vendredi 10 février 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de VERSAILLES |
| Section | Tribunal Administratif de VERSAILLES |
| N° Dossier | TA78-2300182 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | 4ème chambre - 4/11 |
| Avocat requérant | ABDOLLAHI MANDOLKANI |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 9 janvier 2023, M. F A, représenté par Me Abdollahi Mandolkani, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 13 décembre 2022 par lequel le préfet de l'Essonne a rejeté sa demande de titre de séjour au titre de l'asile, lui a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays de destination ;
2°) à titre subsidiaire, de suspendre l'exécution de la mesure d'éloignement jusqu'à la lecture et la notification de la décision à intervenir de la Cour nationale du droit d'asile sur le recours effectué dans le cadre du réexamen de sa demande d'asile en vertu de l'article L. 752-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
3°) d'enjoindre au préfet de l'Essonne de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour en vue du réexamen de sa situation ;
4°) de mettre à la charge de l'État la somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- l'arrêté attaqué a été signé par une autorité incompétente ;
- il est insuffisamment motivé ;
- la décision l'obligeant à quitter le territoire français méconnaît les dispositions des articles L. 542-1 et L. 542-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation, dès lors qu'il n'est pas établi que la décision de rejet pour irrecevabilité de l'Office français de protection des réfugiés et apatrides a été notifiée ;
- la décision fixant le pays de destination méconnaît les stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, ainsi que les dispositions de l'article L. 513-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- sa demande de suspension de l'exécution de la mesure d'éloignement est justifiée, dès lors qu'il fait valoir de nouveaux éléments postérieurement à la dernière décision, en particulier la reconnaissance de la qualité de réfugié à son cousin paternel au titre de faits similaires.
Par un mémoire en défense, enregistré le 1er février 2023, le préfet de l'Essonne conclut au rejet de la requête en soutenant que les moyens soulevés par le requérant ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- le code de justice administrative.
La présidente du tribunal administratif de Versailles a désigné M. B pour statuer sur les requêtes relevant de la procédure prévue à l'article L. 614-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile en application de l'article R. 776-13-3 du code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique du 6 février 2023 :
- le rapport de M. B,
- les observations de Me Abdollahi Mandolkani, représentant M. A, qui conclut aux mêmes fins par les mêmes moyens et précise, en outre, que, s'agissant de la fiche " Telemofpra ", ni celle-ci, ni l'arrêté en litige ne précise laquelle de trois irrecevabilité légalement prévues a été retenue dans le dossier du requérant, que cette fiche ne présente pas de force probante suffisante s'agissant du droit au maintien sur le territoire français, que, s'agissant de la méconnaissance des stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et, à titre subsidiaire, de la demande de suspension, les éléments produits présentent un caractère suffisamment sérieux, à savoir la circonstance que le requérant est co-prévenu avec son cousin, reconnu réfugié, dans une affaire ayant donné lieu aux mêmes condamnations par la justice turque, ajoutant que le requérant appartient à une famille particulièrement politisée dont plusieurs membres ont été reconnus réfugiés en France,
- les observations de M. A, assisté de M. D, interprète en langue turque,
- le préfet de l'Essonne n'étant ni présent, ni représenté.
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.
Des pièces complémentaires, présentées pour M. A, ont été enregistrées le 6 février 2023, après clôture de l'instruction.
Considérant ce qui suit :
1. M. F A, ressortissant turc né le 15 avril 2000, est entré sur le territoire français le 10 décembre 2020 selon ses déclarations et a sollicité son admission au séjour au titre de l'asile. Par une décision du 31 décembre 2021, l'Office français de protection des réfugiés et des apatrides (OFPRA) a rejeté sa demande de protection internationale, rejet confirmé par une décision de la Cour nationale du droit d'asile (CNDA) du 20 mai 2022. Par une décision du 10 novembre 2022, l'OFPRA a rejeté pour irrecevabilité sa demande de réexamen de sa demande d'asile. Par un arrêté du 13 décembre 2022, le préfet de l'Essonne a fait obligation à M. A de quitter le territoire français dans le délai de trente jours et a fixé le pays à destination duquel il sera reconduit. M. A demande l'annulation de ces décisions.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
2. En premier lieu, par un arrêté n° 2022-PREF-DCPPAT-BCA-132 du 23 août 2022, régulièrement publié au recueil des actes administratifs de l'Etat dans l'Essonne, Mme C E, adjointe au chef du bureau de l'asile, a reçu délégation du préfet de l'Essonne pour signer les décisions contenues dans l'arrêté en litige. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence de son signataire doit être écarté.
3. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'autorité administrative peut obliger un étranger à quitter le territoire français lorsqu'il se trouve dans les cas suivants : / () 4° La reconnaissance de la qualité de réfugié ou le bénéfice de la protection subsidiaire a été définitivement refusé à l'étranger ou il ne bénéficie plus du droit de se maintenir sur le territoire français en application des articles L. 542-1 et L. 542-2, à moins qu'il ne soit titulaire de l'un des documents mentionnés au 3° () ".
4. Par ailleurs, aux termes de l'article L. 531-32 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'Office français de protection des réfugiés et apatrides peut prendre une décision d'irrecevabilité écrite et motivée, sans vérifier si les conditions d'octroi de l'asile sont réunies, dans les cas suivants : / 1° Lorsque le demandeur bénéficie d'une protection effective au titre de l'asile dans un Etat membre de l'Union européenne ; / 2° Lorsque le demandeur bénéficie du statut de réfugié et d'une protection effective dans un Etat tiers et y est effectivement réadmissible ; / 3° En cas de demande de réexamen lorsque, à l'issue d'un examen préliminaire effectué selon la procédure définie à l'article L. 531-42, il apparaît que cette demande ne répond pas aux conditions prévues au même article ". Aux termes de l'article L. 531-42 du même code : " A l'appui de sa demande de réexamen, le demandeur indique par écrit les faits et produit tout élément susceptible de justifier un nouvel examen de sa demande d'asile. / L'Office français de protection des réfugiés et apatrides procède à un examen préliminaire des faits ou des éléments nouveaux présentés par le demandeur intervenus après la décision définitive prise sur une demande antérieure ou dont il est avéré qu'il n'a pu en avoir connaissance qu'après cette décision. / Lors de l'examen préliminaire, l'office peut ne pas procéder à un entretien. / Lorsque, à la suite de cet examen préliminaire, l'office conclut que ces faits ou éléments nouveaux n'augmentent pas de manière significative la probabilité que le demandeur justifie des conditions requises pour prétendre à une protection, il peut prendre une décision d'irrecevabilité ".
5. Enfin, aux termes de l'article L. 542-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " En l'absence de recours contre la décision de l'Office français de protection des réfugiés et apatrides dans le délai prévu à l'article L. 532-1, le droit de se maintenir sur le territoire français prend fin à la notification de cette décision. / Lorsqu'un recours contre la décision de rejet de l'office a été formé dans le délai prévu à l'article L. 532-1, le droit du demandeur de se maintenir sur le territoire français prend fin à la date de la lecture en audience publique de la décision de la Cour nationale du droit d'asile ou, s'il est statué par ordonnance, à la date de la notification de celle-ci ". Aux termes de l'article L. 542-2 du même code : " Par dérogation à l'article L. 542-1, le droit de se maintenir sur le territoire français prend fin : / 1° Dès que l'Office français de protection des réfugiés et apatrides a pris les décisions suivantes : / a) une décision d'irrecevabilité prise en application des 1° ou 2° de l'article L. 531-32 ; / b) une décision d'irrecevabilité en application du 3° de l'article L. 531-32, en dehors du cas prévu au b du 2° du présent article ; / () 2° Lorsque le demandeur : / () b) a introduit une première demande de réexamen, qui a fait l'objet d'une décision d'irrecevabilité par l'office en application du 3° de l'article L. 531-32, uniquement en vue de faire échec à une décision d'éloignement ". Aux termes de l'article R. 531-19 dudit code : " La date de notification de la décision de l'Office français de protection des réfugiés et apatrides qui figure dans le système d'information de l'office, et qui est communiquée au préfet compétent et au directeur général de l'Office français de l'immigration et de l'intégration au moyen de traitements informatiques, fait foi jusqu'à preuve du contraire ". Aux termes de l'article R. 532-57 de ce code : " La date de notification de la décision de la Cour nationale du droit d'asile qui figure dans le système d'information de l'Office français de protection des réfugiés et apatrides, et qui est communiquée au préfet compétent et au directeur général de l'Office français de l'immigration et de l'intégration au moyen de traitements informatiques, fait foi jusqu'à preuve du contraire ".
6. Il ressort des pièces du dossier, en particulier du relevé extrait de la base de données Telemofpra produit par le préfet de l'Essonne, qui fait foi jusqu'à preuve du contraire en ce qui concerne la date de notification des décisions rendues par l'OFPRA et la CNDA, que l'OFPRA a rejeté la demande de réexamen de M. A par une décision du 10 novembre 2022 notifiée le 22 novembre 2022. Par suite, en application des dispositions combinées des articles L. 531-32, L. 531-42, L. 542-1 et L. 542-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, M. A ne bénéficiait plus, à la date de l'arrêté en litige, du droit de se maintenir sur le territoire français. Contrairement à ce fait valoir M. A, le préfet n'était pas tenu de préciser sur lequel des trois cas, prévus à l'article L. 531-32 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, la décision d'irrecevabilité a été prise par l'OFPRA. Le moyen tiré de la méconnaissance de ce droit ne peut, dès lors, qu'être écarté.
7. En dernier lieu, aux termes des stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " Nul ne peut être soumis à la torture ni à des peines ou traitements inhumains ou dégradants ". Aux termes de l'article L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " () Un étranger ne peut être éloigné à destination d'un pays s'il établit que sa vie ou sa liberté y sont menacées ou qu'il y est exposé à des traitements contraires aux stipulations de l'article 3 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales du 4 novembre 1950 ".
8. M. A soutient qu'en cas de retour dans son pays d'origine, il serait exposé à des risques pour sa liberté et à des persécutions en raison de son engagement pour la cause kurde. Il ressort des pièces du dossier que M. A a fait l'objet en Turquie de la même procédure pénale, en particulier une interpellation le 21 août 2019 et une incarcération jusqu'au 29 novembre 2019, et de la même condamnation, à savoir une peine d'emprisonnement de trois ans et neuf mois prononcée par la cour d'assises d'Erzurum le 18 septembre 2020 et confirmée par un arrêt de la cour d'appel d'Erzurum du 5 juillet 2021, que son cousin paternel en raison notamment de leur participation à une manifestation interdite. Il ressort également des pièces du dossier que le cousin de M. A s'est vu reconnaître la qualité de réfugié par une décision de la CNDA du 21 juillet 2022. Enfin, M. A a fait valoir au cours de l'audience, sans être contredit sur ce point et en l'étayant dans le cadre d'une note en délibéré, que quatre autres membres de sa famille se sont vu reconnaître la qualité de réfugié depuis le début de l'année 2021. Dans ces conditions, M. A doit être regardé comme établissant de manière suffisamment probante la réalité des risques d'exposition à des traitements contraires aux stipulations précitées de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales en cas de retour en Turquie.
9. Il résulte de tout ce qui précède que M. A est seulement fondé à demander l'annulation de la décision du 13 décembre 2022 par laquelle le préfet de l'Essonne a fixé la Turquie comme pays de destination de la mesure d'éloignement.
Sur les conclusions à fin de suspension de l'exécution de la mesure d'éloignement :
10. Aux termes du second alinéa de l'article L. 752-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger dont le droit au maintien sur le territoire a pris fin en application des b ou d du 1° de l'article L. 542-2 et qui fait l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français peut, dans les conditions prévues à la présente section, demander au tribunal administratif la suspension de l'exécution de cette décision jusqu'à l'expiration du délai de recours devant la Cour nationale du droit d'asile ou, si celle-ci est saisie, soit jusqu'à la date de la lecture en audience publique de la décision de la cour, soit, s'il est statué par ordonnance, jusqu'à la date de la notification de celle-ci ". Aux termes de l'article L. 752-6 du même code : " Lorsque le juge n'a pas encore statué sur le recours en annulation formé contre la décision portant obligation de quitter le territoire français en application de l'article L. 614-1, l'étranger peut demander au juge déjà saisi de suspendre l'exécution de cette décision ". Aux termes de l'article L. 752-11 de ce code : " Le président du tribunal administratif ou le magistrat désigné, saisi en application des articles L. 752-6 ou L. 752-7, fait droit à la demande de l'étranger lorsque celui-ci présente des éléments sérieux de nature à justifier, au titre de sa demande d'asile, son maintien sur le territoire durant l'examen de son recours par la Cour nationale du droit d'asile ".
11. Il est fait droit à la demande de suspension de la mesure d'éloignement si le juge a un doute sérieux sur le bien-fondé de la décision de rejet ou d'irrecevabilité opposée par l'OFPRA à la demande de protection, au regard des risques de persécutions allégués ou des autres motifs retenus par l'Office.
12. M. A a saisi la CNDA le 15 décembre 2022 d'un recours contre la décision de l'OFPRA du 10 novembre 2022 rejetant sa demande de réexamen. Eu égard à ce qui a été dit au point 8, les éléments produits par M. A sont de nature à créer un doute sérieux sur le bien-fondé de la décision de rejet opposée par l'OFPRA et justifient le maintien de l'intéressé sur le territoire français durant l'examen de son recours. Il résulte de ce qui précède que M. A est fondé à demander la suspension de l'exécution de la décision du 13 décembre 2022 par laquelle le préfet de l'Essonne lui a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours jusqu'à la date de la lecture en audience publique de la décision de la CNDA ou, s'il est statué par ordonnance, jusqu'à la date de la notification de celle-ci, et à ce qu'il soit enjoint au préfet de l'Essonne de lui délivrer, jusqu'à cette date, une autorisation provisoire de séjour.
13. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 000 euros au titre des frais exposés par M. A et non compris dans les dépens, en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 1er : La décision du 13 décembre 2022 par laquelle le préfet de l'Essonne a fixé la Turquie comme pays de destination de la mesure d'éloignement prise à l'encontre de M. A est annulée.
Article 2 : L'exécution de la décision du 13 décembre 2022 par laquelle le préfet de l'Essonne a fait obligation à M. A de quitter le territoire français dans un délai de trente jours est suspendue jusqu'à la date de la lecture en audience publique de la décision de la Cour nationale du droit d'asile sur le recours formé contre la décision du 10 novembre 2022 de l'Office français de protection des réfugiés et des apatrides ou, s'il est statué par ordonnance, jusqu'à la date de la notification de celle-ci.
Article 3 : Il est enjoint au préfet de l'Essonne de délivrer à M. A, jusqu'à la date mentionnée à l'article 2, une autorisation provisoire de séjour.
Article 4 : L'Etat versera à M. A la somme de 1 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 5 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 6 : Le présent jugement sera notifié à M. F A et au préfet de l'Essonne.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 10 février 2023.
Le magistrat désigné,
signé
S. B La greffière,
signé
E. Amegee
La République mande et ordonne au préfet de l'Essonne, en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026