LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA78-2206758

Tribunal Administratif de VERSAILLES — Décision N° TA78-2206758

jeudi 9 janvier 2025

JuridictionTribunal Administratif de VERSAILLES
SectionTribunal Administratif de VERSAILLES
N° DossierTA78-2206758
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
Formation6ème chambre - Juge unique
Avocat requérantPITTI-FERRANDI

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de VERSAILLES a rejeté la requête de l'association JADE et de l'association ACSERB. Celles-ci demandaient l'annulation du refus implicite de la ministre de la transition écologique de leur communiquer des documents sur la pollution d'une parcelle à Jouars-Pontchartrain. Le tribunal a jugé que le ministre justifiait de l'impossibilité matérielle de fournir les documents, ceux-ci n'étant détenus ni par son administration centrale ni par ses services déconcentrés. La requête a donc été rejetée, sans qu'il soit besoin de statuer sur sa recevabilité.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire, enregistrés les 5 septembre 2022 et 13 mars 2023, l'association jonction des associations de défense de l'environnement (JADE) et l'association chartripontaine de sauvegarde de l'environnement rural et de la biodiversité (ACSERB), représentées par Me Pitti-Ferrandi, demandent au tribunal :

1°) d'annuler la décision implicite par laquelle la ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires a refusé de leur communiquer le diagnostic approfondi des risques réalisés en 1996 sur la parcelle A549 (anciennement cadastrée 244) sise entre les n° 33 et 35, route de Paris à Jouars-Pontchartrain (78760), tout document relatif au traitement de dépollution qui aurait été réalisé en 1998 sur cette même parcelle A549, tout document relatif à l'état de pollution (diagnostic, traitement, etc.) de la parcelle A549 établi postérieurement à 1998 ;

2°) d'enjoindre au ministre ou à toute autre administration les détenant de lui communiquer les documents demandés dans le délai de quinze jours ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elles soutiennent que :

- la requête est recevable ;

- la décision méconnait les dispositions de l'article L. 124-1 du code de l'environnement et le droit d'accès institué par le livre III du code des relations entre le public et l'administration.

Par un mémoire en défense enregistré le 9 mars 2023, le ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires conclut au rejet de la requête.

Il fait valoir que :

- la requête est irrecevable, dès lors qu'il n'existe aucune décision ministérielle de refus implicite de communication ;

- il est dans l'impossibilité matérielle de communiquer les documents demandés, alors que toutes les diligences ont été effectuées pour donner suite à la demande de la requérante.

Vu :

- l'avis n° 20220047 du 2 juin 2022 de la commission d'accès aux documents administratifs ;

- les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'environnement ;

- le code des relations entre le public et l'administration ;

- le code général des collectivités territoriales ;

- le code de justice administrative.

La présidente du tribunal a désigné M. Gibelin pour statuer sur les litiges mentionnés à l'article R. 222-13 du code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de M. Gibelin, magistrat désigné,

- les conclusions de M. Chavet, rapporteur public,

- les observations de Me Giard, substituant Me Pitti-Ferrandi, représentant les associations requérantes,

- et les observations de Mme Venault, présidente de l'ACSERB.

Considérant ce qui suit :

1. Par un courrier du 30 mars 2022, les associations JADE et ASCERB ont adressé à la ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires une demande de communication du diagnostic approfondi des risques réalisés en 1996 sur la parcelle A549 (anciennement cadastrée 244) sise entre les n° 33 et 35 route de Paris à Jouars-Pontchartrain (78760), tout document relatif au traitement de dépollution qui aurait été réalisé en 1998 sur cette même parcelle A549, et tout document relatif à l'état de pollution (diagnostic, traitement, etc.) de la parcelle A549 établi postérieurement à 1998 . En l'absence de réponse, elles ont saisi, le 4 mai 2022, la commission d'accès aux documents administratifs qui, le 2 juin 2022, a rendu un avis favorable à cette demande. Par un courriel du 18 mai 2022, la ministre a informé l'association qu'elle ne détenait pas les documents demandés et transmettait sa demande à l'unité territoriale du département des Yvelines susceptible de les détenir. Par un courriel du 15 juin 2022, cette unité territoriale de la direction régionale et interdépartementale de l'environnement, de l'aménagement et des transports d'Ile-de-France, a communiqué les éléments figurant dans le dossier conservé par le service des archives départementales des Yvelines. Par leur requête, les associations JADE et ASCERB demandent l'annulation d'une décision par laquelle la ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires a implicitement rejeté leur demande de communication de documents.

2. Il ressort des pièces du dossier que la fiche détaillée extraite de la base de données BASIAS, accessible via le site internet georisques.gouv.fr, réalisé en partenariat entre le ministère de la transition écologique et le bureau de recherches géologiques et minières (BRGM), établissement public industriel et commercial, mentionne l'existence d'un diagnostic approfondi du site situé sur la parcelle A549 de la commune de Jouars-Pontchartrain qui aurait été réalisé en 1996 et d'un traitement du site avec surveillance et/ou restriction d'usage en 1998. Le ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires soutient cependant être dans l'impossibilité matérielle de communiquer les documents demandés par les requérantes au motif que ni son administration centrale ni ses services déconcentrés, auxquels la demande a été communiquée, ne les détiennent. Il ressort des pièces produites que le ministre ne détenant pas ces documents a transmis le 18 mai 2022 la demande au service susceptible de les détenir, l'unité départementale des Yvelines de la direction régionale et interdépartementale de l'environnement, de l'aménagement et des transports d'Ile-de-France, lequel a indiqué à la requérante dans son courriel du 15 juin suivant qu'après des recherches il était apparu que le dossier relatif à la parcelle en cause dont la commune de Jouars-Pontchartrain était l'exploitant avait été versé aux archives départementales des Yvelines sous la côte n° 2005 W 1796. A la demande des requérantes, l'unité départementale des Yvelines a obtenu le même jour du service des archives départementales des Yvelines qu'il lui adresse une version numérisée des éléments contenus dans ce dossier, qu'elle a immédiatement communiqués à l'association JADE mais qui ne correspondaient pas à aux documents demandés. La ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires, qui a fait preuve de diligences pour retrouver les documents demandés et qui, ne disposant pas de ceux-ci, a transmis la demande aux services des archives du département des Yvelines, autorité administrative susceptible de les détenir, doit ainsi être regardée comme ayant rempli ses obligations au titre des dispositions précitées. Par suite, à supposer même qu'une telle décision ait existé, les associations requérantes ne sont pas fondées à demander l'annulation d'un refus de la part de la ministre de leur communiquer ces documents.

3. Il résulte de ce qui précède, sans qu'il soit besoin de se prononcer sur la fin de non-recevoir opposée en défense, que les conclusions à fin d'annulation doivent être rejetées ainsi que celles, par voie de conséquence, à fin d'injonction et celles présentées au titre des frais liés au litige.

D E C I D E :

Article 1er : La requête des associations JADE et ASCERB est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à l'association jonction des associations de défense de l'environnement, à l'association chartripontaine de sauvegarde de l'environnement rural et de la biodiversité et à la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche.

Copie en sera adressée à la commission d'accès aux documents administratifs.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 23 janvier 2025.

Le magistrat désigné,

signé

F. GibelinLa greffière,

signé

A. Gateau

La République mande et ordonne à la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions