jeudi 4 juillet 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de VERSAILLES |
| Section | Tribunal Administratif de VERSAILLES |
| N° Dossier | TA78-2206950 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | 7éme chambre |
| Avocat requérant | PIERREY |
Vu la procédure suivante :
Par une ordonnance du 14 septembre 2022, enregistrée le même jour au greffe du tribunal, le vice-président de la 1ère section du tribunal administratif de Paris a transmis au tribunal, en application de l'article R. 351-3 du code de justice administrative, la requête présentée par Mme C D et M. F G.
Par cette requête, enregistrée le 26 août 2022 au greffe du tribunal administratif de Paris, et des mémoires, enregistrés le 9 décembre 2022, le 3 novembre 2023 et le 5 mars 2024, Mme C D et M. F G, représentés par Me Caroline Pierrey, demandent au tribunal :
1°) à titre principal, en tant que juge du plein contentieux, de réformer la décision du proviseur du lycée EREA Toulouse-Lautrec du 14 mars 2022 ayant refusé l'admission de leur Noor G et de prendre cette décision d'admission ;
2°) subsidiairement en tant que juge de l'excès de pouvoir, d'annuler cette décision et d'enjoindre à l'établissement de prendre une décision d'admission de l'enfant Noor dans un délai de 10 jours à compter de la notification du jugement ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 2 400 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Ils soutiennent que :
- les juridictions administratives sont compétentes, l'EREA Toulouse-Lautrec et le SESSAD Toulouse-Lautrec étant deux structures indissociables, de sorte que la décision de refus d'admission de Noor a bien été prise au moins en partie par l'EREA, qui est un établissement public et qui a étudié sa candidature au fond ; M. B, signataire de l'acte attaqué, a agi en ses deux qualités de représentant de l'EREA et du SESSAD ;
- le tribunal administratif de Versailles est compétent territorialement, l'affaire ayant déjà fait l'objet d'une ordonnance de renvoi du tribunal administratif de Paris le 14 septembre 2022 ;
- la décision prise par l'EREA n'est pas conforme à la décision de la commission des droits et de l'autonomie des personnes handicapées, et méconnaît ainsi les articles L. 241-6 et L. 146-9 du code de l'action sociale et des familles ;
- ladite commission n'a pas été informée de la décision de refus conformément à l'article D. 312-35 du code de l'éducation, ce qui lui porte préjudice puisque cette commission n'a alors pas pu proposer à Noor d'autres orientations ;
- le motif de non-admission revêt un caractère discriminatoire, dès lors que des aménagements raisonnables auraient pu être mis en place pour accueillir Noor ; la décision méconnaît ainsi les articles 2, 5, 7 et 24 de la convention internationale des droits des personnes handicapées du 30 mars 2007, l'article 3.1 de la convention internationale des droits de l'enfant et l'article 14 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, ainsi que l'article 1er de la loi du 27 mai 2008 et les articles L. 111-1 et L. 111-2 du code de l'éducation.
- le motif de non-admission ne figure pas au nombre de ceux retenus par le point 3 de la circulaire n°2017-076 du 24 avril 2017 ;
- M. B était incompétent pour prendre cette décision en l'absence de texte le nommant et de délégation de pouvoir.
Par des mémoires en défense, enregistrés le 27 octobre 2022 et le 7 décembre 2023, le proviseur du lycée EREA Toulouse-Lautrec conclut au rejet de la requête.
Il soutient que :
- la juridiction administrative n'est pas compétente pour connaître du litige, l'enfant Noor ayant été orientée non pas directement à l'EREA mais au SESSAD de cet établissement, qui est une entité autonome ; que la décision a été signée en qualité de directeur adjoint du SESSAD ; que ce SESSAD est géré par une association de droit privé relevant du 7° du I de l'article L. 312-1 du code de l'action sociale et des familles et ne revêt pas le caractère d'une mission de service public ;
- le tribunal administratif de Versailles n'est pas compétent territorialement, le siège de l'association gestionnaire du SESSAD étant situé dans le département des Hauts-de-Seine, soit dans le ressort du tribunal administratif de Cergy-Pontoise ;
- la requête ne peut relever au fond que de l'office du juge de l'excès de pouvoir ;
- les moyens de la requête ne sont pas fondés.
Le Défenseur des droits, en application des dispositions de l'article 33 de la loi organique du 29 mars 2011 relative au Défenseur des droits, a présenté des observations, enregistrées le 15 mars 2023.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la convention relative aux droits de l'enfant du 21 novembre 1989 ;
- le code de l'action sociale et des familles ;
- le code de l'éducation ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Lutz, premier conseiller,
- les conclusions de Mme Cerf, rapporteure publique,
- et les observations de Me Pierrey, représentant Mme D et M. G.
Considérant ce qui suit :
1. M. G et Mme D sont les parents de l'enfant Noor G, née le 16 mars 2015. Celle-ci a été victime en juillet 2016 d'un accident de noyade lui ayant causé d'une part un handicap moteur et d'autre part une déficience visuelle. Son taux d'incapacité a ainsi été établi en dernier lieu à 80% par décision de la maison des personnes handicapées du 6 décembre 2019. Noor a bénéficié jusqu'en juillet 2022 d'une scolarisation au sein de l'Etablissement Régional d'Enseignement Adapté (EREA) Jacques Brel, lié à une hospitalisation de jour. Cette mesure prenant fin, les requérants ont saisi la commission des droits et de l'autonomie des personnes handicapées qui, par décision du 24 janvier 2022, a notamment proposé une orientation vers le Service d'Education Spécialisée et de Soins à Domicile (SESSAD) situé auprès de l'établissement EREA Toulouse Lautrec à Vaucresson. Toutefois, par décision du 14 mars 2022, M. B, directeur de l'école primaire et directeur adjoint du SESSAD, a refusé son admission, estimant qu'il ne serait pas possible de lui garantir un cadre sécurisé du fait de sa déficience visuelle. Après avoir vainement formé des recours auprès du recteur de Versailles et du ministre de l'Education Nationale, les requérants demandent par leur requête la réformation ou l'annulation de cette décision.
Sur les fins de non-recevoir opposées en défense :
En ce qui concerne la compétence de la juridiction administrative :
2. Aux termes de l'article L. 312-1 du code de l'action sociale et des familles : " I.- Sont des établissements et services sociaux et médico-sociaux, au sens du présent code, les établissements et les services, dotés ou non d'une personnalité morale propre, énumérés
ci-après : () / 7° Les établissements et les services, y compris les foyers d'accueil médicalisé, qui accueillent des personnes handicapées, quel que soit leur degré de handicap ou leur âge, ou des personnes atteintes de pathologies chroniques () ".
3. Il résulte des dispositions de la loi du 30 juin 1975 relative aux institutions sociales et médico-sociales et de la loi du 2 janvier 2002 rénovant l'action sociale et médico-sociale que le législateur a entendu exclure que la mission assurée par les organismes privés gestionnaires des établissements et services aujourd'hui mentionnés au 7° de l'article L. 312-1 du code de l'action sociale et des familles revête le caractère d'une mission de service public. Par suite, la juridiction administrative n'est pas compétente pour connaître d'un litige relatif à l'admission d'une personne handicapée au sein d'un tel établissement ou service lorsqu'il est géré par une personne morale de droit privé.
4. La décision attaquée a été signée par M. E B, sous le double en-tête de l'EREA et du SESSAD Toulouse-Lautrec, et en sa double qualité de directeur de l'école primaire et de directeur adjoint du SESSAD. Toutefois, il ressort des pièces du dossier, et notamment de la convention relative à la coopération entre l'EREA et l'association PEP 92, que le centre de soins et de rééducation faisant office de SESSAD est pleinement intégré à l'EREA et accueille uniquement et par dérogation les élèves admis au sein de cet établissement scolaire. Cette imbrication forte des deux structures ressort également de la présentation de l'établissement sur son site internet et est confirmée par le défenseur des droits dans ses observations. Il suit de là que l'orientation indiquée par la commission des droits et de l'autonomie des personnes handicapées impliquait nécessairement, de la part des requérants, une inscription préalable au sein de l'EREA, établissement public relevant de l'académie de Versailles, à laquelle devait venir s'ajouter, dans la situation de Noor, une prise en charge supplémentaire par le SESSAD. Il résulte de ce qui précède que la décision de refus d'inscription opposée aux requérants a bien été, dans les circonstances particulières de l'espèce, prise par l'EREA et n'a entraîné le refus de prise en charge par le SESSAD que par voie de conséquence. Par suite, la juridiction administrative est compétente pour statuer sur ce refus.
En ce qui concerne la compétence territoriale :
5. Aux termes de l'article R. 351-6 du code de justice administrative : " Lorsque le président d'une juridiction administrative autre qu'une cour administrative d'appel ou un tribunal administratif, à laquelle un dossier a été transmis en application du premier alinéa de l'article R. 351-3, estime que cette juridiction n'est pas compétente, il transmet le dossier, dans le délai de trois mois suivant la réception de celui-ci, au président de la section du contentieux du Conseil d'Etat, qui règle la question de compétence et attribue le jugement de tout ou partie de l'affaire à la juridiction qu'il déclare compétente. ". Aux termes de son article R. 351-9 : " Lorsqu'une juridiction à laquelle une affaire a été transmise en application du premier alinéa de l'article R. 351-3 n'a pas eu recours aux dispositions du deuxième alinéa de l'article R. 351-6 ou lorsqu'elle a été déclarée compétente par le président de la section du contentieux du Conseil d'Etat, sa compétence ne peut plus être remise en cause ni par elle-même, ni par les parties, ni d'office par le juge d'appel ou de cassation, sauf à soulever l'incompétence de la juridiction administrative. "
6. La requête a été transmise au tribunal par ordonnance du vice-président de la première section du tribunal administratif de Paris du 14 septembre 2022. Elle n'a pas été transmise au président de la section du contentieux du Conseil d'Etat dans les trois mois suivant la réception de celle-ci au tribunal. En application des dispositions précitées, la compétence du tribunal ne peut donc plus être remise en cause. Par suite, la fin de non-recevoir tirée de l'incompétence territoriale du tribunal administratif de Versailles doit être écartée.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
7. Aux termes de l'article 3 de la convention relative aux droits de l'enfant, signée à New York le 21 novembre 1989 : " 1. Dans toutes les décisions qui concernent les enfants, qu'elles soient le fait des institutions publiques ou privées de protection sociale, des tribunaux, des autorités administratives ou des organes législatifs, l'intérêt supérieur de l'enfant doit être une considération primordiale () ". Aux termes de l'article 2 du premier protocole additionnel à la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " Nul ne peut se voir refuser le droit à l'instruction () ". Aux termes de l'article 14 de cette convention : " La jouissance des droits et libertés reconnus dans la présente Convention doit être assurée, sans distinction aucune, fondée notamment sur le sexe, la race, la couleur, la langue, la religion, les opinions politiques ou toutes autres opinions, l'origine nationale ou sociale, l'appartenance à une minorité nationale, la fortune, la naissance ou toute autre situation. " Aux termes de l'article L. 111-1 du code de l'éducation : " L'éducation est la première priorité nationale. Le service public de l'éducation est conçu et organisé en fonction des élèves et des étudiants. Il contribue à l'égalité des chances et à lutter contre les inégalités sociales et territoriales en matière de réussite scolaire et éducative. Il reconnaît que tous les enfants partagent la capacité d'apprendre et de progresser. Il veille à la scolarisation inclusive de tous les enfants, sans aucune distinction ". Aux termes de son article L. 111-2 : " Pour favoriser l'égalité des chances, des dispositions appropriées rendent possible l'accès de chacun, en fonction de ses aptitudes et de ses besoins particuliers, aux différents types ou niveaux de la formation scolaire ".
8. Pour fonder sa décision de refus d'inscription, le proviseur de l'EREA relève qu'il ne serait pas possible à Noor de fournir un cadre sécurisé du fait de sa déficience visuelle, sa spécialité étant de prendre en charge le handicap moteur. Dans ses écritures en défense, il fait également valoir que son agrément ne lui permet pas, en l'état, d'assurer l'accueil d'enfants atteints de déficience visuelle grave. Toutefois, il est constant que Noor souffre de plusieurs handicaps cumulés, de sorte qu'aucun des établissements vers lesquels elle a été orientée, qui possèdent chacun une spécialité définie, ne permet a priori d'assurer une prise en charge complète de l'ensemble de ses handicaps. Dans ces conditions, il appartient à l'établissement vers lequel l'enfant est orienté de rechercher, en vertu des dispositions conventionnelles et légales précitées, si des accommodements raisonnables peuvent être mis en place afin d'assurer sa scolarisation dans des conditions adaptées.
9. Il ressort des pièces du dossier, et notamment du bilan réalisé par une orthoptiste le 15 juillet 2021, que le handicap visuel de Noor ne prime pas ses troubles moteurs. Par ailleurs, il ressort des autres éléments médicaux qu'elle ne présente aucun trouble cognitif. En outre, il est constant qu'elle a été précédemment scolarisée au sein de l'EREA Jacques Brel, dont les requérants soutiennent sans être contredits qu'il fonctionnait dans des conditions similaires et avec la même spécialité que l'EREA Toulouse-Lautrec. Dans ces conditions, en se bornant à faire état de sa spécialité pour refuser l'admission de Noor, sans rechercher si des aménagements particuliers tels que l'intervention d'une autre structure, d'un enseignant spécialisé, ou encore d'un accompagnant d'élève en situation de handicap pouvaient être mis en place, le proviseur de l'EREA a fait une inexacte application des dispositions précitées et a ainsi entaché sa décision d'illégalité.
10. Il résulte de tout ce qui précède que, sans qu'il soit besoin de se prononcer sur les autres moyens de la requête, la décision du proviseur de l'EREA lycée Toulouse Lautrec refusant l'inscription de Noor dans son établissement doit être annulée.
Sur l'injonction :
11. En raison du motif qui la fonde, l'annulation de cette décision implique nécessairement, en l'absence de changements de circonstances de droit ou de fait y faisant obstacle, que l'enfant Noor soit inscrite au sein de l'établissement pour l'année scolaire à venir, sur le fondement de l'article L. 911-1 du code de justice administrative. Il y a lieu d'enjoindre au proviseur de l'EREA lycée Toulouse Lautrec d'y procéder, dans le délai d'un mois suivant la notification du présent jugement.
Sur les frais liés au litige :
12. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros au titre des frais exposés par Mme D et M. G et non compris dans les dépens.
D E C I D E :
Article 1er : La décision du 14 mars 2022 refusant l'inscription de l'enfant Noor G au sein de l'établissement Lycée EREA Toulouse-Lautrec de Vaucresson est annulée.
Article 2 : Il est enjoint au proviseur du lycée EREA Toulouse-Lautrec de procéder à l'inscription de l'enfant Noor dans son établissement, dans le délai d'un mois à compter de la notification du présent jugement.
Article 3 : L'Etat versera à Mme D et à M. G la somme globale de 1 500 € (mille cinq cents euros) au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 4 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 5 : Le présent jugement sera notifié à M. F G, à Mme A D et au proviseur du lycée EREA Toulouse Lautrec.
Copie en sera adressée au recteur de Versailles.
Délibéré après l'audience du 20 juin 2024, à laquelle siégeaient :
M. Ouardes, président,
M. de Miguel, premier conseiller,
M. Lutz, premier conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 4 juillet 2024.
Le président,
Signé
P. Ouardes
Le rapporteur,
Signé
F. Lutz
La greffière,
Signé
C. Benoit-Lamaitrie
La République mande et ordonne à la ministre de l'éducation nationale et de la jeunesse en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
N°2206950
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026