jeudi 30 mars 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de VERSAILLES |
| Section | Tribunal Administratif de VERSAILLES |
| N° Dossier | TA78-2209277 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | 1ère chambre |
| Avocat requérant | PESCHANSKI |
Vu la procédure suivante :
Par une ordonnance du 5 décembre 2022, enregistrée au greffe du tribunal administratif de Versailles le 7 décembre 2022, le président du tribunal administratif de Paris a transmis au tribunal la requête présentée par M. A F.
Par une requête enregistrée le 29 novembre 2022 au greffe du tribunal administratif de Paris et un mémoire enregistré le 16 février 2023, M. A F, représenté par Me Peschanski, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 16 mai 2022 par lequel le préfet de l'Essonne a refusé de lui délivrer un titre de séjour, l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays à destination duquel il sera renvoyé en cas d'exécution d'office ;
2°) d'enjoindre au préfet de l'Essonne de lui délivrer un titre de séjour en qualité d' " étranger malade " ou, à défaut, de réexaminer sa situation administrative, dans un délai de cinq jours à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 100 euros par jour de retard et de lui délivrer, dans l'attente, une autorisation provisoire de séjour ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 500 euros à verser à Me Peschanski en application des dispositions combinées de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991, sous réserve de sa renonciation à la part contributive de l'Etat.
Il soutient que :
En ce qui concerne le refus de titre de séjour :
- elle a été signée par une autorité incompétente ;
- elle est insuffisamment motivée et entachée d'un défaut d'examen sérieux de sa situation personnelle ;
- elle a été prise au terme d'une procédure non conforme aux dispositions de l'article R. 425-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dès lors que :
* il n'est pas justifié qu'un rapport médical a été établi par un médecin de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII), ni qu'un tel rapport aurait été transmis à une date connue au collège des médecins de l'office ;
* il n'est pas démontré que l'avis émis par le collège des médecins de l'office a été rendu de façon collégiale et au terme d'une délibération ;
* il n'est pas établi que les médecins signataires de l'avis ont été régulièrement nommés par le directeur général de l'office ;
* il n'est pas établi que le médecin rapporteur du dossier, à supposer qu'il puisse être identifié, n'aurait pas siégé au sein du collège des médecins ;
* aucune mention de l'avis de permet de vérifier que le rapport médical a bien été transmis au collège des médecins de l'OFII ;
* l'avis ne se prononce pas sur l'offre de soins et la possibilité pour le requérant de bénéficier d'un traitement approprié en Algérie, n'indique pas l'éventuel caractère de longue durée des soins nécessités par son état de santé ni la durée pendant laquelle ces soins doivent être poursuivis ;
- elle est entachée d'une erreur de droit dès lors que le préfet de l'Essonne s'est estimé lié par l'avis du collège de médecins de l'OFII ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 6 alinéa 7 de l'accord franco-algérien et est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ainsi que les dispositions de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
En ce qui concerne l'obligation de quitter le territoire français :
- elle a été signée par une autorité incompétente ;
- elle est insuffisamment motivée ;
- elle est illégale en raison de l'illégalité de la décision refusant un titre de séjour qui en constitue le fondement ;
- elle est entachée d'une erreur de droit dès lors qu'il doit bénéficier de plein droit d'un titre de séjour sur le fondement des dispositions des articles L. 423-23 et L. 423-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle méconnaît les dispositions du 9° de l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation au regard de sa situation personnelle ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation au regard de sa situation personnelle ;
En ce qui concerne la décision fixant le pays de renvoi :
- elle est illégale en raison de l'illégalité de la mesure d'éloignement qui en constitue le fondement ;
- elle a été signée par une autorité incompétente ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ;
- elle méconnaît tant les stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales que les dispositions de l'article L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Par un mémoire en défense enregistré le 4 février 2023, le préfet de l'Essonne conclut au rejet de la requête en faisant valoir que les moyens invoqués par le requérant ne sont pas fondés.
Par une décision du 16 janvier 2023, le bureau de l'aide juridictionnelle près le tribunal judiciaire de Versailles a constaté la caducité de la demande d'aide juridictionnelle de M. F.
Par une ordonnance du 6 février 2023, la clôture de l'instruction a été fixée au 20 février 2023.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 modifié ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative.
Le président de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience sur ce litige en application de l'article R. 732-1-1 du code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le rapport de Mme C a été entendu au cours de l'audience publique.
Considérant ce qui suit :
1. Entré sur le territoire français le 16 mars 2020 sous couvert d'un passeport revêtu d'un visa de court séjour valable jusqu'au 31 mars 2020, M. A F, ressortissant algérien né le 28 juin 1989 à Mekla, a sollicité le 29 avril 2021 son admission au séjour sur le fondement des stipulations de l'article 6 alinéa 7 de l'accord franco-algérien. Par l'arrêté du 16 mai 2022 dont il demande l'annulation, le préfet de l'Essonne a refusé de lui délivrer le titre de séjour sollicité, l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays à destination duquel il sera renvoyé en cas d'exécution d'office.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne la décision portant refus de titre de séjour :
2. En premier lieu, l'arrêté litigieux a été signé par M. E D, sous-préfet de Palaiseau, qui a reçu délégation de signature à cet effet du préfet de l'Essonne par un arrêté du 23 août 2022, régulièrement publié. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence du signataire des décisions attaquées manque en fait et doit être écarté.
3. En deuxième lieu, l'arrêté attaqué vise les textes dont il est fait application et expose les circonstances de fait propres à la situation personnelle de M. F, dont les éléments sur lesquels le préfet s'est fondé pour lui refuser le titre de séjour qu'il sollicitait. Dès lors, cet arrêté comporte l'énoncé des considérations de droit et de fait qui constituent le fondement de la décision attaquée et permet ainsi au requérant d'en contester utilement le bien-fondé. Par suite, le moyen tiré de l'insuffisante motivation de la décision attaquée ne peut qu'être écarté.
4. En troisième lieu, il ressort des pièces du dossier que le préfet de l'Essonne a procédé à un examen particulier de la situation personnelle de M. F avant de refuser de lui accorder un titre de séjour, la circonstance que l'arrêté ne mentionne pas certains faits n'étant pas, en l'espèce, de nature à établir un défaut d'examen.
5. En quatrième lieu, il ressort des pièces du dossier que la décision attaquée a été prise après avis d'un collège de médecins du service médical de l'OFII du 26 octobre 2021, versé aux débats, qui a été émis, conformément à l'article R. 425-11 précité du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, au vu d'un rapport médical établi par un médecin de l'Office, le docteur B, qui n'a pas siégé au sein du collège. D'autre part, il ressort des pièces du dossier que trois médecins, dont les noms sont rapportés, ont signé cet avis qui précise en outre qu'il a été émis à l'issue d'une délibération collégiale. Ces mentions du caractère collégial de cet avis font foi jusqu'à preuve du contraire qui n'est pas rapportée en l'espèce par des éléments semant seulement un doute sur les conditions dans lesquelles il a été émis. En outre, il ressort des pièces du dossier que les docteurs Levy-Attias, Pintas et Vanderhenst, étaient dûment habilités, par la décision du 1er octobre 2021 du directeur général de l'OFII, régulièrement publiée sur le site internet de l'OFII et au bulletin officiel du ministre de l'intérieur, à se prononcer sur les demandes de titre de séjour en qualité d'étranger malade. Par ailleurs, l'absence de mention de la date de transmission de ce rapport est sans incidence sur la régularité de l'avis et sur la légalité de la décision attaquée. Enfin, dès lors que le collège de médecins de l'OFII a jugé que le défaut de prise en charge médicale du requérant n'entraînerait pas pour lui des conséquences d'une exceptionnelles gravité, il n'était pas tenu de se prononcer sur l'offre de soins et la possibilité pour le requérant de bénéficier d'un traitement approprié en Algérie ni sur l'éventuel caractère de longue durée des soins nécessités par son état de santé. Par suite, l'ensemble des vices de procédure invoqués doivent être écartés.
6. En cinquième lieu, il ne ressort pas des pièces du dossier que le préfet de l'Essonne se soit estimé lié par l'avis du collège de médecins de l'OFII et qu'il ait renoncé à faire usage de son pouvoir discrétionnaire de régularisation. Par suite, le moyen tiré de l'erreur de droit doit être écarté.
7. En sixième lieu, aux termes de l'article 6 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 modifié : " () Le certificat de résidence d'un an portant la mention " vie privée et familiale " est délivré de plein droit : () 7) au ressortissant algérien, résidant habituellement en France, dont l'état de santé nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait entraîner pour lui des conséquences d'une exceptionnelle gravité, sous réserve qu'il ne puisse pas effectivement bénéficier d'un traitement approprié dans son pays () ".
8. En l'espèce, il ressort des pièces du dossier que, par un avis du 26 octobre 2021, le collège de médecins de l'OFII a conclu que, si l'état de santé de M. F nécessitait une prise en charge médicale, le défaut de celle-ci ne devrait pas entraîner de conséquence d'une exceptionnelle gravité. Pour contester le refus de titre de séjour pris par le préfet sur le fondement de cet avis, M. F verse au dossier des comptes-rendus d'examen médicaux, deux comptes-rendus post-opératoires, de nombreuses ordonnances et des convocations régulières au centre hospitalier Quinze-Vingts qui établissent que le requérant a souffert d'un carcinome kystique à l'œil gauche qui lui a été retiré le 6 novembre 2020 et qui semble, d'après les rapports médicaux très techniques versés aux débats, avoir évolué vers une exophtalmie pour laquelle il est régulièrement suivi. Par ailleurs, il ressort des dernières pièces médicales, dont certaines sont postérieures à la date de la décision attaquée, et du rapport médical établi à l'attention du médecin instructeur de l'OFII que le diagnostic principal du requérant ne concerne plus qu'une cicatrice sur la joue gauche. Dans ces conditions, les éléments versés aux débats par M. F ne sont pas de nature à remettre en cause l'avis du collège de médecins de l'OFII et l'appréciation du préfet de l'Essonne qui ont estimé tous deux que le défaut de prise en charge médicale du requérant n'était pas de nature à entraîner pour lui des conséquences d'une exceptionnelle gravité. Le requérant ne peut dès lors utilement se prévaloir de la circonstance qu'il n'aura pas accès à un traitement approprié en Algérie. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 6 alinéa 7 de l'accord franco-algérien ainsi que celui tiré de l'erreur manifeste d'appréciation au regard de ces dispositions doivent être écartés.
9. En septième et dernier lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. "
10. M. F, célibataire et sans charge de famille, se borne à soutenir qu'il réside en France depuis deux ans et qu'il n'a plus aucun contact avec sa famille restée en Algérie. Toutefois, alors que son entrée sur le territoire français est récente qu'il ne se prévaut d'aucune attache privée et familiale en France, le requérant n'est pas fondé à soutenir que le préfet de l'Essonne aurait méconnu les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et entaché sa décision d'une erreur manifeste d'appréciation. Par suite, ces deux moyens ne peuvent qu'être écartés.
11. Enfin, M. F ne peut utilement se prévaloir des dispositions de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dès lors que l'accord franco-algérien régit d'une manière complète les conditions dans lesquelles les ressortissants algériens peuvent être admis à séjourner en France. Le moyen tiré de la méconnaissance de ces dispositions doit par suite être écarté comme inopérant.
En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français :
12. D'une part, il résulte de ce qui précède que la décision de refus de titre de séjour n'est pas illégale. Dès lors, le moyen tiré de ce que l'illégalité de la décision de refus de séjour priverait l'obligation de quitter le territoire français de base légale ne peut qu'être écarté.
13. D'autre part, et pour les mêmes motifs que ceux retenus pour rejeter les conclusions tendant à l'annulation du refus de séjour, les moyens tirés de l'incompétence, de l'insuffisance de motivation, de la méconnaissance des dispositions des articles L. 423-23 et du 9° de l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et de l'erreur manifeste d'appréciation ne peuvent qu'être écartés.
14. Enfin, pour les mêmes motifs que ceux exposés au point 11, M. F ne peut utilement se prévaloir des dispositions de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
En ce qui concerne la décision fixant le pays de destination :
15. D'une part, il résulte de ce qui précède que la décision portant obligation de quitter le territoire français n'est pas illégale. Dès lors, le moyen tiré de ce que l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français priverait la décision fixant le pays de destination de base légale ne peut qu'être écarté.
16. D'autre part, et pour les mêmes motifs que ceux retenus pour rejeter les conclusions tendant à l'annulation des décisions portant refus de séjour et obligation de quitter le territoire français, les moyens tirés de l'incompétence et de l'erreur manifeste d'appréciation ne peuvent qu'être écartés.
17. Enfin, aux termes des dispositions du dernier alinéa de l'article L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Un étranger ne peut être éloigné à destination d'un pays s'il établit que sa vie ou sa liberté y sont menacées ou qu'il y est exposé à des traitements contraires aux stipulations de l'article 3 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales du 4 novembre 1950. ". Aux termes des stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " Nul ne peut être soumis à la torture ni à des peines ou traitements inhumains ou dégradants. ".
18. En l'espèce, M. F, dont l'état de santé ne nécessite pas un traitement dont le défaut devrait entraîner des conséquences d'une exceptionnelle gravité, n'apporte aucun élément de nature à établir qu'il serait exposé à un risque en cas de retour en Algérie, notamment à raison de ses problèmes de santé. Dans ces conditions, les moyens tirés de la méconnaissance de l'article L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de l'article 3 de la convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doivent être écartés.
19. Il résulte de ce qui précède que M. F n'est pas fondé à demander l'annulation de l'arrêté du 16 mai 2022 par lequel le préfet de l'Essonne a refusé de lui délivrer un titre de séjour, l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays à destination duquel il sera renvoyé en cas d'exécution d'office.
Sur les conclusions à fin d'injonction et d'astreinte :
20. Le présent jugement qui rejette les conclusions à fin d'annulation présentées par M. F n'appelle aucune mesure d'exécution. Dès lors, les conclusions à fin d'injonction et d'astreinte présentées par le requérant ne peuvent qu'être rejetées.
Sur les frais de l'instance :
21. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de l'Etat, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance, la somme que M. F demande au titre des frais exposés par lui et non compris dans les dépens.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. F est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. A F et au préfet de l'Essonne.
Délibéré après l'audience du 16 mars 2023, à laquelle siégeaient :
- Mme Mégret, présidente,
- Mme Lutz, première conseillère,
- Mme Degorce, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 30 mars 2023.
La rapporteure,
signé
Ch. CLa présidente,
signé
S. Mégret
La greffière,
signé
C. Delannoy
La République mande et ordonne au préfet de l'Essonne en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026