ceux énoncés au point 7 du présent jugement.

10. En septième lieu, le paragraphe 1 de l'article 3 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant stipule que : " Dans toutes les décisions qui concernent les enfants, qu'elles soient le fait des institutions publiques ou privées de protection sociale, des tribunaux, des autorités administratives ou des organes législatifs, l'intérêt supérieur de l'enfant doit être une considération primordiale. ". Il résulte de ces stipulations que, dans l'exercice de son pouvoir d'appréciation, l'autorité administrative doit accorder une attention primordiale à l'intérêt supérieur des enfants dans toutes les décisions les concernant.

11. Comme il a été dit précédemment, le requérant, dont la communauté de vie avec son épouse est récente, n'établit pas contribuer effectivement à l'entretien et à l'éducation de l'enfant de cette dernière. Dès lors, la décision attaquée ne porte pas aux intérêts de cet enfant une atteinte incompatible avec les stipulations précitées de l'article 3 de la convention relative aux droits de l'enfant. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance de ces stipulations doit être écarté.

12. En dernier lieu, pour les mêmes motifs que ceux précédemment exposés, le préfet n'a pas commis d'erreur manifeste d'appréciation quant aux conséquences de sa décision sur la situation personnelle de M. C.

13. Il résulte de ce qui précède que les conclusions de M. C tendant a` l'annulation de la décision portant refus de délivrance d'un certificat de résidence doivent être rejetées.

En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français :

14. En premier lieu, il résulte de ce qui a été dit précédemment que la décision refusant à M. C le certificat de résidence qu'il sollicitait n'est pas entachée d'illégalité. Le requérant n'est, dès lors, pas fondé à soutenir que la décision portant obligation de quitter le territoire français serait illégale en conséquence de l'illégalité de la décision portant refus de délivrance d'un certificat de résidence.

15. En deuxième lieu, il ne ressort ni des pièces du dossier, ni des termes de l'arrêté en litige que le préfet des Yvelines n'aurait pas procédé à un examen particulier de la situation personnelle de M. C au regard des éléments dont il avait connaissance avant de l'obliger à quitter le territoire français.

16. En troisième lieu, il ne ressort ni des termes de la décision attaquée, ni des pièces du dossier que le préfet des Yvelines se serait cru en situation de compétence liée pour obliger M. C de quitter le territoire français. Dès lors, le moyen tiré de ce que le préfet aurait commis une erreur de droit en s'estimant en situation de compétence liée ne saurait être accueilli.

17. En quatrième lieu, lorsque la loi prescrit l'attribution de plein droit d'un titre de séjour à un étranger, cette circonstance fait obstacle à ce qu'il puisse légalement être le sujet d'une mesure d'obligation de quitter le territoire français.

18. D'une part, aux termes de l'article L. 621-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger en provenance directe du territoire d'un État partie à la convention signée à Schengen le 19 juin 1990 peut se voir appliquer les dispositions de l'article L. 621-2 lorsqu'il est entré ou a séjourné sur le territoire français sans se conformer aux stipulations des paragraphes 1 et 2 de l'article 19, du paragraphe 1 de l'article 20, et des paragraphes 1 et 2 de l'article 21, de cette convention, relatifs aux conditions de circulation des étrangers sur les territoires des parties contractantes, ou sans souscrire, au moment de l'entrée sur ce territoire, la déclaration obligatoire prévue par l'article 22 de la même convention, alors qu'il était astreint à cette formalité. ". Le premier alinéa de l'article R. 621-2 du même code dispose que : " Sous réserve des dispositions de l'article R. 621-4, l'étranger souscrit la déclaration d'entrée sur le territoire français mentionnée à l'article L. 621-3 auprès des services de la police nationale ou, en l'absence de tels services, des services des douanes ou des unités de la gendarmerie nationale. A cette occasion, il lui est remis un récépissé qui peut être délivré par apposition d'une mention sur le document de voyage. ". L'article 6 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 relatif à la circulation, à l'emploi et au séjour en France des ressortissants algériens et de leurs familles stipule que : " () Le certificat de résidence d'un an portant la mention "vie privée et familiale" est délivré de plein droit : () / 2) au ressortissant algérien, marié avec un ressortissant de nationalité française, à condition que son entrée sur le territoire français ait été régulière, que le conjoint ait conservé la nationalité française et, lorsque le mariage a été célébré à l'étranger, qu'il ait été transcrit préalablement sur les registres de l'état civil français () ".

19. M. C, qui s'était vu délivrer un visa de court séjour par les autorités espagnoles, ne conteste pas ne pas avoir respecté l'obligation de déclaration d'entrée sur le territoire français prévue par les dispositions précitées, alors qu'il était en provenance de l'Espagne. Dès lors, son entrée sur le territoire français ayant été irrégulière, le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations du 2) de l'article 6 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 doit être écarté.

20. D'autre part, le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations du 5) de l'article 6 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 doit être écarté pour les mêmes motifs que ceux énoncés aux points 7 et 9 du présent jugement.

21. En dernier lieu, pour les mêmes motifs que ceux exposés aux points 7 et 12 du présent jugement, le préfet des Yvelines n'a pas commis d'erreur manifeste d'appréciation quant aux conséquences de sa décision sur la situation personnelle de l'intéressé.

22. Il résulte de ce qui précède que les conclusions de M. C tendant a` l'annulation de la décision portant obligation de quitter le territoire français doivent être rejetées.

En ce qui concerne la décision fixant à trente jours le délai de départ volontaire :

23. Aux termes de l'article L. 612-1 code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger faisant l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français dispose d'un délai de départ volontaire de trente jours à compter de la notification de cette décision. / L'autorité administrative peut accorder, à titre exceptionnel, un délai de départ volontaire supérieur à trente jours s'il apparaît nécessaire de tenir compte de circonstances propres à chaque cas. / Elle peut prolonger le délai accordé pour une durée appropriée s'il apparaît nécessaire de tenir compte de circonstances propres à chaque cas. L'étranger est informé par écrit de cette prolongation. ".

24. M. C fait valoir qu'il s'occupe du fils mineur de son épouse. Toutefois, compte tenu de ce qui a été dit aux points 7 et 12 du présent jugement, il ne ressort pas des pièces du dossier que le préfet des Yvelines a commis une erreur manifeste d'appréciation en estimant que la situation du requérant ne justifiait pas qu'il bénéficie d'un délai de départ volontaire supérieur à trente jours.

25. Il résulte de ce qui précède que les conclusions de M. C tendant a` l'annulation de la décision fixant à trente jours le délai de départ volontaire doivent être rejetées.

26. Il résulte de tout ce qui précède que M. C n'est pas fonde´ a` demander l'annulation des décisions qu'il attaque.

Sur les conclusions aux fins d'injonction et d'astreinte :

27. Le présent jugement n'implique aucune mesure d'exécution. Par suite, les conclusions de M. C aux fins d'injonction et d'astreinte ne peuvent qu'être rejetées.

Sur les frais liés au litige :

28. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de l'État, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance, la somme que M. C demande au titre des frais exposés et non compris dans les dépens.

D É C I D E :

Article 1er : La requête de M. C est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. B C et au préfet des Yvelines.

Délibéré après l'audience publique du 17 novembre 2022, à laquelle siégeaient :

Mme Christine Grenier, présidente,

Mme Virginie Caron, première conseillère,

M. Nicolas Connin, conseiller.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 1er décembre 2022.

Le rapporteur,

signé

N. CONNIN

La présidente,

signé

C. GRENIER

La greffière,

signé

A. ESTEVES

La République mande et ordonne au préfet des Yvelines en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

4

N° 1901371

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