vendredi 21 octobre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de VERSAILLES |
| Section | Tribunal Administratif de VERSAILLES |
| N° Dossier | TA78-2207460 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Avocat requérant | SCP PIWNICA MOLINIE |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire en réplique, enregistrés les 3 et 19 octobre 2022,
Mme A C, représentée par Me Grenier, demande au tribunal :
1°) de suspendre la décision implicite de rejet de la demande d'exécution notifiée le 30 mai 2022 au président de l'université d'Evry-Val d'Essonne de sa décision de protection fonctionnelle du 8 avril 2022, dans un délai de huit jours à compter de la notification de l'ordonnance sous astreinte de 500 euros par jour de retard ;
2°) d'enjoindre au président de l'université d'exécuter sa décision et de lui rembourser les frais de justice qu'elle a exposées, dans les mêmes conditions de délai et d'astreinte ;
3°) d'enjoindre à l'université d'aménager son poste de travail et de confier au CHSCT une mission de contrôle de sa fiche de poste, dans les mêmes conditions de délai et d'astreinte ;
4°) d'enjoindre à l'université de lui octroyer et mettre en œuvre un mi-temps thérapeutique, dans les mêmes conditions de délai et d'astreinte ;
5°) de mettre à la charge de l'université d'Evry-Val d'Essonne le versement d'une somme de 3000 euros en application de l'article L 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- le refus de prise en charge des frais de justice ressort clairement de la transcription des enregistrements qu'elle produit ;
- la condition d'urgence est remplie dès lors que la décision en litige la prive de la prise en charge des frais de justice qu'elle a dû exposer pour la défense de ses intérêts depuis le 15 novembre 2021 ; que, par ailleurs, les conditions de la reprise de son travail sont inacceptables et l'exposent à un risque pour sa santé ;
- il existe un doute sérieux quant à la légalité de la décision en litige ; elle est entachée d'un défaut de motivation ; en n'appliquant pas sa propre décision l'université d'Evry commet une illégalité.
Par un mémoire en défense, enregistré le 4 octobre 2022, l'université Paris-Saclay demande à être mise hors de cause.
Par un mémoire en défense en date du 18 octobre 2022, l'université d'Evry-Val d'Essonne, représentée par la SCP Piwnica et Molinié, conclut à titre principal à l'irrecevabilité de la requête, à titre subsidiaire à son rejet et à ce qu'une somme de
3 000 euros soit mise à la charge de Mme C sur le fondement de l'article
L 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- la requête est irrecevable dès lors qu'elle tend à la suspension d'un acte insusceptible de recours, le silence conservé par l'université à la suite de la proposition de conclure une convention d'honoraires ne pouvant être regardée comme une décision de rejet susceptible de faire l'objet d'un recours pour excès de pouvoir ;
- la condition d'urgence n'est pas remplie dès lors que la requérante ne démontre pas que le refus de signer la convention d'honoraires transmise par son conseil l'exposerait à un préjudice grave et immédiat ; par ailleurs l'université a pris toutes les mesures propres à lui assurer des conditions de travail compatibles avec son état de santé et avec la protection fonctionnelle qui lui a été accordée ;
- il n'existe pas de doute sérieux quant à la légalité de la décision ; la décision attaquée qui n'est pas un refus d'exécuter la décision du 8 avril 2022 n'avait pas à être motivée ; le moyen tiré de ce que cet acte serait illégal est inopérant pour les mêmes motifs ;
- le rejet des conclusions aux fins de suspension emportera, par voie de conséquence, celui des conclusions aux fins d'injonction ; en tout état de cause, les dispositions de l'article L 911-1 du code de justice administrative ne permettent au juge que de prescrire des mesures résultant nécessairement de sa décision, ce qui n'est pas le cas des mesures sollicitées qui sont sans aucun rapport avec la démarche entreprise par le courrier du 30 mai 2022.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu :
- le code de justice administrative.
La présidente du tribunal a désigné M. Ouardes, vice-président, pour statuer en qualité de juge des référés.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Au cours de l'audience publique tenue le 19 octobre 2022 à 14h30, en présence de Mme Jean, greffière d'audience, M. B a lu son rapport et entendu :
- les observations de Me Garcia, pour Mme C qui conclut aux mêmes fins que la requête par les mêmes moyens qu'il précise ;
- et les observations de Me Bizri, pour l'université d'Evry-Val d'Essonne, qui conclut aux mêmes fins que le mémoire en défense par les mêmes moyens qu'elle précise.
.La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.
Vu la note en délibéré enregistrée le 20 octobre 2022 pour Mme C.
Considérant ce qui suit :
1.Mme C demande la suspension de la décision implicite de rejet de la demande d'exécution notifiée le 30 mai 2022 au président de l'université d'Evry Val d'Essonne de sa décision de protection fonctionnelle du 8 avril 2022.
2. Aux termes de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision. ".
3. Pour justifier d'une situation d'urgence, Mme C fait valoir que la décision en litige la prive de la prise en charge des frais de justice qu'elle a dû exposer pour la défense de ses intérêts et que, par ailleurs, les conditions de la reprise de son travail sont inacceptables et l'exposeraient à un risque pour sa santé. Toutefois la requérante ne démontre pas que le refus de signer la convention d'honoraires transmise par son conseil l'exposerait à un préjudice grave et immédiat, faute notamment de produire des éléments suffisants quant à sa situation financière. Par ailleurs l'intéressée n'est plus exposée à un risque pour sa santé dès lors qu'il résulte de l'instruction et n'est pas contesté qu'elle a exercé son droit de retrait depuis le 29 septembre 2022. Il suit de là que la condition tenant à l'urgence ne peut être regardée comme satisfaite. Il résulte de ce qui précède que la requête de Mme C doit être rejetée en toutes ses conclusions.
4. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de faire droit à la demande de l'université d'Evry Val d'Essonne formée en application des dispositions de l'article L 761-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E:
Article 1er : La requête de Mme C est rejetée.
Article 2 : La demande de l'université d'Evry-Val d'Essonne tendant à ce qu'il soit fat application des dispositions de l'article L 761-1 du code de justice administrative, est rejetée.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A C et au ministre de l'enseignement supérieur, de la recherche et de l'innovation.
Copie en sera adressée à l'université d'Evry-Val d'Essonne.
Fait à Versailles, le 21 octobre 2022,
Le juge des référés, La greffière,
Signé Signé
P. B A. Jean
La République mande et ordonne au ministre de l'enseignement supérieur, de la recherche et de l'innovation en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026