vendredi 27 janvier 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de VERSAILLES |
| Section | Tribunal Administratif de VERSAILLES |
| N° Dossier | TA78-2208246 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | 2ème chambre |
| Avocat requérant | CABINET TUSHISHVILI |
Vu la procédure suivante :
I. Par une requête enregistrée sous le n° 2208246 le 3 novembre 2022 et un mémoire enregistré le 15 décembre 2022, M. C D, représenté par Me Tushishvili, demande au tribunal :
1°) d'annuler pour excès de pouvoir l'arrêté du 29 septembre 2022 de la préfète des Landes lui refusant le titre de séjour demandé et l'obligeant à quitter le territoire français, avec délai ;
2°) d'enjoindre au préfet territorialement compétent, à titre principal, de lui délivrer un titre de séjour portant la mention " vie privée et familiale " dans un délai de 30 jours suivant la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ; à titre subsidiaire, de réexaminer sa situation, dans un délai de 30 jours suivant la notification du jugement à intervenir et, dans l'attente, de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros sur le fondement de l'article L.761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- S'agissant de la décision de refus de titre de séjour ;
- elle a été signée par une autorité incompétente ;
- elle est insuffisamment motivée ;
- elle est entachée d'un défaut d'examen particulier de sa situation personnelle ;
- elle méconnaît les articles L.423-23 et L.435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste dans l'appréciation de ces conséquences sur sa situation personnelle ;
- elle est entachée d'un vice de procédure, en l'absence de saisine de la commission du titre de séjour.
S'agissant de la décision portant obligation de quitter le territoire français :
-elle est illégale par voie d'exception.
S'agissant de la décision fixant le pays de renvoi :
- elle est illégale par voie d'exception.
Par un mémoire enregistré le 1er décembre 2022, la préfète des Landes conclut au rejet de la requête.
Elle soutient que les moyens soulevés ne sont pas fondés.
Par ordonnance du 16 décembre 2022, la clôture de l'instruction a été fixée au 2 janvier 2023.
II. Par une requête enregistrée sous le n°22008247 le 3 novembre 2022, Mme A B, représentée par Me Tushishvili, demande au tribunal :
1°) d'annuler pour excès de pouvoir l'arrêté du 29 septembre 2022 de la préfète des Landes lui refusant le titre de séjour demandé et l'obligeant à quitter le territoire français, avec délai ;
2°) d'enjoindre au préfet territorialement compétent, à titre principal, de lui délivrer un titre de séjour portant la mention " vie privée et familiale " dans un délai de 30 jours suivant la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ; à titre subsidiaire, de réexaminer sa situation, dans un délai de 30 jours suivant la notification du jugement à intervenir et, dans l'attente, de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros sur le fondement de l'article L.761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- S'agissant de la décision de refus de titre de séjour ;
- elle a été signée par une autorité incompétente ;
- elle est insuffisamment motivée ;
- elle est entachée d'un défaut d'examen particulier de sa situation personnelle ;
- elle méconnaît les articles L.423-23 et L.435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste dans l'appréciation de ces conséquences sur sa situation personnelle ;
- elle est entachée d'un vice de procédure, en l'absence de saisine de la commission du titre de séjour.
Par un mémoire enregistré le 1er décembre 2022, la préfète des Landes conclut au rejet de la requête.
Elle soutient que les moyens soulevés ne sont pas fondés.
Par ordonnance du 16 décembre 2022, la clôture de l'instruction a été fixée au 2 janvier 2023.
Vu les autres pièces des dossiers.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration.
- le code de justice administrative.
Le président de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
A été entendu au cours de l'audience publique le rapport de Mme Vincent, première conseillère.
Considérant ce qui suit :
1. M. C D, ressortissant géorgien né le 13 janvier 1978, est entré sur le territoire français en juin 2012, selon ses dires, accompagné de son épouse, Madame A B, née le 10 mars 1976, également de nationalité géorgienne. Ils ont ensuite déposé une demande d'asile auprès de l'Office français de protection des réfugiés et apatrides (OFPRA), demande définitivement rejetée par décisions de la Cour nationale du droit d'asile (CNDA) du 16 décembre 2014. Après avoir présenté une première demande d'admission exceptionnelle au séjour en décembre 2015, ils ont demandé au préfet des Landes, le 25 avril 2017, de leur délivrer des titres de séjour " vie privée et familiale ". Par courrier du 8 février 2018, le préfet les a informés qu'ils ne remplissaient pas les conditions pour être admis exceptionnellement au séjour et que, sauf élément nouveau de leur part transmis dans les 15 jours, il envisageait de prononcer à leur encontre un refus de séjour assorti d'une obligation de quitter le territoire français. Par courrier du 27 février 2018 de leur conseil, les requérants ont alors transmis au préfet des éléments relatifs à la durée de leur séjour en France et à la scolarisation de leur fils, né le 15 septembre 2012 en France. Ils ont ensuite actualisé leurs dossiers par un nouveau courrier de leur conseil de mars 2019 puis en déposant des documents complémentaires au guichet de la préfecture le 6 juillet 2021. Par courrier du 20 juillet 2021, la préfète des Landes leur a ensuite demandé de nouvelles pièces. Par arrêtés du 29 septembre 2022 dont ils demandent l'annulation, la préfète des Landes a refusé de faire droit à leurs demandes et a assorti son refus d'obligations de quitter le territoire français avec délai.
2. Les requêtes susvisées n°2208246 et n°2208247, présentées pour M. D et Mme B, présentent à juger les mêmes questions et ont fait l'objet d'une instruction commune. Il y a lieu de les joindre pour statuer par un seul jugement.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne la légalité des décisions portant refus de délivrance d'un titre de séjour :
3. En premier lieu, les décisions attaquées ont été signées par M. Daniel Fermon, secrétaire général de la préfecture, qui a reçu, par arrêté du 2 mars 2022 de la préfète des Landes, délégation de signature à l'effet de signer " tous arrêtés ", relevant des attributions de l'Etat dans le département, à l'exclusion de certains actes dont ne font pas partie les décisions attaquées. Par suite, les moyens manquent en fait et doivent être écartés.
4. En deuxième lieu, les décisions attaquées comportent les considérations en droit et en fait sur lesquelles la préfète s'est fondée pour prendre ses décisions, conformément aux articles L.211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration, code qui a codifié la loi du 11 juillet 1979 relative à la motivation des actes administratifs. Par suite, les moyens doivent être écartés.
5. En troisième lieu, la circonstance que la préfète aurait instruit leur demande pendant une durée anormalement longue de cinq années n'est pas de nature à révéler un défaut d'examen particulier de leur situation personnelle. En tout état de cause, s'ils soutiennent que la préfète fait état dans les décisions attaquées de pièces manquantes alors que ses dernières demandes d'actualisation datent du 20 juillet 2021 et ne concernent que des pièces limitativement énumérées, il résulte toutefois des courriers de la préfète que celle-ci leur a demandé, en sus des pièces énumérées, de transmettre " tous autres documents supplémentaires " qu'ils jugeraient utiles pour l'instruction de leur demande, en leur précisant de ne pas omettre, " le cas échéant, tout changement concernant [sa] situation familiale et professionnelle ". Au surplus, il ressort des pièces des dossiers qu'ils ont fait l'objet d'un premier arrêté refusant de leur délivrer un titre de séjour et portant obligation de quitter le territoire français du préfet de l'Oise du 11 février 2015. Le requérant a ensuite fait l'objet d'un deuxième arrêté portant obligation de quitter le territoire français du préfet du Lot et Garonne du 21 mai 2016. Par décision de la préfète des Landes du 14 janvier 2016, leurs demandes d'admission exceptionnelle au séjour ont par ailleurs été rejetée. Dès lors, les moyens tirés du défaut d'examen particulier de leur situation personnelle doivent être écartés.
6. En quatrième lieu, aux termes de l'article L.423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger qui n'entre pas dans les catégories prévues aux articles L. 423-1, L. 423-7, L. 423-14, L. 423-15, L. 423-21 et L. 423-22 ou dans celles qui ouvrent droit au regroupement familial, et qui dispose de liens personnels et familiaux en France tels que le refus d'autoriser son séjour porterait à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des motifs du refus, se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " d'une durée d'un an, sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1. Les liens mentionnés au premier alinéa sont appréciés notamment au regard de leur intensité, de leur ancienneté et de leur stabilité, des conditions d'existence de l'étranger, de son insertion dans la société française ainsi que de la nature de ses liens avec sa famille restée dans son pays d'origine. L'insertion de l'étranger dans la société française est évaluée en tenant compte notamment de sa connaissance des valeurs de la République ". De plus, aux termes de l'article L.435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger dont l'admission au séjour répond à des considérations humanitaires ou se justifie au regard des motifs exceptionnels qu'il fait valoir peut se voir délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " salarié ", " travailleur temporaire " ou " vie privée et familiale ", sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1.Lorsqu'elle envisage de refuser la demande d'admission exceptionnelle au séjour formée par un étranger qui justifie par tout moyen résider habituellement en France depuis plus de dix ans, l'autorité administrative est tenue de soumettre cette demande pour avis à la commission du titre de séjour prévue à l'article L. 432-14. Les modalités d'application du présent article sont définies par décret en Conseil d'Etat ". Enfin, aux termes des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1° Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance ; 2° Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale ou à la protection des droits et libertés d'autrui. ".
7. Au cas d'espèce, les requérants se prévalent de la durée et de la stabilité de leur présence en France. Toutefois, s'ils justifient de leur présence sur le territoire français depuis septembre 2012, ils n'apportent aucun élément au débat témoignant de l'intensité des liens personnels et familiaux noués en France autres qu'au sein de leur cercle familial incluant leur fils, né en France et scolarisé depuis, de même que de leur insertion dans la société française et de leurs conditions d'existence. A cet égard, la circonstance que les requérants produisent une nouvelle promesse d'embauche de M. D, en réponse au grief de la préfète d'une promesse d'embauche datant de 2017 et dès lors probablement caduque, est sans influence sur la légalité de la décision attaquée, cette promesse étant postérieure à la date des décisions attaquées. De plus, s'ils font valoir qu'ils n'ont plus d'attaches familiales en Géorgie, leurs pères étant décédés et les autres membres de leur famille résidant en Italie ou en Grèce, ces éléments ne sont pas non plus de nature à démontrer l'intensité de leurs liens personnels et familiaux en France. Par suite, les moyens tirés de la méconnaissance des articles L.423-23 et L.435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ainsi que de la méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doivent être écartés.
8. Pour les mêmes motifs, les moyens tirés de l'erreur manifeste commise par la préfète dans l'appréciation des conséquences de ses décisions doivent être écartés.
9. En cinquième lieu, aux termes de l'article L. 432-13 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Dans chaque département est instituée une commission du titre de séjour qui est saisie pour avis par l'autorité administrative : 1° Lorsqu'elle envisage de refuser de délivrer ou de renouveler la carte de séjour temporaire prévue aux articles () L.423-23 () à un étranger qui en remplit effectivement les conditions de délivrance ; () 4° Dans le cas prévu à l'article L. 435-1 ". Il résulte de ces dispositions que le préfet est tenu de saisir la commission du cas des seuls étrangers qui remplissent effectivement les conditions prévues aux articles L.313-11, L. 314-11 et L. 314-12 auxquels il envisage de refuser le titre de séjour sollicité et non de celui de tous les étrangers qui se prévalent de ces dispositions.
10. Au cas d'espèce, il résulte du point 7 du présent jugement que les requérants ne remplissent pas les conditions pour se voir délivrer un titre de séjour sur le fondement des articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par suite, la préfète n'était pas tenue de saisir la commission du titre de séjour de leurs situations. Par suite, les moyens tirés du vice de procédure entachant les décisions attaquées doivent être écartés.
11. Il résulte de ce qui précède que les conclusions dirigées contre les décisions portant refus de titre de séjour doivent être rejetées.
Sur la légalité des décisions portant obligation de quitter le territoire français et des décisions fixant le pays de renvoi :
12. Il résulte de ce qui précède que les décisions portant refus de titre de séjour ne sont pas illégales. Par suite, les décisions portant obligation de quitter le territoire français et fixant le pays de renvoi ne sont pas illégales par voie d'exception.
13. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation dirigées contre l'ensemble des décisions attaquées doivent être rejetées. Par voie de conséquence, il en est de même des conclusions à fin d'injonction, de même que des conclusions présentées sur le fondement de l'article L.761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 1er : Les requêtes n°2208246, 22008247 de M. D et de Mme A B sont rejetées.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. C D, Mme A B et à la préfète des Landes.
Délibéré après l'audience du 13 janvier 2023, à laquelle siégeaient :
Mme Gosselin, président,
Mme Vincent, première conseillère,
Mme Geismar, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 27 janvier 2023.
La rapporteure,
Signé
L. Vincent
Le président,
Signé
C. GosselinLa greffière,
Signé
S. Lamarre
La République mande et ordonne à la préfète des Landes en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026