mardi 24 octobre 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de VERSAILLES |
| Section | Tribunal Administratif de VERSAILLES |
| N° Dossier | TA78-2208742 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | 9ème chambre |
| Avocat requérant | SELARL SYMCHOWICZ WEISSBERG ET ASSOCIES |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés les 21 novembre 2022 et 12 avril 2023, la SCCV Pierre Lelong, représentée par Me Le Mière, demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :
1°) d'annuler l'arrêté du 19 septembre 2022 par lequel le maire de la commune de Montgeron a refusé de lui délivrer un permis de construire pour la réalisation d'un immeuble de quinze logements avec un parking en sous-sol et un commerce ;
2°) d'enjoindre au maire de la commune de Montgeron de lui délivrer le permis de construire sollicité dans un délai d'un mois à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 1 000 euros par jour de retard ;
3°) de mettre à la charge de la commune de Montgeron la somme de 6 000 euros sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- sa requête est recevable ;
- l'arrêté attaqué est entaché d'incompétence ;
- il est insuffisamment motivé ;
- le projet ne méconnaît pas les articles 11 et UC 11 du règlement du plan local d'urbanisme (PLU) ;
- le projet ne méconnaît pas l'article 12 du règlement du PLU, tant en ce qui concerne le stationnement automobile que celui des vélos ;
- le motif tiré de la méconnaissance de l'article 15 du règlement du PLU est entaché d'erreur de droit, dès lors que les dispositions qui lui sont opposées ne constituent pas des règles impératives mais des recommandations, et qu'en tout état de cause, le projet respecte ces recommandations ;
- la substitution de motifs sollicitée par la commune ne peut être accueillie dès lors que, d'une part, elle ne peut remédier à l'insuffisance de motivation de l'arrêté attaqué et que, d'autre part, son projet ne méconnaît pas les dispositions des articles 11 et 15 du règlement du PLU relatives à l'emplacement des ouvertures de combles et à l'épaisseur des bâtiments.
Par un mémoire en défense, enregistré le 17 février 2023, et un mémoire enregistré le 12 mai 2023, qui n'a pas été communiqué, la commune de Montgeron, représentée par Me Saint-Supéry, conclut au rejet de la requête et à ce que la somme de 3 000 euros soit mise à la charge de la SCCV Pierre Lelong au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle fait valoir que :
- à titre principal, la requête est irrecevable, faute pour la société requérante d'établir la qualité pour agir de son représentant légal ;
- à titre subsidiaire, les moyens de la requête ne sont pas fondés ;
- à titre très subsidiaire, les motifs de l'arrêté attaqué peuvent être substitués par les motifs tirés de ce que le projet méconnaît les dispositions des articles 11 et 15 du règlement du PLU relatives à l'emplacement des ouvertures de combles et à l'épaisseur des bâtiments.
Par une ordonnance du 13 avril 2023, la clôture de l'instruction a été fixée au 15 mai 2023 à 12 heures.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'urbanisme ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Caron, première conseillère,
- les conclusions de Mme Amar-Cid, rapporteure publique,
- et les observations de Me Lucas, représentant la commune de Montgeron.
Considérant ce qui suit :
1. Le 4 août 2022, la SCCV Pierre Lelong a déposé une demande de permis de construire portant sur la réalisation d'un immeuble de quinze logements avec un parking en sous-sol et un commerce, sur la parcelle cadastrée AK 155 située 117Q avenue de la République à Montgeron. Par un arrêté du 19 septembre 2022, dont la SCCV Pierre Lelong demande l'annulation, le maire de la commune de Montgeron a refusé de lui délivrer le permis sollicité.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne la légalité externe :
2. En premier lieu, il ressort des pièces du dossier que par un arrêté du 28 mai 2020, transmis au contrôle de légalité le même jour et publié au recueil des actes administratifs de la commune le 16 juin 2020, le maire de Montgeron a donné délégation à M. B A, cinquième adjoint au maire, à l'effet de signer les décisions en matière d'urbanisme. Le moyen tiré de l'incompétence de l'auteur de l'acte doit, par suite, être écarté.
3. En second lieu, aux termes de l'article L. 424-3 du code de l'urbanisme : " Lorsque la décision rejette la demande ou s'oppose à la déclaration préalable, elle doit être motivée. / Cette motivation doit indiquer l'intégralité des motifs justifiant la décision de rejet ou d'opposition, notamment l'ensemble des absences de conformité des travaux aux dispositions législatives et réglementaires mentionnées à l'article L. 421-6. / Il en est de même lorsqu'elle est assortie de prescriptions, oppose un sursis à statuer ou comporte une dérogation ou une adaptation mineure aux règles d'urbanisme applicables. La motivation n'est pas nécessaire lorsque la dérogation est accordée en application des 1° à 6° de l'article L. 152-6 ".
4. L'arrêté attaqué par lequel le maire de la commune de Montgeron a refusé à la SCCV Pierre Lelong la délivrance d'un permis de construire mentionne le plan local d'urbanisme et comprend l'indication des éléments de fait sur lesquels l'autorité administrative s'est fondée pour estimer que la demande de permis de construire devait être rejetée. Cette motivation a permis à la SCCV Pierre Lelong d'identifier les règles du règlement du plan local d'urbanisme dont il est fait application, et notamment la règle relative aux balcons, loggias et terrasses posée à l'article UC 11, sans qu'y fasse obstacle la circonstance que la décision litigieuse vise à tort l'article 11. Par suite, le moyen tiré de l'insuffisance de motivation de l'arrêté attaqué doit être écarté.
En ce qui concerne la légalité interne :
S'agissant du motif tiré de la méconnaissance de l'article 12 du règlement du plan local d'urbanisme (PLU) :
5. En premier lieu, l'article 12 du règlement du PLU de la commune de Montgeron prévoit, s'agissant du stationnement automobile : " Normes minimales : / 1°) Pour les constructions à destination d'habitation / : - Logement d'une surface de plancher inférieure à 50 m2 : 1 place (). / Modalités de réalisation des places de stationnement : () / Dans le cas des aires de stationnement comportant plus de deux places, le nombre de places commandées (places de stationnement situées l'une derrière l'autre) est limité à 15 % du total ".
6. Pour refuser la délivrance du permis de construire sollicité, le maire de la commune de Montgeron a retenu que le projet comporte un déficit de deux places de stationnement, dès lors que du fait de la présence de deux places commandées, deux logements ne disposent pas d'un accès direct aux places de stationnement qui leur sont attribuées. Il ressort des pièces du dossier que le projet en litige prévoit la réalisation de quinze logements d'une superficie inférieure à 50 m2, et la création de quinze places de stationnement en sous-sol, dont deux places commandées. Si les dispositions précitées de l'article 12 du règlement du PLU autorisent un nombre de places commandées limité à 15% du nombre de places total, il ne peut résulter de ces dispositions qu'une place commandée, donc qui n'est pas directement accessible, puisse constituer la seule place de stationnement affectée à un logement d'une surface de plancher inférieure à 50 m2. Dès lors, les deux places en enfilade prévues par le projet ne peuvent pas être prises en considération pour apprécier le respect de cette règle. Par suite, c'est sans commettre d'erreur de droit ou de fait que le maire de la commune de Montgeron a pu retenir ce motif pour refuser le projet litigieux.
7. En second lieu, l'article 12 du règlement du PLU prévoit, s'agissant du stationnement des vélos et deux-roues motorisées : " Normes minimales pour les constructions nouvelles à destination d'habitat / : Pour les vélos : un local couvert, clos, éclairé, situé au rez-de-chaussée du bâtiment (sauf impossibilité technique) et aisément accessible doit être aménagé : sur une superficie au moins égale à 1,5 m2 par tranche complète de 50 m2 de surface de plancher, sans être inférieure à 3 m2 ".
8. Pour s'opposer à la demande de permis de construire, le maire de la commune de Montgeron a considéré que la superficie du local à vélos était insuffisante. En application des dispositions citées au point précédent, la superficie minimale du local à vélos doit, compte-tenu de la surface de plancher créée par le projet en litige, être de 19,5 m2. Or le plan de sécurité du rez-de-chaussée, joint à la demande de permis de construire, mentionne un local à vélos d'une superficie de 15,9 m2. En se bornant à faire valoir, d'une part que la superficie mentionnée sur ce plan relève d'une simple erreur matérielle, d'autre part qu'il serait flagrant qu'elle serait bien supérieure au double de celle du local à ordures ménagères, d'une superficie de 8,9 m2, et enfin que la notice indique qu'il mesure 21 m2, alors que le premier argument n'est étayé par aucune cote, que le second ne ressort pas des pièces du dossier et que le dernier est susceptible de révéler une incohérence du projet sur ce point, la société requérante n'établit pas que ce local présenterait une superficie suffisante. Dès lors, le maire de la commune de Montgeron n'a pas commis d'erreur de droit en retenant le motif tiré de la méconnaissance de l'article 12 du règlement du PLU pour refuser la délivrance du permis sollicité.
S'agissant du motif tiré de la méconnaissance de l'article 15 du règlement du PLU :
9. Aux termes de l'article 15 du règlement du PLU relatif aux obligations imposées aux constructions, travaux, installations et aménagements, en matière de performances énergétiques et environnementales : " Afin d'améliorer la qualité de vie, il est fortement recommandé de prendre en compte l'approche environnementale dans l'élaboration du projet dès sa conception. Cette approche environnementale porte sur plusieurs aspects tels que l'insertion et l'implantation de la construction, la recherche d'une ventilation naturelle et d'apports solaires optimum, la végétalisation des espaces extérieurs et la réduction des îlots de chaleur, la durabilité des matériauxAfin de mieux appréhender cette prise en compte environnementale, un certain nombre de prescriptions sont inscrites ci-après : / Garantir un éclairage optimal des constructions et favoriser la ventilation naturelle / Le projet devra comporter 60 % minimum de logements traversants ou présentant une double orientation, en privilégiant les espaces de vie au sud ou à l'ouest () ".
10. Pour refuser le permis de construire sollicité, le maire de la commune de Montgeron a retenu que le projet ne prévoyait que six logements ayant une double orientation sur un total de quinze logements, de sorte que les dispositions précitées de l'article 15 du règlement du PLU ne sont pas respectées.
11. D'une part, il résulte des termes mêmes de ces dispositions que si le PLU invite les constructeurs à adopter une démarche environnementale, les prescriptions ensuite énumérées, et notamment celles relatives au pourcentage minimum de logements traversants ou doublement orientés, présentent un caractère impératif. A cet égard, le rapport de présentation de la modification n° 3 du PLU indique notamment que : " Afin de promouvoir une architecture de qualité, respectueuse de l'environnement, il est proposé de compléter l'article 15 relatif à la performance énergétique et environnementale afin d'imposer au projet une approche environnementale dès sa conception () ". La SCCV Pierre Lelong n'est donc pas fondée à soutenir que ces dispositions ne pouvaient pas fonder un refus de permis de construire en l'absence de caractère obligatoire.
12. D'autre part, en application des dispositions citées au point 9, le projet, qui prévoit la création de 15 logements, doit comprendre au minimum neuf logements traversants ou bénéficiant d'une double orientation. La société requérante soutient que ces dispositions sont respectées dès lors que neuf logements remplissent ces conditions, à savoir un au rez-de-chaussée, six en R+1 et R+2, et deux en R+3. Toutefois, il ressort du plan de sécurité du niveau R+3 que si le logement d'une superficie de 43 m2 présente deux façades, l'une donnant sur le jardin et l'autre sur la rue du Général Pierre Lelong, cette dernière façade, qui ne présente aucune ouverture, ne permet pas de considérer que la condition de double orientation, qui a pour objet de favoriser un éclairage optimal et la ventilation naturelle, est remplie. Ainsi, seul un logement au niveau R+3 répond aux prescriptions de l'article 15 du règlement du PLU. Dès lors, et à supposer même que les deux logements de 36,3 m2 situés aux niveaux R+1 et R+2 puissent être regardés comme traversants, la condition tendant à l'existence de neuf logements traversants ou doublement orientés n'est pas remplie. Par suite, c'est sans commettre d'erreur de droit ni d'erreur d'appréciation que le maire de la commune de Montgeron a pu retenir le motif tiré de la méconnaissance de l'article 15 du règlement du PLU pour refuser le projet litigieux.
S'agissant du motif tiré de la méconnaissance des articles 11 du titre II et UC 11 du règlement du PLU :
13. En premier lieu, aux termes de l'article 11 du titre II relatif aux règles et définitions applicables dans toutes les zones du règlement du PLU de la commune de Montgeron : " Le projet peut être refusé ou n'être accepté que sous réserve de l'observation de prescriptions spéciales si les constructions, par leur situation, leur architecture, leurs dimensions ou l'aspect extérieur des bâtiments ou ouvrages à édifier ou à modifier, sont de nature à porter atteinte au caractère ou à l'intérêt des lieux avoisinants, aux sites, aux paysages naturels ou urbains ainsi qu'à la conservation des perspectives monumentales (). Le rythme de façade sur rue doit s'harmoniser avec celui des constructions environnantes afin d'assurer une continuité aux paysages. Les volumes des constructions à destination majoritaire d'habitat doivent reprendre l'expression des volumes traditionnels. A ce titre, des séquences de façades doivent être recherchées, notamment pour rappeler une trame parcellaire traditionnelle ".
14. Il résulte de ces dispositions que si la construction projetée porte atteinte au caractère ou à l'intérêt des lieux avoisinants, aux sites, aux paysages naturels ou urbains, ainsi qu'à la conservation des perspectives monumentales, l'autorité administrative compétente doit refuser de délivrer l'autorisation d'urbanisme sollicitée ou l'assortir de prescriptions spéciales. Pour rechercher l'existence d'une atteinte à un paysage naturel ou urbain de nature à fonder le refus d'une autorisation d'urbanisme ou les prescriptions spéciales accompagnant sa délivrance, il lui appartient d'apprécier, dans un premier temps, la qualité du site naturel ou urbain sur lequel la construction est projetée et d'évaluer, dans un second temps, l'impact que cette construction, compte tenu de sa nature et de ses effets, pourrait avoir sur le site.
15. Pour refuser le permis de construire sollicité, le maire de la commune de Montgeron a retenu que la construction projetée, notamment les ouvertures sur les façades, le traitement des façades et la volumétrie, n'était pas adaptée au caractère et à l'intérêt des lieux avoisinants. Toutefois, il ressort des pièces du dossier, et notamment des photographies versées aux débats, qu'au sein de la zone UC, qui correspond au sud de l'avenue de la République, secteur dans lequel se trouve le terrain d'assiette du projet en litige, le tissu urbain est composé de constructions récentes et variées. Les immeubles situés à proximité immédiate de la parcelle d'assiette du projet présentent des volumes et dimensions variés ainsi que des styles architecturaux différents, de sorte qu'il n'existe aucune homogénéité particulière caractérisant cette partie de la rue. Ni le style architectural classique du projet litigieux, ni sa volumétrie ne sauraient être regardés comme procédant à une rupture dans l'harmonie des façades, de nombreux immeubles situés dans le même secteur présentant le même type de caractéristiques. De la même façon, la présence de terrasses ou encore le caractère dissymétrique du positionnement des baies de la façade ne sauraient être regardés comme portant une atteinte à cette harmonie, alors que les matériaux et couleurs utilisés permettent d'assurer une bonne intégration de la construction. Dans ces conditions, le projet en litige ne peut être regardé comme portant atteinte au caractère ou à l'intérêt des lieux avoisinants. Par suite, la société requérante est fondée à soutenir que le motif de l'arrêté en litige tenant à la méconnaissance de l'article 11 du titre II du règlement du PLU de la commune de Montgeron est entaché d'erreur d'appréciation.
16. En second lieu, aux termes de l'article UC 11 du règlement du PLU de la commune de Montgeron " () Les balcons, les loggias et les terrasses situés à plus de 0,60 mètres du terrain naturel (en tout point) sont interdits. Toutefois, en façade sur rue, les balcons de 1 m de profondeur maximum sont autorisés. De même, les balcons, les loggias et les terrasses pourront être admis sous réserve qu'ils participent à la qualité architecturale de la construction et qu'ils permettent sa bonne intégration dans l'environnement urbain. () ".
17. Pour s'opposer à la demande de permis de construire, le maire de la commune de Montgeron a retenu que les dispositions citées au point 16 n'étaient pas respectées, dès lors que le projet prévoit des balcons et des terrasses à plus de 0,60 mètres du terrain naturel. Contrairement à ce qu'elle soutient, la société requérante ne peut se prévaloir de la première exception autorisant les balcons sur rue dont la profondeur n'excède pas un mètre, dès lors qu'il ressort des pièces du dossier que la profondeur des balcons sur rue prévus au projet est manifestement supérieure à un mètre. En revanche, il ressort des pièces du dossier que ces balcons ou terrasses, qui participent à la qualité architecturale de la construction en séquençant la façade, permettent une bonne intégration du projet dans l'environnement urbain. Par suite, la société requérante est fondée à soutenir que le motif de l'arrêté en litige tenant à la méconnaissance de l'article UC 11 du règlement du plan local d'urbanisme de la commune de Montgeron est entaché d'erreur d'appréciation.
18. Toutefois, il résulte de l'instruction que le maire de la commune de Montgeron aurait pris la même décision de refus du permis de construire s'il n'avait retenu que les motifs tirés de la méconnaissance des articles 12 et 15 du règlement du PLU.
19. Il résulte de tout ce qui précède, sans qu'il soit besoin de procéder à la substitution de motifs sollicitée par la commune de Montgeron ni d'examiner la fin de non-recevoir opposée en défense, que les conclusions à fin d'annulation présentées par la SCCV Pierre Lelong doivent être rejetées.
Sur les conclusions à fin d'injonction sous astreinte :
20. Le présent jugement, qui rejette les conclusions à fin d'annulation présentées par la SCCV Pierre Lelong, n'appelle aucune mesure d'exécution. Dès lors, les conclusions à fin d'injonction sous astreinte présentées par la société requérante ne peuvent qu'être rejetées.
Sur les frais liés au litige :
21. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de la commune de Montgeron, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance, la somme que demande la SCCV Pierre Lelong au titre des frais exposés et non compris dans les dépens. En revanche, il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de la SCCV Pierre Lelong une somme de 1 800 euros à verser à la commune de Montgeron au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 1er : La requête présentée par la SCCV Pierre Lelong est rejetée.
Article 2 : La SCCV Pierre Lelong versera à la commune de Montgeron la somme de 1 800 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à la SCCV Pierre Lelong et à la commune de Montgeron.
Délibéré après l'audience du 10 octobre 2023, à laquelle siégeaient :
Mme Boukheloua, présidente,
Mme Caron, première conseillère,
M. Maljevic, conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 24 octobre 2023.
La rapporteure,
signé
V. Caron
La présidente,
signé
N. Boukheloua
La greffière,
signé
B. Bartyzel
La République mande et ordonne au préfet de l'Essonne en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026