vendredi 12 juillet 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de VERSAILLES |
| Section | Tribunal Administratif de VERSAILLES |
| N° Dossier | TA78-2209495 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | 1ère chambre - Juge unique |
| Avocat requérant | SELARL DUFOUR & ASSOCIÉS AVOCATS |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire enregistrés le 16 décembre 2022 et le 28 février 2023, M. B C, représenté par Me Dufour, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision " 48SI " du 2 août 2022 par laquelle le ministre de l'intérieur et des outre-mer l'a informé de la perte de six points de son permis de conduire et de l'invalidation de son permis de conduire en raison d'un solde de points nul, et les décisions par lesquelles le ministre de l'intérieur et des outre-mer a retiré des points sur le solde de son permis de conduire à raison des infractions commises le 5 juillet 2021 (4 points) et le 23 octobre 2021 (1 point) ;
2°) d'enjoindre au ministre de l'intérieur et des outre-mer de restituer les points illégalement retirés sur son permis de conduire dans un délai de trois mois à compter de la notification du jugement à intervenir ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 2 000 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- les décisions contestées par lesquelles le ministre de l'intérieur et des outre-mer a retiré des points sur le solde de son permis de conduire méconnaissent les articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route ;
- la réalité des infractions n'est pas démontrée ;
- les décisions 48 procédant au retrait des points n'ont pas été matérialisées par un écrit et sont dépourvues de motivation ; la décision " 48SI " n'est pas motivée.
Par un mémoire en défense enregistré le 10 janvier 2023, le ministre de l'intérieur et des outre-mer conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que les moyens présentés par M. C à l'appui de la requête ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de la route ;
- le code de justice administrative.
La présidente du tribunal a désigné Mme A en application de l'article R. 222-13 du code de justice administrative.
La magistrate désignée a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience, en application des dispositions de l'article R. 732-1-1 du code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le rapport de Mme A a été entendu au cours de l'audience publique.
Considérant ce qui suit :
1. M. B C a commis une série d'infractions au code de la route, qui ont donné lieu au retrait de points affectés à son permis de conduire. Il demande l'annulation de la décision " 48SI " du 2 août 2022 par laquelle le ministre de l'intérieur et des outre-mer l'a informé de la perte de six points de son permis de conduire et de l'invalidation de son permis de conduire en raison d'un solde de points nul, et des décisions par lesquelles le ministre de l'intérieur et des outre-mer a retiré des points sur le solde de son permis de conduire à raison des infractions commises le 5 juillet 2021 (4 points) et le 23 octobre 2021 (1 point).
Sur les conclusions aux fins d'annulation :
En ce qui concerne les conclusions dirigées contre les décisions de retrait de points :
En ce qui concerne le moyen tiré du défaut de communication des informations mentionnées aux articles L.223-3 et R.223-3 du code de la route :
2. Aux termes de l'article L. 223-3 du code de la route : " Lorsque l'intéressé est avisé qu'une des infractions entraînant retrait de points a été relevée à son encontre, il est informé des dispositions de l'article L. 223-2, de l'existence d'un traitement automatisé de ces points et de la possibilité pour lui d'exercer le droit d'accès conformément aux articles L. 225-1 à L. 225-9. / Lorsqu'il est fait application de la procédure de l'amende forfaitaire ou de la procédure de composition pénale, l'auteur de l'infraction est informé que le paiement de l'amende ou l'exécution de la composition pénale entraîne le retrait du nombre de points correspondant à l'infraction reprochée, dont la qualification est dûment portée à sa connaissance ; il est également informé de l'existence d'un traitement automatisé de ces points et de la possibilité pour lui d'exercer le droit d'accès () ". L'article R. 223-3 du même code dispose que : " I. - Lors de la constatation d'une infraction entraînant retrait de points, l'auteur de celle-ci est informé qu'il encourt un retrait de points si la réalité de l'infraction est établie dans les conditions définies à l'article L. 223-1. / II. - Il est informé également de l'existence d'un traitement automatisé des retraits et reconstitutions de points et de la possibilité pour lui d'accéder aux informations le concernant. Ces mentions figurent sur le document qui lui est remis ou adressé par le service verbalisateur. Le droit d'accès aux informations ci-dessus mentionnées s'exerce dans les conditions fixées par les articles L. 225-1 à L. 225-9. / III. - Lorsque le ministre de l'intérieur constate que la réalité d'une infraction entraînant retrait de points est établie dans les conditions prévues par le quatrième alinéa de l'article L. 223-1, il réduit en conséquence le nombre de points affecté au permis de conduire de l'auteur de cette infraction. () ".
3. Il résulte de ces dispositions que l'accomplissement de la formalité substantielle prescrite par ces dispositions, qui constitue une garantie essentielle donnée à l'auteur de l'infraction pour lui permettre d'en contester la réalité et d'en mesurer les conséquences sur la validité de son permis et éventuellement d'en contester la réalité devant le juge pénal, conditionne la régularité de la procédure suivie et, partant, la légalité du retrait de points. L'administration ne peut légalement prendre une décision retirant des points affectés à un permis de conduire à la suite d'une infraction dont la réalité a été établie que si l'auteur de l'infraction s'est vu préalablement délivrer par elle un document lui permettant de constater la réalité de l'infraction et d'en mesurer les conséquences sur la validité de son permis. Il appartient à l'administration d'apporter la preuve, par tous moyens, de la remise d'un tel document.
S'agissant de l'infraction du 5 juillet 2021 :
4. Depuis une mise à jour logicielle effectuée le 15 avril 2015, tous les appareils électroniques utilisés par les agents verbalisateurs font apparaître sur la page présentée au contrevenant, en cas d'infraction entraînant retrait de points, l'ensemble des informations exigées par la loi. Dès lors, pour les infractions constatées à compter de cette date, la signature apposée par l'intéressé et conservée par voie électronique établit que ces informations lui ont été délivrées. La mention certifiée par l'agent selon laquelle le contrevenant a refusé d'apposer sa signature sur la page qui lui était présentée possède la même valeur probante.
5. Le procès-verbal relatif à l'infraction commise le 5 juillet 2021 comporte l'identité du requérant ainsi que sa signature. La production de cette pièce suffit donc à établir que l'intéressé a bénéficié de l'ensemble des informations prévues par les dispositions précitées au point 2.
S'agissant de l'infraction du 23 octobre 2021 :
6. Il résulte de l'instruction, et notamment du relevé d'information intégral de M. C édité le 6 janvier 2023, que l'infraction du 23 octobre 2021, qui a été constatée par radar automatique, a donné lieu le 21 mars 2022 à l'émission d'un titre exécutoire d'amende forfaitaire majorée. Si le ministre de l'intérieur et des outre-mer fait valoir en défense qu'un avis de contravention a été adressé au requérant et contient l'ensemble des informations exigées par les dispositions des articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route, il n'en rapporte pas la preuve en se bornant à produire un spécimen des avis de contravention, alors qu'il ne résulte pas de l'instruction que M. C se serait acquitté de l'amende forfaitaire majorée. Par suite, M. C est fondé à soutenir que la décision de retrait d'un point a été prise au terme d'une procédure irrégulière en ce qu'elle n'a pas été précédée de la délivrance des informations prévues aux dispositions précitées.
7. Il résulte de tout ce qui précède que M. C est seulement fondé à demander l'annulation de la décision portant retrait d'un point, prise consécutivement à l'infraction relevées le 23 octobre 2021.
En ce qui concerne le moyen tiré du défaut de réalité des infractions :
8. Aux termes de l'article L. 223-1 du code de la route : " Le permis de conduire est affecté d'un nombre de points. Celui-ci est réduit de plein droit si le titulaire du permis a commis une infraction pour laquelle cette réduction est prévue. / () La réalité d'une infraction entraînant retrait de points est établie par le paiement d'une amende forfaitaire ou l'émission du titre exécutoire de l'amende forfaitaire majorée, l'exécution d'une composition pénale ou par une condamnation définitive ".
9. Il résulte de la combinaison des articles L. 223-1 et L. 225-1 du code la route, des articles 529, 529-1, 529-2 et 530 du code de procédure pénale et de l'arrêté du 29 juin 1992 fixant les supports techniques de la communication par le ministère public au ministère de l'intérieur des informations prévues par ces articles que le mode d'enregistrement et de contrôle des informations relatives aux infractions au code de la route conduit à considérer que la réalité de l'infraction est établie dans les conditions prévues à l'article L. 223-1 du code de la route dès lors qu'est inscrite, dans le système national des permis de conduire, la mention du paiement de l'amende forfaitaire ou de l'émission du titre exécutoire de l'amende forfaitaire majorée, sauf si l'intéressé justifie avoir présenté une requête en exonération dans les quarante-cinq jours de la constatation de l'infraction ou de l'envoi de l'avis de contravention ou formé, dans le délai prévu à l'article 530 du code de procédure pénale, une réclamation ayant entraîné l'annulation du titre exécutoire de l'amende forfaitaire majorée.
10. Il résulte par ailleurs des dispositions de l'article 530 du code de procédure pénale qu'une réclamation contre le titre exécutoire d'une amende forfaitaire majorée, lorsqu'elle est formée dans les délais et dans les formes prévues par cet article et par l'article 529-10 du même code, entraîne l'annulation du titre exécutoire. Toutefois, il n'appartient pas au juge administratif de se prononcer sur la recevabilité d'une réclamation contre le titre exécutoire d'une amende forfaitaire majorée, laquelle est appréciée par l'officier du ministère public sous le contrôle de la juridiction pénale devant laquelle l'auteur de la réclamation dispose d'un recours. Si le titulaire du permis de conduire peut utilement faire valoir devant le tribunal administratif, à l'appui d'une contestation relative au retrait de points, que la réalité de l'infraction n'est pas établie compte tenu de l'annulation du titre exécutoire du fait d'une réclamation, il ne saurait se borner à soutenir qu'il conteste être l'auteur d'une infraction mais doit établir qu'elle a été regardée comme recevable et a, par suite, entraîné l'annulation du titre. Cette preuve peut être apportée soit par un document émanant de l'autorité judiciaire, soit, au besoin, par le document intitulé " bordereau de situation des amendes et des condamnations pécuniaires ", tenu par le comptable public pour chaque contrevenant.
11. Si M. C indique avoir formé une réclamation contre les titres exécutoires d'amende forfaitaire majorée relatifs aux infractions constatées les 5 juillet et 23 octobre 2021 devant l'officier du ministère public près le tribunal de police, il ne produit aucun document permettant d'établir que ces réclamations ont été regardées comme recevables et ont, par suite, entraîné l'annulation des titres exécutoires. La réalité de ces infractions doit par suite être regardée comme établie.
En ce qui concerne le moyen tiré de l'absence de motivation de ces décisions :
12. D'une part, M. C soutient que les décisions de retrait de points contestées n'existent pas faute de lui avoir été notifiées. Toutefois, les conditions de la notification au conducteur des retraits de points de son permis de conduire, prévues par les dispositions de l'article L. 223-3 du code de la route, ne conditionnent pas la régularité de la procédure suivie et partant, la légalité de ces retraits. Cette notification a pour seul objet de rendre ceux-ci opposables à l'intéressé et de faire courir le délai dont il dispose pour en contester la légalité devant la juridiction administrative. La circonstance que l'administration ne soit pas en mesure d'apporter la preuve que la notification des retraits successifs, effectuée par lettre simple, a bien été reçue par son destinataire, ne saurait lui interdire de constater que le permis a perdu sa validité, dès lors que la décision procédant au retrait des derniers points récapitule les retraits antérieurs et les rend ainsi opposables au conducteur. M. C ne saurait dès lors utilement se prévaloir de ce que divers retraits de points ne lui auraient pas été notifiés avant l'intervention de la décision constatant la perte de validité de son permis de conduire.
13. D'autre part, M. C soutient que les décisions de retraits de points ne sont pas motivées. Toutefois, en raison des garanties qui entourent l'enregistrement et l'édition des décisions portant retrait de points, la mention d'un retrait sur le relevé intégral établit que l'Imprimerie nationale a édité une décision conforme à un modèle où figure un rappel des dispositions relatives au retrait de points du permis de conduire, en portant dans les emplacements prévus à cet effet des mentions, identiques à celles qui figurent sur le relevé intégral, relatives à la date, à l'heure et au lieu de l'infraction motivant le retrait ainsi qu'à l'événement qui a établi la réalité de cette infraction. Une telle décision énonce ainsi les considérations de droit et de fait sur lesquelles elle repose et satisfait par suite à l'obligation de motivation prescrite par les articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration. En outre, la décision " 48SI " en litige mentionne les circonstances de droit et de fait du retrait de points à la suite de l'infraction commise le 28 juillet 2022. Le requérant n'est dès lors pas fondé à soutenir que les décisions de retrait de points ne seraient pas motivées.
En ce qui concerne les conclusions dirigées contre la décision " 48SI " :
14. Il résulte de ce qui précède que le moyen tiré de l'illégalité de la décision " 48SI " en raison de l'absence de décisions motivées portant retrait de points doit être écarté.
15. Par ailleurs, seule la décision de retrait d'un point qui a fait suite à l'infraction commise le 23 octobre 2021 est illégale et doit être annulée, le solde de points du permis de conduire de M. C reste dès lors nul. Par suite, les conclusions tendant à l'annulation de la décision " 48 SI " du 2 août 2022 ne peuvent qu'être rejetées.
Sur les conclusions aux fins d'injonction :
16. Ainsi qu'il a été dit plus haut, le solde de points du permis de conduire de M. C reste nul et la décision " 48 SI " du 2 août 2022 constatant l'invalidité de ce permis est maintenue. En revanche, le présent jugement implique nécessairement que l'administration restitue à M. C, dans un délai de deux mois à compter de la notification du présent jugement, le point qui lui a été irrégulièrement retiré à la suite de l'infraction relevée le 23 octobre 2021, dans la limite du capital de douze points affecté à son permis de conduire et sous réserve des infractions non prises en compte à la date de la décision qui l'a invalidé. Il y a donc lieu d'enjoindre au ministre de l'intérieur d'y procéder dans un délai de deux mois à compter de la notification du présent jugement.
Sur les frais liés au litige :
17. Dans les circonstances de l'espèce, il n'apparaît pas inéquitable de laisser à la charge de M. C les frais exposés par lui et non compris dans les dépens.
D E C I D E :
Article 1er : La décision par laquelle le ministre de l'intérieur a retiré un point du permis de conduire de M. C à la suite de l'infraction commise le 23 octobre 2021 est annulée.
Article 2 : Il est enjoint au ministre de l'intérieur, dans un délai de deux mois à compter de la notification du présent jugement, de restituer un point au capital du permis de conduire de M. C dans les conditions fixées au point 16 du jugement
Article 3 : Le surplus des conclusions de la requête de M. C est rejeté.
Article 4 : Le présent jugement sera notifié à M. B C et au ministre de l'intérieur et des outre-mer.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 12 juillet 2024.
La magistrate désignée
Signé
F. A
La greffière,
Signé
C. Delannoy
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026