LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA78-2207396

Tribunal Administratif de VERSAILLES — Décision N° TA78-2207396

jeudi 13 octobre 2022

JuridictionTribunal Administratif de VERSAILLES
SectionTribunal Administratif de VERSAILLES
N° DossierTA78-2207396
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
Avocat requérantAARPI HUG & ABOUKHATER

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 30 septembre 2022, M. C A B, représenté par Me Hug, demande au juge des référés :

1°) de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire ;

2°) sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, de suspendre les décisions du préfet de l'Essonne de refuser d'enregistrer sa demande d'asile en procédure normale et de prolonger le délai de transfert aux autorités bulgares ;

3°) d'enjoindre au préfet de l'Essonne d'enregistrer sa demande d'asile ou, à titre subsidiaire, de réexaminer sa situation, dans un délai de cinq jours à compter de la notification de la décision à intervenir ;

4°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 200 euros en application des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique.

Il soutient que :

- Sur l'urgence, elle est constituée en raison de la situation de grande précarité à laquelle le refus d'enregistrer sa demande d'asile et son transfert en Bulgarie le placent ;

- Sur le doute sérieux, la décision de prolongation du délai méconnait l'article 9 du règlement (CE) n° 1560/2003 de la Commission du 2 septembre 2003, le refus d'enregistrement de sa demande d'asile tient son illégalité de l'erreur manifeste d'appréciation qui entache la prolongation du délai de transfert.

Par un mémoire en défense, enregistré le 11 octobre 2022, le préfet de l'Essonne, représenté par Me Termeau, conclut au rejet de la requête.

Il soutient que les moyens de la requête ne sont pas fondés.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le règlement (CE) n° 1560/2003 de la Commission du 2 septembre 2003 ;

- le règlement (UE) n°604/2013 du Parlement européen et du Conseil du 16 juin 2013 ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 modifiée ;

- le code de justice administrative.

La présidente du tribunal a désigné Mme Boukheloua, vice-présidente, pour statuer sur les demandes de référé.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Au cours de l'audience publique du 13 octobre 2022 tenue en présence de Mme Paulin, greffière d'audience :

- Mme D a lu son rapport ;

- entendu Me Hug, pour M. A B, qui reprend ses écritures. Elle soutient par ailleurs qu'il n'est pas établi que le premier volet de la convocation à se présenter à l'aéroport de Roissy - Charles de Gaulle le 9 février 2022, à laquelle il n'a pas déféré, et dont se prévaut le préfet pour justifier la situation de fuite de l'intéressé, lui a effectivement été présenté ni que son contenu lui a été traduit par un interprète, notamment l'information sur les conséquences du manquement de M. A B.

- et entendu Me Capuano, pour le préfet de l'Essonne, qui reprend ses écritures et confirme qu'il est établi que cette convocation lui a été remise en main propre avec l'assistance d'un interprète, et que M. A B, qui a refusé de la signer, s'est toujours opposé à son transfert en Bulgarie, en dépit du fait qu'il se soit présenté régulièrement aux convocations en préfecture.

La clôture de l'instruction a été prononcée à 11h39.

Considérant ce qui suit :

1. M. C A B, de nationalité afghane, né le 10 mai 1994, qui est entré en France sans être muni des documents et visas exigés par les textes en vigueur, s'est vu délivrer une attestation de demandeur d'asile par la préfecture de l'Essonne le 6 aout 2021. Alors qu'il est apparu, durant l'instruction de son dossier, qu'il avait déjà demandé l'asile auprès des autorités bulgares, roumaines et autrichiennes, et que les autorités bulgares ont acceptées de prendre en charge sa demande d'asile le 13 août 2021, le préfet de l'Essonne a notifié à l'intéressé un arrêté ordonnant son transfert vers la Bulgarie le 24 septembre 2021. A la suite de l'absence de présentation, le 9 février 2022, de M. A B à l'aéroport de Roissy - Charles de Gaulle, un constat de fuite a été dressé portant le délai de transfert à 18 mois, soit jusqu'au 13 février 2023. M. A B demande, sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, la suspension de cette décision et de celle de refus d'enregistrer sa demande d'asile en procédure normale.

Sur l'aide juridictionnelle provisoire :

2. Aux termes de l'article 20 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique : " Dans les cas d'urgence (), l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle peut être prononcée soit par le président du bureau ou de la section compétente du bureau d'aide juridictionnelle, soit par la juridiction compétente ou son président ".

3. Eu égard à l'urgence qui s'attache à ce qu'il soit statué sur la requête en référé de

M. C A B, il y a lieu d'admettre celui-ci au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire.

Sur les autres conclusions de la requête :

4. aux termes du premier alinéa de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision. ".

5. Aux termes de l'article 9 du règlement (CE) n° 1560/2003 de la Commission du

2 septembre 2003 : " () 2. Il incombe à l'État membre qui, pour un des motifs visés à l'article 29, paragraphe 2, du règlement (UE) n° 604/2013, ne peut procéder au transfert dans le délai normal de six mois à compter de la date de l'acceptation de la requête aux fins de prise en charge ou de reprise en charge de la personne concernée, ou de la décision finale sur le recours ou le réexamen en cas d'effet suspensif, d'informer l'État responsable avant l'expiration de ce délai. À défaut, la responsabilité du traitement de la demande de protection internationale et les autres obligations découlant du règlement (UE) n° 604/2013 incombent à cet État membre conformément aux dispositions de l'article 29, paragraphe 2, dudit règlement. () ". Aux termes de l'article 29 paragraphe 2 du règlement (UE) n°604/2013 du Parlement européen et du Conseil du 16 juin 2013 : " Si le transfert n'est pas exécuté dans le délai de six mois, l'État membre responsable est libéré de son obligation de prendre en charge ou de reprendre en charge la personne concernée et la responsabilité est alors transférée à l'État membre requérant. Ce délai peut être porté () à dix-huit mois au maximum si la personne concernée prend la fuite. "

6. Il ressort des pièces du dossier qu'en faisant valoir, d'une part, que la décision de prolongation du délai de transfert méconnait l'article 9 du règlement (CE) n° 1560/2003 de la Commission du 2 septembre 2003, d'autre part que le refus d'enregistrement de sa demande d'asile tient son illégalité de l'erreur manifeste d'appréciation qui entache la prolongation du délai de transfert et enfin qu'il n'est pas établi que le premier volet de la convocation à se présenter à l'aéroport de Roissy-Charles-de-Gaulle le 9 février 2022, à laquelle il est constant que M. A B n'a pas déféré, lui a effectivement été présenté ni que son contenu a effectivement été traduit par un interprète, l'intéressé n'invoque à l'appui de sa requête aucun moyen propre à créer un doute sérieux quant à la légalité des décisions attaquées.

7. Il résulte de ce qui précède que les conclusions de M. A B à fin de suspension de ces décisions doivent être rejetées, ainsi que, par voie de conséquence, les conclusions à fin d'injonction et celles présentées sur le fondement des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.

O R D O N N E:

Article 1er : M. C A B est admis, à titre provisoire, au bénéfice de l'aide juridictionnelle.

Article 2 : le surplus des conclusions de la requête est rejeté.

Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée M. C A B, à Me Hug et au préfet de l'Essonne.

Fait à Versailles, le 13 octobre 2022.

La juge des référés,

Signé

N. D

La greffière,

Signé

S. PaulinLa République mande et ordonne au ministère de l'intérieur en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions