vendredi 29 novembre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de VERSAILLES |
| Section | Tribunal Administratif de VERSAILLES |
| N° Dossier | TA78-2207401 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | 2ème chambre |
| Avocat requérant | AARPI WTAP AVOCATS |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et deux mémoires, enregistrés le 30 septembre 2022 ainsi que les 19 octobre et 7 novembre 2023, M. B A, représenté par Me Taulet, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision du 31 août 2022 du président de l'université d'Evry-Val d'Essonne lui infligeant une sanction d'exclusion temporaire de trois mois, dont un mois avec sursis ;
2°) d'enjoindre à l'université de retirer la sanction, les rapports disciplinaires et tout autre document faisant référence à la procédure disciplinaire de son dossier administratif ;
3°) de mettre à la charge de l'université la somme de 2 500 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- la requête est recevable et a gardé son objet dès lors que l'arrêté du 15 octobre 2022 retirant la sanction disciplinaire attaquée a lui-même été retiré par un arrêté du 10 juillet 2023 ;
- la sanction disciplinaire attaquée est entachée de vices de procédure :
- la commission consultative paritaire s'est réunie illégalement en l'absence d'arrêté déterminant sa composition et ses modalités de fonctionnement ; à cet égard, la décision du 19 avril 2022 du président de l'Université, fixant sa composition, est dénuée de base légale ;
- les droits de la défense ont été méconnus dès lors que les membres de la commission consultative paritaire n'ont pas été convoqués dans les délais applicables, que ses observations ne leur ont pas été transmises et qu'il n'a pu solliciter l'assistance d'un conseil de son choix ;
- la commission consultative paritaire était irrégulièrement composée dès lors qu'elle ne comprenait pas en nombre égal des représentants du personnel et de l'administration ;
- l'arrêté est insuffisamment motivé en fait ;
- les faits reprochés ne sont pas établis ;
- la sanction prononcée, disproportionnée, est entachée d'une erreur d'appréciation.
Par deux mémoires en défense enregistrés les 19 octobre et 27 novembre 2023, l'université d'Evry-Val-d'Essonne conclut au rejet de la requête et à ce qu'une somme de 1 500 euros soit mise à la charge de M. A sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- la requête a perdu son objet dès lors que l'arrêté attaqué a été retiré par un arrêté du 15 octobre 2022 ;
- les moyens soulevés ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Jauffret, premier conseiller,
- les conclusions de Mme Vincent, rapporteure publique.
Considérant ce qui suit :
1. M A, recruté par l'université d'Evry-Val d'Essonne le 15 juin 2007 en tant qu'enseignant contractuel, a exercé les fonctions d'ingénieur d'études de septembre 2008 à juin 2012, puis de chargé de projet avant d'être affecté, à compter du 1er septembre 2016, à la direction de l'orientation et de l'insertion professionnelle. Par un arrêté du 31 août 2022, dont il demande l'annulation, le président de l'université d'Evry-Val d'Essonne lui a infligé une sanction disciplinaire d'exclusion temporaire de fonctions d'une durée de trois mois, dont un mois avec sursis.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
2. Il ressort des pièces du dossier que, par arrêté du 15 octobre 2022, le président de l'université d'Evry-Val d'Essonne a, d'une part, retiré l'arrêté du 31 août 2022, dont l'exécution avait été suspendue par ordonnance du 13 octobre 2022 du juge des référés du Tribunal au vu du moyen tiré du défaut de motivation et, d'autre part, prononcé à nouveau à l'encontre de M. A la sanction disciplinaire d'exclusion temporaire de fonctions d'une durée de trois mois, dont un mois avec sursis. Ce second arrêté a lui-même fait l'objet d'une suspension par ordonnance du juge des référés du Tribunal du 3 novembre 2022 au vu du moyen tiré de l'irrégularité de la composition de la commission consultative paritaire. Par un arrêté du 11 juillet 2023, le président de l'université d'Evry-Val d'Essonne a, " au vu de l'irrégularité de la composition de la commission paritaire ", retiré l'arrêté du 15 octobre 2022 en ce qu'il portait exclusion temporaire de fonctions avec privation de traitement, sans prononcer de nouveau de sanction disciplinaire à l'encontre du requérant. Il ressort du dernier mémoire en défense, non contesté par le requérant, que ce dernier a par ailleurs bénéficié d'un rappel de salaire sur le mois de novembre 2023 à la suite du retrait de l'arrêté du 11 juillet 2023. Il ressort de ces éléments qu'en prenant l'arrêté du 11 juillet 2023, le président de l'université d'Evry n'a pas entendu remettre en vigueur l'arrêté initial du 31 août 2022, qui avait été retiré par celui du 15 octobre 2022, mais a seulement entendu retirer purement et simplement la sanction disciplinaire infligée à M. A.
3.Il résulte de ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation et d'injonction de la requête de M. A sont devenues sans objet, et qu'il n'y a pas lieu d'y statuer.
Sur les frais liés au litige :
4. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce qu'une somme, demandée par l'université d'Evry-Val d'Essonne, soit mise à la charge du requérant. Il y a lieu, en revanche, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de l'université d'Evry-Val d'Essonne, la somme de 1 800 euros à verser à M. A.
D E C I D E :
Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions à fin d'annulation et d'injonction de la requête de M. A.
Article 2 : L'université d'Evry-Val d'Essonne versera une somme de 1 800 euros à M. A en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : Les conclusions présentées par l'université d'Evry-Val d'Essonne sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 4 : Le présent jugement sera notifié à M. B A et à l'université d'Evry-Val d'Essonne.
Délibéré après l'audience du 15 novembre 2024, à laquelle siégeaient :
Mme Ribeiro-Mengoli, présidente,
M. Jauffret, premier conseiller,
M. Maitre, premier conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 29 novembre 2024.
Le rapporteur, La présidente,
Signésigné
E. Jauffret N. Ribeiro-Mengoli
La greffière,
signé
B. Dalla Guarda
La République mande et ordonne au ministre de l'enseignement supérieur et de la recherche en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
No 2207401
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026