vendredi 15 novembre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de VERSAILLES |
| Section | Tribunal Administratif de VERSAILLES |
| N° Dossier | TA78-2209337 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Avocat requérant | AARPI NOVEIR & BENSASSON |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés les 12 décembre 2022 et 9 juillet 2024, M. B A, représenté par Me Noveir et Me Bensasson, demande au tribunal :
1°) de condamner la commune de Draveil à lui verser une somme de 15 000 euros en réparation des préjudices qu'il estime avoir subi ;
2°) de mettre à la charge de la commune de Draveil une somme de 3 000 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que la commune de Draveil, auprès de laquelle il a été détaché à compter du 1er janvier 2020, a commis une faute dans son classement à l'origine d'un préjudice financier et moral qui sera évalué à la somme de 15 000 euros.
Par un mémoire, enregistré le 11 juillet 2024, la commune de Draveil, représentée par Me Beguin, conclut au rejet de la requête et demande au tribunal de mettre à la charge de M. A une somme de 1 000 euros sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle fait valoir que :
- la requête indemnitaire est irrecevable dans la mesure où, d'une part, elle présente le même objet qu'un recours pour excès de pouvoir contre une décision pécuniaire définitive et, d'autre part, elle est tardive ;
- aucun des moyens invoqués n'est fondé.
La clôture de l'instruction a été fixée au 9 septembre 2024.
Des pièces, présentées par la commune de Draveil en réponse à une demande du Tribunal sur le fondement de l'article R. 613-1-1 du code de justice administrative et enregistrées le 10 octobre 2024, ont été communiquées.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : / () 4º Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ".
2. Aux termes, d'une part, de l'article R. 421-1 du code de justice administrative : " La juridiction ne peut être saisie que par voie de recours formé contre une décision, et ce, dans les deux mois à partir de la notification ou de la publication de la décision attaquée. / Lorsque la requête tend au paiement d'une somme d'argent, elle n'est recevable qu'après l'intervention de la décision prise par l'administration sur une demande préalablement formée devant elle () ". Aux termes de l'article R. 421-2 du même code : " Sauf disposition législative ou réglementaire contraire, dans les cas où le silence gardé par l'autorité administrative sur une demande vaut décision de rejet, l'intéressé dispose, pour former un recours, d'un délai de deux mois à compter de la date à laquelle est née une décision implicite de rejet. Toutefois, lorsqu'une décision explicite de rejet intervient avant l'expiration de cette période, elle fait à nouveau courir le délai de recours ".
3. Aux termes, d'autre part, de l'article L. 231-4 du code des relations entre le public et l'administration : " Par dérogation à l'article L. 231-1, le silence gardé par l'administration pendant deux mois vaut décision de rejet : / () 5° Dans les relations entre l'administration et ses agents ". En vertu de l'article L. 112-2 de ce code, ne sont applicables aux relations entre l'administration et ses agents ni les dispositions de l'article L. 112-3 de ce code aux termes desquelles " Toute demande adressée à l'administration fait l'objet d'un accusé de réception ", ni celles de l'article L. 112-6 du même aux termes desquelles : " Les délais de recours ne sont pas opposables à l'auteur d'une demande lorsque l'accusé de réception ne lui a pas été transmis ou ne comporte pas les indications exigées par la réglementation () ". Ainsi, en cas de naissance d'une décision implicite de rejet du fait du silence gardé par l'administration pendant la période de deux mois suivant la réception d'une demande, le délai de recours de deux mois court dès la naissance de la décision implicite à l'encontre d'un agent public, alors même que l'administration n'a pas accusé réception de la demande de cet agent.
4. Il résulte de l'instruction que M. A, qui exerçait les fonctions de sapeur-pompier professionnel, au grade de sergent-chef, au sein du service départemental d'incendie et de secours (SDIS) de l'Essonne, a été détaché à compter du 1er janvier 2020 auprès de la commune de Draveil dans le cadre d'emploi des agents de police municipale, au grade de brigadier de police municipale. Il a adressé, par le biais de son conseil, une demande préalable à la commune de Draveil le 25 avril 2022, qu'elle a reçu le 27 avril suivant, en raison des préjudices financier et de carrière occasionnés par l'erreur commise selon lui dans son classement au grade de brigadier de police municipale, estimant que celui-ci n'était pas équivalent à son grade d'origine. Le silence gardé par la commune de Draveil sur cette demande a fait naitre une décision implicite de rejet intervenue le 27 juin 2022. Dès lors, le requérant disposait d'un délai courant jusqu'au 29 août 2022 pour saisir le tribunal d'un recours tendant à l'indemnisation des préjudices, dont il doit être regardé comme en ayant sollicité réparation dans sa demande susvisée du 25 avril 2022, qu'il estimait avoir subi à la suite de son classement lors de son détachement. Si M. A a adressé une seconde demande indemnitaire préalable le 5 septembre 2022, dont la commune de Draveil a accusé réception le 7 septembre 2022, sollicitant la réparation des mêmes préjudices pour les mêmes faits générateurs, elle n'a pu faire naître, en l'absence de changement de circonstances de droit ou de fait, qu'une décision implicite de rejet confirmative insusceptible de rouvrir le délai de recours contentieux.
5. La requête de M. A, enregistrée au greffe du tribunal le 12 décembre 2022, postérieurement à l'expiration du délai de recours contentieux, est tardive et, par suite, manifestement irrecevable. Une telle irrecevabilité n'étant pas régularisable, il y a lieu de la rejeter en toutes ses conclusions en application des dispositions précitées du 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
6. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de mettre à la charge de M. A la somme demandée par la commune de Draveil au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de M. A est rejetée.
Article 2 : Les conclusions de la commune de Draveil présentées sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B A et à la commune de Draveil.
Fait à Versailles, le 15 novembre 2024.
La présidente de la 2ème chambre,
signé
N. Ribeiro-Mengoli
La République mande et ordonne à la préfète de l'Essonne ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
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01/06/2026
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Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
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01/06/2026