vendredi 5 juillet 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de VERSAILLES |
| Section | Tribunal Administratif de VERSAILLES |
| N° Dossier | TA78-2207548 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | Magistrat Maitre |
| Avocat requérant | MAUJEUL |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et des mémoires, enregistrés le 6 octobre 2022, le 18 octobre 2022 et le 15 juin 2024, M. A C B, représenté par Me Maujeul, demande au tribunal :
1°) d'annuler la contrainte émise à son encontre le 6 septembre 2022 par la directrice du service contentieux de Pôle emploi Ile-de-France en vue du recouvrement de la somme de 1'492,85 euros correspondant à remboursement de l'aide à la mobilité ;
2°) de le décharger de l'obligation de payer la somme de 1 492,85 euros ;
3°) de mettre à la charge de Pôle emploi une somme de 2 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ;
Il soutient que :
- il n'est pas établi que le signataire de la contrainte disposait d'une délégation de signature régulière ;
- la décision est insuffisamment motivée dès lors qu'elle n'indique pas les motifs fondant la demande de remboursement de l'aide à la mobilité pour le mois de février 2020 ;
- elle est entachée d'une erreur de droit et d'appréciation dès lors qu'il remplissait les critères pour se voir attribuer l'aide à la mobilité ; la demande de remboursement de cette aide est infondée ;
Par un mémoire en défense enregistré le 17 juin 2024, France Travail Ile-de-France conclut au non-lieu à statuer.
Il soutient qu'il a rapporté la décision litigieuse en annulant l'indu émis à l'encontre de M. B.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la code du travail ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné M. Maitre, premier conseiller, en application de l'article R. 222-13 du code de justice administrative.
Le président de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le rapport de M. Maitre, premier conseiller, a été entendu au cours de l'audience publique.
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.
Considérant ce qui suit :
1. M. A C B forme opposition à la contrainte émise à son encontre le 6 septembre 2022 par Pôle emploi Ile-de-France pour le recouvrement de l'allocation d'aide à la mobilité indument versée, d'un montant de 1 492,85 euros.
2. Il résulte de l'instruction que la créance en litige a été annulée par France Travail Ile-de-France le 9 novembre 2022. Par suite, les conclusions tendant à l'annulation de la contrainte émise pour le recouvrement de cette somme, ainsi que les conclusions à fin de décharge ont perdu leur objet en cours d'instance et il n'y a plus lieu d'y statuer.
3. Dans les circonstances de l'espèce, il y a lieu de mettre à la charge de France Travail Ile-de-France une somme de 1 500 euros à verser à M. B en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 1er : Il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions tendant à l'annulation de la contrainte émise le 6 septembre 2022 par la directrice du service contentieux de Pôle emploi Ile-de-France en vue du recouvrement de la somme de 1'492,85 ainsi que sur les conclusions tendant à décharger M. B de payer cette somme.
Article 2 : France Travail Ile-de-France versera à M. B la somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. A C B et à France Travail Ile-de-France.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 5 juillet 2024.
Le magistrat désigné,
signé
B. Maitre
Le greffier,
signé
I de Dutto
La République mande et ordonne au ministre du travail en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026