LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA78-2300416

Tribunal Administratif de VERSAILLES — Décision N° TA78-2300416

jeudi 23 février 2023

JuridictionTribunal Administratif de VERSAILLES
SectionTribunal Administratif de VERSAILLES
N° DossierTA78-2300416
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
Formation4ème chambre - 4/11
Avocat requérantLAMIRAND

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 9 janvier 2023 au greffe du tribunal administratif de Paris puis transmise et enregistrée au greffe du tribunal administratif de Versailles le 17 janvier 2023, M. F A, alors détenu à la maison d'arrêt de Fleury-Mérogis, demande au tribunal d'annuler les arrêtés du 6 janvier 2023 par lesquels le préfet de police de Paris l'a obligé à quitter le territoire français, sans délai, a fixé le pays à destination duquel il pourra être renvoyé en cas d'exécution d'office et lui a interdit le retour sur le territoire français pendant une durée de deux ans, en l'informant qu'il faisait l'objet d'un signalement aux fins de non-admission dans le système d'information Schengen.

Il soutient que :

- les arrêtés attaqués sont entachés d'un défaut de compétence de leur auteur, qui ne disposait pas d'une délégation de signature ;

- ils lui ont été notifiés sans l'assistance d'un interprète ;

- ils sont insuffisamment motivés ;

- ils méconnaissent les stipulations des articles 3 et 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- la décision portant obligation de quitter le territoire français est entachée d'une erreur de droit, ou, à tout le moins, d'une erreur manifeste d'appréciation compte tenu de la gravité de ses effets sur sa situation personnelle ;

- la décision portant refus de délai de départ volontaire est entachée d'une erreur de fait ;

- les faits allégués par l'administration ne pouvaient caractériser un risque de fuite au sens de l'article L. 511-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- la décision portant interdiction de retour sur le territoire français porte une atteinte manifestement disproportionnée au droit au respect de sa vie familiale.

Par un mémoire en défense, enregistré le 6 février 2023, le préfet de police de Paris, représenté par Me Tomasi, conclut au rejet de la requête.

Il fait valoir que les moyens soulevés par M. A ne sont pas fondés.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code de justice administrative.

La présidente du tribunal administratif de Versailles a désigné Mme B pour statuer sur les requêtes relevant de la procédure prévue à l'article L. 614-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile en application de l'article R. 776-13-3 du code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique du 16 février 2023 :

- le rapport de Mme B ;

- les observations de Me Auerbach, avocat désigné d'office représentant M. A, présent, assisté de Mme D, interprète en langue peuhl, qui conclut aux mêmes fins que sa requête par les mêmes moyens, et fait valoir en outre que les arrêtés attaqués sont intervenus en méconnaissance de son droit à être entendu et de son droit à un procès équitable garanti par l'article 6 de la convention européenne des droits de l'homme, que l'exécution de la décision fixant le pays de destination aurait pour effet de le renvoyer dans un pays qui n'est pas le sien, dès lors que, contrairement à ce qu'a retenu le préfet, il n'est pas ressortissant de Guinée mais de Guinée-Bissau, que son renvoi en Guinée-Bissau l'exposerait à un risque de violation des droits garantis par les articles 2 et 3 de la convention européenne des droits de l'homme, et demande l'aide juridictionnelle provisoire et que soit mise à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, à verser à son conseil sous réserve qu'il renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'Etat ;

- le préfet de police de Paris n'étant ni présent ni représenté.

La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.

Considérant ce qui suit :

1. M. F A, ressortissant guinéen né le 4 mai 2001, demande l'annulation des arrêtés du 6 janvier 2023 par lesquels le préfet de police de Paris l'a obligé à quitter le territoire français, sans délai, a fixé le pays à destination duquel il pourra être renvoyé en cas d'exécution d'office et lui a interdit le retour sur le territoire français pendant une durée de deux ans, en l'informant qu'il faisait l'objet d'un signalement aux fins de non-admission dans le système d'information Schengen.

Sur la demande d'admission provisoire à l'aide juridictionnelle :

2. Aux termes de l'article 20 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique : " Dans les cas d'urgence, sous réserve de l'application des règles relatives aux commissions ou désignations d'office, l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle peut être prononcée () par la juridiction compétente ou son président ".

3. Il y a lieu, eu égard à l'urgence qui s'attache à ce qu'il soit statué sur la requête de M. A, de prononcer son admission provisoire à l'aide juridictionnelle.

Sur les conclusions à fin d'annulation :

En ce qui concerne les moyens communs aux décisions attaquées :

4. En premier lieu, par un arrêté n° 2022-01166 du 3 octobre 2022, régulièrement publié au recueil des actes administratifs spécial du même jour de la préfecture de police de Paris, M. C E, adjoint à la cheffe du bureau de la lutte contre l'immigration irrégulière, a reçu délégation du préfet de police pour signer les décisions attaquées. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence du signataire de l'arrêté contesté doit être écarté.

5. En deuxième lieu, aux termes l'article 41 de la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne : " 1. Toute personne a le droit de voir ses affaires traitées impartialement, équitablement et dans un délai raisonnable par les institutions et organes de l'Union. / 2. Ce droit comporte notamment : / a) le droit de toute personne d'être entendue avant qu'une mesure individuelle qui l'affecterait défavorablement ne soit prise à son encontre () "

6. Si le droit d'être entendu en tant qu'il fait partie intégrante du respect des droits de la défense, lequel constitue un principe général du droit de l'Union européenne, se définit comme celui de toute personne de faire connaître, de manière utile et effective, son point de vue au cours d'une procédure administrative avant l'adoption de toute décision susceptible d'affecter de manière défavorable ses intérêts, un tel droit ne saurait toutefois être interprété en ce sens que l'autorité nationale compétente serait tenue, dans tous les cas, d'entendre de façon spécifique l'intéressé. Notamment, une atteinte au droit d'être entendu n'est susceptible d'affecter la régularité de la procédure à l'issue de laquelle une décision faisant grief est prise que si la personne concernée a été privée de la possibilité de présenter des éléments pertinents qui auraient pu influer sur le contenu de la décision.

7. En l'espèce, M. A soutient que les décisions attaquées sont intervenues en méconnaissance de son droit à être entendu. D'une part, M. A avait déjà fait l'objet, le 12 juillet 2021, d'une obligation de quitter le territoire, à laquelle il s'est soustrait. D'autre part, si le préfet de police ne produit pas le procès-verbal d'audition de l'intéressé, il ressort des pièces du dossier que le 5 janvier 2023, M. A a été interpellé pour acquisition, détention non autorisée et usage de produits stupéfiants, placé en garde à vue et incarcéré à la maison d'arrêt de Fleury-Mérogis. Enfin, l'intéressé, entré en France très récemment, ne démontre, ni même n'allègue, l'existence d'informations utiles et pertinentes sur sa situation qui, si elles avaient été communiquées au préfet, auraient pu influer sur le contenu des décisions attaquées. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance du droit de M. A d'être entendu doit être écarté. Pour les mêmes motifs, le moyen tiré de la méconnaissance du droit à un procès équitable, garanti par l'article 6 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, doit être écarté.

8. En troisième lieu, l'arrêté en litige vise les textes dont il est fait application, expose les circonstances de fait propres à la situation personnelle de M. A, dont les éléments sur lesquels le préfet s'est fondé pour l'obliger à quitter le territoire français, pour refuser de lui accorder un délai de départ volontaire et pour fixer le pays de destination, ainsi que pour arrêter, dans son principe et dans sa durée, une décision d'interdiction de retour sur le territoire français. Dès lors, cet arrêté comporte l'énoncé des considérations de droit et de fait qui constituent le fondement de chacune des décisions attaquées et permet ainsi au requérant d'en contester utilement le bien-fondé. Par suite, le moyen tiré de l'insuffisante motivation ne peut qu'être écarté.

9. En quatrième lieu, les conditions de notification de l'arrêté contesté étant sans incidence sur sa légalité, M. A ne peut, en tout état de cause, utilement faire valoir que cet arrêté lui a été notifié sans l'intermédiaire d'un interprète et sans qu'il puisse faire valoir ses observations. Le moyen doit donc être écarté comme inopérant.

10. En cinquième lieu, les moyens tirés de ce que les décisions attaquées méconnaitraient les stipulations des articles 3 et 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ne sont pas assortis des précisions suffisantes pour en apprécier le bien-fondé. Ils doivent, par suite, être écartés.

En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français :

11. Aux termes de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'autorité administrative peut obliger un étranger à quitter le territoire français lorsqu'il se trouve dans les cas suivants : 1° L'étranger, ne pouvant justifier être entré régulièrement sur le territoire français, s'y est maintenu sans être titulaire d'un titre de séjour en cours de validité ; () ".

12. Il ressort des termes de l'arrêté attaqué que le préfet de police de Paris s'est fondé sur la circonstance que le requérant, dépourvu de documents de voyage, ne peut justifier être entré régulièrement sur le territoire français, et ce alors même qu'il a déjà fait l'objet, le 12 juillet 2021, d'une mesure d'éloignement, à laquelle il s'est soustrait. Si M. A soutient que l'obligation de quitter le territoire prise à son encontre serait entachée d'une erreur manifeste d'appréciation compte tenu de la gravité de ses effets sur sa situation personnelle, il n'assortit ces allégations d'aucune précision suffisante. Dans ces conditions le préfet pouvait légalement, sur le fondement des dispositions précitées, et sans commettre d'erreur manifeste d'appréciation, prendre à l'encontre de M. A une obligation de quitter le territoire français.

En ce qui concerne la décision portant refus de délai de départ volontaire :

13. En premier lieu, aux termes de l'article L. 612-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger faisant l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français dispose d'un délai de départ volontaire de trente jours à compter de la notification de cette décision () ". Aux termes de l'article L. 612-2 du même code : " Par dérogation à l'article L. 612-1, l'autorité administrative peut refuser d'accorder un délai de départ volontaire dans les cas suivants : 1° Le comportement de l'étranger constitue une menace pour l'ordre public () ; 3° Il existe un risque que l'étranger se soustraie à la décision portant obligation de quitter le territoire français dont il fait l'objet ". Aux termes de l'article L. 612-3 de ce code : " Le risque mentionné au 3° de l'article L. 612-2 peut être regardé comme établi, sauf circonstance particulière, dans les cas suivants : 1° L'étranger, qui ne peut justifier être entré régulièrement sur le territoire français, n'a pas sollicité la délivrance d'un titre de séjour ; () 5° L'étranger s'est soustrait à l'exécution d'une précédente mesure d'éloignement ; () 8° L'étranger ne présente pas de garanties de représentation suffisantes, notamment parce qu'il ne peut présenter des documents d'identité ou de voyage en cours de validité, () qu'il ne justifie pas d'une résidence effective et permanente dans un local affecté à son habitation principale () ".

14. Il ressort des pièces du dossier que, par un jugement du tribunal correctionnel de Paris en date du 9 janvier 2023, M. A a fait l'objet d'une condamnation à douze mois d'emprisonnement pour récidive d'offre, cession, acquisition, usage, détention et transport de produits stupéfiants. Dès lors, son comportement doit être regardé comme constituant une menace pour l'ordre public. Ce seul motif suffisait à justifier le refus de lui accorder un délai de départ volontaire. Le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions citées au point précédent de la présente ordonnance doit ainsi être écarté.

En ce qui concerne la décision portant interdiction de retour sur le territoire français :

15. Le moyen tiré de ce que la décision portant interdiction de retour sur le territoire français porterait une atteinte manifestement disproportionnée au droit au respect de sa vie familiale n'est pas assorti des précisions suffisantes pour en apprécier le bien-fondé. Il doit, dès lors, être écarté.

En ce qui concerne la décision fixant le pays de destination :

16. Aux termes des stipulations de l'article 2 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " Le droit de toute personne à la vie est protégé par la loi ". Aux termes des stipulations de l'article 3 de cette même convention " Nul ne peut être soumis à la torture ni à des peines ou traitements inhumains ou dégradants ". Aux termes de l'article L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'autorité administrative peut désigner comme pays de renvoi : /1° Le pays dont l'étranger a la nationalité, sauf si l'Office français de protection des réfugiés et apatrides ou la Cour nationale du droit d'asile lui a reconnu la qualité de réfugié ou lui a accordé le bénéfice de la protection subsidiaire ou s'il n'a pas encore été statué sur sa demande d'asile ; / 2° Un autre pays pour lequel un document de voyage en cours de validité a été délivré en application d'un accord ou arrangement de réadmission européen ou bilatéral ; / 3° Ou, avec l'accord de l'étranger, tout autre pays dans lequel il est légalement admissible. / Un étranger ne peut être éloigné à destination d'un pays s'il établit que sa vie ou sa liberté y sont menacées ou qu'il y est exposé à des traitements contraires aux stipulations de l'article 3 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales du 4 novembre 1950. "

17. M. A soutient que l'exécution de la décision fixant le pays de destination aurait pour effet de le renvoyer dans un pays qui n'est pas le sien, dès lors que, contrairement à ce qu'a retenu le préfet, il n'est pas ressortissant guinéen mais bissaguinéen, et, qu'en outre, son renvoi dans son pays d'origine l'exposerait à des risques pour sa vie. Toutefois, il ressort des pièces du dossier que le requérant, qui n'apporte aucun élément de nature à établir qu'il disposerait de la nationalité bissaguinéenne, a indiqué à la préfecture être guinéen, né à Conakry. M. A n'établit pas, par ailleurs, la réalité et la gravité des risques qu'il encourt en cas de retour dans son pays d'origine, en l'absence de production de tout élément de nature à établir la réalité de ses allégations. Par suite, les moyens tirés de la méconnaissance des stipulations précitées des articles 2 et 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et des dispositions de l'article L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile doivent être écartés.

18. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions présentées par M. A tendant à 1'annulation des arrêtés du 6 janvier 2023 doivent être rejetées ainsi, que par voie de conséquence, les conclusions à fin d'injonction et d'astreinte et celles présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

D E C I D E :

Article 1er : M. A est provisoirement admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle.

Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête de M. A est rejeté.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. F A et au préfet de police de Paris.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 23 février 2023.

La magistrate désignée,

signé

C. B Le greffier,

signé

T. Rion

La République mande et ordonne au préfet de police de Paris en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions