lundi 16 janvier 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de VERSAILLES |
| Section | Tribunal Administratif de VERSAILLES |
| N° Dossier | TA78-2208785 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | Reconduites à la frontière |
| Avocat requérant | ROSIN |
Vu la procédure suivante :
H une requête et un mémoire complémentaire présenté H Me Rosin, enregistrés les 23 novembre 2022 et 3 janvier 2023, M. A D, alors incarcéré à la maison d'arrêt de Fleury-Mérogis, demande au tribunal :
1°) de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire ;
2°) d'annuler l'arrêté du 15 novembre 2022 H lequel le préfet de l'Essonne l'a obligé à quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays à destination duquel il sera renvoyée en cas d'exécution d'office et a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français pour une durée de trois ans en l'informant qu'il faisait l'objet d'un signalement aux fins de non-admission dans le système d'information Schengen ;
3°) d'enjoindre au préfet de l'Essonne de réexaminer sa situation dans un délai de deux mois à compter du jugement à intervenir et, dans l'attente, de le munir d'une autorisation provisoire de séjour l'autorisant à travailler, dans un délai de quinze jours à compter du jugement à intervenir ;
4°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros à verser à Me Rosin en application des dispositions combinées de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991, sous réserve de sa renonciation à la part contributive de l'Etat.
Il soutient que :
- l'arrêté est insuffisamment motivé ;
- il n'a pas été précédé d'un examen complet de sa situation ;
- la décision portant obligation de quitter le territoire français a été signée H une autorité incompétente ;
- elle méconnaît l'article 41 de la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne ;
- elle méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ;
- il ne représente pas une menace à l'ordre public ;
- la décision portant refus d'octroi d'un délai de départ volontaire n'a pas été signée H une autorité compétente ;
- elle est illégale du fait de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français ;
- elle méconnaît les dispositions des articles L. 612-2 et L. 612-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle est entachée d'erreurs de fait ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ;
- la décision portant interdiction de retour sur le territoire français pour une durée de trois ans est illégale du fait de l'illégalité de la décision portant refus d'octroi d'un délai de départ volontaire ;
- elle méconnaît les dispositions des articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle est entachée d'erreurs de fait.
H un mémoire en défense, enregistré le 30 décembre 2022, le préfet de l'Essonne conclut au rejet de la requête.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- l'accord franco-tunisien du 17 mars 1988 modifié ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- le code de justice administrative.
La présidente du tribunal administratif de Versailles a désigné M. E pour statuer sur les requêtes relevant de la procédure prévue à l'article L. 614-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile en application de l'article R. 776-13-3 du code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique du 4 janvier 2023 qui s'est tenue en présence de M. Rion, greffier :
- le rapport de M. E ;
- les observations de Me Rosin, représentant M. D, présent, qui conclut aux mêmes fins que sa requête H les mêmes moyens et soutient en outre que la décision portant obligation de quitter le territoire méconnaît n'a pas été précédée de la procédure préalable contradictoire prévue H l'article L. 121-1 du code des relations entre le public et l'administration et que la décision portant interdiction de retour sur le territoire français est entachée d'une erreur d'appréciation ;
- le préfet de l'Essonne n'étant ni présent, ni représenté.
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.
Considérant ce qui suit :
1. M. A D, ressortissant tunisien né le 21 mars 2002, a été condamné le 7 octobre 2021 H le tribunal correctionnel de Bobigny à deux ans d'emprisonnement. H un arrêté du 23 novembre 2022 le préfet de l'Essonne l'a obligé à quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays à destination duquel il sera renvoyé en cas d'exécution d'office et a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français pour une durée de trois ans en l'informant qu'il faisait l'objet d'un signalement aux fins de non-admission dans le système d'information Schengen. Il demande l'annulation de cet arrêté.
Sur la demande d'admission provisoire à l'aide juridictionnelle :
2. Aux termes de l'article 20 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique : " Dans les cas d'urgence, sous réserve de l'application des règles relatives aux commissions ou désignations d'office, l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle peut être prononcée () H la juridiction compétente ou son président ".
3. Il y a lieu, eu égard à l'urgence qui s'attache à ce qu'il soit statué sur la requête de M. D, de prononcer son admission provisoire à l'aide juridictionnelle.
En ce qui concerne les moyens communs aux décisions attaquées :
4. En premier lieu, l'arrêté attaqué vise le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et notamment ses articles L. 611-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 612-10, la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, et notamment ses articles 3 et 8, ainsi que l'accord franco-tunisien du 17 mars 1988. Il suit de là qu'il est suffisamment motivé en droit. H ailleurs, l'arrêté mentionne les circonstances de fait propres à la situation du requérant, notamment son identité, les conditions de son entrée sur le territoire et les condamnations et signalements dont il a fait l'objet, et précise, en outre, sa situation privée, familiale et professionnelle et le fait qu'il n'établit pas être exposé à des peines ou traitements contraires à la convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales dans son pays d'origine. H suite, le requérant n'est pas fondé à soutenir que la motivation des décisions attaquées serait insuffisante ni même que le préfet de l'Essonne n'aurait pas procédé à un examen de sa situation.
En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français :
5. En deuxième lieu, H un arrêté n° 2022-PREF-DCPPAT-BCA-132 du 23 août 2022, régulièrement publié au recueil des actes administratifs de la préfecture de l'Essonne du même jour, le préfet de l'Essonne a donné délégation à Mme B G, cheffe de bureau de l'éloignement, pour signer la décision litigieuse, en cas d'absence ou d'empêchement de M. F C, directeur de l'immigration et de l'intégration. Le requérant n'établit ni même n'allègue qu'il n'aurait pas été absent ou empêché. H suite, le moyen tiré de ce que l'arrêté attaqué aurait été signé H une autorité incompétente doit être écarté comme manquant en fait.
6. En troisième lieu, d'une part, aux termes de l'article 41 de la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne : " 1. Toute personne a le droit de voir ses affaires traitées impartialement, équitablement et dans un délai raisonnable H les institutions, organes et organismes de l'Union. / 2. Ce droit comporte notamment : / a) le droit de toute personne d'être entendue avant qu'une mesure individuelle qui l'affecterait défavorablement ne soit prise à son encontre () ". Aux termes du paragraphe 1 de l'article 51 de la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne : " Les dispositions de la présente Charte s'adressent aux institutions, organes et organismes de l'Union dans le respect du principe de subsidiarité, ainsi qu'aux Etats membres uniquement lorsqu'ils mettent en œuvre le droit de l'Union. () ". Si les dispositions de l'article 41 de la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne ne sont pas en elles-mêmes invocables H un étranger faisant l'objet d'une mesure d'éloignement telle qu'une obligation de quitter le territoire français, celui-ci peut néanmoins utilement faire valoir que le principe général du droit de l'Union européenne, relatif au respect des droits de la défense, imposait qu'il soit préalablement entendu et mis à même de présenter toute observation utile sur la mesure d'éloignement envisagée. Toutefois, une atteinte à ce droit n'est susceptible d'affecter la régularité de la procédure à l'issue de laquelle la décision défavorable est prise que si la personne concernée a été privée de la possibilité de présenter des éléments pertinents qui auraient pu influer sur le contenu de la décision, ce qu'il lui revient, le cas échéant, d'établir devant la juridiction saisie.
7. D'autre part, aux termes de l'article L. 121-1 du code des relations entre le public et l'administration : " Exception faite des cas où il est statué sur une demande, les décisions individuelles qui doivent être motivées en application de l'article L. 211-2, ainsi que les décisions qui, bien que non mentionnées à cet article, sont prises en considération de la personne, sont soumises au respect d'une procédure contradictoire préalable. ".
8. Il ressort des pièces du dossier que le requérant a été entendu dans le cadre de son audition le 5 octobre 2022, et qu'il a pu notamment s'exprimer sur son identité, sa situation administrative, sa situation familiale et les conditions de vie et de ressources, et sur son pays d'origine. D'une part, si le requérant soutient qu'il n'a pas été informé à cette occasion de ce qu'il pourrait faire l'objet d'une mesure d'éloignement, il ne conteste pas avoir déjà fait l'objet d'une mesure d'éloignement le 29 mars 2020 à laquelle il s'est soustrait. H ailleurs, il ressort des termes de l'audition du 5 octobre 2022 que les services de police l'ont interrogé à propos de ses conditions de séjour et lui ont demandé, successivement, s'il était titulaire d'un titre de séjour, s'il avait demandé l'asile, s'il avait déjà fait l'objet d'une mesure d'éloignement et s'il souhaitait regagner son pays d'origine. Il s'ensuit qu'il ne peut sérieusement soutenir qu'il ignorait l'éventualité d'être éloigné du territoire. D'autre part, s'il soutient n'avoir pas pu informer la préfecture qu'il préparait le dépôt d'une demande de titre de séjour sur le fondement de l'admission exceptionnelle au séjour avec l'aide des services de la protection judiciaire de la jeunesse, il n'établit pas avoir vainement tenté de le faire, alors même qu'une telle circonstance ne fait pas obstacle à une mesure d'éloignement. Dans ces conditions, il n'est pas fondé à soutenir qu'il aurait été privé de présenter ses observations utilement dans le cadre d'une procédure préalable contradictoire. Les moyens tirés de la méconnaissance de l'article 41 de la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne et de l'article L. 121-1 du code des relations entre le public et l'administration ne peuvent, dès lors, qu'être écartés.
9. En quatrième lieu, aux termes de stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale () ".
10. Il ressort des pièces du dossier que le requérant, entré en France en 2018 à l'âge de seize ans et, en tant que mineur isolé, a été pris en charge H les services de l'aide sociale à l'enfance de la Seine-Saint-Denis. Il a fait l'objet d'un suivi éducatif H les services de la protection judiciaire de la jeunesse puis d'une mise sous protection judiciaire H une décision du 6 décembre 2019. S'il ressort des pièces du dossier, et notamment du rapport socio-éducatif du 15 décembre 2021, que le requérant, à partir de juillet 2019, était " très en demande auprès des éducateurs ", qu'il a " investi fortement l'accompagnement éducatif " et que, dans ce cadre, il tenté d'entamer une nouvelle scolarité, ces efforts se sont accompagnés d'un échec scolaire et de vingt-six signalements auprès des services de police entre 2019 et 2021 pour, notamment, vol simple, vol aggravé, vol avec violence, destruction ou dégradation d'un véhicule privé, recel en bande organisée ou encore violation de domicile, et de deux condamnations en 2021, notamment pour violences avec usage ou menace d'une arme. Enfin il s'est maintenu en situation irrégulière en France malgré une précédente mesure d'éloignement du 29 mars 2020 puis s'est trouvé en détention à partir du 13 octobre 2021. H ailleurs, le requérant ne dispose d'aucune famille en France, ne justifie au titre de son intégration professionnelle que d'une promesse d'embauche non signée et ne démontre pas être dépourvu d'attaches familiales dans son pays d'origine où il a vécu plus de quinze ans et où résident ses parents et ses trois frères et sœurs
11. Dans ces conditions, le préfet de l'Essonne, en prenant la décision attaquée, n'a pas porté à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée ni n'a commis d'erreur manifeste d'appréciation. Il résulte des motifs précités qu'il n'est pas fondé à soutenir qu'il ne représente pas une menace pour l'ordre public. Ces moyens doivent, dès lors, être écartés.
En ce qui concerne la décision portant refus d'octroi d'un délai de départ volontaire :
12. H un arrêté n° 2022-PREF-DCPPAT-BCA-132 du 23 août 2022, publié au recueil spécial des actes administratifs n° 126 de la préfecture, le préfet de l'Essonne a donné délégation à Mme B G, attachée d'administration, chef du bureau de l'éloignement du territoire, à l'effet de signer, en cas d'absence ou d'empêchement de M. F C, notamment " les arrêtés portant obligation de quitter le territoire français y compris ceux portant interdiction de retour " et " les arrêtés fixant le pays de renvoi ". Toutefois, il ne ressort pas de l'article 7 de cet arrêté, ni de ses autres articles, que Mme B G ait reçu délégation à l'effet de signer les décisions portant refus d'octroi d'un délai de départ volontaire. H suite, le moyen tiré de l'incompétence du signataire de la décision attaquée doit être accueilli.
13. Il résulte de ce qui précède que, sans qu'il soit besoin de statuer sur les autres moyens dirigés contre la décision portant refus d'octroi d'un délai de départ volontaire, M. D est fondé à soutenir que cette décision doit être annulée ainsi que, H voie de conséquence, celle portant interdiction de retour sur le territoire français pour une durée de trois ans.
Sur les conclusions à fin d'injonction :
14. Le présent jugement, qui rejette les conclusions à fin d'annulation de la décision du 15 novembre 2022 H laquelle le préfet de l'Essonne a obligé M. D à quitter le territoire français, n'implique pas que le préfet réexamine sa situation. Les conclusions tendant à ce qu'il soit enjoint, sous astreinte, au préfet de délivrer au requérant une telle autorisation, ainsi que celles tendant au réexamen de sa situation, ne peuvent, dès lors qu'être rejetées.
15. En revanche, le présent jugement implique nécessairement qu'il soit mis fin au signalement de M. D dans le système d'information Schengen procédant de l'interdiction de retour du 15 novembre 2022 ci-dessus annulée. Il y a lieu, dès lors, d'enjoindre au préfet de l'Essonne de prendre toutes mesures propres à mettre fin à ce signalement.
Sur les frais liés au litige :
16. M. D a été provisoirement admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle. H suite, son avocat peut se prévaloir des dispositions de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 et de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, sous réserve que Me Rosin, avocat de M. D, renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'Etat et sous réserve de l'admission définitive de son client à l'aide juridictionnelle, de mettre à la charge de l'Etat le versement à Me Rosin de la somme de 1 000 euros. Dans le cas où l'aide juridictionnelle ne serait pas accordée à M. D H le bureau d'aide juridictionnelle, ladite somme sera versée à Me Rosin.
D E C I D E :
Article 1er : M. D est provisoirement admis à l'aide juridictionnelle.
Article 2 : L'arrêté du 15 novembre 2022 du préfet de l'Essonne, en tant qu'il a refusé à M. D l'octroi d'un délai de départ volontaire et a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français pour une durée de trois ans en l'informant qu'il faisait l'objet d'un signalement aux fins de non-admission dans le système d'information Schengen, est annulé.
Article 3 : Il est enjoint au préfet de l'Essonne de prendre toutes mesures propres à mettre fin à au signalement dont M. D a fait l'objet dans le système d'information Schengen.
Article 4 : Sous réserve de l'admission définitive de M. D à l'aide juridictionnelle et sous réserve que Me Rosin, avocat de M. D, renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'Etat, ce dernier versera à Me Rosin la somme de 1 000 euros en application des dispositions du deuxième alinéa de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991. Dans le cas où l'aide juridictionnelle ne serait pas accordée à M. D H le bureau d'aide juridictionnelle, ladite somme sera versée à Me Rosin.
Article 5 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 6 : Le présent jugement sera notifié à M. D et au préfet de l'Essonne.
Rendu public H mise à disposition au greffe le 16 janvier 2023.
Le magistrat désigné,
signé
M. E Le greffier,
signé
T. Rion
La République mande et ordonne au préfet de l'Essonne en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
No 2208785
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026