vendredi 27 janvier 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de VERSAILLES |
| Section | Tribunal Administratif de VERSAILLES |
| N° Dossier | TA78-2300002 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Avocat requérant | GUEGAN |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 2 janvier 2023, M. P N, Mme U N, M. T C, Mme V W, M. H X, Mme O AA, M. L I, Mme V I, M. Q G, Mme R J, M. Y B, Mme K E, M. P AC, Mme S AC, M. AB M et Mme Z M, représentés par Me Riccardi, demandent au juge des référés, sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative :
1°) de suspendre l'exécution de la décision de refus implicite du maire de Saint-Pierre-du-Perray, agissant au nom de l'Etat, de dresser un procès-verbal d'infraction concernant la construction en cours de la maison située au 84 de la rue Pasteur, A le transmettre au Procureur de la République d'Evry sans délai et de prendre en conséquence un arrêté interruptif de travaux en application des articles L. 480-1 et L. 480-2 du code de l'urbanisme ;
2°) d'enjoindre au maire de Saint-Pierre-du-Perray, agissant au nom de l'Etat, de dresser un procès-verbal d'infraction concernant la construction en cours de la maison située au 84 de la rue Pasteur, A le transmettre au Procureur de la République d'Evry sans délai, de prendre en conséquence un arrêté interruptif de travaux ainsi que l'ensemble des mesures qui s'imposent pour en assurer l'exécution en application des articles L. 480-1 et L. 480-2 du code de l'urbanisme, sous astreinte de 500 euros par jour de retard à compter du huitième jour suivant la notification de l'ordonnance à intervenir ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 2 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Ils soutiennent que :
- la requête est recevable, dès lors notamment que, n'ayant reçu ni accusé de réception ni réponse ni information des voies et délais de recours à la suite de leur demande du 19 mai 2022, reçu le 23 mai 2022, elle n'est pas tardive ;
- la condition d'urgence est remplie, dès lors que les travaux sont en cours et presque terminés, précisant que, si les locaux venaient à être habités, la remise en état serait plus difficile à obtenir compte tenu de la nécessaire conciliation du respect des droits des sols avec les impératifs de protection de la vie privée et familiale des occupants, estimant que les riverains subissent des travaux nuisibles depuis de nombreux années et devraient supporter durablement une construction massive inadéquate au regard du caractère des lieux environnants et entraînant une perte de luminosité et d'ensoleillement et une perte de valeur, ajoutant que l'établissement du procès-verbal de constat, sa transmission au Parquet et l'édiction d'un arrêté interruptif de travaux sont nécessaires pour mettre fin aux constructions illégales en cours ;
- il existe un moyen propre à créer un doute sérieux quant à la légalité de l'arrêté en litige, dès lors que la construction en cause est affectée d'une illégalité résultant de sa hauteur excessive au regard tant des règles du plan local d'urbanisme que des permis de construire initial et modificatif délivrés.
Par un mémoire en défense, enregistré 19 janvier 2023, le maire de Saint-Pierre-du-Perray, représenté par Me Peru, conclut au rejet de la requête et à ce que soit mise à la charge des requérants solidairement la somme de 3 000 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- la requête est irrecevable, dès lors que la décision contestée n'est pas précisément désignée ;
- la condition d'urgence n'est pas remplie, dès lors que, d'une part, les requérants ne caractérisent aucun préjudice grave et immédiat à leurs intérêts, se limitant à se référer à la possibilité d'une occupation prochaine de la maison compte tenu de l'état très avancé de la construction, d'autre part, un délai de huit mois s'est écoulé depuis la reprise des travaux et de sept mois depuis qu'ils ont été informés oralement des raisons pour lesquelles une suite favorable ne pouvait pas être réservée à leur demande ;
- il n'existe aucun moyen propre à créer un doute sérieux quant à la légalité de l'arrêté en litige, dès lors que :
. les requérants ne peuvent utilement se fonder sur une prétendue méconnaissance des dispositions du plan local d'urbanisme pour solliciter du maire la mise en œuvre des pouvoirs qu'il tient des articles L. 480-1 et L. 480-2 du code de l'urbanisme, ajoutant qu'en tout état de cause, les requérants se fondent sur les mauvaises dispositions du règlement d'urbanisme de la commune, postérieures à la délivrance du permis de construire en 2019, pour prétendre que la construction serait contraire à l'article UAa 11 du plan local d'urbanisme ;
. si les requérants prétendent que les travaux ne seraient pas conformes aux informations contenues dans les dossiers de permis de construire initial et modificatif, ils ne se réfèrent à aucun plan mais uniquement à des photographies, qui n'ont pas la portée que leur donnent les requérants s'agissant de la prétendue surélévation du terrain et d'un prétendu étage supplémentaire et à un relevé altimétrique d'un géomètre expert qui n'a pas été établi contradictoirement et a été réalisé depuis l'une des propriétés des requérants et non à partir du terrain d'assiette du projet.
Par un mémoire en défense, enregistré le 20 janvier 2023, M. F D, représenté par Me Guegan, conclut au rejet de la requête et à ce que soit mise à la charge des requérants solidairement la somme de 5 000 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- la requête est irrecevable, dès lors que la décision contestée n'est pas précisément désignée ;
- la condition tenant à l'urgence n'est pas remplie, dès lors que la circonstance que les travaux seraient en cours et sur le point d'être achevés est insuffisante, que plusieurs mois se sont écoulés depuis que les requérants ont eu connaissance des travaux en litige et que les requérants ne démontrent pas que ces travaux seraient de nature à créer une situation de péril ou de risque imminent auquel il conviendrait de faire rapidement obstacle ;
- il n'existe aucun moyen propre à créer un doute sérieux quant à la légalité de l'arrêté en litige, dès lors que :
. dans le cadre de la mise en œuvre des dispositions des articles L. 480-1 et suivants du code de l'urbanisme, le grief tendant à la méconnaissance des règles d'urbanisme, notamment du plan local d'urbanisme, est inopérant lorsque les travaux ont été autorisés ;
. les dispositions du plan local d'urbanisme relatives à la hauteur des constructions citées par les requérants ne sont, en tout état de cause, pas applicables au présent litige car postérieures à l'instruction du projet initial du défendeur, qui n'a pas été modifié sur la hauteur dans le cadre de son permis de construire modificatif ;
. les travaux réalisés sont conformes aux autorisations obtenues, ainsi qu'en attestent les mesures effectuées depuis le terrain d'assiette du projet à l'initiative de l'exposant.
Vu les autres pièces du dossier, notamment la requête au fond n° 2300001 des requérants.
Vu :
- le code de l'urbanisme ;
- le code de justice administrative.
La présidente du tribunal a désigné M. Bélot, premier conseiller, en application de l'article L. 511-2 du code de justice administrative, pour statuer sur les demandes de référé.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique tenue le 23 janvier 2023 à 10h00, en présence de Mme Paulin, greffière d'audience :
- le rapport de M. Bélot, juge des référés,
- les observations de Me Riccardi, représentant M. N et autres, qui a repris ses écritures en les développant, ajoutant que, s'agissant de la recevabilité, la décision attaquée a bien été identifiée comme étant la décision implicite de rejet de la demande du 19 mai 2023, intervenue à l'expiration du délai de deux mois, que, s'agissant de la condition tenant à l'urgence, les travaux ont en voie d'achèvement, huit des requérants, voisins immédiats du terrain d'assiette du projet, subissent une perte de luminosité et ensoleillement et la présence d'un terrain affouillé, que la protection particulière des occupants à compter de l'habitation de la maison rendra la situation difficilement réversible, que, même sans présomption, l'urgence est établie, compte tenu notamment de la gravité de l'infraction qui porte atteinte à l'intérêt public, celui-ci devant être mis en balance avec les intérêts privés en présence, que, s'agissant du moyen propre à créer un doute sérieux, il résulte du caractère massif de la construction, de l'absence d'intégration dans son environnement et de l'illégalité résultant de sa hauteur, la construction comportant un étage de trop, en méconnaissance du permis de construire délivré qui n'est, lui-même pas en contradiction avec le plan local d'urbanisme, que, quelle que soit la version des dispositions du plan local d'urbanisme applicables, la construction excède les termes du permis de construire, que les éléments de preuve apportés sont suffisants, dès lors que les: mesures ont été prises depuis les terrains avoisinants, qui correspondent à la pente du terrain naturel, et que ces mesures étaient impossibles depuis le terrain d'assiette compte tenu des affouillements et rehaussements réalisés, que le relevé produit en défense a calculé la hauteur depuis la dalle jusqu'à l'acrotère alors que la dalle est posée sur un relèvement de deux mètres,
- les observations de Me Farrugia, substituant Me Peru, représentant le maire de Saint-Pierre-du-Perray, qui a repris ses écriture en les développant, ajoutant qu'il est pris acte des précisions apportées sur l'identification de la décision attaquée, que, s'agissant de l'urgence, le préjudice grave et immédiat n'est pas établi, les éléments allégués relevant du trouble de voisinage et ne permettant pas de caractériser l'urgence, que, malgré les diligences des requérants, sous forme de courriers et de réception en mairie, un délai de cinq mois s'est écoulé depuis l'intervention du refus implicite, ce qui exclut l'urgence, que, s'agissant du moyen propre à créer un doute sérieux, le moyen tiré de la méconnaissance du plan local d'urbanisme est inopérant, que les dispositions applicables en 2019 n'évoquaient pas le point médian pour mesurer la hauteur, que les plans et photos produites, s'ils montrent des affouillements, ne prouvent pas le non-respect de la hauteur prévue compte tenu du remblai à venir après l'achèvement de la construction, ajoutant que le terrain n'a fait l'objet d'aucune surélévation artificielle et que la construction ne comporte aucun étage en trop,
- les observations de Me Guegan, représentant M. D, qui a repris ses écriture en les développant, ajoutant que, s'agissant de la recevabilité, plusieurs décisions sont intervenues et que, si la décision en litige est identifiée dans l'instance en référé, elle ne l'a pas été dans l'instance au fond, l'irrecevabilité de la requête au fond entraînant celle de la requête en référé, que, s'agissant de l'urgence, les premières demandes des requérants auprès de la mairie ont été effectuées au cours du printemps, précisant que le courrier du 19 mai 2022 annonçait déjà la saisine du tribunal à bref délai alors qu'elle n'a eu lieu qu'au mois de janvier 2023, aucune justification d'une situation empêchant la saisine du tribunal n'étant avancée, que les seuls éléments allégués relèvent du trouble de voisinage et de la perte de valeur et ne sont, en outre, établis par aucune pièce, ajoutant que la maison est hors eau et hors air, le caractère irréversible de la situation étant déjà caractérisé, que, s'agissant du moyen propre à créer un doute sérieux, le relevé altimétrique, établi par un géomètre et versé au dossier, indique que la côte du terrain naturel n'a pas changé et que la hauteur de la maison est conforme aux permis de construire initial et modificatif.
L'instruction a été close à l'issue de l'audience à 10h54.
Une note en délibéré, présentée pour M. N et autres, a été enregistrée le 24 janvier 2023.
Une note en délibéré, présentée pour le maire de Saint-Pierre-du-Perray, a été enregistrée le 24 janvier 2023.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision ou de certains de ces effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision () ".
2. Par un arrêté du 17 avril 2019, modifié par une décision tacite intervenu le 27 janvier 2022, le maire de Saint-Pierre-du-Perray a accordé à M. F D un permis de construire n° PC 091 573 18 20029 relatif à une maison individuelle sur un terrain cadastré AB 606 situé au 84 rue Pasteur. Estimant que les travaux entrepris ne sont pas conformes au permis de construire et au plan local d'urbanisme, M. P N, Mme U N, M. T C, Mme V W, M. H X, Mme O AA, M. L I, Mme V I, M. Q G, Mme R J, M. Y B, Mme K E, M. P AC, Mme S AC, M. AB M et Mme Z M ont, par l'intermédiaire de leur conseil, demandé au maire de Saint-Pierre-du-Perray agissant au nom de l'Etat, par un courrier du 19 mai 2022, reçu le 23 mai 2022, de dresser un procès-verbal d'infraction concernant les travaux en cours, de le transmettre au Procureur de la République d'Evry sans délai et de prendre en conséquence un arrêté interruptif de travaux ainsi que l'ensemble des mesures qui s'imposent pour en assurer l'exécution en application des articles L. 480-1 et L. 480-2 du code de l'urbanisme. Les requérants demandent au juge des référés, sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, de suspendre l'exécution de la décision implicite de rejet née du silence gardé par le maire de Saint-Pierre-du-Perray sur cette demande jusqu'à ce qu'il soit statué au fond sur sa légalité.
3. En l'état de l'instruction, aucun des moyens soulevés par M. N et autres, ci-dessus visés, n'est de nature à faire naître un doute sérieux quant à la légalité de la décision attaquée. Par suite, et sans qu'il soit besoin de se prononcer sur les fins de non-recevoir opposées en défense ni sur la condition d'urgence, les conclusions aux fins de suspension de l'exécution de la décision implicite de rejet née du silence gardé par le maire de Saint-Pierre-du-Perray sur la demande des requérants reçue le 23 mai 2022 doivent être rejetées ainsi que, par voie de conséquence, les conclusions accessoires à fin d'injonction.
4. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de la commune de Saint-Pierre-du-Perray la somme demandée par les requérants au titre des frais exposés et non compris dans les dépens. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge des requérants in solidum une somme de 1 000 euros à verser à chacun au titre des frais exposés par le maire de Saint-Pierre-du-Perray et M. D et non compris dans les dépens.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de M. N et autres est rejetée.
Article 2 : M. N et autres in solidum verseront au maire de Saint-Pierre-du-Perray et à M. D la somme de 1 000 euros à chacun en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. P N, à Mme U N, à M. T C, à Mme V W, à M. H X, à Mme O AA, à M. L I, à Mme V I, à M. Q G, à Mme R J, à M. Y B, à Mme K E, à M. P AC, à Mme S AC, à M. AB M, à Mme Z M, au maire de Saint-Pierre-du-Perray, au préfet de l'Essonne et à M. F D.
Fait à Versailles, le 27 janvier 2023.
Le juge des référés,
Signé
S. Bélot
La République mande et ordonne au préfet de l'Essonne, en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026