jeudi 12 janvier 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de VERSAILLES |
| Section | Tribunal Administratif de VERSAILLES |
| N° Dossier | TA78-2300073 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Avocat requérant | SCP LONQUEUE SAGALOVITSCH EGLIE RICHTERS & ASSOCIÉS |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 4 janvier 2023, M. A B, représenté par
Me Genies, demande au juge des référés, statuant en application des dispositions de l'article L. 779-1 du code de justice administrative :
1°) d'annuler l'arrêté n°A-2022/0124 du 15 décembre 2022 de la Communauté d'agglomération de Grand Paris Sud Seine-Essonne-Se´nart (CA GPS SES) mettant en demeure les personnes installées illégalement sur le parking de la SNC IKEA, sis rue du clos aux pois, parcelle cadastrale AX56 sur le territoire de la Commune de Lisses (91090) d'évacuer les lieux dans un délai de 24 heures le stationnement illicite, notifié le 3 janvier 2023 et à défaut d'avoir recours le cas échéant au concours de la force publique ;
2°) de mettre à la charge de l'Etat le versement de la somme de 700 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- la décision a été prise incompétemment, faute pour le signataire de la décision de détenir une délégation ;
- la décision a été prise incompétemment la communauté d'agglomération du Grand Paris Sud Seine Essonne Sénart ne pouvant prendre une telle mesure ;
- la décision est insuffisamment motivée ;
- elle méconnaît l'article 9 de la loi du 5 juillet 2000 d'accueil des gens du voyage ;
- elle est entachée d'erreur de fait ;
- elle est entachée d'erreur manifeste d'appréciation.
Par un mémoire en défense, enregistré le 11 janvier 2023, la communauté d'agglomération Grand Paris Sud Seine-Essonne-Sénart conclut, à titre principal, au renvoi devant une formation collégiale et à titre subsidiaire au rejet de la requête et dans tous les cas à ce qu'il soit mis à la charge de M. B la somme de 1 500 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle fait valoir que :
- l'affaire relève de la formation collégiale et non de la procédure prévue par les articles R. 779-1 et suivants du code de justice administrative ;
- aucun des moyens n'est fondé.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code général des collectivités territoriales ;
- la loi n°2000-614 du 5 juillet 2000 relative à l'accueil et à l'habitat des gens du voyage ;
- le code de justice administrative.
La présidente du tribunal a désigné Mme Mégret, vice-présidente, en application des dispositions de l'article R. 779-8 du code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement convoquées à l'audience publique du 11 janvier 2023 à 15h30.
Ont été entendus au cours de l'audience publique tenue en présence de Mme Jean, greffière d'audience :
- le rapport de Mme Mégret, juge des référés ;
- les observations orales de Me Geniès représentant M. B, présent, qui précise sur le renvoi à une formation collégiale que cette demande n'est pas fondée puisque l'arrêté comprend en visa la loi n° 2000-614 du 5 mars 2007 et notamment les articles 9, 9-1 et 9-2 ; puis insiste sur le moyen tiré de l'incompétence puisque toutes les personnes visées par l'arrêté n'ont pas été désignées et que l'arrêté en cause a été pris incompétemment par le Président de la Communauté d'agglomération, la loi Besson donnant compétence pour prendre une mise en demeure au seul préfet ; de plus, même si une aire de gens du voyage existe, le nombre de places est insuffisant et la CA qui devait créer plus de places, ne l'a pas fait ; enfin il n'y a pas d'atteinte à la salubrité publique puisque les déchets sont ramassés tous les 2 jours ;
- les observations de Me Chacron représentant la communauté d'agglomération Grand Paris Sud Seine-Essonne-Sénart qui insiste principalement sur sa demande de renvoi en collégial au motif que les dispositions de la loi Besson constitue un dispositif dérogatoire qui n'est applicable qu'au II bis de la loi de 2000 auquel il n'a pas été recouru et précise en cas de refus de renvoi en collégial qu'il renvoie à ses écritures et ajoute quant au manque de places, que la CA a jusqu'en 2024 pour créer des places supplémentaires et qu'il existe un trouble à l'ordre public auquel il faut mettre fin.
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience publique, à 16h05.
Considérant ce qui suit :
1. Par un arrêté n°A-2022/0124 du 15 décembre 2022, notifié le 3 janvier 2023 pris notamment sur le fondement de la loi n° 2000-614 du 5 juillet 2000 relative à l'accueil et à l'habitat des gens du voyage, la communauté d'agglomération Grand Paris Sud Seine-Essonne-Sénart (CA GPS SES) a mis en demeure les propriétaires et occupants d'a minima 64 caravanes et 61 véhicules légers, installés sans autorisation sur le parking de la SNC Ikea sur le territoire de la commune de Lisses, de quitter les lieux dans un délai de vingt-quatre heures et les a informés qu'à défaut d'exécution de cette mesure il sera procédé à leur évacuation forcée. M. B demande l'annulation de cet arrêté.
Sur le cadre juridique du litige :
2. D'une part, aux termes de l'article 1er de la loi n° 2000-614 du 5 juillet 2000 relative à l'accueil et à l'habitat des gens du voyage : " I. - Les communes participent à l'accueil des personnes dites gens du voyage et dont l'habitat traditionnel est constitué de résidences mobiles installées sur des aires d'accueil ou des terrains prévus à cet effet. Ce mode d'habitat est pris en compte par les politiques et les dispositifs d'urbanisme, d'habitat et de logement adoptés par l'Etat et par les collectivités territoriales. II. - Dans chaque département, au vu d'une évaluation préalable des besoins et de l'offre existante, notamment de la fréquence et de la durée des séjours des gens du voyage, de l'évolution de leurs modes de vie et de leur ancrage, des possibilités de scolarisation des enfants, d'accès aux soins et d'exercice des activités économiques, un schéma départemental prévoit les secteurs géographiques d'implantation et les communes où doivent être réalisés :1° Des aires permanentes d'accueil, ainsi que leur capacité ; 2° Des terrains familiaux locatifs aménagés et implantés dans les conditions prévues à l'article L. 444-1 du code de l'urbanisme et destinés à l'installation prolongée de résidences mobiles, le cas échéant dans le cadre des mesures définies par le plan départemental d'action pour le logement et l'hébergement des personnes défavorisées, ainsi que le nombre et la capacité des terrains ;3° Des aires de grand passage, destinées à l'accueil des gens du voyage se déplaçant collectivement à l'occasion des rassemblements traditionnels ou occasionnels, ainsi que la capacité et les périodes d'utilisation de ces aires. (). Les communes de plus de 5 000 habitants figurent obligatoirement au schéma départemental. (). ". Aux termes de l'article 2 de cette loi : " I.- A. -Les communes figurant au schéma départemental et les établissements publics de coopération intercommunale compétents en matière de création, d'aménagement, d'entretien et de gestion des aires d'accueil des gens du voyage et des terrains familiaux locatifs définis aux 1° à 3° du II de l'article 1er sont tenus, dans un délai de deux ans suivant la publication de ce schéma, de participer à sa mise en œuvre. () ". Aux termes de l'article 9 de cette loi : " I.- Le maire d'une commune membre d'un établissement public de coopération intercommunale compétent en matière de création, d'aménagement, d'entretien et de gestion des aires d'accueil des gens du voyage et des terrains familiaux locatifs définis aux 1° à 3° du II de l'article 1er peut, par arrêté, interdire en dehors de ces aires et terrains le stationnement sur le territoire de la commune des résidences mobiles mentionnées au même article 1er, dès lors que l'une des conditions suivantes est remplie : 1° L'établissement public de coopération intercommunale a satisfait aux obligations qui lui incombent en application de l'article 2 ;2° L'établissement public de coopération intercommunale bénéficie du délai supplémentaire prévu au III du même article 2 ; 3° L'établissement public de coopération intercommunale dispose d'un emplacement provisoire agréé par le préfet ; 4° L'établissement public de coopération intercommunale est doté d'une aire permanente d'accueil, de terrains familiaux locatifs ou d'une aire de grand passage, sans qu'aucune des communes qui en sont membres soit inscrite au schéma départemental prévu à l'article 1er ; 5° L'établissement public de coopération intercommunale a décidé, sans y être tenu, de contribuer au financement d'une telle aire ou de tels terrains sur le territoire d'un autre établissement public de coopération intercommunale ;(). II.- En cas de stationnement effectué en violation de l'arrêté prévu au I ou au I bis, le maire, le propriétaire ou le titulaire du droit d'usage du terrain occupé peut demander au préfet de mettre en demeure les occupants de quitter les lieux. La mise en demeure ne peut intervenir que si le stationnement est de nature à porter atteinte à la salubrité, la sécurité ou la tranquillité publiques. La mise en demeure est assortie d'un délai d'exécution qui ne peut être inférieur à vingt-quatre heures. Elle est notifiée aux occupants et publiée sous forme d'affichage en mairie et sur les lieux. Le cas échéant, elle est notifiée au propriétaire ou titulaire du droit d'usage du terrain. /Cette mise en demeure reste applicable lorsque la résidence mobile se retrouve à nouveau, dans un délai de sept jours à compter de sa notification aux occupants, en situation de stationnement illicite sur le territoire de la commune ou de tout ou partie du territoire de l'intercommunalité concernée en violation du même arrêté du maire ou, s'il est compétent, du président de l'établissement public de coopération intercommunale prévu au I et de nature à porter la même atteinte à la salubrité, à la sécurité ou à la tranquillité publiques./Lorsque la mise en demeure de quitter les lieux n'a pas été suivie d'effets dans le délai fixé et n'a pas fait l'objet d'un recours dans les conditions fixées au II bis, le préfet peut procéder à l'évacuation forcée des résidences mobiles, sauf opposition du propriétaire ou du titulaire du droit d'usage du terrain dans le délai fixé pour l'exécution de la mise en demeure./Lorsque le propriétaire ou le titulaire du droit d'usage du terrain fait obstacle à l'exécution de la mise en demeure, le préfet peut lui demander de prendre toutes les mesures nécessaires pour faire cesser l'atteinte à la salubrité, à la sécurité ou la tranquillité publiques dans un délai qu'il fixe.()". Enfin, aux termes de l'article 9-1 de la même loi : " Dans les communes non inscrites au schéma départemental et non mentionnées à l'article 9, le préfet peut mettre en œuvre la procédure de mise en demeure et d'évacuation prévue au II du même article, à la demande du maire, du propriétaire ou du titulaire du droit d'usage du terrain, en vue de mettre fin au stationnement non autorisé de résidences mobiles de nature à porter atteinte à la salubrité, la sécurité ou la tranquillité publiques. / Les personnes objets de la décision de mise en demeure bénéficient des voies de recours mentionnées au II bis du même article. ".
3. D'autre part, aux termes de l'article R. 779-1 du code de justice administrative : " Les requêtes dirigées contre les décisions de mise en demeure de quitter les lieux mentionnées au II bis de l'article 9 de la loi n° 2000-614 du 5 juillet 2000 relative à l'accueil et à l'habitat des gens du voyage sont présentées, instruites et jugées selon les dispositions du présent code applicables aux requêtes en annulation, sous réserve des dispositions du présent chapitre. ". Selon l'article R. 779-2 de ce code : " Les requêtes sont présentées dans le délai d'exécution fixé par la décision de mise en demeure. Le délai de recours n'est pas prorogé par l'exercice d'un recours administratif préalable. ". Enfin, selon l'article R. 779-8 de ce code : " Les jugements sont rendus par le président du tribunal administratif ou le magistrat qu'il désigne à cet effet. () "
Sur la formation de jugement :
4. Il résulte des dispositions combinées du II bis de l'article 9 de la loi du 5 juillet 2000 et des articles R. 779-1 à R. 779-8 du code de justice administrative, qui régissent le contentieux du stationnement des résidences mobiles des gens du voyage prévoient, par dérogations aux autres dispositions de ce code, que les mises en demeure de quitter un lieu de stationnement irrégulier peuvent être contestées dans le délai d'exécution fixé par cette mise en demeure, qui peut être de seulement vingt-quatre heures et que le délai de recours n'est pas prorogé par l'exercice d'un recours administratif préalable. Enfin, l'article R. 779-3 dispose que le juge statue dans un délai de quarante-huit heures.
5. Il résulte de ce qui précède que la formation de jugement prévue par l'article R. 779-8 du code de justice administrative est compétente pour connaître de la requête en annulation de la décision contestée de la CA GPS SES mettant en demeure les personnes installées illégalement sur le parking de la SNC Ikea de quitter ce stationnement irrégulier dans un délai de vingt-quatre heures et les a informé qu'à défaut d'exécution de cette mesure il sera procédé à leur évacuation forcée. Il s'ensuit que la demande de renvoi à une formation collégiale est rejetée.
Sur la compétence de la communauté d'agglomération GPS SES :
6. Il résulte des dispositions au I à II bis de l'article 9 de la loi du 5 juillet 2000, que le président d'un établissement public de coopération intercommunale compétent en matière de réalisation d'aires d'accueil ou de terrains de passage des gens du voyage peut prendre un arrêté interdisant, sur tout ou partie du territoire couvert par cet établissement, le stationnement des résidences mobiles appartenant à des gens du voyage en dehors des espaces aménagés à cet effet lorsque cet établissement a satisfait à l'une des conditions définies par les dispositions du I de l'article 9 de la loi du 5 juillet 2000, notamment lorsque l'établissement public de coopération intercommunale dispose d'un emplacement provisoire agréé par le préfet. Par ailleurs, en cas de méconnaissance d'un tel arrêté d'interdiction se traduisant par un stationnement de nature à porter atteinte à la salubrité, la sécurité ou la tranquillité publiques, le préfet peut mettre en demeure les occupants de quitter les lieux et procéder le cas échéant à leur évacuation forcée, cette mise en demeure étant applicable pendant sept jours sur le territoire couvert par l'arrêté d'interdiction.
7. Il résulte du point 6 que le Président de la CA GPS SES n'était pas compétent pour mettre en demeure les occupants irréguliers stationner sur le parking de la SNC Ikea sur le territoire de la commune de Lisses de quitter les lieux dans les vingt-quatre heures et procéder le cas échéant à leur évacuation forcée. L'arrêté du 15 décembre 2022 est, par suite et sans qu'il soit besoin de statuer sur les autres moyens de la requête, annulé.
Sur les frais liés à l'instance :
8. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de la CA GPS SES la somme de 700 euros au titre des frais exposés par M. B et non compris dans les dépens. Les dispositions du même article font par ailleurs obstacle à ce que les sommes demandées à ce titre par la CA GPS SES soient mises à la charge de M. B, qui n'est pas la partie perdante.
D E C I D E :
Article 1er : L'arrêté n°A-2022/0124 du 15 décembre 2022 est annulé.
Article 2 : Il est mis à la charge de la Communauté d'agglomération de Grand Paris Sud Seine-Essonne-Se´nart la somme de 700 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : Les conclusions de la Communauté d'agglomération de Grand Paris Sud Seine-Essonne-Se´nart sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 4 : Le présent jugement sera notifié à M. B et à la Communauté d'agglomération de Grand Paris Sud Seine-Essonne-Se´nart.
Copie sera adressée au préfet de l'Essonne.
Fait à Versailles, le 12 janvier 2023.
La magistrate désignée,
signé
S. Mégret
La République mande et ordonne au préfet de l'Essonne en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026