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AccueilJurisprudence administrativeN° TA78-2301184

Tribunal Administratif de VERSAILLES — Décision N° TA78-2301184

jeudi 8 juin 2023

JuridictionTribunal Administratif de VERSAILLES
SectionTribunal Administratif de VERSAILLES
N° DossierTA78-2301184
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
Formation7éme chambre
Avocat requérantSAIDI

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et des mémoires enregistrés les 8 février 2023, 11 avril 2023 et 12 mai 2023, les associations FCPE 91, s'unir à Saint-Pierre et collectif parent Sénart, représentées par Me Saïdi, demandent au tribunal :

1°) d'annuler la délibération du 8 décembre 2022 par laquelle le maire de Saint-Pierre-du-Perray a décidé de la modification du périmètre scolaire et la fermeture de l'école des Quatre saisons ;

2°) d'enjoindre au maire de Saint-Pierre-du-Perray et à toute administration compétente, de respecter le périmètre scolaire auquel appartient l'établissement scolaire des Quatre saisons comme il fut pour l'année 2022/2023, en permettant ainsi aux enfants de faire leur rentrée scolaire le plus tôt possible dans cet établissement, avec toutes conséquences de droit concernant l'accueil des enfants et leur scolarité ;

3°) de mettre à la charge de la commune de Saint-Pierre-du-Perray la somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elles soutiennent que :

- leur requête est recevable ; en particulier, l'association s'unir à Saint-Pierre justifie d'un intérêt lui donnant qualité à agir ;

- la délibération attaquée est insuffisamment motivée ;

- elle est entachée d'un vice de procédure en ce qu'elle n'a pas été précédée d'un avis du représentant de l'Etat dans le département en méconnaissance de l'article L. 2121-30 du code général des collectivités territoriales ;

- elle est entachée d'un vice de procédure dès lors qu'elle n'a pas été précédée d'une concertation avec le directeur académique des services de l'éducation nationale ni avec l'équipe pédagogique et les parents d'élèves, alors qu'elle implique la suppression du poste de directeur de l'école, en méconnaissance de l'article 24-1 du décret du 10 mai 1982 introduit par le décret n°99-895 du 20 octobre 1999 ;

- elle méconnaît les dispositions de l'article L. 2121-13 du code général des collectivités territoriales dès lors que l'information des élus a été insuffisante, voire inexistante, s'agissant des coûts de gestion du groupe scolaire des Quatre saisons, du devenir du site de l'école, des conséquences budgétaires de cette fermeture et des solutions alternatives envisagées ;

- elle méconnaît les dispositions des articles L. 212-2 et D. 211-9 du code de l'éducation et est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation au regard de ces dispositions ;

- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation de ses conséquences sur la qualité pédagogique au sein des établissements accueillants ;

- elle méconnaît les stipulations de l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant ;

- elle est entachée d'un défaut d'examen sérieux et particulier de la situation.

Par des mémoires en défense enregistrés les 27 mars 2023 et 26 avril 2023, la commune de Saint-Pierre-du-Perray, représentée par Me Peru, conclut au rejet de la requête et à ce que la somme de 3 000 euros soit mise à la charge des associations requérantes au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- l'association s'unir à Saint-Pierre ne démontre pas son existence légale et ne peut être regardée comme ayant un intérêt lui donnant qualité pour agir compte tenu du caractère général de son objet social ; elle n'est ainsi pas recevable à contester la délibération en litige ;

- les moyens soulevés par les associations requérantes ne sont pas fondés.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la convention internationale relatives aux droits de l'enfant ;

- le code de l'éducation ;

- le code général des collectivités territoriales ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme Mathé, rapporteure,

- les conclusions de M. Armand, rapporteur public,

- et les observations de Me Saïdi, représentant les associations requérantes, et de Me Régis, représentant la commune de Saint-Pierre-du-Perray.

Une note en délibéré présentée pour les associations requérantes a été enregistrée le 30 mai 2023.

Considérant ce qui suit :

1. Par une délibération du 8 décembre 2022, la commune de Saint-Pierre-du-Perray (Essonne) a notamment décidé de supprimer du périmètre scolaire l'école primaire " Les quatre saisons " à compter de la rentrée 2023/2024 et d'affecter les élèves alors présents sur ce groupe scolaire selon la nouvelle carte scolaire modifiée qui est approuvée par cette délibération et qui y est reproduite. Par leur requête, les associations FCPE 91, s'unir à Saint-Pierre et collectif parent Sénart demandent au tribunal d'annuler cette délibération.

Sur la fin de non-recevoir opposée par la commune de Saint-Pierre-du-Perray :

2. Il ressort des pièces du dossier, et notamment des statuts du 29 juin 2020, que l'association " s'unir à Saint-Pierre ", dont le siège social est fixé au 5, rue des mimosas à Saint-Pierre-du-Perray, a pour objet de " défendre et promouvoir les intérêts de la commune de Saint-Pierre-du-Perray à partir des besoins exprimés par ses habitants, de rassembler les propositions élaborées en commun et de les présenter comme alternatives dans le cadre d'une stratégie de démocratie délibérative ". Contrairement à ce que soutient la commune, cette association, dont le nom, le siège social et l'objet statutaire ont été modifiés depuis sa précédente déclaration du 17 octobre 2018, a fait l'objet d'une déclaration le 22 octobre 2020 à la préfecture de l'Essonne et d'une annonce parue le 10 novembre 2020 au Journal officiel des associations et fondations d'entreprise. En outre, eu égard à son objet social et à son champ géographique, l'association " s'unir à Saint-Pierre " justifie d'un intérêt lui donnant qualité à agir contre la délibération en litige. Par suite, la fin de non-recevoir opposée par la commune doit être écartée.

Sur les conclusions à fin d'annulation :

3. En premier lieu, il ne résulte d'aucun principe ni d'aucun texte que la délibération attaquée, qui constitue un acte règlementaire et qui est prise notamment sur le fondement de l'article L. 2121-30 du code général des collectivités territoriales et de l'article L. 212-7 du code de l'éducation, doit être motivée. Par suite, le moyen tiré de son insuffisante motivation est inopérant.

4. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 212-1 du code de l'éducation : " La création et l'implantation des écoles et classes élémentaires et maternelles d'enseignement public sont régies par les dispositions de l'article L.2121-30 du code général des collectivités territoriales. " Aux termes de l'article L. 2121-30 du code général des collectivités territoriales : " I.- Le conseil municipal décide de la création et de l'implantation des écoles et classes élémentaires et maternelles d'enseignement public après avis du représentant de l'Etat dans le département. () " Aux termes de l'article L. 212-7 du code de l'éducation : " Dans les communes qui ont plusieurs écoles publiques, le ressort de chacune de ces écoles est déterminé par délibération du conseil municipal ". Il résulte de ces dispositions qu'il appartient au conseil municipal d'affecter, compte tenu des besoins du service public de l'éducation, les locaux dont la commune est propriétaire au service public de l'enseignement et de décider de l'implantation des classes élémentaires et maternelles au sein des établissements d'enseignement.

5. Il ressort des pièces du dossier que, préalablement à l'adoption de la délibération en litige, le maire de Saint-Pierre-du-Perray a, par un courrier du 23 novembre 2022, sollicité l'avis du préfet de l'Essonne sur le projet de fermeture, à la rentrée scolaire 2023, du groupe scolaire " Les quatre saisons ", de la révision de la sectorisation scolaire pour le premier degré et de la réaffectation des élèves appartenant à ce groupe scolaire sur les groupes scolaires " Manureva ", " Anne Franck " et " Saint-Exupéry ", lequel a émis un avis favorable le 7 décembre 2022, qui a d'ailleurs été visé dans la délibération attaquée. Le moyen manque ainsi en fait.

6. En troisième lieu, les associations requérantes ne peuvent utilement soutenir que la délibération attaquée serait illégale en ce qu'elle n'a pas été précédée d'une concertation avec le directeur académique des services de l'éducation nationale, ni avec l'équipe pédagogique et les parents d'élèves en méconnaissance des dispositions de l'article 24-1 du décret n°82-389 du 10 mai 1982 introduit par le décret n°99-895 du 20 octobre 1999, qui ont été abrogées par l'article 87 du décret n°2004-374 du 29 avril 2004 sans être reprises par d'autres dispositions. En tout état de cause, il ressort des pièces du dossier que le maire de Saint-Pierre-du-Perray a informé le directeur académique des services de l'éducation nationale des modifications de la carte scolaire envisagées qui auront pour effet d'entraîner, dès la rentrée de septembre 2023, la fermeture du groupe scolaire " Les quatre saisons " et l'ouverture de classes sur les groupes scolaires " Manureva ", " Anne Franck " et " Saint-Exupéry ", par un courrier du 21 octobre 2022 et lors d'une réunion du 2 décembre 2022, ainsi que le personnel des écoles de la commune, les parents d'élèves du groupe scolaire concerné notamment lors de réunions des 21 novembre 2022 et 28 novembre 2022, qui ont eu ainsi l'occasion d'échanger sur le projet. Ce moyen doit, dès lors, être écarté.

7. En quatrième lieu, aux termes de l'article L. 2121-12 du code général des collectivités territoriales : " Dans les communes de 3 500 habitants et plus, une note explicative de synthèse sur les affaires soumises à délibération doit être adressée avec la convocation aux membres du conseil municipal () ". Aux termes de l'article L. 2121-13 du même code : " Tout membre du conseil municipal a le droit, dans le cadre de sa fonction, d'être informé des affaires de la commune qui font l'objet d'une délibération. " Il résulte de ces dispositions que, dans les communes de 3 500 habitants et plus, la convocation aux réunions du conseil municipal doit être accompagnée d'une note explicative de synthèse portant sur chacun des points de l'ordre du jour. Le défaut d'envoi de cette note ou son insuffisance entache d'irrégularité les délibérations prises, à moins que le maire n'ait fait parvenir aux membres du conseil municipal, en même temps que la convocation, les documents leur permettant de disposer d'une information adéquate pour exercer utilement leur mandat. Cette obligation, qui doit être adaptée à la nature et à l'importance des affaires, doit permettre aux intéressés d'appréhender le contexte ainsi que de comprendre les motifs de fait et de droit des mesures envisagées et de mesurer les implications de leurs décisions. Toutefois, elle n'impose pas de joindre à la convocation adressée aux intéressés, à qui il est au demeurant loisible de solliciter des précisions ou explications conformément à l'article L. 2121-13 du même code, une justification détaillée du bien-fondé des propositions qui leur sont soumises.

8. Il ressort des pièces du dossier qu'une note explicative de synthèse relative au projet en cause, a été transmise aux élus en vue de la séance du conseil municipal du 8 décembre 2022. Ce document, qui a pour objet " modification de la carte des périmètres scolaires impliquant la fermeture du groupe scolaire les quatre saisons " et qui fait notamment état des effectifs constatés et prévisionnels au sein des groupes scolaires de la commune, du niveau d'utilisation des bâtiments dont celle-ci est propriétaire et qui sont affectés aux besoins du service public des écoles élémentaires et maternelles, du souci de bonne gestion des deniers publics et de la prise de conscience des enjeux énergétiques et écologiques, ainsi que des raisons pour lesquelles le choix de l'école " Les quatre saisons " est proposé, et dont il n'est pas contesté qu'il a été communiqué en temps utile avant la séance du 8 décembre 2022, contient une information suffisante permettant aux élus d'appréhender le contexte ainsi que de comprendre les motifs de fait et de droit des mesures envisagées et de mesurer les implications de leurs décisions. En outre, tel qu'il a été rappelé au point 7, les dispositions de l'article L. 2121-13 du code général des collectivités territoriales n'imposent pas de joindre à la convocation adressée aux intéressés une justification détaillée du bien-fondé des propositions qui leur sont soumises, et il n'est pas établi, ni même allégué, que des membres du conseil municipal n'auraient pas obtenu en temps utile, à la suite d'une demande en ce sens, des précisions ou explications complémentaires sur le projet en cause avant cette séance. Par ailleurs, il ressort des pièces du dossier, et notamment de la vidéo retranscrivant la séance, au cours de laquelle le projet a été réexposé et débattu, des réponses ont été apportées aux questions posées, et aucun élu n'a déploré un manque d'information faisant obstacle à ce qu'il puisse voter en connaissance de cause, que les membres du conseil municipal disposaient, lors du vote de la délibération attaquée, qui a été adoptée à la majorité avec vingt-trois voix pour, quatre voix contre et trois abstentions, d'une information adéquate pour exercer utilement leur mandat. Dans ces conditions, le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions de l'article L. 2121-13 du code général des collectivités territoriales doit être écarté.

9. En cinquième lieu, aux termes de l'article L. 212-2 du code de l'éducation : " Toute commune doit être pourvue au moins d'une école élémentaire publique. Il en est de même de tout hameau séparé du chef-lieu ou de toute autre agglomération par une distance de trois kilomètres et réunissant au moins quinze enfants d'âge scolaire. / Toutefois deux ou plusieurs communes peuvent se réunir pour l'établissement et l'entretien d'une école. Cette réunion est obligatoire lorsque, deux ou plusieurs localités étant distantes de moins de trois kilomètres, la population scolaire de l'une d'elles est inférieure régulièrement à quinze unités. / Un ou plusieurs hameaux dépendant d'une commune peuvent être rattachés à l'école d'une commune voisine. Cette mesure est prise par délibération des conseils municipaux des communes intéressées. "

10. Ainsi que le fait valoir la commune, la seule fermeture du groupe scolaire " Les Quatre saisons " décidée par la délibération attaquée n'entraîne pas l'absence d'école élémentaire publique sur le territoire de la commune de Saint-Pierre-du-Perray, qui conserve quatre groupes scolaires et le regroupement d'écoles entre communes. Par suite, les associations requérantes ne peuvent pas utilement se prévaloir des dispositions de l'article L. 212-2 du code de l'éducation.

11. En sixième lieu, aux termes de l'article D. 211-9 du code de l'éducation : " Le nombre moyen d'élèves accueillis par classe et le nombre des emplois par école sont définis annuellement par le directeur académique des services de l'éducation nationale agissant sur délégation du recteur d'académie, compte tenu des orientations générales fixées par le ministre chargé de l'éducation, en fonction des caractéristiques des classes, des effectifs et des postes budgétaires qui lui sont délégués, et après avis du comité technique départemental. "

12. Il ressort de pièces du dossier, en particulier des documents statistiques produits par les parties, que s'il est constaté depuis plusieurs années une augmentation du nombre d'habitants de la commune de Saint-Pierre-du-Perray, celle-ci est essentiellement liée à un vieillissement de la population et à la hausse du nombre de ménages composés d'une seule personne. En outre, les associations requérantes ne démontrent pas que les projets de construction de logements auraient pour effet d'accueillir un grand nombre de ménages susceptibles d'avoir des enfants pouvant être solarisés en école maternelle ou élémentaire, alors que la commune soutient que la majorité de ces projets de construction sont majoritairement des appartements de type " T1 " et " T2 " et que le nombre de nouveaux logements attendus pour les prochaines années est très inférieur à celui envisagé lors de la création du groupe scolaire " Saint-Exupéry ", qui dispose, comme d'ailleurs d'autres groupes scolaires sur le territoire de la commune, de plusieurs salles de classe libres, à la suite du projet de construction de près de 3 000 logements sociaux, auquel il n'a pas été donné suite. Il n'est pas utilement contesté que cinquante-sept nouveaux élèves sont attendus dans les trois prochaines années pour un nombre de places encore disponibles de deux cent quatre-vingt-sept, et qu'il existe la possibilité d'agrandir le groupe scolaire " Anne Franck " qui dispose d'une réserve foncière de 600 m2. Les associations requérantes ne démontrent pas davantage que la fermeture du groupe scolaire " Les Quatre saisons " entraînerait nécessairement une diminution du nombre de classes et une importante dégradation de la qualité pédagogique au sein des autres établissements scolaires, alors que la commune soutient de manière constante qu'aucune classe n'est supprimée avec la modification de la carte scolaire, et que les salles ayant vocation à permettre l'épanouissement culturel et sportif des enfants sont maintenues dans les quatre autres groupes scolaires. Par ailleurs, il n'est pas utilement contesté que la fermeture du groupe scolaire en cause permet la réalisation d'économies pour la commune, par une réduction des frais liés aux fluides par le changement d'usage de ces bâtiments, des frais de ménage et des frais de personnel, même si ces mêmes bâtiments ont vocation à accueillir les associations de la ville, dont il est au demeurant constant qu'elles occupaient des bâtiments très énergivores. Dans ces conditions, la délibération attaquée ne méconnaît pas les dispositions de l'article D. 211-9 du code de l'éducation, n'est pas entachée d'une erreur manifeste d'appréciation au regard de ces dispositions, ni de ses conséquences sur la qualité pédagogique au sein des établissements accueillants et ne méconnaît pas non plus les stipulations du premier paragraphe de l'article 3 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant.

13. En dernier lieu, il ne ressort pas des termes de la délibération attaquée, ni d'aucune autre pièce du dossier, que la commune de Saint-Pierre-du-Perray ne se serait pas livrée à un examen sérieux et particulier de la situation en cause.

14. Il résulte de tout ce qui précède que les associations FCPE 91, s'unir à Saint-Pierre et collectif parent Sénart ne sont pas fondées à demander l'annulation de la délibération du 8 décembre 2022 par laquelle le maire de Saint-Pierre-du-Perray a décidé de la modification du périmètre scolaire et la fermeture de l'école des Quatre saisons.

Sur les conclusions à fin d'injonction :

15. Compte tenu de ses motifs, le présent jugement n'implique aucune mesure d'exécution. Les conclusions à fin d'injonction présentées par les associations requérantes ne peuvent ainsi qu'être rejetées.

Sur les frais du litige :

16. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de la commune de Saint-Pierre-du-Perray, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance, la somme que demandent les associations requérantes au titre des frais exposés par elles dans la présente instance et non compris dans les dépens. En revanche, il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de chacune des trois associations requérantes la somme de 500 euros à verser à la commune de Saint-Pierre-du-Perray sur le fondement de ces dispositions.

D E C I D E :

Article 1er : La requête des associations FCPE 91, s'unir à Saint-Pierre et collectif parent Sénart est rejetée.

Article 2 : L'association FCPE 91, l'association s'unir à Saint-Pierre, et l'association collectif parent Sénart verseront, chacune, la somme de 500 euros à la commune de Saint-Pierre-du-Perray, au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié à l'association FCPE 91, à l'association s'unir à Saint-Pierre, à l'association collectif parent Sénart et à la commune de Saint-Pierre-du-Perray.

Copie en sera adressée pour information à la rectrice de l'académie de Versailles.

Délibéré après l'audience du 25 mai 2023, à laquelle siégeaient :

- M. Ouardes, président,

- M. de Miguel, premier conseiller,

- Mme Mathé, conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 8 juin 2023.

La rapporteure,

Signé

C. MathéLe président,

Signé

P. OuardesLa greffière,

Signé

C. Benoit-Lamaitrie

La République mande et ordonne au préfet de l'Essonne, en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

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