LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA78-2208606

Tribunal Administratif de VERSAILLES — Décision N° TA78-2208606

jeudi 8 décembre 2022

JuridictionTribunal Administratif de VERSAILLES
SectionTribunal Administratif de VERSAILLES
N° DossierTA78-2208606
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
Avocat requérantBIDAULT

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 16 novembre 2022, et des mémoires complémentaires, enregistrés les 2 et 5 décembre 2022, l'établissement public Ile-de-France Mobilités (A), représenté par Me Banel, demande au juge des référés :

1°) d'ordonner, sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, à la Société Française de Radiotéléphone (SFR) de déplacer l'armoire à fibre implantée sur le domaine public routier, située au droit du 42 rue Pierre Brossolette à Ris-Orangis, dès la notification de l'ordonnance à intervenir, sous astreinte de 2 000 euros par jour de retard à compter du lendemain de cette date ;

2°) de mettre à la charge de SFR la somme de 3 000 euros sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

- Dans le cadre des travaux de réaménagement de la future ligne de bus à haut niveau de service (BHNS), la ligne TZEN 4, qui circulera sur la rue Pierre Brossolette à Ris-Orangis, A, maître d'ouvrage, a demandé, sans succès, à la société SFR de déplacer l'armoire à fibres implantée sur le domaine public routier en prévision des aménagements de voirie projetés ;

- Les travaux principaux de réalisation de la plateforme TZEN 4, des voiries et trottoirs adjacents doivent débuter le 2 décembre 2022.

Par un mémoire en défense, enregistré le 1er décembre 2022, et des mémoires complémentaires, enregistrés les 2 et 6 décembre 2022, le dernier mémoire n'ayant pas été communiqué, la Société Française de Radiotéléphone (SFR), représentée par Me Bidault, conclut au rejet de la requête et, à titre subsidiaire, à ce que lui soit accordé un délai de 45 jours pour procéder au déplacement de l'armoire à fibre litigieuse sans astreinte, et à ce que soit mis à la charge d'IDFM une somme de 3 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- La requête est irrecevable dès lors qu'à titre préalable à toute action d'IDFM, il appartient au gestionnaire du domaine public routier, c'est-à-dire à la commune de Ris-Orangis ou au département de l'Essonne, de mettre fin à son occupation ; la simple qualité de bénéficiaire d'une déclaration d'utilité publique ne suffit pas à A pour justifier de la qualité de gestionnaire de voirie ; A n'a donc pas intérêt à saisir le juge pour que soit déplacée l'armoire litigieuse ;

- Elle doit être mise hors de cause, l'armoire en question étant la propriété de la société XP Fibre ;

- Les moyens de la requête ne sont pas fondés.

La requête a été transmise pour observation à la commune de Ris-Orangis et au département de l'Essonne qui n'ont a pas produit.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code des postes et des télécommunications ;

- le code de la voirie routière ;

- le code de justice administrative.

La présidente du tribunal a désigné Mme Boukheloua, vice-présidente, pour statuer sur les demandes de référé.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Au cours de l'audience publique du 1er décembre 2022 tenue en présence de Mme Paulin, greffière d'audience :

- Mme B a lu son rapport ;

- entendu Me Dreyfus, pour M. A qui a repris ses écritures.

- et entendu Me Bidault, pour SFR qui a repris ses écritures.

Mme B a interrogé Me Dreyfus sur les pièces qui pourraient être produites pour justifier tant de sa qualité de délégataire de la gestion du domaine public routier sur lequel est implanté l'armoire litigieuse, que du démarrage effectif des travaux au 2 décembre 2022 sur le tronçon de voie publique où est implanté cette armoire.

Me Dreyfus propose de produire les pièces demandées dans les meilleurs délais.

Les parties ont été informées lors de l'audience, puis par ordonnance, que la clôture de l'instruction était reportée au 6 décembre 2022 à 17h00.

Considérant ce qui suit :

1. D'une part, aux termes de l'article L. 521-3 du code de justice administrative : " En cas d'urgence et sur simple requête qui sera recevable même en l'absence de décision administrative préalable, le juge des référés peut ordonner toutes autres mesures utiles sans faire obstacle à l'exécution d'aucune décision ".

2. D'autre part, aux termes de l'article L. 113-3 du code de la voirie routière : " () les exploitants de réseaux de télécommunications ouverts au public () peuvent occuper le domaine public routier en y installant des ouvrages, dans la mesure où cette occupation n'est pas incompatible avec son affectation à la circulation terrestre. / Le gestionnaire du domaine public routier peut, dans l'intérêt de la sécurité routière, faire déplacer les installations et les ouvrages situés sur ce domaine aux frais de l'occupant dans des conditions définies par décret en Conseil d'Etat ". L'article R. 113-11 du même code, pris pour l'application de ces dispositions, prévoit que le déplacement des installations et ouvrages mentionnés au deuxième alinéa de l'article L. 113-3 peut être demandé par le gestionnaire du domaine public routier aux exploitants de réseaux de télécommunications lorsque la présence de ces installations et ouvrages fait courir aux usagers de la route un danger dont la réalité est établie, notamment " à l'occasion de travaux d'aménagement de la route ou de ses abords ".

3. Il n'est pas contesté que le projet de ligne TZEN 4 a été déclaré d'utilité publique par un arrêté du préfet de l'Essonne du 8 décembre 2016 et que l'établissement public Ile-de-France Mobilité (A) est maître d'ouvrage de cette ligne de bus à haut niveau de service (BHNS). Il est, par ailleurs, constant que l'armoire à fibre située en face du n°42 de la rue Pierre Brossolette à Ris-Orangis est positionnée sur la route départementale n°31, dans la limite d'emprise de la voie de circulation dédiée au TZEN 4, dite " plateforme ", qui doit être aménagée pour accueillir cet ouvrage.

4. Il ressort des pièces du dossier que, dans ce cadre, le département de l'Essonne a accordé, par arrêté du 5 décembre 2022, une permission de voirie à A pour l'occupation du domaine public, le réaménagement de la voirie et la création de la voie du TZEN 4. L'article 1er de cet arrêté énonce qu'il porte notamment " sur le domaine public de la route départementale 31 (rue Pierre Brossolette), entre le carrefour giratoire Irène et Frédéric Joliot Curie (RD 31) / avenue de la résistance / rue Valmy / rue Pierre Brossolette (RD 31), et le carrefour RD 31 : place Moulin à vent, sur le territoire de la commune de Ris-Orangis, en agglomération ". Selon cet article, A est autorisé " à faire exécuter des travaux de réaménagement de la voirie et la création de la voie TZEN 4 ", " à occuper temporairement le domaine public par les équipements ainsi créés ", sachant qu'" une convention de transfert de gestion et/ou de superposition d'affectation, de maintenance et d'entretien consolidera les conditions d'occupation du domaine public à plus long terme ". L'article 3 de cet acte énonce, au titre des conditions techniques d'exécution des ouvrages, que les travaux comprennent notamment " la réalisation, sur le domaine public de la RD 31, rue Brossolette () les terrassements généraux ; () la construction de la chaussée de la RD 31 ; () la construction d'accotements ; la construction de trottoirs ; () la réalisation d'aménagements paysagers dont la plantations d'arbres d'alignement () ".

5. Il ne résulte pas de ces mentions, ni d'aucun autre mention de cet arrêté, que le département de l'Essonne a entendu transférer à A, dans le cadre de cette permission de voirie et dans l'attente du transfert de gestion et/ou de la superposition d'affectation à venir, la compétence de gestionnaire du domaine public routier qu'il tient du deuxième alinéa de l'article L. 113-3 du code de la voirie routière mentionné au point 2 sur le tronçon de la route départementale 31 mentionné à son article 1er.

6. Ainsi, A ne justifie, ni à la date à laquelle a été introduite sa requête, ni à la date de la présente ordonnance, d'un intérêt à agir pour demander au juge des référés d'ordonner, sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, le déplacement de l'armoire à fibre litigieuse et ce, sans qu'y fasse obstacle la nature même de l'action en référé ouverte par ces dispositions, qui ne peut être intentée qu'en cas d'urgence et ne permet, en vertu de l'article L. 511-1 du même code, que de prendre des mesures présentant un caractère provisoire.

7. Il suit de là que la fin de non-recevoir opposée par la société SFR doit être accueillie.

8. Il résulte de ce qui précède que la requête d'IDFM ne peut qu'être rejetée, y compris ses conclusions présentées sur le fondement des dispositions de l'article L. 761 1 du code de justice administrative.

9. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge d'IDFM la somme demandée par SFR au titre des frais exposés par elle et non compris dans les dépens.

O R D O N N E:

Article 1er : La requête d'IDFM est rejetée.

Article 2 : Les conclusions de SFR présentées sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.

Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à l'établissement public Ile-de-France Mobilités (A), la Société Française de Radiotéléphone (SFR), à la commune de Ris-Orangis et au département de l'Essonne.

Fait à Versailles, le 8 décembre 2022.

La juge des référés,

signé

N. B

La greffière,

signé

S. PaulinLa République mande et ordonne au préfet de l'Essonne en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

N°2208606

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions