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AccueilJurisprudence administrativeN° TA78-2208242

Tribunal Administratif de VERSAILLES — Décision N° TA78-2208242

jeudi 24 novembre 2022

JuridictionTribunal Administratif de VERSAILLES
SectionTribunal Administratif de VERSAILLES
N° DossierTA78-2208242
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
Avocat requérantBOBETIC

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

I. Par une requête, enregistrée le 3 novembre 2022, M. F A D, représenté par Me Bobetic, demande au juge des référés, saisi sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative :

1°) de suspendre la décision de la présidente de l'université Paris-Saclay, en date du

12 octobre 2022, de l'exclure de l'université ;

2°) d'enjoindre à la présidente de l'université Paris-Saclay de lui laisser libre accès à l'université, sur le fondement des articles L. 911-1 et L. 911-3 du code de justice administrative, dans un délai d'un jour à compter de l'ordonnance à intervenir sous astreinte de 500 euros par jour de retard ;

3°) de mettre à la charge de l'université Paris-Saclay une somme de 2 400 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

- il y a urgence à prononcer la suspension de la décision contestée, car il doit passer un examen le 29 novembre prochain, consistant en une épreuve clinique, qui doit se dérouler " salle des thèses niveau II " à l'hôpital du Kremlin-Bicêtre, lieu qui lui est interdit ; cet examen, ainsi que celui du 13 décembre 2022, est nécessaire à la validation de l'année en cours et donc à l'inscription à l'examen classant national, et ces deux examens ne peuvent pas faire l'objet de session de rattrapage ;

- il existe un doute sérieux quant à la légalité de la décision, qui est entachée d'incompétence, de défaut de motivation et intervenue en méconnaissance de l'article R.712-8 du code de l'éducation ;

Par un mémoire enregistré le 21 novembre 2022, l'université Paris-Saclay, représentée par sa présidente en exercice, conclut au rejet de la requête et à la mise à la charge de M. A D d'une somme de 166, 32 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

L'université fait valoir que :

- aucun des trois moyens invoqués par M. A D n'est de nature à créer un doute sérieux quant à la légalité de la décision en cause. En effet, la présidente de l'université est bien l'autorité compétente pour prendre l'arrêté en cause, lequel est suffisamment motivé, pris sans que la procédure contradictoire ne soit obligatoire, compte tenu de la situation d'urgence, et notifié oralement par le doyen et par la directrice déléguée générale des services au requérant, lequel était accompagné d'un élu étudiant au conseil de la faculté. Cet arrêté n'est pas entaché d'erreur manifeste d'appréciation compte tenu du trouble à l'ordre public engendré par les agissements graves et crédibles de M. A D, trouble persistant, entretenu par le comportement de victimisation de M. A D, qui sollicite auprès d'étudiants ou d'anciens étudiants de la faculté de médecine des attestations ou des témoignages de moralité, ce qui contribue à créer une division profonde au sein de la communauté étudiante. En outre, l'université a le devoir de protéger les victimes présumées, et plusieurs ont manifesté leur peur de rencontrer M. A D lorsqu'elles doivent assister aux enseignements à l'université ; d'ailleurs, certaines ne suivent plus les cours, par peur de le rencontrer.

Par un mémoire enregistré le 22 novembre 2022, M. A D conclut aux mêmes fins que précédemment par les mêmes moyens, et ajoute que les faits allégués sont anciens et qu'ainsi, il n'y a pas d'urgence à l'exclure, que deux des personnes qui l'accusent ne sont pas dans la même année que lui et ne le côtoient pas, qu'il n'a même pas été convoqué dans le cadre de l'enquête disciplinaire.

Vu :

- la décision dont la suspension est demandée ;

- la requête, enregistrée sous le n°228241, tendant à l'annulation de la décision dont la suspension est demandée.

- les autres pièces du dossier.

II. Par une requête, enregistrée le 15 novembre 2022, M. F A D, représenté par Me Bobetic, demande au juge des référés, saisi sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative :

1°) de suspendre la décision de la présidente de l'université Paris-Saclay, en date du

24 octobre 2022, de prolonger son exclusion de l'université ;

2°) d'enjoindre à la présidente de l'université Paris-Saclay de lui laisser libre accès à l'université, sur le fondement des articles L. 911-1 et L. 911-3 du code de justice administrative, dans un délai d'un jour à compter de l'ordonnance à intervenir sous astreinte de 500 euros par jour de retard ;

3°) de mettre à la charge de l'université Paris-Saclay une somme de 2 400 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

- il y a urgence à prononcer la suspension de la décision contestée, car il doit passer un examen le 29 novembre prochain, consistant en une épreuve clinique, qui doit se dérouler " salle des thèses niveau II " à l'hôpital du Kremlin-Bicêtre, lieu qui lui est interdit ; cet examen, ainsi que celui du 13 décembre 2022, est nécessaire à la validation de l'année en cours et donc à l'inscription à l'examen classant national, et ces deux examens ne peuvent pas faire l'objet de session de rattrapage ;

- il existe un doute sérieux quant à la légalité de la décision, qui est entachée d'incompétence, de défaut de motivation et intervenue en méconnaissance de l'article R.712-8 du code de l'éducation ;

Par un mémoire enregistré le 21 novembre 2022, l'université Paris-Saclay, représentée par sa présidente en exercice, conclut au rejet de la requête et à la mise à la charge de M. A D d'une somme de 166, 32 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

L'université fait valoir que :

- aucun des trois moyens invoqués par M. A D n'est de nature à créer un doute sérieux quant à la légalité de la décision en cause. En effet, la présidente de l'université est bien l'autorité compétente pour prendre l'arrêté en cause, lequel est suffisamment motivé, pris sans que la procédure contradictoire ne soit obligatoire, compte tenu de la situation d'urgence, et notifié oralement par le doyen et par la directrice déléguée générale des services au requérant, lequel était accompagné d'un élu étudiant au conseil de la faculté. Cet arrêté n'est pas entaché d'erreur manifeste d'appréciation compte tenu du trouble à l'ordre public engendré par les agissements graves et crédibles de M. A D, trouble persistant, entretenu par le comportement de victimisation de M. A D, qui sollicite auprès d'étudiants ou d'anciens étudiants de la faculté de médecine des attestations ou des témoignages de moralité, ce qui contribue à créer une division profonde au sein de la communauté étudiante. En outre, l'université a le devoir de protéger les victimes présumées, et plusieurs ont manifesté leur peur de rencontrer M. A D lorsqu'elles doivent assister aux enseignements à l'université ; d'ailleurs, certaines ne suivent plus les cours, par peur de le rencontrer.

Par un mémoire enregistré le 22 novembre 2022, M. A D conclut aux mêmes fins que précédemment par les mêmes moyens, et ajoute que les faits allégués sont anciens et qu'ainsi, il n'y a pas d'urgence à l'exclure, que deux des personnes qui l'accusent ne sont pas dans la même année que lui et ne le côtoient pas, qu'il n'a même pas été convoqué dans le cadre de l'enquête disciplinaire.

Vu :

- la décision dont la suspension est demandée ;

- la requête, enregistrée sous le n°228562, tendant à l'annulation de la décision dont la suspension est demandée.

- les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

La présidente du tribunal a désigné Mme E en application de l'article L. 511-2 du code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme Descours-Gatin, juge des référés,

- les observations de Me Coquis, substituant Me Bobetic, pour M. A D qui reprend ses écritures, notamment en ce qui concerne l'urgence et le doute sérieux sur la légalité de la décision et qui fait valoir que les faits allégués datent de plus d'un an, qu'il n'existe pas de risque actuel permettant de légitimer la décision, qu'en ce qui concerne la crédibilité des faits qui lui sont reprochés, aucune plainte pénale n'a été déposée par les jeunes femmes, qu'il n'a occasionné aucun trouble à l'ordre public, qu'il n'est pas alcoolique, que la décision contestée comporte des contradictions, que la présomption d'innocence doit s'appliquer, que, si une plainte avait été déposée contre lui, il aurait été placé en garde à vue, que la décision du juge des référés n'empêchera pas la procédure disciplinaire, qu'il n'est pas convoqué devant une instance disciplinaire ;

- et les observations de M. B C, directeur adjoint des affaires juridiques et institutionnelles de l'université Paris-Saclay, ayant pouvoir de représenter l'université devant le tribunal administratif de Versailles dans le cadre des procédures de référés n°2208242-13 et 2208563-13, qui s'en rapporte aux écritures, et qui soutient en outre que cette affaire s'inscrit dans un contexte de violences sexuelles et sexistes, qu'un dépôt de plainte est en cours, ainsi qu'une procédure disciplinaire, procédures sur lesquelles la présidente de l'université ne peut pas influer, qu'une victime ne vient plus en cours, que l'université a été mise au courant des faits en octobre dernier, que le risque de trouble à l'ordre public résulte du risque de rencontre entre l'auteur présumé et les victimes présumés dans les locaux universitaires, l'une des victimes étant en stage au Kremlin-Bicêtre et l'autre à l'hôpital Beclère de Clamart.

L'instruction a été close à l'issue de l'audience le 23 novembre 2022 à 14 heures 45.

Considérant ce qui suit :

Sur les conclusions présentées au titre de l'article L. 521-1 du code de justice administrative :

En ce qui concerne les conclusions aux fins de suspension :

1. Par une décision du 12 octobre 2022, la présidente de l'université Paris-Saclay a interdit à M. F A D, étudiant inscrit en 6ème année de médecine à la faculté de médecine du Kremlin-Bicêtre, l'accès aux enceintes et locaux de l'université pour une durée de trente jours, pour des faits d'agressions sexuelles répétées, notamment des viols, de violences volontaires et de propos antisémites et racistes, pour lesquels il est gravement mis en cause de manière crédible par plusieurs victimes et divers témoignages. Par une seconde décision, en date du 24 octobre 2022, la présidente de l'université a prolongé les effets de l'arrêté du 12 octobre 2022 jusqu'à la décision de la section disciplinaire saisie, au motif que le trouble à l'ordre public causé par les faits imputés à M. A D est grave et persistant.

2. M. A D demande la suspension de ces deux arrêtés par les deux requêtes sus-mentionnées, qu'il y a lieu de joindre pour y statuer par une seule et même ordonnance.

Sur les conclusions présentées au titre de l'article L. 521-1 du code de justice administrative:

3. Aux termes du premier alinéa de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en 1'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision ".

En ce qui concerne la condition d'urgence :

4. L'urgence justifie que soit prononcée la suspension d'un acte administratif lorsque l'exécution de celui-ci porte atteinte, de manière suffisamment grave et immédiate, à un intérêt public, à la situation du requérant ou aux intérêts qu'il entend défendre. Il appartient au juge des référés, saisi de conclusions tendant à la suspension d'un acte administratif, d'apprécier concrètement, compte tenu des justifications fournies par le requérant, si les effets de 1'acte litigieux sont de nature à caractériser une urgence justifiant que, sans attendre le jugement de la requête au fond, l'exécution de la décision soit suspendue. L'urgence doit être appréciée objectivement compte tenu de l'ensemble des circonstances de l'affaire.

5. Aux termes de l'article L. 712-2 du code de l'éducation : " () Le président assure la direction de l'université. A ce titre : () 6° Il est responsable du maintien de l'ordre et peut faire appel à la force publique dans des conditions fixées par décret en Conseil d'Etat ; () ". Aux termes de l'article R. 712-8 du code de l'éducation : " En cas de désordre ou de menace de désordre dans les enceintes et locaux définis à l'article R. 712-1, l'autorité responsable désignée à cet article en informe immédiatement le recteur chancelier./ Dans les cas mentionnés au premier alinéa : 1° La même autorité peut interdire à toute personne et, notamment, à des membres du personnel et à des usagers de l'établissement ou des autres services ou organismes qui y sont installés l'accès de ces enceintes et locaux. Cette interdiction ne peut être décidée pour une durée supérieure à trente jours. Toutefois, au cas où des poursuites disciplinaires ou judiciaires seraient engagées, elle peut être prolongée jusqu'à la décision définitive de la juridiction saisie. (.)".

6. Une mesure interdisant l'accès aux enceintes et locaux d'une université à un étudiant édictée par le président d'une université dans le cadre des pouvoirs qu'il tient des dispositions de l'article L. 712-2 du code de l'éducation doit être adaptée, nécessaire et proportionnée au regard des seules nécessités de l'ordre public, telles qu'elles découlent des circonstances de temps et de lieu, et ne peut être prise que si les autorités universitaires ne disposent pas des moyens de maintenir l'ordre dans l'établissement et si les restrictions qu'elle apporte aux libertés sont justifiées par des risques avérés de désordre.

7. Les décisions litigieuses ont pour effet de priver le requérant d'accès aux locaux de l'université Paris-Saclay et ce, jusqu'à ce que la commission de discipline ait statué à son encontre, et, en conséquence, de la possibilité de participer aux épreuves des 29 novembre et 13 décembre 2022, qui ne peuvent pas être reportées à une session de rattrapage, et qui sont nécessaires à la validation de l'année en cours et donc à l'inscription de l'examen classant national. Eu égard aux effets de ces décisions, la condition d'urgence doit être regardée comme remplie.

En ce qui concerne le doute sérieux :

8. Il résulte de l'instruction que la présidente de l'université Paris-Saclay a pris les arrêtés contestés aux motifs que " les graves agissements dont Monsieur A D serait l'auteur sont connus de la communauté des étudiants et des enseignants et provoquent l'émoi et l'inquiétude des membres de cette même communauté ", et que " la présence de Monsieur F A D sur le campus universitaire de la faculté de médecine étant source de désordre et de troubles à l'ordre public, il est urgent de lui interdire l'accès aux enceintes et locaux de l'université". Toutefois, en premier lieu, l'université se borne à faire état, sans l'établir, du comportement de M. D qui sollicite auprès d'étudiants ou d'anciens étudiants de la faculté de médecine des attestations ou des témoignages de moralité, ce qui contribuerait à créer une division profonde au sein de la communauté étudiante. En second lieu, si l'université invoque la peur de certaines victimes présumées de rencontrer M. A D dans les locaux de l'université, elle se borne à produire à l'appui de cette affirmation un seul témoignage, n'émanant d'ailleurs pas des victimes présumées, insuffisant à établir la nécessité, à la date des décisions contestées, d'exclure M. A D de l'ensemble des locaux universitaires, alors qu'il ne résulte pas de l'instruction que ces deux étudiantes, dont l'une aurait cessé de se rendre aux cours depuis plusieurs mois, seraient amenées à fréquenter les mêmes locaux que le requérant. Dans ces conditions, le moyen tiré de l'absence de nécessité des mesures litigieuses est propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité des décisions contestées.

9. Il résulte de ce qui précède que les deux conditions auxquelles l'article L. 521-1 du code de justice administrative subordonne la suspension d'une décision administrative sont dans la présente affaire réunies. Il convient dès lors, d'ordonner la suspension de l'exécution des deux décisions en date des 12 et 24 octobre 2022 de la présidente de l'université Paris-Saclay, jusqu'à ce qu'il soit statué au fond sur les demandes présentées par M. A D devant le tribunal administratif de Versailles.

En ce qui concerne les conclusions aux fins d'injonction et d'astreinte :

10. Dans le cas où les conditions posées par l'article L. 521-1 du code de justice administrative sont remplies, le juge des référés peut non seulement suspendre l'exécution d'une décision administrative, même de rejet, mais aussi assortir cette suspension d'une injonction, s'il est saisi de conclusions en ce sens, ou de l'indication des obligations qui en découleront pour l'administration. Toutefois, les mesures qu'il prescrit ainsi, alors qu'il se borne à relever l'existence d'un doute sérieux quant à la légalité de la décision en litige, doivent présenter un caractère provisoire. Il suit de là que le juge des référés, saisi sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, ne peut, sans excéder sa compétence, ordonner une mesure qui aurait des effets en tous points identiques à ceux qui résulteraient de l'exécution par l'autorité administrative d'un jugement annulant la décision administrative contestée.

11. En l'espèce, il y a lieu d'enjoindre à la présidente de l'université Paris-Saclay de laisser à M. A D libre accès aux locaux de l'université dans un délai d'un jour à compter de la notification de la présente ordonnance, jusqu'à ce qu'il soit statué au fond sur les demandes présentées par M. A D devant le tribunal administratif de Versailles, sans qu'il y ait lieu d'assortir cette injonction d'une astreinte.

Sur les frais liés au litige :

12. D'une part, il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de l'université de Paris-Saclay la somme de 1 000 euros en application des dispositions de l'article

L. 761-1 du code de justice administrative. D'autre part, les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce qu'une somme soit mise à la charge de M. A D qui n'est pas, dans la présente instance, la partie perdante.

O R D O N N E

Article 1er : Jusqu'à ce qu'il ait été statué sur les demandes présentées par M. A D devant le tribunal administratif de Versailles, dirigées contre les décisions de la présidente de l'université Paris-Saclay en date des 12 et 24 octobre 2022, l'exécution de ces décisions est suspendue.

Article 2 : Il est enjoint à la présidente de l'université Paris -Saclay de permettre l'accès aux locaux de l'université à M. A D dans un délai d'un jour à compter de la notification de la présente ordonnance, jusqu'à ce qu'il soit statué au fond sur les demandes présentées par

M. A D devant le tribunal administratif de Versailles.

Article 3 : L'université Paris -Saclay versera à M. A D une somme de 1 000 (Mille) euros au titre de l'article L.761-1 du code de justice administrative.

Article 4 : Les conclusions de l'université Paris-Saclay tendant à l'application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.

Article 5 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A D et à l'université Paris -Saclay.

La juge des référés,

Signé

C. E La greffière,

Signé

A. Jean

La République mande et ordonne au ministre de l'enseignement supérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Nos 2208242-2208660

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