LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA78-2300459

Tribunal Administratif de VERSAILLES — Décision N° TA78-2300459

vendredi 10 mars 2023

JuridictionTribunal Administratif de VERSAILLES
SectionTribunal Administratif de VERSAILLES
N° DossierTA78-2300459
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
FormationReconduites à la frontière
Avocat requérantPANARELLI

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire, enregistrés les 18 janvier et 25 février 2023, M. E A, représenté par Me Panarelli, demande au tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté du 20 décembre 2022 par lequel le préfet de l'Essonne l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays à destination duquel il sera renvoyé en cas d'exécution d'office ;

2°) d'enjoindre au préfet de l'Essonne, à titre principal, de lui délivrer une carte temporaire de séjour ainsi qu'une attestation de demande d'asile ou, à titre subsidiaire, de réexaminer sa situation, dans un délai de quinze jours à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;

3°) d'enjoindre au préfet de l'Essonne de mettre fin à son signalement dans le système d'information Schengen, dans un délai de quinze jours à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 100 euros par jour de retard.

Il soutient que :

- l'arrêté a été signé par une autorité incompétente ;

- il est insuffisamment motivé ;

- il n'a pas été précédé d'un examen complet de sa situation ;

- il est entaché d'une erreur de fait ;

- il méconnaît les dispositions de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- il méconnaît les dispositions des articles 5 et 6 de la directive n° 200/115/CE

- il méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- il méconnaît les stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- il méconnaît les stipulations de l'article 3 de la convention contre la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants ;

- il est entaché d'erreurs manifestes d'appréciation ;

- la décision portant refus de renouvellement de son attestation de demande d'asile est illégale dès lors que le préfet n'a pas saisi la commission du titre de séjour ;

- elle est entachée d'un vice de procédure dès lors que le préfet s'est abstenu de solliciter la communication de document complémentaire en méconnaissance des dispositions de l'article L. 114-5 du code des relations entre le public et l'administration ;

- la décision portant obligation de quitter le territoire français est illégale du fait de l'illégalité de la décision portant refus de renouvellement de son attestation de demandeur d'asile ;

- la décision portant octroi d'un délai de départ volontaire de trente jours est illégale du fait de l'illégalité de la décision portant refus de renouvellement de son attestation de demandeur d'asile ;

- elle est illégale dès lors qu'un délai de trente jours est insuffisant au regard de sa situation ;

- la décision fixant le pays à destination duquel il pourra être reconduit d'office est illégale du fait de l'illégalité de la décision portant refus de renouvellement de son attestation de demande d'asile.

Par un mémoire en défense enregistré le 23 février 2023, le préfet de l'Essonne conclut au rejet de la requête.

Il soutient que les moyens invoqués par le requérant ne sont pas fondés.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- la convention contre la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants, adoptée à New York le 10 décembre 1984 ;

- la directive n° 2008/115/CE du Parlement européen et du Conseil du 16 décembre 2008 ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code de justice administrative.

La présidente du tribunal administratif de Versailles a désigné M. B pour statuer sur les requêtes relevant de la procédure prévue à l'article L. 614-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile en application de l'article R. 776-13-3 du code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique du 3 mars 2023 qui s'est tenue en présence de Mme Sambake, greffière :

- le rapport de M. B ;

- les observations de Me Panarelli, avocat désignée d'office, représentant M. A, présent, assisté par Mme D, interprète en langue penjabi, qui conclut aux mêmes fins que sa requête par les mêmes moyens et précise, en outre, que ses conclusions aux fins d'injonction visent la délivrance d'une attestation provisoire de séjour au lieu d'une carte de séjour ;

- le préfet de l'Essonne n'étant ni présent, ni représenté.

La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.

Considérant ce qui suit :

1. M. E A, ressortissant pakistanais né le 4 décembre 1962, a sollicité le 12 février 2020 la reconnaissance du statut de réfugié. Cette demande a été rejetée par l'Office français de protection des réfugiés et apatrides par décision du 20 octobre 2020, confirmée par la Cour nationale du droit d'asile le 11 février 2021. Par un arrêté du 20 décembre 2022 le préfet de l'Essonne a refusé de renouveler son attestation de demande d'asile, l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays à destination duquel il sera renvoyé en cas d'exécution d'office. M. A demande l'annulation de cet arrêté.

En ce qui concerne les moyens communs à toutes les décisions :

2. En premier lieu, par un arrêté n° 2022-PREF-DCPPAT-BCA-085 du 17 juin 2022, régulièrement publié au recueil des actes administratifs de la préfecture de l'Essonne du même jour, le préfet de l'Essonne a donné délégation à Mme C F, adjointe au chef du bureau de l'asile, à l'effet de signer, notamment, les décisions contenues dans l'arrêté attaqué. Le moyen tiré de l'incompétence du signataire de l'arrêté attaqué manque ainsi en fait et doit, dès lors, être écarté.

3. En deuxième lieu, l'arrêté attaqué vise le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et la convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, et notamment ses articles 3 et 8. Il suit de là qu'il est suffisamment motivé en droit. Par ailleurs, l'arrêté mentionne les circonstances de fait propres à la situation du requérant, notamment son identité, les conditions de son entrée sur le territoire français le 5 février 2020 ainsi que les décisions successives de rejet de sa demande d'asile et de sa demande de réexamen, et mentionne, en outre, les éléments de la vie privée et familiale en France de l'intéressé ainsi que le fait qu'il n'établit pas être exposé à des peines ou traitements contraires à la convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales dans son pays d'origine. Enfin, contrairement à ce qui est allégué par le requérant, il ne ressort pas des termes de l'arrêté attaqué que le préfet se soit senti en situation de compétence liée et se soit ainsi abstenu de motiver son arrêté. Par conséquent, le requérant n'est pas fondé à soutenir que la motivation de l'arrêté attaqué serait insuffisante ni que le préfet n'aurait pas procédé à un examen attentif et personnalisé de sa situation. Les moyens doivent, dès lors, être écartés.

4. En troisième lieu, si le requérant soutient que les décisions attaquées sont entachées d'une erreur de fait, il n'apporte pas à l'appui de ce moyen les précisions suffisantes permettant d'en apprécier le bien-fondé. Par suite, le moyen doit être écarté.

5. En quatrième lieu, le requérant ne peut utilement invoquer, à l'encontre de l'arrêté attaqué, la méconnaissance des dispositions de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile relatives à l'admission exceptionnelle au séjour, dès lors qu'elles ne prévoient pas la délivrance de plein droit d'un titre de séjour, que l'intéressé n'établit ni même n'allègue avoir déposé de demande de titre de séjour sur ce fondement et qu'il ne ressort pas des termes de l'arrêté que le préfet ait procédé à l'examen de sa situation sur ce fondement. Ce moyen est inopérant et doit, par suite, être écarté.

6. En cinquième lieu, le requérant ne peut utilement se prévaloir directement des articles 5 et 6 de la directive n° 2008/115/CE du Parlement européen et du Conseil du 16 décembre 2008 qui a été transposée en droit interne par la loi du 16 juin 2011 relative à l'immigration, à l'intégration et à la nationalité. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance des articles 5 et 6 de la directive n° 2008/115/CE sera écarté.

7. En sixième lieu, aux termes des stipulations l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale () ".

8. Il ressort des pièces du dossier que la durée de présence en France de M. A, qui y est entré le 5 février 2020, selon ses déclarations, est liée au temps nécessaire à l'examen de sa demande d'asile et à celle de réexamen de cette demande. S'il se prévaut de ce que ses vie professionnelle, sociale et familiale se trouvent en France, il ne produit aucune pièce de nature à l'établir. Il ressort en outre des termes de la décision attaquée qu'il n'est pas dépourvu d'attaches familiales dans son pays d'origine où résident son épouse et son enfant mineur né en 2012. Enfin, s'il allègue à l'audience publique souffrir de problèmes cardiaques et au genou, il n'apporte aucun commencement de preuve en ce sens. Dans ces conditions, le requérant n'est pas fondé à soutenir qu'en prenant l'arrêté attaqué, le préfet de l'Essonne a porté une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale ou a entaché sa décision d'une erreur manifeste d'appréciation. Par suite, les moyens doivent être écartés.

9. En septième lieu, si M. A soutient que l'arrêté méconnaît l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ainsi que l'article 3 de la convention contre la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants, sa demande d'asile a été rejetée par l'Office français de protection des réfugiés et apatrides par décision du 20 octobre 2020, confirmée par la Cour nationale du droit d'asile le 11 février 2021. De plus, les pièces qu'il produit ne sont pas suffisantes pour établir la réalité de ses allégations. Par suite, les moyens doivent être écartés.

En ce qui concerne la décision portant refus de renouvellement de son attestation de demande d'asile :

10. En huitième lieu, aux termes de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " () Lorsqu'elle envisage de refuser la demande d'admission exceptionnelle au séjour formée par un étranger qui justifie par tout moyen résider habituellement en France depuis plus de dix ans, l'autorité administrative est tenue de soumettre cette demande pour avis à la commission du titre de séjour prévue à l'article L. 432-14. () ".

11. Si le requérant soutient que le préfet de l'Essonne aurait dû saisir la commission du titre de séjour avant de prendre la décision attaquée, il n'établit ni même n'allègue résider habituellement en France depuis dix ans. Par suite, le moyen tiré d'un vice de procédure doit être écarté.

12. En neuvième lieu, l'article L. 114-5 du code des relations entre le public et l'administration dispose que " Lorsqu'une demande adressée à l'administration est incomplète, celle-ci indique au demandeur les pièces et informations manquantes exigées par les textes législatifs et réglementaires en vigueur. () ". En l'espèce, dès lors que le préfet ne s'est pas fondé sur l'incomplétude du dossier pour refuser le renouvellement de l'attestation de demande d'asile, le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions précitées de l'article L. 114-5 du code des relations entre le public et l'administration est inopérant et doit, dès lors, être écarté.

En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français :

13. En dixième lieu, il résulte de ce qui précède que la décision portant refus de renouvellement de son attestation de demande d'asile n'est pas illégale. Par suite, le moyen tiré de ce que la décision portant obligation de quitter le territoire français devrait être annulée par voie de conséquence de l'annulation de la première décision, doit être écarté.

En ce qui concerne la décision portant octroi d'un délai de départ volontaire :

14. En onzième lieu, il résulte de ce qui précède que la décision portant refus de renouvellement de son attestation de demande d'asile n'est pas illégale. Par suite, le moyen tiré de ce que la décision portant refus d'octroi d'un délai de départ volontaire devrait être annulée par voie de conséquence de l'annulation de la première décision, doit être écarté.

15. En douzième lieu, aux termes de l'article L. 612-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger faisant l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français dispose d'un délai de départ volontaire de trente jours à compter de la notification de cette décision. / L'autorité administrative peut accorder, à titre exceptionnel, un délai de départ volontaire supérieur à trente jours s'il apparaît nécessaire de tenir compte de circonstances propres à chaque cas. () ".

16. M. A soutient qu'un délai de départ volontaire supérieur à trente jours aurait dû lui être octroyé. Toutefois, il ne fait valoir aucune circonstance particulière susceptible de justifier un tel délai en se bornant à soutenir sans l'établir qu'il a établi sa vie professionnelle et sociale en France. Par suite, le moyen doit être écarté.

En ce qui concerne la décision portant fixation du pays de destination :

17. En treizième lieu, il résulte de ce qui précède que la décision portant refus de renouvellement de son attestation de demande d'asile n'est pas illégale. Par suite, le moyen tiré de ce que la décision portant fixation du pays de destination devrait être annulée par voie de conséquence de l'annulation de la première décision, doit être écarté.

18. Il résulte de tout ce qui précède que M. A n'est pas fondé à soutenir que l'arrêté du 20 décembre 2022 du préfet de l'Essonne est illégal. Il s'ensuit que ses conclusions à fin d'annulation de cet arrêté doivent être rejetées ainsi que, par voie de conséquence, ses conclusions à fin d'injonction.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de M. A est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. E A et au préfet de l'Essonne.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 10 mars 2023

Le magistrat désigné,

Signé

G. B La greffière,

Signé

A. Sambake

La République mande et ordonne au préfet de l'Essonne en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

No 2300459

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions