jeudi 4 juillet 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de VERSAILLES |
| Section | Tribunal Administratif de VERSAILLES |
| N° Dossier | TA78-2209346 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | 8ème chambre |
| Avocat requérant | BOISSY |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire enregistrés le 12 décembre 2022 et le 13 septembre 2023, M. B C A, représenté par Me Boissy, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision implicite de rejet que le préfet des Yvelines a opposée à sa demande de titre de séjour du 1er février 2022 ;
2°) d'enjoindre au préfet des Yvelines à titre principal de lui délivrer un titre de séjour avec la mention " salarié " dans un délai d'un mois à compter de la notification du jugement à intervenir, à titre subsidiaire de réexaminer sa situation dans un délai de 15 jours à compter de la notification du jugement à intervenir, le tout sous astreinte de 150 euros par jour de retard ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 2 500 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de le condamner aux entiers dépens.
Il soutient que :
- la décision attaquée est insuffisamment motivée ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et les dispositions de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ;
- il entend maintenir sa requête.
Par un mémoire en défense enregistré le 1er juin 2023, le préfet des Yvelines conclut au non-lieu à statuer.
Par une ordonnance du 21 mai 2024, la clôture de l'instruction a été fixée au 5 juin 2024.
Le président de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le rapport de M. Perez a été entendu au cours de l'audience publique.
Considérant ce qui suit :
1. M. A, ressortissant guinéen né le 1er janvier 1982, est entré en France selon ses déclarations en 2013. Il a déposé une demande d'admission exceptionnelle au séjour le 1er février 2022. Par la présente requête, il demande l'annulation de la décision implicite de rejet que lui a opposée le préfet des Yvelines.
2. Aux termes de l'article R. 431-12 de code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger admis à souscrire une demande de délivrance ou de renouvellement de titre de séjour se voit remettre un récépissé qui autorise sa présence sur le territoire pour la durée qu'il précise. ". Enfin, l'article R. 432-1 du même code dispose que : " Le silence gardé par l'autorité administrative sur les demandes de titres de séjour vaut décision implicite de rejet. ".
3. Si M. A soutient qu'il a adressé sa demande de titre de séjour au préfet des Yvelines le 1er février 2022 et que, quatre mois après la date de réception de cette demande par l'administration est intervenue une décision implicite de rejet, il ressort des pièces du dossier que, le 1er juin 2023, soit postérieurement à l'introduction de la requête, le préfet des Yvelines a informé le tribunal de ce qu'il a décidé de délivrer à M. A une carte de séjour temporaire valable du 3 mai 2023 au 2 mai 2024, carte qui a été mise en fabrication. Par cette décision, le préfet des Yvelines a implicitement mais nécessairement retiré la décision implicite de rejet attaquée. Il résulte de ce qui précède, quand bien même le titre n'aurait pas été remis à l'intéressé à la date du présent jugement, que les conclusions à fin d'annulation présentées par M. A ont perdu leur objet, ainsi par voie de conséquence que les conclusions à fin d'injonction et d'astreinte.
4. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de faire droit aux conclusions de M. A présentées sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur la requête de M. A.
Article 2 : Les conclusions de M. A sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. B C A et au préfet des Yvelines.
Délibéré après l'audience du 20 juin 2024, à laquelle siégeaient :
M. Mauny, président,
M. Perez, premier conseiller,
M. Bélot, premier conseiller,
Rendu public par mise à disposition au greffe le 4 juillet 2024,
Le rapporteur,
signé
J-L. PEREZ
Le président,
signé
O. MAUNYLa greffière,
signé
A. ESTEVES
La République mande et ordonne au préfet des Yvelines en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
N°2209346
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026