jeudi 11 juillet 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de VERSAILLES |
| Section | Tribunal Administratif de VERSAILLES |
| N° Dossier | TA78-2207109 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Avocat requérant | BERNARD-CHATELOT |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et des mémoires, enregistrés le 20 septembre 2022, le 1er août 2023 et le 28 février 2024, M. A B et la société civile immobilière (SCI) Le Pommeray, représentés par Me Rochefort, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 14 mai 2022 PC 078196 22G003 par lequel le maire de la commune de Davron a délivré un permis de construire à la société à responsabilité limitée (SARL) Tecmatel pour édifier un bâtiment industriel de production avec bureaux et locaux techniques, ensemble la décision du 15 juillet 2022 rejetant leur recours gracieux ;
2°) de mettre à la charge de la commune de Davron et de la SARL Tecmatel une somme de 4 200 euros à leur verser au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par un mémoire en défense, enregistré le 31 mai 2023, la commune de Davron, représentée par Me Bernard-Chatelot, conclut au rejet de la requête et à qu'une somme de 3 000 euros soit mise à la charge de M. B et de la SCI Le Pommeray au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par un mémoire en défense, enregistré le 6 juin 2023, la SARL Tecmatel, représentée par Me Bardoul, conclut au rejet de la requête et à ce qu'une somme de 2 000 euros soit mise à la charge de M. B et de la SCI Le Pommeray au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par un mémoire, enregistré le 15 février 2024, la SARL Tecmatel, représentée par Me Bardoul conclut au non-lieu à statuer sur les conclusions de la requête et maintient ses conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par des mémoires, enregistrés le 15 février 2024 et le 7 mars 2024, la commune de Davron, représentée par Me Bernard-Chatelot, conclut au non-lieu à statuer sur les conclusions de la requête et maintient ses conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : / 3' Constater qu'il n'y a pas lieu de statuer sur une requête () / 5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l'article L.761-1 () ".
Sur les conclusions aux fins d'annulation :
2. Si avant que le juge n'ait statué, l'acte attaqué est rapporté par l'autorité compétente et si le retrait ainsi opéré acquiert un caractère définitif faute d'être critiqué dans le délai de recours contentieux, il emporte alors disparition rétroactive de l'ordonnancement juridique de l'acte contesté ce qui conduit à ce qu'il n'y ait lieu pour le juge de la légalité de statuer sur le mérite du pourvoi dont il était saisi. Il en va ainsi quand bien même l'acte rapporté aurait reçu exécution.
3. Il ressort des pièces du dossier que par arrêté du 12 septembre 2023, devenu définitif, le maire de Davron a " annulé " l'arrêté du 14 mai 2022 délivrant un permis de construire à la SARL Tecmatel, à la demande de cette dernière. Dans ces circonstances, alors qu'au demeurant il n'a jamais reçu exécution, les conclusions aux fins d'annulation de cet arrêté de permis de construire sont devenues sans objet ainsi que celles tendant à l'annulation de la décision de rejet du recours gracieux présenté contre cet arrêté. Par suite, il n'y pas lieu de statuer sur les conclusions aux fins d'annulation de la présente requête.
Sur les frais liés au litige :
4. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de la commune de Davron et de la SARL Tecmatel la somme demandée par M. B et la SCI Le Pommeray au titre des frais liés au litige.
5. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de M. B et de la SCI Le Pommeray les sommes demandées par la commune de Davron et la SARL Tecmatel au titre des frais liés au litige.
O R D O N N E :
Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions à fin d'annulation de la requête de M. B et de la SCI LE Pommeray.
Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 3 : Les conclusions présentées par la commune de Davron au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 4 : Les conclusions présentées par la SARL Tecmatel au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 5 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B et la SCI LE Pommeray, à la commune de Davron et à la SARL Tecmatel.
Fait à Versailles, le 11 juillet 2024.
Le président de la 5ème chambre,
Signé
R. Féral
La République mande et ordonne au préfet des Yvelines en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
N°2207109
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026