mardi 7 mars 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de VERSAILLES |
| Section | Tribunal Administratif de VERSAILLES |
| N° Dossier | TA78-2208601 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | 5ème chambre |
| Avocat requérant | BERTAUX |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 16 novembre 2022, M. C A, représenté par Me Bertaux, demande au tribunal :
1°) d'annuler les décisions du 15 novembre 2022 par lesquelles le préfet des Yvelines l'a obligé à quitter le territoire sans délai, a fixé de le pays à destination duquel il est susceptible d'être éloigné en cas d'exécution d'office et a prononcé à son encontre une interdiction de retour d'une durée d'un an ;
2°) d'enjoindre au préfet de procéder à un nouvel examen de sa situation dans un délai de deux mois, sous astreinte de 200 euros par jour de retard et de lui délivrer, dans cette attente, une autorisation provisoire de séjour l'autorisant à travailler ;
3°) à défaut d'enjoindre au préfet de prendre toute mesure pour mettre fin à son signalement aux fins de non-admission dans le système d'information Schengen ;
4°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 2 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
La décision portant obligation de quitter le territoire :
- n'est pas motivée ;
- est entachée d'erreur de droit au regard du 3° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ; en effet, il n'a pas été en mesure de déposer un dossier de régularisation auprès des services de la préfecture des Yvelines ;
- méconnaît le droit d'être entendu, tel qu'il est garanti par l'article 41 de la Charte des droits fondamentaux de l'union européenne ;
-viole les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
-est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ; en effet, il dispose d'un document de voyage en cours de validité, réside de manière stable et continue en France ou il dispose d'une adresse stable, a fait preuve de sa volonté d'intégration et son comportement ne constitue pas une menace pour l'ordre public.
La décision par laquelle le préfet a refusé de lui octroyer un délai de départ volontaire :
-est illégale par voie d'exception ;
-n'est pas motivée.
-méconnaît les dispositions des articles de l'article L. 612-2 et L. 612-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
La décision fixant le pays de destination en cas d'exécution d'office :
-est illégale par voie d'exception ;
-viole les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
-est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ;
La décision portant interdiction de retour pour une durée d'un an :
-est illégale par voie d'exception ;
-n'est pas motivée ;
-méconnaît les dispositions de l'article L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
-est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation : en effet, il n'a jamais fait l'objet d'une précédente mesure d'éloignement et a fixé en France le centre de ses attaches privées et familiales ;
-méconnaît le droit d'être entendu, tel qu'il est garanti par l'article 41 de la Charte des droits fondamentaux de l'union européenne ;
-viole les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
La requête a été communiquée au préfet des Yvelines, qui n'a pas produit de mémoire en défense mais a produit des pièces enregistrées le 22 décembre 2022.
Par ordonnance du 24 novembre 2022, la clôture d'instruction a été fixée au 6 janvier 2023 à 10h00.
Vu :
- les autres pièces du dossier ;
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, conclue à Rome le 4 novembre 1950 ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- le code de justice administrative.
Le président de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le rapport de M. B a été entendu au cours de l'audience publique.
Considérant ce qui suit :
1. M. A, ressortissant sénégalais né le 13 avril 1982, déclare être entré en France le 1er janvier 2019. A la suite d'un contrôle et d'une audition intervenue le 15 novembre 2022, le préfet des Yvelines lui a notifié un arrêté, daté du même jour, portant obligation de quitter le territoire sans délai, fixant le pays de renvoi en cas d'exécution d'office et prononçant à son encontre une interdiction de retour d'une durée d'un an. M. A demande au tribunal d'annuler ces décisions.
Sur la décision portant obligation de quitter le territoire
2. En premier lieu, la décision attaquée vise le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dont il est fait application ainsi que la convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, et notamment ses articles 3 et 8. Il suit de là qu'elle est suffisamment motivée en droit. Par ailleurs, l'arrêté mentionne les circonstances de fait propres à la situation du requérant, et précise que l'intéressé s'est maintenu sur le territoire malgré l'édiction, à son encontre, par le préfet de l'Essonne le 9 février 2021, d'un arrêté portant refus de titre de séjour et obligation de quitter le territoire dans un délai de 30 jours. Par suite, le moyen tiré du défaut de motivation de la décision portant refus de séjour n'est pas fondé et doit être écarté.
3. En second lieu, aux termes de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'autorité administrative peut obliger un étranger à quitter le territoire français lorsqu'il se trouve dans les cas suivants : () /3° L'étranger s'est vu refuser la délivrance d'un titre de séjour, le renouvellement du titre de séjour, du document provisoire délivré à l'occasion d'une demande de titre de séjour ou de l'autorisation provisoire de séjour qui lui avait été délivré ou s'est vu retirer un de ces documents ; () ".
4. Ainsi qu'il a été indiqué au point 2, M. A, qui n'établit pas avoir tenté en vain de régulariser sa situation auprès des services préfectoraux, a été destinataire d'un arrêté du 9 février 2021, portant refus de titre de séjour et obligation de quitter le territoire dans un délai de 30 jours. Par suite, il n'est pas fondé à soutenir que la décision litigieuse aurait méconnu les dispositions précitées de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers.
5. En troisième lieu, selon le paragraphe 1 de l'article 41 de la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne : " Toute personne a le droit de voir ses affaires traitées impartialement, équitablement et dans un délai raisonnable par les institutions et organes de l'Union " ; qu'en vertu du paragraphe 2 de ce même article : " Ce droit comporte notamment : / - le droit de toute personne d'être entendue avant qu'une mesure individuelle qui l'affecterait défavorablement ne soit prise à son encontre () ". Il résulte de la jurisprudence de la Cour de justice de l'Union européenne que ces dispositions s'adressent non pas aux Etats membres mais uniquement aux institutions, organes et organismes de l'Union. Ainsi, le moyen tiré de leur violation par une autorité d'un État membre est inopérant. S'il résulte toutefois également de la jurisprudence de la Cour de justice que le droit d'être entendu fait partie intégrante du respect des droits de la défense, principe général du droit de l'Union et qu'il appartient aux Etats membres, dans le cadre de leur autonomie procédurale, de déterminer les conditions dans lesquelles le respect de ce droit est assuré, il ne saurait cependant être interprété en ce sens que l'autorité nationale compétente est tenue, dans tous les cas, d'entendre l'intéressé lorsque celui-ci a déjà eu la possibilité de présenter, de manière utile et effective, son point de vue sur la décision en cause.
6. En l'espèce, le requérant a fait l'objet d'une audition le 15 novembre 2022, lors de laquelle il a pu présenter des observations et décrire sa situation familiale, sociale et professionnelle, et évoquer ses liens avec son pays d'origine. En outre, il a déjà fait l'objet, le 9 février 2021, d'un arrêté portant obligation de quitter le territoire et connaissait ainsi l'existence d'un risque d'éloignement. M. A n'est donc pas fondé à soutenir que la décision litigieuse aurait été prise à l'issue d'une procédure irrégulière.
7. En quatrième lieu, l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales stipule que : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui ".
8. Si M. A soutient qu'il a fixé en France le centre de ses intérêts privés et familiaux, il ne conteste toutefois pas être célibataire et sans charge de famille et ne soutient pas, en outre, être dépourvu d'attaches dans son pays d'origine où il a vécu jusqu'à l'âge de 36 ans. Par suite, le moyen tiré de la violation des stipulations précitées de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales n'est pas fondé et doit être écarté.
9. Pour les mêmes motifs que ceux qui ont été exposés aux points 6 et 8 de la présente décision, et bien que M. A se prévale d'une activité professionnelle, toutefois irrégulière, depuis le mois de mai 2021, il n'est pas fondé à soutenir que la décision litigieuse serait entachée d'une erreur manifeste d'appréciation de sa situation.
Sur la décision refusant l'octroi d'un délai de départ volontaire
10. En premier lieu, il résulte de ce qui précède que la décision par laquelle le préfet a obligé M. A à quitter le territoire n'étant pas illégale, le requérant n'est pas fondé à soutenir, que la décision par laquelle il a refusé de lui octroyer un délai de départ volontaire est illégale par voie d'exception.
11. En second lieu, la décision litigieuse, qui vise les dispositions des articles L. 612-2 et L. 612-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et rappelle que M. A a fait l'objet d'une précédente mesure d'éloignement, est suffisamment motivée.
12. En troisième lieu, aux termes de l'article L. 612-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Par dérogation à l'article L. 612-1, l'autorité administrative peut refuser d'accorder un délai de départ volontaire dans les cas suivants : ()/ 3° Il existe un risque que l'étranger se soustraie à la décision portant obligation de quitter le territoire français dont il fait l'objet. " et l'article L. 612-3 du même code dispose que : " Le risque mentionné au 3° de l'article L. 612-2 peut être regardé comme établi, sauf circonstance particulière, dans les cas suivants : () / 5° L'étranger s'est soustrait à l'exécution d'une précédente mesure d'éloignement () ".
13. En l'espèce, M. A ayant fait l'objet d'un arrêté portant obligation de quitter le territoire en date du 9 février 2021 qu'il n'a pas exécuté, n'est pas fondé à soutenir que la décision lui refusant l'octroi d'un délai de départ volontaire serait entachée d'erreur de droit.
Sur la décision fixant le pays de renvoi
14. D'une part, il résulte de ce qui précède que la décision fixant le pays de destination n'est pas illégale par voie d'exception.
15. D'autre part, et pour les mêmes motifs que ceux qui ont été indiqués au point 8, M. A n'est pas fondé à soutenir que la décision fixant le pays de renvoi aurait violé les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
16. Enfin, il n'est pas davantage fondé, et pour les mêmes motifs que ceux exposés au points 6 à 9, à soutenir qu'elle serait entachée d'une erreur manifeste d'appréciation.
Sur la décision prononçant à son encontre une décision d'interdiction de retour d'une durée d'un an
17. Aux termes de l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Lorsqu'aucun délai de départ volontaire n'a été accordé à l'étranger, l'autorité administrative assortit la décision portant obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français. Des circonstances humanitaires peuvent toutefois justifier que l'autorité administrative n'édicte pas d'interdiction de retour. Les effets de cette interdiction cessent à l'expiration d'une durée, fixée par l'autorité administrative, qui ne peut excéder trois ans à compter de l'exécution de l'obligation de quitter le territoire français ". Aux termes de l'article L. 612-10 de ce code : " Pour fixer la durée des interdictions de retour mentionnées aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative tient compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, de la circonstance qu'il a déjà fait l'objet ou non d'une mesure d'éloignement et de la menace pour l'ordre public que représente sa présence sur le territoire français. Il en est de même pour l'édiction et la durée de l'interdiction de retour mentionnée à l'article L. 612-8 ainsi que pour la prolongation de l'interdiction de retour prévue à l'article L. 612-11 ".
18. En premier lieu, la décision d'interdiction de retour doit comporter l'énoncé des considérations de droit et de fait qui en constituent le fondement, de sorte que son destinataire puisse à sa seule lecture en connaître les motifs. Si cette motivation doit attester de la prise en compte par l'autorité compétente, au vu de la situation de l'intéressé, de l'ensemble des critères prévus par la loi, aucune règle n'impose que le principe et la durée de l'interdiction de retour fassent l'objet de motivations distinctes, ni que soit indiquée l'importance accordée à chaque critère.
19. En l'espèce, l'arrêté du 15 novembre 2022 du préfet des Yvelines vise les dispositions de l'article L. 612-6 précité ainsi que celles de l'article L. 612-10 et précise les circonstances de fait sur lesquelles le préfet s'est fondé pour prononcer à l'encontre de M. A une mesure d'interdiction de retour pour une durée d'un an. Par suite, elle est suffisamment motivée.
20. En second lieu, pour les mêmes motifs que ceux exposés au point 6 de la présente décision, M. A n'est pas fondé à soutenir que cette décision aurait été prise en méconnaissance de son droit d'être entendu.
21. Enfin et pour les mêmes motifs que ceux exposés au point 8 de la présente décision, le requérant n'est pas fondé à soutenir que la décision prononçant à son encontre une mesure d'interdiction de retour pour une durée d'un an aurait violé les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
22. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation présentées par M. A doivent être rejetées. Il en est de même, par voie de conséquence, des conclusions à fin d'injonction et de celles relatives aux frais de l'instance.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. A est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. C A et au préfet des Yvelines.
Délibéré après l'audience du 14 février 2023, à laquelle siégeaient :
M. Philippe Delage, président,
Mme Winkopp-Toch, première conseillère,
M. Grégoire Thivolle, conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 7 mars 2023.
Le rapporteur,
Signé
G. B
Le président,
Signé
Ph. DelageLa greffière,
Signé
V. Retby
La République mande et ordonne au préfet des Yvelines, en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies d'exécution contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026