vendredi 12 mai 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de VERSAILLES |
| Section | Tribunal Administratif de VERSAILLES |
| N° Dossier | TA78-2207016 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | 3ème chambre |
| Avocat requérant | ABASSADE |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés les 16 septembre 2022 et 16 février 2023, M. E A, représenté par Me Abassade, demande au tribunal :
1°) d'annuler les décisions du 14 septembre 2022 par lesquelles le préfet des Yvelines lui a fait obligation de quitter sans délai le territoire français, a prononcé une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée d'un an et a fixé le pays à destination duquel il est susceptible d'être reconduit d'office ;
2°) d'enjoindre au préfet des Yvelines de réexaminer sa situation, au besoin sous astreinte, dans le délai d'un mois et de procéder à l'effacement de son signalement aux fins de non-admission dans le système d'information Schengen ;
3°) de mettre à la charge de l'État la somme de 1 000 euros à verser à son conseil, en application des dispositions combinées de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique, sous réserve que son conseil renonce à percevoir la part contributive de l'État versée au titre de l'aide juridictionnelle.
Il soutient que :
S'agissant des moyens communs aux différentes décisions attaquées :
- elles méconnaissent les articles 3 et 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
S'agissant de l'obligation de quitter le territoire français :
- elle a été signée par une autorité incompétente ;
- elle est insuffisamment motivée ;
- elle est entachée d'un défaut d'examen sérieux de sa demande ;
- elle est entachée d'une erreur de droit dès lors que pouvant prétendre à un titre de séjour sur le fondement des articles L. 435-1 et L. 435-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, il ne pouvait faire l'objet d'une obligation de quitter le territoire français ;
- elle est entachée d'erreur manifeste d'appréciation dès lors qu'il réside depuis plus de dix ans en France, est parfaitement intégré, comme en témoigne son engagement associatif et son mandat de délégué du Conseil Régional des Personnes Accueillies ou Accompagnées, et a cherché en vain à déposer une demande d'admission exceptionnelle au séjour ;
S'agissant de la décision refusant de lui accorder un délai de départ volontaire :
- elle est entachée d'une erreur de fait ;
- elle est entachée d'erreur d'appréciation et d'erreur manifeste d'appréciation dès lors qu'il ne constitue pas une menace à l'ordre public, est parfaitement intégré, dispose d'un passeport en cours de validité, a tenté de régulariser sa situation et présente ainsi des garanties de représentation suffisantes ;
S'agissant de l'interdiction de retour sur le territoire français :
- elle est entachée d'erreur manifeste d'appréciation dès lors qu'elle fera obstacle au dépôt de sa demande de titre de séjour et à l'exercice de ses activités bénévoles et de son mandat de délégué du Conseil Régional des Personnes Accueillies ou Accompagnées.
La requête a été communiquée au préfet des Yvelines qui n'a pas produit de mémoire mais des pièces, enregistrées le 4 janvier 2023.
Par une ordonnance du 17 février 2023, la clôture de l'instruction a été fixée au 20 mars 2023, en application de l'article R. 613-1 du code de justice administrative.
M. A a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 28 octobre 2022 du bureau d'aide juridictionnelle près le tribunal judiciaire de Versailles.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 modifiée ;
- le code de justice administrative.
La présidente de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, en application de l'article R. 732-1-1 du code de justice administrative, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme C,
- et les observations de Me Abassade représentant M. A.
Considérant ce qui suit :
1. M. A, ressortissant sénégalais, né en 1975, demande au tribunal d'annuler les décisions du 14 septembre 2022 par lesquelles le préfet des Yvelines lui a fait obligation de quitter le territoire français, a refusé de lui accorder un délai de départ volontaire, a fixé le pays de destination et a prononcé une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée d'un an.
Sur les moyens communs aux différentes décisions attaquées :
2. En premier lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1°) Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance ; 2°) Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale ou à la protection des droits et libertés d'autrui ".
3. Il ressort des pièces du dossier que M. A est entré régulièrement en France le 1er juin 2011, sous couvert d'un visa de court séjour, et s'y est maintenu irrégulièrement, sans solliciter la délivrance d'un titre de séjour avant le 28 juin 2018. Il est constant que cette demande a été rejetée par un arrêté du 2 septembre 2019 du préfet des Yvelines qui faisait également obligation à M. A de quitter le territoire français dans un délai de 30 jours, décision que l'intéressé n'a pas exécutée. Il ressort, par ailleurs, du procès-verbal de son audition par les services de police le 14 septembre 2022 que son frère et sa sœur résident au Sénégal où il a lui-même vécu jusqu'à l'âge de 36 ans et que les seules attaches familiales qu'il a en France sont des cousins. Si M. A fait valoir qu'il s'implique dans des actions bénévoles au sein de plusieurs associations, il n'apporte pas d'éléments suffisamment précis et circonstanciés sur ce point, notamment en ce qui concerne la fréquence de sa participation à de telles actions. Dans ces conditions et quand bien même il justifie détenir depuis le mois de décembre 2021 un mandat de délégué du Conseil Régional des Personnes Accueillies ou Accompagnées, instance régie par les articles D. 115-7 et suivants du code de l'action sociale et des familles, l'arrêté attaqué portant obligation de quitter sans délai le territoire français et interdiction de retour sur le territoire français pendant une durée d'un an ne peut être regardé comme ayant porté au droit de l'intéressé au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée aux buts en vue desquels il a été pris. Il suit de là que le préfet des Yvelines n'a pas méconnu les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
4. En second lieu, le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales n'est pas assorti de précisions suffisantes permettant d'en apprécier le bien-fondé.
Sur les moyens dirigés contre la seule obligation de quitter le territoire français :
5. En premier lieu, par un arrêté n° 78-2022-08-31-00002 du 31 août 2022, régulièrement publié au recueil des actes administratifs spécial n° 78-2022-176 du même jour de la préfecture des Yvelines, M. B D, directeur des migrations, a reçu délégation du préfet de ce département pour signer la décision portant obligation de quitter le territoire français contestée. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence du signataire de cette décision doit être écarté.
6. En deuxième lieu, l'arrêté attaqué indique qu'il est fait obligation à M. A de quitter le territoire français en vertu du 3° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et précise que ce dernier s'est vu notifier un arrêté en date du 2 septembre 2019 portant refus de titre de séjour et obligation de quitter le territoire français qui a fait l'objet d'un recours devant le tribunal administratif de Versailles qui l'a rejeté par un jugement du 1er octobre 2020. La mesure d'éloignement contestée, qui n'avait pas à rappeler tous les éléments de fait se rattachant à la situation de M. A, comporte ainsi l'énoncé des considérations de droit et de fait qui en constituent le fondement. Par suite, le moyen tiré de l'insuffisante motivation de cette décision ne peut qu'être écarté, alors même qu'elle ne fait pas mention de l'ancienneté de sa présence en France ni de ses activités bénévoles. Par ailleurs, il ne ressort pas de ces circonstances ni d'aucun autre élément du dossier que le préfet des Yvelines n'aurait pas procédé à un examen particulier de la situation du requérant au regard des éléments dont il avait connaissance. Par suite, le moyen tiré du défaut d'un tel examen doit être écarté.
7. En troisième lieu, indépendamment de l'énumération donnée par les articles L. 611-3 et L. 251-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile des catégories d'étrangers qui ne peuvent faire l'objet d'une obligation de quitter le territoire français, l'autorité administrative ne saurait légalement prendre une telle mesure à l'encontre d'un étranger que si ce dernier se trouve en situation irrégulière au regard des règles relatives à l'entrée et au séjour sur le territoire français. Lorsque la loi prescrit que l'intéressé doit se voir attribuer de plein droit un titre de séjour, cette circonstance fait obstacle à ce qu'il puisse légalement être l'objet d'une obligation de quitter le territoire français. En l'espèce, M. A ne peut utilement soutenir, pour contester l'obligation qui lui est faite de quitter le territoire français, qu'il peut prétendre à un titre de séjour sur le fondement des articles L. 435-1 et L. 435-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dans la mesure où ces dispositions ne prévoient pas la délivrance d'un titre de séjour de plein droit.
8. En quatrième lieu, pour les motifs énoncés au point 3 et quand bien même M. A a tenté en vain depuis le mois de novembre 2021 d'obtenir un rendez-vous pour déposer une demande d'admission exceptionnelle au séjour, il ne ressort pas des pièces du dossier que le préfet des Yvelines ait commis une erreur manifeste d'appréciation en lui faisant obligation de quitter le territoire français.
Sur les moyens dirigés contre la seule décision portant refus d'octroi d'un délai de départ volontaire :
9. Aux termes de l'article L. 612-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Par dérogation à l'article L. 612-1, l'autorité administrative peut refuser d'accorder un délai de départ volontaire dans les cas suivants : () 3° Il existe un risque que l'étranger se soustraie à la décision portant obligation de quitter le territoire français dont il fait l'objet ". Aux termes de l'article L. 612-3 du même code : " Le risque mentionné au 3° de l'article L. 612-2 peut être regardé comme établi, sauf circonstance particulière, dans les cas suivants : () 4° L'étranger a explicitement déclaré son intention de ne pas se conformer à son obligation de quitter le territoire français ; / 5° L'étranger s'est soustrait à l'exécution d'une précédente mesure d'éloignement ".
10. Pour refuser d'assortir sa décision d'obligation de quitter le territoire français d'un délai de départ volontaire, le préfet s'est fondé sur la circonstance, non contestée, que M. A s'est soustrait à l'exécution de l'obligation en date du 2 septembre 2019 qui lui a été faite de quitter le territoire français. M. A était donc au nombre des étrangers pouvant se voir refuser l'octroi d'un délai de départ volontaire, en application des dispositions combinées du 3° de l'article L. 612-2 et du 5° de l'article L. 612-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par ailleurs, aucun des éléments de la situation de M. A, évoqués aux points 3 et 8, ne constituent des circonstances particulières, au sens des dispositions de l'article L. 612-3 du code précité. Par suite, les moyens tirés de l'erreur de fait, de l'erreur d'appréciation et de l'erreur manifeste d'appréciation ne peuvent être qu'écartés.
Sur les moyens dirigés contre la seule décision portant interdiction de retour sur le territoire français pour une durée d'un an :
11. Aux termes de l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Lorsqu'aucun délai de départ volontaire n'a été accordé à l'étranger, l'autorité administrative assortit la décision portant obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français. Des circonstances humanitaires peuvent toutefois justifier que l'autorité administrative n'édicte pas d'interdiction de retour. Les effets de cette interdiction cessent à l'expiration d'une durée, fixée par l'autorité administrative, qui ne peut excéder trois ans à compter de l'exécution de l'obligation de quitter le territoire français. ". Et aux termes de l'article L. 612-10 du même code : " Pour fixer la durée des interdictions de retour mentionnées aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative tient compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, de la circonstance qu'il a déjà fait l'objet ou non d'une mesure d'éloignement et de la menace pour l'ordre public que représente sa présence sur le territoire français ".
12. Il résulte de ces dispositions que, lorsque le préfet prend, à l'encontre d'un étranger, une décision portant obligation de quitter le territoire français ne comportant aucun délai de départ, il lui appartient d'assortir sa décision d'une interdiction de retour sur le territoire français, sauf dans le cas où des circonstances humanitaires y feraient obstacle.
13. Il résulte de ce qui précède que M. A a fait, à bon droit, l'objet d'une obligation de quitter le territoire français qui n'était assortie d'aucun délai de départ volontaire. Les circonstances dont l'intéressé fait état, exposées aux point 3 et 8 du présent jugement, ne présentent pas de caractère humanitaire au sens des dispositions de l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et ne font ainsi pas obstacle au prononcé d'une décision d'interdiction de retour sur le territoire français. Par suite, c'est à bon droit que le préfet des Yvelines a décidé d'assortir l'obligation de quitter le territoire français prise à l'encontre de M. A d'une telle interdiction. Par ailleurs, il ne ressort pas des pièces du dossier que le préfet des Yvelines, en fixant la durée de l'interdiction de retour sur le territoire français infligée au requérant à une année, ait entaché sa décision d'une erreur d'appréciation au regard des dispositions précitées de l'article L. 612-10 du même code.
14. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation présentées par M. A doivent être rejetées ainsi que, par voie de conséquence, ses conclusions aux fins d'injonction sous astreinte et ses conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. A est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. E A, à Me Abassade et au préfet des Yvelines.
Délibéré après l'audience du 21 avril 2023, à laquelle siégeaient :
Mme Rollet-Perraud, présidente,
Mme Milon, première conseillère,
Mme Amar-Cid, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 12 mai 2023.
La rapporteure,
Signé
J. C
La présidente,
Signé
C. Rollet-Perraud
La greffière,
Signé
A. Lloria
La République mande et ordonne au préfet des Yvelines en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026