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AccueilJurisprudence administrativeN° TA78-2208222

Tribunal Administratif de VERSAILLES — Décision N° TA78-2208222

jeudi 9 novembre 2023

JuridictionTribunal Administratif de VERSAILLES
SectionTribunal Administratif de VERSAILLES
N° DossierTA78-2208222
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
Formation7éme chambre
Avocat requérantSELARL VERPONT AVOCATS

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et des mémoires, enregistrés les 3 novembre 2022, 21 février, 6 avril, 4 et 26 septembre 2023, le dernier mémoire n'ayant pas été communiqué, M. H, M. E, M. et Mme P, M. et Mme G, M. A et M. D, représentés par Me Julien Lalanne, demandent au tribunal, dans le dernier état de leurs écritures :

1°) d'annuler l'arrêté du 10 mai 2022 par lequel le maire de Villennes-sur-Seine a délivré à la SA HLM Immobilière 3F un permis de construire visant au changement de destination et à la réhabilitation avec démolition d'un bâtiment existant sur la parcelle AN977, l'arrêté du 17 février 2023 délivrant un permis de construire modificatif, ensemble les décisions implicites ayant rejeté leurs recours gracieux ;

2°) de mettre à la charge de la commune de Villennes-sur-Seine et de la société HLM Immobilière 3F la somme de 2 500 euros chacune en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Ils soutiennent que :

- ils ont intérêt à agir ;

- la décision est signée d'une autorité incompétente ;

- le dossier de permis de construire présente des informations insuffisantes, dès lors que la parcelle AN838 n'est pas inclue dans l'assiette du projet, alors qu'elle accueille des places de stationnement ; la demande est entachée de fraude ; la parcelle AN838 n'est concernée que par une servitude de passage, mais tout stationnement y est interdit ;

- le projet méconnaît l'article 2.2 du règlement de zone, le bâtiment n'étant pas en retrait de 5 mètres par rapport à la limite séparative ; en méconnaissance avec l'article 2.2.2, l'ouverture de nouvelles baies dans la façade est prévue ;

- le projet méconnaît l'article 3.3 du règlement de zone, aucune végétalisation n'étant prévue pour la marge de recul ni les emplacements de stationnement ;

- le projet méconnaît l'article 4.2 du règlement de zone ; la toiture n'est pas " simple ", elle comporte de multiples percements ;

- le projet méconnaît l'article 5.1 du règlement de zone et le chapitre 5 des dispositions générales du règlement ; le chemin de Groux, qui dessert le projet, ne répond pas à ces conditions ; la servitude sur la parcelle AN838 manque en droit ; la desserte interne ne répond pas aux exigences du projet ;

- le projet méconnaît l'article 5.2 du règlement de zone et le chapitre 5 de la partie 1 du règlement ; seuls 11 emplacements de stationnement sont prévus sur la parcelle ; aucun emplacement n'est équipé pour la recharge des véhicules électriques ou hybrides ; les places extérieures ne font l'objet d'aucun souci d'insertion ; 3 places sont inutilisables.

Par des mémoires enregistrés les 19 janvier, 24 février, 11 mai, 15 et 19 septembre 2023, le mémoire du 11 mai 2023 n'ayant pas été communiqué, la SA HLM Immobilière 3F, représentée par Me Anthony Bichelonne, conclut au rejet de la requête, à titre subsidiaire à ce qu'il soit fait application de l'article L.600-5-1 du code de l'urbanisme, ainsi qu'à la mise à la charge des requérants de la somme de 3 000 euros au titre des dispositions de l'article L.761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- les moyens de la requête ne sont pas fondés ;

- un permis de construire modificatif lui a été délivré le 17 février 2023.

Par un mémoire en intervention volontaire, enregistré le 23 février 2023, qui n'a pas été communiqué, M. L M, représenté par Me Julien Lalanne, conclut à ce qu'il soit fait droit aux conclusions de la requête.

La clôture de l'instruction a été fixée, en dernier lieu, au 5 octobre 2023.

Les parties ont été informées, en application des dispositions de l'article L.600-5-1 du code de l'urbanisme, de ce que, dans l'hypothèse où il retiendrait comme fondé le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 3.3 du règlement du PLU applicable à la zone UDd, le tribunal serait susceptible de surseoir à statuer, pendant un délai qu'il fixerait, dans l'attente de la régularisation du permis de construire attaqué.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'urbanisme ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme Fejérdy, première conseillère,

- les conclusions de Mme Cerf, rapporteure publique,

- et les observations de Me Lalanne, représentant M. H et autres, et de Me Maillard, représentant la SA HLM Immobilière 3F.

Considérant ce qui suit :

1. Par un arrêté du 10 mai 2022, le maire de Villennes-sur-Seine a délivré à la société SA HLM Immobilière 3F un permis de construire portant sur un changement de destination et la réhabilitation d'un ensemble de bureaux, en vue d'y créer 12 logements, sur un terrain cadastré AN977. Les requérants, voisins du projet, ont exercé des recours gracieux les 7 et 12 juillet 2023. Un permis de construire modificatif a été délivré à la société HLM Immobilière 3F en cours d'instance, par arrêté du 17 février 2023. Les requérants demandent l'annulation des arrêtés des 10 mai 2022 et 17 février 2023, ensemble des décisions implicites ayant rejeté leurs recours gracieux.

Sur l'intervention de M. M :

2. M. M, voisin direct du projet, présente un intérêt suffisant à l'annulation de la décision du 10 mai 2022. Son intervention est par suite recevable.

Sur les conclusions à fin d'annulation :

3. En premier lieu, par un arrêté du 13 juillet 2020, le maire de Villennes-sur-Seine a donné délégation à M. R K, adjoint au maire, pour signer notamment les décisions de permis de construire. Ce dernier était donc compétent pour signer l'arrêté du 10 mai 2022.

4. En deuxième lieu, les requérants font valoir que le dossier de permis de construire présente une vision erronée, voire frauduleuse, du projet, en ne mentionnant que la parcelle AN977 au titre de son assiette, alors que des aménagements sont prévus sur la parcelle voisine AN838. Le dossier de permis de construire modificatif a toutefois modifié la demande sur ce point, le terrain d'assiette y étant présenté comme composé des parcelles AN 977, 838 et 449, alors que tous les aménagements prévus sont désormais situés sur la parcelle 977. Dès lors, et du fait de l'intervention de l'arrêté du 17 février 2023 délivrant permis de construire modificatif, le moyen est inopérant et doit être écarté.

5. En troisième lieu, aux termes de l'article 2.2 du règlement du plan local d'urbanisme intercommunal (PLUi) applicable à la zone UDd : " 2.2.1 Règles générales / () Les constructions sont implantées en retrait d'une limite séparative latérale au moins. / Le retrait est au moins égal à 5 mètres (). / 2.2.2 Règles qualitatives / Dans l'objectif d'une meilleure intégration dans son environnement, une implantation différente de celle prévue ci-dessus peut être admise ou imposée dans les cas suivants : / () 3. Lorsqu'il s'agit de travaux d'extension d'une construction existante à la date d'approbation du PLUi dont l'implantation n'est pas conforme à la règle, dès lors qu'ils sont réalisés dans le respect d'une harmonie d'ensemble avec la construction et qu'aucune baie nouvelle n'est créée dans les parties de la construction qui ne respecterait pas le retrait minimal prévu par la règle () ". Aux termes de l'article 1.1.3 de la partie 1 du règlement du PLUi, relatif aux " travaux sur une construction existante " : " Pour une construction existante devenue non conforme au règlement prévu par le PLUi, les travaux peuvent être autorisés à condition que : / - soit ils sont sans effet sur la règle méconnue ; / - soit ils ont pour effet de rendre la construction plus conforme à la règle méconnue. / Toutefois, le règlement de zone (partie 2 du règlement) peut prévoir, pour les constructions existantes à la date d'approbation du PLUi des dispositions " qualitatives " qui se substituent à la règle générale prévue par le règlement de zone. "

6. D'une part, le règlement du PLUi définit l'extension d'une construction dans les termes suivants : " l'extension consiste en un agrandissement d'une construction existante présentant des dimensions inférieures à celle-ci, tant en termes de surface de plancher que d'emprise au sol. () " Aux termes de l'article 2.4.2 du règlement du PLUi, relatif à l'emprise au sol : " L'emprise au sol des constructions est définie par la surface représentant la projection verticale du volume de l'ensemble des constructions. Pour son calcul, ne sont pas pris en compte : / () - les marquises, les perrons, les rampes d'accès au sous-sol () ".

7. Il ressort des pièces du dossier que le projet, tel qu'il est défini dans le cadre du permis de construire modificatif, s'accompagne d'une diminution de la surface de plancher de 149,7 m² par rapport à l'état existant. Par ailleurs, s'il prévoit la réalisation d'un auvent au-dessus de la porte d'entrée, celui-ci est exclu du calcul de l'emprise au sol de la construction, au même titre que les marquises. Il s'ensuit que l'emprise au sol de la construction n'est pas modifiée par la réalisation des travaux projetés. Dès lors, le projet ne peut être regardé comme l'extension d'une construction existante, et les dispositions du point 3 de l'article 2.2.2 ne lui sont pas applicables.

8. D'autre part, il est constant que le bâtiment existant, implanté à 1,36 mètres de la limite séparative sud, ne respecte pas les dispositions de l'article 2.2.1 du règlement du PLUi applicables à la zone UDd. Il ressort toutefois des pièces du dossier que le projet s'accompagne du déplacement de la partie de la façade sud située sous l'égout du toit, correspondant à la presque totalité du niveau du rez-de-chaussée, pour l'implanter à 2,20 mètres de la limite séparative. Dans ces circonstances, et quelles que soient les caractéristiques des baies présentes sur cette façade, le projet a pour effet de rendre la construction plus conforme à la règle définie à l'article 2.2.1 du règlement du PLUi. Le moyen tiré de la méconnaissance de ces dispositions doit donc être écarté.

9. En quatrième lieu, aux termes de l'article 3.3 du règlement du PLUi applicable à la zone UDd : " () La marge de recul / L'espace compris entre la limite de voie et les constructions est majoritairement végétalisé de façon à concourir à la qualité du paysage de la rue qu'il borde. Les espaces permettant d'accéder aux aires de stationnement () sont traitées dans la composition paysagère de la marge de recul. () / Les espaces de stationnement / Les aires de stationnement réalisées en surface sont conçues, tant dans le choix de leur localisation que dans leur traitement paysager, pour limiter leur impact visuel depuis l'espace public. Un arbre au moins est planté pour quatre places de stationnement. Ces plantations peuvent être regroupées organisées dans une plantation paysagère d'ensemble. "

10. Il ressort des pièces du dossier que, d'une part, la marge de recul, qui n'est pas concernée par les travaux projetés, fait déjà l'objet d'une végétalisation, le long de la voie d'accès intérieure au terrain. D'autre part, si les plantations prévues à l'article 3.3 sont regroupées de deux côtés de la construction, les aires de stationnement seront recouvertes de dalles en Evergreen, ce qui a pour effet, conformément aux dispositions de l'article 1.1.3 du règlement du PLUi cité au point 4, s'agissant d'une construction existante, de rendre la construction plus conforme à la règle de végétalisation énoncée à l'article 3.3. Dès lors, le moyen tiré de la méconnaissance de ces dernières dispositions doit être écarté.

11. En cinquième lieu, aux termes des dispositions de l'article 4.2 du règlement du PLUi applicables à la zone UDd : " La conception des toitures est guidée par une simplicité des formes. () "

12. Si le projet prévoit le percement de plusieurs terrasses tropéziennes dans la toiture, cette caractéristique ne contrevient pas à la simplicité de forme de celle-ci, composée de deux pentes. Le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 4.2 du règlement doit donc être écarté.

13. En sixième lieu, aux termes de l'article 5.1.2.1 des dispositions générales du règlement du PLUi, relatives aux conditions de desserte des terrains par les voies : " Règles applicables à l'ensemble des voies de desserte / Les voies de desserte des terrains : / - présentent des caractéristiques répondant à la nature et à l'importance du projet situé sur le terrain à desservir, et notamment à la nature et à l'intensité du trafic qu'il est susceptible d'engendrer ; / - permettent la circulation et l'utilisation des engins de lutte contre l'incendie ; / - respectent les dispositions des règlements de voirie lorsqu'ils existent. / Espaces de desserte interne / Les espaces de desserte interne, alors même qu'ils ne constituent pas des voies de desserte au sens des dispositions ci-dessus, sont toutefois conçus afin de répondre aux besoins des projets qu'ils desservent, notamment en cas de pluralité de constructions ; ils répondent à ce titre à des caractéristiques de tracé, de largeur et de sécurité adaptées. " Aux termes de l'article 5.1.2.2 du même texte : " Accès à une voie de desserte publique ou privée / Pour être constructible, tout terrain doit disposer d'un accès, direct ou indirect, aux voies, publiques ou privées, ouvertes à la circulation générale constituant la desserte dudit terrain. () "

14. Si les requérants font valoir que le chemin des Groux, qui selon eux connaît déjà un " trafic intense ", présenterait des caractéristiques insuffisantes pour desservir le projet, ils n'apportent aucun élément à l'appui de leurs affirmations, alors qu'il ressort des pièces du dossier que cette voie publique, à double sens de circulation, desservait déjà la construction existante, utilisée jusqu'alors en tant que bureaux. Par ailleurs, si les requérants soutiennent que le projet ne disposerait d'aucun accès à la voie publique, cette branche du moyen est devenue inopérante par la délivrance du permis de construire modificatif du 17 février 2023, l'assiette du projet comprenant désormais également la parcelle AN838, qui dispose d'un accès direct à la voie publique. Enfin, il ne ressort pas des pièces du dossier que la desserte interne, constituée par cette parcelle, dont la largeur est désormais de 4,87 mètres après délivrance du permis de construire modificatif, serait de largeur insuffisante pour permettre le passage des véhicules. Le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions de l'article 5.1.2 des dispositions générales du règlement du PLUi doit donc être écarté.

15. En septième lieu, il ressort de la combinaison des dispositions de l'article 5.2 du règlement applicable à la zone UDd et des articles 5.2.2.2 et 5.2.2.1 des dispositions générales du même règlement que le projet, qui prévoit la réalisation, en dehors du périmètre de 500 mètres autour d'une gare, de 8 logements sociaux et 4 logements locatifs intermédiaires, lesquels doivent être considérés comme entrant dans la catégorie des " logements locatifs à caractère social " citée par le règlement du PLUi, doit s'accompagner de la réalisation de 12 places de stationnement. Si les requérants soutiennent que le projet ne prévoit que 11 places de stationnement sur le terrain d'assiette, ce qui selon eux ne permet pas le respect des dispositions du règlement, le projet a été modifié sur ce point dans le cadre du permis de construire modificatif et prévoit désormais la réalisation de 12 places de stationnement sur le terrain d'assiette. Le moyen, devenu inopérant, doit donc être écarté.

16. En huitième lieu, aux termes de l'article 5.2.3.2 des dispositions générales du règlement du PLUi : " Les parcs de stationnement des constructions à destination de logement et de bureau comportent des places équipées pour la recharge des véhicules électriques ou hybrides. () / Le nombre de places équipées à réaliser est conforme aux dispositions des articles R. 111-14-2 et R. 111-14-3 du code de la construction et de l'habitation. () "

17. Il ressort des pièces du dossier que le projet, tel qu'il ressort du permis de construire modificatif, prévoit la réalisation de " 4 bornes pour véhicules électriques ", ce qui correspond à l'équipement du tiers des places de stationnement, et dépasse les exigences des articles R. 111-14-2 et R. 111-14-3 du code de la construction et de l'habitation. Le moyen doit donc être écarté.

18. En neuvième lieu, aux termes de l'article 5.2.3.3 des dispositions générales du règlement du PLUi : " Dans les zones urbaines ou à urbaniser mixtes : / Dans les zones urbaines ou à urbaniser mixtes () UDd (), les dispositions suivantes sont applicables. / Pour les constructions à destination d'habitation comprenant plus de 2 logements, de bureau, d'artisanat, et de commerce de détail, les aires de stationnement pour les véhicules motorisés sont réalisées dans l'emprise des constructions. / Par emprise de la construction, il faut entendre que les places de stationnement sont réalisées soit en sous-sol, soit dans le volume d'une construction, hors box non contigu à la construction. () / Cette obligation n'est pas applicable, sous réserve d'une insertion qualitative des aires de stationnement dans la composition urbaine et paysagère du projet : () / - aux places de stationnement à réaliser dans le cas d'un changement de destination d'une construction ou d'extension d'une construction existante. () "

19. Il ressort des pièces du dossier que si les places de stationnement sont situées en extérieur, et non dans l'emprise de la construction, elles sont désormais, dans le projet tel qu'il a été autorisé par le permis de construire modificatif, placées le long de la construction, de telle sorte que, compte tenu de la forme du terrain, elles sont peu visibles à partir de la voie publique. Dans ces circonstances, et nonobstant leur absence de végétalisation, elles peuvent être regardées comme ayant fait l'objet d'une insertion qualitative dans la composition urbaine et paysagère du projet. Dès lors, le moyen tiré des dispositions rappelées au point précédent doit être écarté.

20. En dixième lieu, aux termes de l'article 5.2.3.4 des dispositions générales du règlement du PLUi : " Les places de stationnement des véhicules motorisés sont conçues, tant dans la distribution et la dimension des emplacements que l'organisation des aires de dégagement et de circulation, pour garantir leur fonctionnement et leur accessibilité aux voitures. "

21. Il ressort des pièces du dossier, et notamment du plan de masse produit au dossier de demande de permis de construire modificatif, que les places de stationnement 4 à 10, situées dans le sens horizontal, et perpendiculairement à la construction, sont séparées des places 1 à 3, placées dans le sens vertical, par une bande de 5 mètres de large. Contrairement à ce que soutiennent les requérants, il ne ressort pas des pièces du dossier, et notamment pas de la " simulation " produite par les requérants, que cet espace serait insuffisant pour permettre un accès à toutes les places de stationnement. Le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions rappelées au point précédent doit donc être écarté.

Sur les conclusions tendant à l'application des dispositions de l'article L.761-1 du code de justice administrative :

22. Ces dispositions font obstacle à ce que soit mise à la charge de la commune de Villennes-sur-Seine et de la SA HLM Immobilière 3F, qui ne sont pas les parties perdantes dans la présente instance, la somme que demandent les requérants au titre des frais exposés par eux et non compris dans les dépens. Dans les circonstances de l'espèce, il y a lieu de mettre à la charge des requérants la somme de 1 800 euros à verser à la société pétitionnaire au même titre.

D E C I D E :

Article 1er : L'intervention de M. M est admise.

Article 2 : La requête est rejetée.

Article 3 : Les requérants verseront à la SA HLM Immobilière 3F la somme de 1 800€ (mille huit cents euros)au titre des dispositions de l'article L.761-1 du code de justice administrative.

Article 4 : Le présent jugement sera notifié à M. I H, M. B E, M. et Mme C et Q P, M. et Mme N et F G, M. O A et M. J D, à M. L M, à la commune de Villennes-sur-Seine et à la société HLM Immobilière 3F.

Délibéré après l'audience du 19 octobre 2023, à laquelle siégeaient :

- M. Ouardes, président,

- Mme Fejérdy, première conseillère,

- M. De Miguel, premier conseiller.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 9 novembre 2023.

La rapporteure,

signé

B. Fejérdy

Le président,

signé

P. Ouardes

La greffière,

signé

C. Benoit-Lamaitrie

La République mande et ordonne au préfet des Yvelines en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

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