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AccueilJurisprudence administrativeN° TA78-2209500

Tribunal Administratif de VERSAILLES — Décision N° TA78-2209500

vendredi 31 mars 2023

JuridictionTribunal Administratif de VERSAILLES
SectionTribunal Administratif de VERSAILLES
N° DossierTA78-2209500
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
Formation3ème chambre
Avocat requérantDE CLERCK

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et des pièces complémentaires, enregistrées les 18 et 20 décembre 2022 et le 9 février 2023, Mme B, représentée par Me Marie-Paule de Clerck, demande au tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté du 15 novembre 2022 par lequel le préfet des Yvelines lui a refusé la délivrance d'un titre de séjour, lui a fait obligation de quitter le territoire français et a fixé le pays de destination de la reconduite ;

2°) d'enjoindre au préfet des Yvelines de lui délivrer un titre de séjour dans le délai de 30 jours à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 50 euros par jour de retard, ou à défaut, de réexaminer sa demande, dans le même délai et sous la même astreinte ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 500 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

En ce qui concerne la décision portant refus de titre de séjour :

- elle est insuffisamment motivée ;

- elle est entachée d'un défaut d'examen de sa situation personnelle ;

- il n'est pas établi que l'avis du collège des médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) est régulier ; il n'est pas établi que le médecin auteur du rapport est identifié ; il n'est pas établi que le rapport médical ait été transmis au collège des médecins ; il n'est pas établi que la décision ait été collégiale ;

- la décision est entachée d'erreur de droit car le préfet s'est cru tenu par l'avis du collège des médecins ;

- elle méconnaît les articles L. 425-9 et L. 611-3 9° du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ; elle ne peut bénéficier d'un traitement approprié dans son pays ;

- elle porte une atteinte disproportionnée à son droit à la vie privée et familiale et méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme ;

En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français :

- elle est illégale en raison de l'illégalité de la décision portant refus de séjour ;

- elle méconnaît l'article 41 de la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne, car elle n'a pas été mise à même de présenter ses observations sur la décision ;

Par un mémoire en défense et des pièces, enregistrés les 21 décembre 2022 et 1er février 2023, le préfet des Yvelines conclut au rejet de la requête.

Il soutient que les moyens de la requête ne sont pas fondés.

L'OFII a communiqué des pièces le 30 janvier 2023.

La clôture de l'instruction a été fixée, en dernier lieu, au 27 février 2023.

L'OFII a produit des observations, enregistrées le 28 février 2023, qui n'ont pas été communiquées.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- l'arrêté du 27 décembre 2016 de la ministre des affaires sociales et de la santé et du ministre de l'intérieur relatif aux conditions d'établissement et de transmission des certificats médicaux, rapports médicaux et avis mentionnés aux articles R. 313-22, R. 313-23 et R. 511-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code de justice administrative.

La présidente de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition de prononcer des conclusions à l'audience.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme Fejérdy, première conseillère,

- et les observations de Me De Clerck, représentant Mme B.

Une note en délibéré, enregistrée le 10 mars 2023, a été produite pour Mme B.

Considérant ce qui suit :

1. Mme A B, ressortissante gabonaise née le 1er juin 1964, est entrée en France le 12 janvier 2020 munie d'un visa de court séjour. Elle a sollicité en février 2022 son admission au séjour sur le fondement de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par un arrêté en date du 15 novembre 2022, le préfet des Yvelines a rejeté sa demande de titre de séjour, l'a obligée à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays à destination duquel elle était susceptible d'être éloignée à l'expiration de ce délai. Mme B demande l'annulation de cet arrêté.

Sur les conclusions dirigées contre la décision de refus de séjour :

2. En premier lieu, l'arrêté litigieux vise les textes dont il fait application, mentionne l'avis rendu par le collège de médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII), et précise par ailleurs que Mme B, qui est célibataire et mère de quatre enfants majeurs, est entrée en France en 2020 et n'est pas dépourvue d'attaches familiales dans son pays d'origine. La décision est donc suffisamment motivée, quand bien même elle n'indique pas que la requérante vit aux côtés de deux de ses enfants. Il ressort de cette motivation que le préfet des Yvelines a bien procédé à un examen approfondi de la situation personnelle de Mme B.

3. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger, résidant habituellement en France, dont l'état de santé nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait avoir pour lui des conséquences d'une exceptionnelle gravité et qui, eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé dans le pays dont il est originaire, ne pourrait pas y bénéficier effectivement d'un traitement approprié, se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " d'une durée d'un an. La condition prévue à l'article L. 412-1 n'est pas opposable. / La décision de délivrer cette carte de séjour est prise par l'autorité administrative après avis d'un collège de médecins du service médical de l'Office français de l'immigration et de l'intégration, dans des conditions définies par décret en Conseil d'Etat. () "

4. L'article R. 425-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dispose que l'avis du collège de médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) " est émis dans les conditions fixées par arrêté du ministre chargé de l'immigration et du ministre chargé de la santé au vu, d'une part, d'un rapport médical établi par un médecin de l'office et, d'autre part, des informations disponibles sur les possibilités de bénéficier effectivement d'un traitement approprié dans le pays d'origine de l'intéressé. ". Aux termes de l'article R. 425-12 du même code : " Le rapport médical mentionné à l'article R. 425-11 est établi par un médecin de l'Office français de l'immigration et de l'intégration à partir d'un certificat médical établi par le médecin qui suit habituellement le demandeur ou par un médecin praticien hospitalier inscrits au tableau de l'ordre, dans les conditions prévues par l'arrêté mentionné au deuxième alinéa du même article. Le médecin de l'office () transmet son rapport médical au collège de médecins. (). " Aux termes de l'article R. 425-13 de ce code : " Le collège à compétence nationale mentionné à l'article R. 425-12 est composé de trois médecins, il émet un avis dans les conditions de l'arrêté mentionné au premier alinéa du même article. La composition du collège et, le cas échéant, de ses formations est fixée par décision du directeur général de l'Office français de l'immigration et de l'intégration. Le médecin ayant établi le rapport médical ne siège pas au sein du collège. Le collège peut délibérer au moyen d'une conférence téléphonique ou audiovisuelle. L'avis est rendu par le collège dans un délai de trois mois à compter de la transmission du certificat médical ". Enfin, aux termes de l'article 6 de l'arrêté du 27 décembre 2016 visé ci-dessus : " Au vu du rapport médical mentionné à l'article 3, un collège de médecins désigné pour chaque dossier dans les conditions prévues à l'article 5 émet un avis, conformément au modèle figurant à l'annexe C du présent arrêté, précisant : a) si l'état de santé de l'étranger nécessite ou non une prise en charge médicale ; b) si le défaut de cette prise en charge peut ou non entraîner des conséquences d'une exceptionnelle gravité sur son état de santé ; c) si, eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé dans le pays dont le ressortissant étranger est originaire, il pourrait ou non y bénéficier effectivement d'un traitement approprié ; d) la durée prévisible du traitement. Dans le cas où le ressortissant étranger pourrait bénéficier effectivement d'un traitement approprié, eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé dans le pays dont il est originaire, le collège indique, au vu des éléments du dossier du demandeur, si l'état de santé de ce dernier lui permet de voyager sans risque vers ce pays. Cet avis mentionne les éléments de procédure. () L'avis émis à l'issue de la délibération est signé par chacun des trois médecins membres du collège ".

5. Il ressort des pièces du dossier que le rapport médical requis par les dispositions citées au point précédent a été établi le 10 avril 2022, par un médecin dont le nom est précisé sur l'avis du 19 mai 2022 émis par le collège des médecins de l'OFII, et qui n'appartenait pas à ce collège. Ce rapport a été transmis le 9 mai 2022 au collège de médecins de l'OFII. Il résulte des mentions figurant sur cet avis, lesquelles font foi jusqu'à preuve du contraire, qu'il a été rendu " après en avoir délibéré " par trois médecins de l'OFII qui sont parfaitement identifiés et qui l'ont signé. Il n'est pas établi que cet avis n'aurait pas été pris à l'issue d'une délibération collégiale. Les signatures portées sur l'avis, ainsi que l'ensemble des mentions qui y figurent, permettent d'identifier les signataires. Dès lors, la requérante n'est pas fondée à contester la régularité des conditions d'édiction de l'avis de l'OFII, qui n'avait pas à lui être communiqué, préalablement à la décision attaquée.

6. En troisième lieu, il ne ressort pas des termes de la décision attaquée, qui, après avoir cité l'avis du collège des médecins de l'OFII, indique qu' " après étude de sa demande, Mme B A ne peut prétendre à la délivrance d'un titre de séjour en application de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ", que le préfet des Yvelines se soit cru tenu par l'avis litigieux.

7. En quatrième lieu, sous réserve des cas où la loi attribue la charge de la preuve à l'une des parties, il appartient au juge administratif, au vu des pièces du dossier, et compte tenu, le cas échéant, de l'abstention d'une des parties à produire les éléments qu'elle est seule en mesure d'apporter et qui ne sauraient être réclamés qu'à elle-même, d'apprécier si l'état de santé d'un étranger nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait entraîner pour lui des conséquences d'une exceptionnelle gravité, sous réserve de l'absence d'un accès effectif au traitement approprié dans le pays de renvoi, sauf circonstance humanitaire exceptionnelle. La partie qui justifie d'un avis du collège des médecins de l'OFII qui lui est favorable doit être regardée comme apportant des éléments de fait susceptibles de faire présumer l'existence ou l'absence d'un état de santé de nature à justifier la délivrance ou le refus d'un titre de séjour. Dans ce cas, il appartient à l'autre partie, dans le respect des règles relatives au secret médical, de produire tous éléments permettant d'apprécier l'état de santé de l'étranger et, le cas échéant, l'existence ou l'absence d'un accès effectif à un traitement approprié dans le pays de renvoi. La conviction du juge, à qui il revient d'apprécier si l'état de santé d'un étranger justifie la délivrance d'un titre de séjour dans les conditions ci-dessus rappelées, se détermine au vu de ces échanges contradictoires.

8. En l'espèce, le préfet des Yvelines a notamment fondé son appréciation sur l'avis qui a été émis le 19 mai 2022 par le collège des médecins de l'OFII précisant que l'état de santé de la requérante nécessite une prise en charge médicale dont le défaut peut entraîner des conséquences d'une exceptionnelle gravité mais que l'intéressée peut effectivement bénéficier d'un traitement approprié dans son pays d'origine, eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé de son pays.

9. Il ressort des divers certificats médicaux produits par la requérante que celle-ci souffre d'une part d'un rhumatisme inflammatoire stable depuis 2021, ainsi que d'une gonarthrose très sévère résistante au traitement médical, lesquels nécessitent une surveillance clinique régulière, et d'autre part d'une hypertension artérielle nécessitant un traitement par anticoagulant et hypertenseurs. Ces documents ne permettent toutefois pas d'établir que la requérante ne pourrait bénéficier de cette surveillance médicale et de ce traitement médical au Gabon. Si la requérante produit également un certificat établi par un médecin spécialiste d'oto-rhino-laryngologie au Gabon, qui indique qu'elle souffre d'un syndrome d'apnée obstructive du sommeil sévère, qu'il n'existe pas au Gabon de dispositif médical électrique indispensable à la continuité de son traitement, et qui recommande que sa prise en charge se poursuive à Paris, elle n'établit pas, ni même n'allègue, qu'elle ne pourrait faire l'acquisition en France d'un tel équipement qui est d'usage courant par les particuliers et d'un prix modéré. Il s'ensuit que la requérante n'est pas fondée à soutenir que le préfet aurait fait une inexacte application des dispositions de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni qu'il aurait entaché sa décision d'une erreur manifeste d'appréciation.

10. En cinquième lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui ".

11. Mme B, qui est entrée en France en 2020, se prévaut de la présence en France de son fils, de sa belle-fille et de ses petits-enfants, de nationalité française, chez lesquels elle vit, ainsi que de sa fille cadette qui a demandé la régularisation de sa situation administrative. Toutefois, il ressort des pièces du dossier qu'elle n'est pas dépourvue d'attaches dans son pays d'origine où elle a vécu jusqu'à l'âge de 56 ans éloignée de sa famille française, et où résident ses deux autres enfants, sa mère, ses six frères et sœurs et ses trois demi-frères. Elle n'établit pas non plus que la présence à ses côtés de son fils majeur qui vit en France lui serait indispensable. Dans ces conditions, le préfet n'a pas, en lui refusant un titre de séjour, porté à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des buts en vue desquels il a pris la décision attaquée et n'a, dès lors, pas méconnu les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Pour les mêmes motifs, le préfet ne s'est pas non plus livré à une appréciation manifestement erronée des faits de l'espèce.

Sur les conclusions dirigées contre l'obligation de quitter le territoire français :

12. En premier lieu, Mme B qui, comme il a été dit ci-dessus, n'établit pas que le refus de délivrance d'un titre de séjour qui lui est opposé serait entaché d'illégalité, n'est pas fondée à soutenir que la décision portant obligation de quitter le territoire français, devrait être annulée par voie de conséquence d'une telle illégalité.

13. En second lieu, le droit d'être entendu, tel qu'il ressort des stipulations de l'article 41 de la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne, se définit comme celui de toute personne à faire connaître, de manière utile et effective, ses observations écrites ou orales au cours d'une procédure administrative, avant l'adoption de toute décision susceptible de lui faire grief. Toutefois, ce droit n'implique pas systématiquement l'obligation, pour l'administration, d'organiser, de sa propre initiative, un entretien avec l'intéressé, ni même d'inviter ce dernier à produire ses observations, mais suppose seulement que, informé de ce qu'une décision lui faisant grief est susceptible d'être prise à son encontre, il soit en mesure de présenter spontanément des observations écrites ou de solliciter un entretien pour faire valoir ses observations orales. En outre, une atteinte à ce droit n'est susceptible d'affecter la régularité de la procédure à l'issue de laquelle la décision faisant grief est prise que si la personne concernée a été privée de la possibilité de présenter des éléments pertinents qui auraient pu influer sur le contenu de la décision, ce qu'il lui revient, le cas échéant, d'établir devant la juridiction saisie.

14. Mme B fait valoir qu'elle n'a pas été informée, dans le cadre de ses démarches auprès de la préfecture, de ce qu'une décision lui faisant grief serait prise à son encontre. Toutefois, elle n'établit pas, ni même n'allègue, avoir sollicité un entretien pour faire valoir ses observations orales, ni ne précise quels éléments pertinents supplémentaires elle aurait pu présenter oralement, ni en quoi ces éléments auraient pu influer sur le sens de la décision. Dès lors, le moyen tiré de la méconnaissance de son droit d'être entendu doit être écarté.

15. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions tendant à l'annulation des décisions en litige doivent être rejetées ainsi que, par voie de conséquence, les conclusions de la requête à fin d'injonction et d'astreinte, de même que celles présentées sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de Mme B est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme A B, au préfet des Yvelines et à l'Office français de l'immigration et de l'intégration.

Délibéré après l'audience du 10 mars 2023, à laquelle siégeaient :

- Mme Rollet-Perraud, présidente,

- Mme Fejérdy, première conseillère,

- Mme Amar-Cid, première conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 31 mars 2023.

La rapporteure,

Signé

B. Fejérdy

La présidente,

Signé

C. Rollet-Perraud

La greffière,

Signé

A. Lloria

La République mande et ordonne au préfet des Yvelines en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

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