vendredi 12 juillet 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de VERSAILLES |
| Section | Tribunal Administratif de VERSAILLES |
| N° Dossier | TA78-2208939 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | 1ère chambre - Juge unique |
| Avocat requérant | LESAGE |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire enregistrés le 24 novembre 2022 et le 2 mai 2023, M. B C, représenté par Me Lesage, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision " 48SI " du 12 mai 2022 par laquelle le ministre de l'intérieur et des outre-mer l'a informé de la perte de quatre points de son permis de conduire et de l'invalidation de son permis de conduire en raison d'un solde de points nul, les décisions par lesquelles le ministre de l'intérieur et des outre-mer a retiré des points sur le solde de son permis de conduire à raison des infractions commises les 6 décembre 2016 à Paris (1 point), 19 juillet 2016 à Ris-Orangis (3 points), 25 août 2018 à Perthes (1 point), 21 novembre 2019 à Viry-Châtillon (4 points), 20 octobre 2020 à Suresnes (3 points), 22 février 2020 à Paris (6 points), 31 mars 2021 à Wissous (3 points) et 21 août 2020 à Gallargues-le-Montueux (4 points), et la décision du 22 septembre 2022 par laquelle le ministre de l'intérieur et des outre-mer a rejeté son recours gracieux ;
2°) d'enjoindre au ministre de l'intérieur et des outre-mer de lui restituer les points correspondant à ces infractions et de retirer sa décision d'invalidation du permis de conduire ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 380 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- les décisions contestées par lesquelles le ministre de l'intérieur et des outre-mer a retiré des points sur le solde de son permis de conduire méconnaissent les articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route ;
- la réalité des infractions n'est pas démontrée.
Par un mémoire en défense enregistré le 15 décembre 2022, le ministre de l'intérieur et des outre-mer conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que les moyens présentés par M. C à l'appui de la requête ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de la route ;
- le code de justice administrative.
La présidente du tribunal a désigné Mme A en application de l'article R. 222-13 du code de justice administrative.
La magistrate désignée a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience, en application des dispositions de l'article R. 732-1-1 du code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le rapport de Mme A a été entendu au cours de l'audience publique.
Considérant ce qui suit :
1. M. B C a commis une série d'infractions au code de la route, qui ont donné lieu au retrait de points affectés à son permis de conduire. Par une décision " 48SI " du 12 mai 2022, le ministre de l'intérieur et des outre-mer l'a informé de l'invalidation de son permis de conduire en raison d'un solde de points nul. Par une décision expresse du 22 septembre 2022 et une décision implicite née le 3 mars 2023, le ministre de l'intérieur a rejeté les recours gracieux formés par M. C contre ces décisions. M. C demande l'annulation de l'ensemble de ces décisions.
Sur l'étendue du litige :
2. Il résulte des mentions du relevé d'information intégral que les points retirés du permis de conduire de M. C à la suite des infractions commises les 6 décembre 2016 et 25 août 2018 ont été respectivement restitués en application de l'article L. 223-6 du code de la route les 5 septembre 2019 et 5 octobre 2017, soit antérieurement à la date d'introduction de la requête. Par suite, les conclusions dirigées contre les décisions de retrait de points afférentes aux infractions suscitées doivent être considérées comme irrecevables. Elles doivent donc être rejetées ainsi que, par voie de conséquence, les conclusions accessoires à fin d'injonction de restitution de ces points.
Sur les conclusions aux fins d'annulation :
En ce qui concerne le moyen tiré du défaut d'information :
3. Aux termes de l'article L. 223-3 du code de la route : " Lorsque l'intéressé est avisé qu'une des infractions entraînant retrait de points a été relevée à son encontre, il est informé des dispositions de l'article L. 223-2, de l'existence d'un traitement automatisé de ces points et de la possibilité pour lui d'exercer le droit d'accès conformément aux articles L. 225-1 à L. 225-9. / Lorsqu'il est fait application de la procédure de l'amende forfaitaire ou de la procédure de composition pénale, l'auteur de l'infraction est informé que le paiement de l'amende ou l'exécution de la composition pénale entraîne le retrait du nombre de points correspondant à l'infraction reprochée, dont la qualification est dûment portée à sa connaissance ; il est également informé de l'existence d'un traitement automatisé de ces points et de la possibilité pour lui d'exercer le droit d'accès () ". L'article R. 223-3 du même code dispose que : " I. - Lors de la constatation d'une infraction entraînant retrait de points, l'auteur de celle-ci est informé qu'il encourt un retrait de points si la réalité de l'infraction est établie dans les conditions définies à l'article L. 223-1. / II. - Il est informé également de l'existence d'un traitement automatisé des retraits et reconstitutions de points et de la possibilité pour lui d'accéder aux informations le concernant. Ces mentions figurent sur le document qui lui est remis ou adressé par le service verbalisateur. Le droit d'accès aux informations ci-dessus mentionnées s'exerce dans les conditions fixées par les articles L. 225-1 à L. 225-9. / III. - Lorsque le ministre de l'intérieur constate que la réalité d'une infraction entraînant retrait de points est établie dans les conditions prévues par le quatrième alinéa de l'article L. 223-1, il réduit en conséquence le nombre de points affecté au permis de conduire de l'auteur de cette infraction. () ".
4. Il résulte de ces dispositions que l'accomplissement de la formalité substantielle prescrite par ces dispositions, qui constitue une garantie essentielle donnée à l'auteur de l'infraction pour lui permettre d'en contester la réalité et d'en mesurer les conséquences sur la validité de son permis et éventuellement d'en contester la réalité devant le juge pénal, conditionne la régularité de la procédure suivie et, partant, la légalité du retrait de points. L'administration ne peut légalement prendre une décision retirant des points affectés à un permis de conduire à la suite d'une infraction dont la réalité a été établie que si l'auteur de l'infraction s'est vu préalablement délivrer par elle un document lui permettant de constater la réalité de l'infraction et d'en mesurer les conséquences sur la validité de son permis. Il appartient à l'administration d'apporter la preuve, par tous moyens, de la remise d'un tel document.
S'agissant des infractions des 21 août 2020, 31 mars 2021 et 19 juillet 2016 :
5. Depuis une mise à jour logicielle effectuée le 15 avril 2015, tous les appareils électroniques utilisés par les agents verbalisateurs font apparaître sur la page présentée au contrevenant, en cas d'infraction entraînant retrait de points, l'ensemble des informations exigées par la loi. Dès lors, pour les infractions constatées à compter de cette date, la signature apposée par l'intéressé et conservée par voie électronique établit que ces informations lui ont été délivrées. La mention certifiée par l'agent selon laquelle le contrevenant a refusé d'apposer sa signature sur la page qui lui était présentée possède la même valeur probante.
6. Les procès-verbaux relatifs aux infractions commises les 21 août 2020, 31 mars 2021 et 19 juillet 2016 comportent l'identité du requérant ainsi que sa signature. La production de ces pièces suffit donc à établir que l'intéressé a bénéficié de l'ensemble des informations prévues par les dispositions précitées au point 3.
S'agissant de l'infraction du 22 février 2020 :
7. Lorsque la réalité d'une infraction a été établie par une condamnation devenue définitive prononcée par le juge pénal qui a statué sur tous les éléments de fait et de droit portés à sa connaissance et que l'auteur de l'infraction a ainsi pu la contester, l'omission de l'information prévue aux articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route est sans influence sur la régularité du retrait de points résultant de la condamnation.
8. Il résulte de l'instruction et, notamment, de la mention " décision 76 " figurant sur le relevé d'information intégral relatif à la situation du permis de conduire de M. C produit par l'administration, qu'au titre de l'infraction constatée le 22 février 2020, une condamnation pénale définitive prononcée le 6 mai 2021 par le tribunal de police de Paris est intervenue. Par suite, le moyen tiré du manquement à l'obligation d'information préalable prévue aux articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route doit être écarté.
S'agissant de l'infraction du 21 novembre 2019 :
9. Les dispositions portant application des articles R. 49-1 et R. 49-10 du code de procédure pénale, notamment celles des articles A. 37-15 à A. 37-18 de ce code issues de l'arrêté du 13 mai 2011 relatif aux formulaires utilisés pour la constatation et le paiement des contraventions soumises à la procédure de l'amende forfaitaire, prévoient que lorsqu'une contravention soumise à cette procédure est constatée par un procès-verbal dressé avec un appareil électronique sécurisé, sans que l'amende soit payée immédiatement entre les mains de l'agent verbalisateur, il est adressé au contrevenant un avis de contravention, qui comporte une information suffisante au regard des exigences des articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route, une notice de paiement qui comprend une carte de paiement et un formulaire de requête en exonération. Dès lors, le titulaire d'un permis de conduire à l'encontre duquel une infraction au code de la route est relevée au moyen d'un appareil électronique sécurisé et dont il est établi, notamment par la mention qui en est faite au système national des permis de conduire, qu'il a payé, à une date postérieure à celle de l'infraction, l'amende forfaitaire correspondant à celle-ci, a nécessairement reçu l'avis de contravention. Eu égard aux mentions dont cet avis est réputé être revêtu, l'administration doit être regardée comme s'étant acquittée envers le titulaire du permis de son obligation de lui délivrer les informations requises préalablement au paiement de l'amende, à moins que l'intéressé, à qui il appartient à cette fin de produire l'avis qu'il a nécessairement reçu, ne démontre s'être vu remettre un avis inexact ou incomplet.
10. En l'espèce, il ressort des mentions du relevé intégral d'information que l'infraction commise le 21 novembre 2019 a été constatée sur un outil dédié de type PDA ou tablette et que M. C a procédé au paiement différé de l'amende forfaitaire correspondant à cette infraction après avoir nécessairement reçu l'avis de l'amende forfaitaire à son domicile, sur lequel figurent les informations requises par le code de la route. Il suit de là que le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions des articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route doit être écarté.
S'agissant de l'infraction du 20 octobre 2020 :
11. Il ressort des pièces du dossier que l'infraction du 20 octobre 2020 a fait l'objet d'un procès-verbal électronique, l'agent verbalisateur ayant constaté l'infraction sur un outil dédié. Les données de l'infraction ont ensuite été télétransmises au centre national de traitement selon le même processus que celui des radars automatiques au terme duquel un avis de contravention comportant l'ensemble des informations prévues par le code de la route a été édité et envoyé automatiquement par courrier au domicile du contrevenant.
12. En l'espèce, il ressort des pièces du dossier que l'avis de contravention afférent à l'infraction du 20 octobre 2020 a été envoyé à l'intéressé le 28 octobre 2020, qu'il n'est pas revenu à l'expéditeur avec la mention " n'habite pas à l'adresse indiquée " et que le requérant a formé une requête en exonération afin de contester cette infraction le 23 décembre 2020. Or, le formulaire de la requête en exonération constituant l'un des volets de l'avis de contravention, l'intéressé a nécessairement réceptionné l'avis de contravention qui est réputé comporter au verso les informations prévues aux articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route. Par suite le moyen tiré de l'absence d'information ne peut qu'être écarté.
En ce qui concerne le moyen tiré du défaut de réalité des infractions :
13. Il résulte de la combinaison des articles L. 223-1 et L. 225-1 du code la route, des articles 529, 529-1, 529-2 et 530 du code de procédure pénale et de l'arrêté du 29 juin 1992 fixant les supports techniques de la communication par le ministère public au ministère de l'intérieur des informations prévues par ces articles que le mode d'enregistrement et de contrôle des informations relatives aux infractions au code de la route conduit à considérer que la réalité de l'infraction est établie dans les conditions prévues à l'article L. 223-1 du code de la route dès lors qu'est inscrite, dans le système national des permis de conduire, la mention de l'exécution d'une composition pénale, la notification d'une condamnation pénale devenue définitive, du paiement de l'amende forfaitaire, de l'émission du titre exécutoire de l'amende forfaitaire majorée, sauf si l'intéressé justifie avoir présenté une requête en exonération dans les quarante-cinq jours de la constatation de l'infraction ou de l'envoi de l'avis de contravention ou formé, dans le délai prévu à l'article 530 du code de procédure pénale, une réclamation ayant entraîné l'annulation du titre exécutoire de l'amende forfaitaire majorée.
14. Il ressort des mentions du relevé d'information intégral relatif au permis de conduire de M. C, que les infractions des 21 août 2020, 31 mars 2021, 19 juillet 2016, 22 février 2020 et 21 novembre 2019 ont donné lieu à l'émission d'un titre exécutoire d'amende forfaitaire majorée, et qu'il ne justifie pas avoir présenté de requête en exonération ou introduit de réclamation. Dans ces conditions, la réalité de ces infractions doit être regardée comme étant établie.
15. En revanche, M. C a introduit contre le titre exécutoire d'amende forfaitaire majorée relatif à l'infraction constatée le 20 octobre 2020 une requête en exonération qui a entraîné l'annulation de ce titre.
16. Il résulte de ce qui précède que M. C est seulement fondé à demander l'annulation de la décision de retrait de points à raison de l'infraction commise le 20 octobre 2020.
En ce qui concerne la légalité de la décision " 48 SI " en date du 12 mai 2022 :
17. En vertu de l'article L. 223-1 du code de la route, le permis de conduire ne perd sa validité qu'en cas de solde de points nul. La décision " 48 SI " du ministre de l'intérieur du 12 mai 2022 constatant la perte de validité du permis de conduire du requérant fait état de huit décisions de retrait de points aboutissant à une perte cumulée de vingt-cinq points. Malgré l'annulation de la décision du ministre de l'intérieur faisant suite à l'infraction du 20 octobre 2020 et en dépit des restitutions de points mentionnées sur le relevé d'information intégral, le solde du permis de conduire de M. C demeure nul. Dans ces conditions, les conclusions tendant à l'annulation de la décision référencée " 48 SI " du 12 mai 2022 ne peuvent qu'être rejetées.
Sur les conclusions aux fins d'injonction :
18. Le présent jugement implique nécessairement que l'administration restitue à M. C, dans un délai de deux mois à compter de la notification du présent jugement, les trois points qui lui ont été irrégulièrement retirés à la suite de l'infraction du 20 octobre 2020, dans la limite du capital de douze points affecté à son permis de conduire et sous réserve des infractions non prises en compte à la date de la décision qui l'a invalidé. Il y a donc lieu d'enjoindre au ministre de l'intérieur d'y procéder dans un délai de deux mois à compter de la notification du présent jugement.
Sur les frais liés au litige :
19. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de l'Etat la somme que M. C demande au titre des frais exposés par lui et non compris dans les dépens.
D E C I D E :
Article 1er : La décision de retrait de points pour l'infraction commise le 20 octobre 2020 est annulée.
Article 2 : Il est enjoint au ministre de l'intérieur, dans un délai de deux mois à compter de la notification du présent jugement, de restituer trois points au capital du permis de conduire de M. C dans les conditions fixées au point 18 du jugement.
Article 3 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 4 : Le présent jugement sera notifié à M. B C et au ministre de l'intérieur et des outre-mer.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 12 juillet 2024.
La magistrate désignée
Signé
F. A
La greffière,
Signé
C. Delannoy
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026