vendredi 17 mars 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de VERSAILLES |
| Section | Tribunal Administratif de VERSAILLES |
| N° Dossier | TA78-2209325 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | 2ème chambre |
| Avocat requérant | HAIK |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 6 décembre 2022, M. E C D, représenté par Me Haik, demande au tribunal :
1°) d'annuler pour excès de pouvoir l'arrêté du préfet de l'Essonne du 27 octobre 2022 portant refus de renouvellement de titre de séjour et obligation de quitter le territoire français, dans un délai de 30 jours ;
2°) d'enjoindre au préfet de l'Essonne, à titre principal, de lui délivrer un titre de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " ou un titre de séjour temporaire portant la mention " salarié " dans un délai d'un mois à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 50 euros par jour de retard, à titre subsidiaire, de réexaminer sa situation dans un délai d'un mois à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 50 euros par jour de retard et de lui délivrer, dans l'attente, une autorisation provisoire de séjour l'autorisant à travailler ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 000 euros sur le fondement de l'article L.761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- l'arrêté est entaché d'un vice de procédure, en l'absence de saisine de la commission du titre de séjour ;
- il est entaché d'un défaut de motivation ;
- il est entaché d'une erreur de droit et d'une erreur d'appréciation pour ne pas avoir instruit sa demande sur le fondement de l'article L.435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, fondement sur lequel lui a été délivré le premier titre de séjour dont il demande le renouvellement ;
- il est entaché d'un défaut d'examen particulier de sa situation personnelle ;
- il est entaché d'une erreur de droit au regard de l'article L.423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, le préfet ayant ajouté des conditions au texte législatif ;
- il est entaché d'une autre erreur de droit, le préfet ne pouvant refuser de renouveler son titre de séjour en tant que salarié que s'il ne remplissait plus les conditions ayant conduit à la délivrance du titre de séjour initial, ce qui n'est pas le cas en l'espèce ;
- il est entaché d'une erreur d'appréciation au regard de l'article L.423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- il méconnaît l'article L.435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- il méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- il méconnaît les stipulations de l'article 3-1 de la convention internationale des droits de l'enfant ;
- il est entaché d'une erreur manifeste dans l'appréciation de sa situation eu égard à sa situation personnelle.
Par un mémoire enregistré le 23 janvier 2023, le préfet de l'Essonne conclut au rejet de la requête.
Il soutient que les moyens soulevés ne sont pas fondés.
Par ordonnance du 24 janvier 2023, la clôture de l'instruction a été fixée au 7 février 2023.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention internationale des droits de l'enfant ;
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative.
Le président de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
A été entendu au cours de l'audience publique le rapport de Mme Vincent, première conseillère.
Considérant ce qui suit :
1. M. E C D, ressortissant congolais (République du Congo) né le 23 janvier 1984, est entré sur le territoire français en avril 2012, selon ses déclarations. II a ensuite déposé une demande d'asile rejetée par l'Office français de protection des réfugiés et apatrides (OFPRA) par décision du 27 novembre 2013, confirmée par la Cour nationale du droit d'asile (CNDA) le 21 mai 2014. Il s'est ensuite vu délivrer un titre de séjour temporaire portant la mention " salarié " valable du 7 janvier 2021 au 6 janvier 2022. En décembre 2021, il en a sollicité le renouvellement auprès du préfet de l'Essonne. Par arrêté du 27 octobre 2022 dont il demande l'annulation, le préfet de l'Essonne a rejeté sa demande et a assorti son refus d'une obligation de quitter le territoire français avec délai.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
2. En premier lieu, il ressort de l'arrêté attaqué, qui n'avait pas à être exhaustif, qu'il comporte les considérations de fait qui en constituent le fondement, contrairement à ce que soutient le requérant. Par suite, le moyen tiré de son défaut de motivation doit être écarté.
3. En deuxième lieu, le requérant soutient que le préfet a commis une erreur de droit et d'appréciation en n'instruisant pas sa demande sur le fondement de l'article L.435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, fondement sur lequel lui a été délivré le titre de séjour initial. Au cas d'espèce, il ne pas ressort pas de la demande de titre de séjour du requérant déposée le 7 décembre 2021 et produite en défense par le préfet que le requérant ait précisé le fondement de sa demande de titre ni d'ailleurs qu'il ait demandé le renouvellement de son titre de séjour " salarié ", la case " renouvellement " n'étant pas cochée. De plus, eu égard aux informations données par le requérant dans sa demande de titre de séjour sur sa situation familiale, il était loisible au préfet de considérer que le requérant avait déposé une demande, non de renouvellement de son titre de séjour en tant que salarié, mais une demande de changement de statut pour un titre de séjour " vie privée et familiale ", sur le fondement de l'article L.423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Enfin, lorsqu'il est saisi d'une demande de délivrance d'un titre de séjour sur le fondement de l'une des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, il est loisible au préfet d'examiner d'office si l'intéressé peut prétendre à une autorisation sur le fondement d'une autre disposition de ce code. Par suite, les moyens tirés de l'erreur de droit et de l'erreur d'appréciation commises par le préfet doivent être écartés.
4. En troisième lieu, il ressort de l'arrêté attaqué que le préfet a examiné sa demande de renouvellement de titre de séjour non seulement au titre de la vie privée et familiale, en prenant en compte la conclusion d'un pacte civil de solidarité (PACS) avec sa compagne, de nationalité française, la présence en France d'une enfant, issu d'une autre union, ainsi que celle de ses sœurs, mais aussi en tant que salarié. A cet égard, l'arrêté attaqué mentionne " qu'il ne justifie pas occuper une activité professionnelle à la suite de son contrat à durée déterminée qui a pris fin, selon ses déclarations, en décembre 2021 ". La circonstance que l'arrêté ne mentionnerait pas sa qualité de travailleur handicapé n'est pas de nature à établir non plus que le préfet aurait manqué à son devoir d'examen particulier de sa situation personnelle. Par suite, le moyen tiré de l'erreur de droit commise par le préfet, en ce qu'il aurait manqué à son obligation d'examen particulier de sa situation personnelle, doit être écarté.
5. En quatrième lieu, le requérant soutient que le préfet a commis une erreur de droit au motif qu'il aurait ajouté, dans l'arrêté litigieux, des conditions non prévues par l'article L.423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en précisant que si le requérant " déclare la présence sur le territoire national de ses sœurs, il ne justifie pas que sa présence [soit] indispensable auprès d'elles ". Toutefois, il résulte de cet article du code que le préfet doit notamment apprécier l'intensité de ses liens personnels et familiaux en France, ce qu'il ne démontre pas au demeurant s'agissant de la présence en France d'une partie de sa fratrie. Dès lors, le moyen doit être écarté.
6. En cinquième lieu, à supposer que le requérant soulève le moyen tiré d'une erreur de fait commis par le préfet dans son arrêté au motif qu'il n'est pas établi qu'il lui ait été demandé de produire une attestation de non-dissolution du PACS, il ressort des pièces du dossier que le préfet de l'Essonne lui a bien demandé, par courrier du 7 décembre 2021, de produire ce document dans un délai de 20 jours, comme indiqué dans l'arrêté litigieux. Par suite, le moyen doit être écarté.
7. En sixième lieu, le requérant soutient que le renouvellement de son titre de séjour en tant que salarié ne pouvait être refusé que pour absence de résidence habituelle sur le territoire français et absence d'exercice d'une activité professionnelle. Toutefois, comme indiqué précédemment, il ressort de l'arrêté attaqué que le préfet a constaté, selon les propres déclarations du requérant, qu'il n'occupait plus d'activité professionnelle depuis la fin de son contrat à durée déterminée, en décembre 2021. Dès lors, le moyen tiré de l'erreur de droit commise par le préfet doit être également écarté.
8. En septième lieu, le requérant soutient que le préfet a commis une erreur d'appréciation au regard de l'article L.423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, eu égard aux liens familiaux noués en France et à la condamnation prononcée à son encontre, qui n'est pas constitutive d'une menace à l'ordre public mais uniquement d'un trouble à l'ordre public.
9. Aux termes de l'article L.423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " " L'étranger qui n'entre pas dans les catégories prévues aux articles L. 423-1, L. 423-7, L. 423-14, L. 423-15, L. 423-21 et L. 423-22 ou dans celles qui ouvrent droit au regroupement familial, et qui dispose de liens personnels et familiaux en France tels que le refus d'autoriser son séjour porterait à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des motifs du refus, se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " d'une durée d'un an, sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1.Les liens mentionnés au premier alinéa sont appréciés notamment au regard de leur intensité, de leur ancienneté et de leur stabilité, des conditions d'existence de l'étranger, de son insertion dans la société française ainsi que de la nature de ses liens avec sa famille restée dans son pays d'origine. L'insertion de l'étranger dans la société française est évaluée en tenant compte notamment de sa connaissance des valeurs de la République ". De plus, aux termes des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui ". Enfin, aux termes aux termes du paragraphe 1 de l'article 3 de la convention internationale des droits de l'enfant du 26 janvier 1990 : " Dans toutes les décisions qui concernent les enfants, qu'elles soient le fait des institutions publiques ou privées de protection sociale, des tribunaux, des autorités administratives ou des organes législatifs, l'intérêt supérieur de l'enfant doit être une considération primordiale ".
10. Au cas d'espèce, il est constant que le requérant a conclu un PACS le 17 février 2021 avec Mme B A, de nationalité française. Toutefois, en dépit de ce PACS, conclu au demeurant récemment à la date de l'arrêté attaqué, le requérant ne démontre par aucune pièce entretenir une vie commune avec sa compagne alors qu'il a par ailleurs été condamné à une peine de huit mois d'emprisonnement avec sursis pour violence conjugale sur sa personne et qu'il produit un contrat de location, conclu le 10 octobre 2022, en son nom seul. De plus, s'il établit avoir reconnu, par acte daté du 2 novembre 2017, être le père d'une enfant née le 11 mai 2017 de sa relation avec une ex-compagne, il n'établit pas l'intensité de ses liens personnels et familiaux avec l'enfant en se bornant à produire un document de son ex-compagne datée du 3 avril 2018 attestant de ses visites régulières à Château-Thierry où réside l'enfant, des extraits de son carnet de santé datés de 2017, quelques rares factures d'achat datées de 2018 ou une facture d'un vélo pour enfant acheté postérieurement à la date de l'arrêté attaqué. Enfin, s'il fait valoir la présence de deux de ses sœurs en France, il n'établit par aucune pièce l'intensité de ses liens personnels et familiaux avec elles. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance de l'article L.423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile doit être écarté, de même que celui tiré de la méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales pour atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie familiale, ainsi que le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations de l'article 3-1 de la convention internationale des droits de l'enfant.
11. En huitième lieu, aux termes de l'article L.435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger dont l'admission au séjour répond à des considérations humanitaires ou se justifie au regard des motifs exceptionnels qu'il fait valoir peut se voir délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " salarié ", " travailleur temporaire " ou " vie privée et familiale ", sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1. () ".
12. Au cas d'espèce, pour les mêmes motifs que ceux évoqués au point 10 du présent jugement, le requérant n'établit pas que son admission au séjour répondrait à des considérations humanitaires. Le requérant fait cependant également valoir une promesse d'embauche de la société La Riviera pour un contrat à durée indéterminée daté du 4 novembre 2019 avec demande renouvelée d'autorisation de travail, une activité professionnelle sans interruption depuis le 16 février 2021 en dépit d'un accident de travail survenu le 19 octobre 2021, sa qualité de travailleur handicapé reconnu en juin 2014 et renouvelé le 13 janvier 2020, ainsi que l'emploi de maçon-carreleur exercé pour le compte de de la société Eiffage Construction, emploi pour lequel il a obtenu un certificat d'aptitude à la conduite en sécurité (CACES). Toutefois, s'il produit des documents attestant de ses nombreuses missions d'intérim en 2021 puis jusqu'en octobre 2022 ainsi qu'une attestation de présence de la société Eiffage Construction du 15 juin 2022 témoignant du fait qu'il est employé au sein de l'entreprise depuis le 4 novembre 2021 en tant que maçon-carreleur, avec bulletins de paie de mars, avril et mai 2022 à l'appui, il n'établit pas qu'il aurait actualisé sa demande de titre de séjour et dès lors informé le préfet de sa situation professionnelle, celui-ci mentionnant dans l'arrêté attaqué que le requérant " ne justifie pas occuper une activité professionnelle à la suite de son contrat à durée déterminée qui a pris fin, selon ses déclarations, en décembre 2021 ". En conséquence, le moyen doit être écarté.
13. En neuvième lieu, pour les mêmes motifs que ceux précédemment exposés, le moyen tiré de l'erreur manifeste commise par le préfet dans l'appréciation des conséquences de son arrêté sur sa situation personnelle doit être écarté.
14. En dixième lieu, aux termes de l'article L.432-13 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Dans chaque département est instituée une commission du titre de séjour qui est saisie pour avis par l'autorité administrative :1° Lorsqu'elle envisage de refuser de délivrer ou de renouveler la carte de séjour temporaire prévue aux articles L. 423-1, L. 423-7, L. 423-13, L. 423-14, L. 423-15, L. 423-21, L. 423-22, L. 423-23, L. 425-9 ou L. 426-5 à un étranger qui en remplit effectivement les conditions de délivrance ; () ; 4° Dans le cas prévu à l'article L. 435-1 ". Aux termes de l'article L.435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " () Lorsqu'elle envisage de refuser la demande d'admission exceptionnelle au séjour formée par un étranger qui justifie par tout moyen résider habituellement en France depuis plus de dix ans, l'autorité administrative est tenue de soumettre cette demande pour avis à la commission du titre de séjour prévue à l'article L. 432-14 ".
15. Il résulte de ces dispositions que le préfet n'est tenu de saisir la commission du titre de séjour que du cas des seuls étrangers qui remplissent effectivement les conditions de délivrance de l'un des titres prévus par les dispositions précitées de l'article L. 432-13 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ou, en vertu du deuxième alinéa de l'article L. 435-1 du même code, qui justifient résider en France habituellement depuis plus de dix ans et non du cas de tous les étrangers qui se prévalent de ces dispositions.
16. Au cas d'espèce, si le requérant justifie de sa présence sur le territoire français depuis le 8 octobre 2012, date à laquelle il a ouvert un livret A auprès de la Banque postale, il ne justifie pas, par les pièces qu'il produit, de sa présence habituelle en France depuis cette date de manière suffisamment probante. Dès lors, le moyen doit être écarté.
17. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation dirigées contre l'arrêté attaqué doivent être rejetées. Par voie de conséquence, il en est de même de ses conclusions à fin d'injonction, de même que de ses conclusions sur le fondement de l'article L.761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. C D est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. E C D et au préfet de l'Essonne.
Délibéré après l'audience du 6 mars 2023, à laquelle siégeaient :
Mme Gosselin, président,
Mme Vincent, première conseillère,
Mme Geismar, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 17 mars 2023.
La rapporteure,
Signé
L. Vincent
Le président,
Signé
C. GosselinLa greffière,
Signé
S. Lamarre
La République mande et ordonne au préfet de l'Essonne en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026