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AccueilJurisprudence administrativeN° TA78-2207726

Tribunal Administratif de VERSAILLES — Décision N° TA78-2207726

lundi 23 décembre 2024

JuridictionTribunal Administratif de VERSAILLES
SectionTribunal Administratif de VERSAILLES
N° DossierTA78-2207726
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
Avocat requérantCAMUS

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Versailles a été saisi par Mme B épouse C d’un recours pour excès de pouvoir contre une décision du préfet de l’Essonne du 15 septembre 2022 refusant de lui délivrer un titre de séjour en qualité de conjointe de ressortissant français. Postérieurement à l’introduction de la requête, l’intéressée a obtenu une carte de séjour temporaire mention « vie privée et familiale » valable du 3 mars 2023 au 2 mars 2024. En conséquence, le tribunal, faisant application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, a constaté qu’il n’y avait plus lieu de statuer sur les conclusions à fin d’annulation et d’injonction sous astreinte. La demande de frais présentée au titre de l’article L. 761-1 du même code a été rejetée.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 13 octobre 2022, Mme A B épouse C, représentée par Me Camus, demande au tribunal :

1°) d'annuler la décision du 15 septembre 2022 par laquelle le préfet de l'Essonne a refusé de lui délivrer un titre de séjour en qualité de conjointe de ressortissant français ;

2°) d'enjoindre au préfet de l'Essonne, à titre principal, de lui délivrer une carte de séjour mention " vie privée et familiale ", dans un délai de quinze jours à compter de la notification de la décision à intervenir, sous astreinte de 150 euros par jour de retard, ainsi que, dans l'attente, une autorisation provisoire de séjour l'autorisant à travailler, ou, à titre subsidiaire, de réexaminer sa situation administrative, dans les mêmes conditions de délai et d'astreinte, et de lui délivrer, dans l'attente, une autorisation provisoire de séjour l'autorisant à travailler ;

3°) de mettre à la charge de l'État la somme de 1 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Par un mémoire enregistré le 22 octobre 2024, Mme B épouse C conclut au non-lieu à statuer sur ses conclusions aux fins d'annulation et d'injonction sous astreinte et indique maintenir uniquement sa demande fondée sur les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Par un mémoire en défense enregistré le 19 novembre 2024, la préfète de l'Essonne conclut au non-lieu à statuer sur la requête de Mme B épouse C.

Elle fait valoir que Mme B épouse C a été mise en possession d'une carte de séjour valable du 3 mars 2023 au 2 mars 2024.

Par une ordonnance du 14 novembre 2024, la clôture de l'instruction a été fixée au 29 novembre 2024.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : / () / 3° Constater qu'il n'y a pas lieu de statuer sur une requête ; / () ; / 5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l'article L. 761-1 ou la charge des dépens ; / () ".

Sur les conclusions à fin d'annulation et d'injonction sous astreinte :

2. Il ressort des pièces du dossier que Mme B épouse C a obtenu le 2 mai 2023, soit postérieurement à l'introduction de la requête, une carte de séjour temporaire mention " vie privée et familiale ", valable du 3 mars 2023 au 2 mars 2024. Par suite, il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions à fin d'annulation de la décision du 15 septembre 2022 par laquelle le préfet de l'Essonne a refusé de lui délivrer un titre de séjour en qualité de conjointe de ressortissant français ni, par voie de conséquence, sur les conclusions à fin d'injonction sous astreinte.

Sur les frais de l'instance :

3. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de mettre à la charge de l'État la somme demandée au titre des frais exposés par Mme B épouse C et non compris dans les dépens.

ORDONNE :

Article 1er : Il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions à fin d'annulation et d'injonction sous astreinte présentées par Mme B épouse C.

Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.

Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A B épouse C et à la préfète de l'Essonne.

Fait à Versailles, le 23 décembre 2024.

La présidente de la 3ème chambre,

Signé

C. Rollet-Perraud

La République mande et ordonne à la préfète de l'Essonne en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

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