LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA78-2301461

Tribunal Administratif de VERSAILLES — Décision N° TA78-2301461

lundi 20 mars 2023

JuridictionTribunal Administratif de VERSAILLES
SectionTribunal Administratif de VERSAILLES
N° DossierTA78-2301461
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
Avocat requérantSCHLEEF

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 20 février 2023, et des mémoires, enregistrés les 12 mars 2023 et 13 mars 2023, M. B A, représenté par Me Schleef, demande au juge des référés, sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative :

1°) de suspendre l'exécution de la décision du 5 janvier 2023 par laquelle le directeur du Conseil national des activités privées de sécurité lui a refusé la délivrance d'une carte professionnelle ;

2°) d'ordonner la remise d'une carte provisoire jusqu'à ce que le juge du fond se prononce sur sa demande de renouvellement.

Il soutient que :

- la condition d'urgence est remplie, dès lors qu'il se trouve dans une situation de précarité, risquant la suspension de son contrat de travail alors qu'il est en poste depuis plusieurs années au sein de sa société ainsi que la privation de son traitement et de la possibilité de subvenir correctement à ses besoins ;

- il existe un moyen propre à créer un doute sérieux quant à la légalité de la décision en litige, dès lors qu'il réunit les conditions, prévues à l'article L. 622-19 du code de la sécurité intérieure, pour bénéficier du renouvellement de sa carte professionnelle, précisant qu'aucune condamnation ne figure sur son casier judiciaire et que les faits retenus dans la décision en litige sont antérieurs à la première délivrance de la carte professionnelle en 2018, estimant que la décision n'est fondée sur aucun motif sérieux.

Par un mémoire en défense, enregistré le 10 mars 2023, le Conseil national des activités privées de sécurité, représenté par Me Cano, conclut au rejet de la requête et à ce que soit mise à la charge de M. A la somme de 500 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

- la condition tenant à l'urgence n'est pas remplie, dès lors que la précédente carte professionnelle est valide jusqu'au 27 mars 2023, que le requérant ne verse à l'appui de ses écritures aucun élément sur sa situation professionnelle en qualité d'agent privé de sécurité, ni sur ses charges courantes à l'exception d'une quittance de loyer, qu'il ne justifie pas qu'il ne pourrait pas exercer un emploi dans un autre domaine que celui de la sécurité privée, notamment en tant qu'agent de sécurité incendie, ce qui ne nécessite pas la détention d'une carte professionnelle, précisant que le requérant exerce bien une activité de sécurité incendie au sein d'un établissement de l'Assistance publique - Hôpitaux de Paris, ajoutant qu'en raison des comportements imputables au requérant, l'intérêt public commande que l'exécution de la décision contestée se poursuive ;

- il n'existe aucun moyen propre à créer un doute sérieux quant à la légalité de la décision en litige, dès lors que la matérialité des faits reprochés au requérant est établie par les pièces versées au dossier, que ces faits, en particulier les faits de violence, présentent un caractère incompatible avec l'exercice d'une activité privée de sécurité, estimant que ces faits sont contraires à la probité et de nature à porter atteinte à la sécurité des personnes, les circonstances qu'ils présentent un caractère isolé, ont été commis en dehors de l'exercice des fonctions d'agent privé de sécurité et, pour certains, antérieurement à la délivrance de la précédente carte professionnelle et n'ont pas donné lieu à sanction pénale ni même à poursuites étant sans incidence, ajoutant que les faits reprochés s'accompagnent de circonstances aggravantes, à savoir la nature de ces faits par essence incompatibles avec la déontologie de la profession d'agent de sécurité, leur gravité et l'atteinte grave à l'image et à l'objet même de la profession d'agent de sécurité, estimant que le requérant ne peut utilement faire valoir son expérience dans le domaine de l'activité d'agent privé de sécurité, cette considération étant étrangère à l'appréciation de son comportement.

Vu les autres pièces du dossier, notamment la requête au fond n° 2301441 de la requérante.

Vu :

- le code de la sécurité intérieure ;

- le code de justice administrative.

La présidente du tribunal a désigné M. Bélot, premier conseiller, en application de l'article L. 511-2 du code de justice administrative, pour statuer sur les demandes de référé.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique tenue le 13 mars 2023 à 11h30, en présence de Mme Gilbert, greffière d'audience :

- le rapport de M. Bélot, juge des référés,

- les observations de Me Schleef, représentant M. A, qui conclut aux mêmes fins par les mêmes moyens et précise, en outre, s'agissant de la condition tenant à l'urgence, que la carte professionnelle du requérant arrive à expiration le 27 mars prochain, que son activité d'agent privé de sécurité procure les seules ressources de son foyer, que les bulletins de paie produits montrent son ancienneté de travail dans la même société depuis 2019, que, dans les faits, le travail dans une activité de sécurité incendie n'est pas possible sans la carte professionnelle, s'agissant des moyens propres à créer un doute sérieux quant à la légalité de la décision en litige, que le délit d'abandon de famille n'est pas constitué dès lors qu'il a bien payé la pension alimentaire exigée, que les violences reprochées ont donné lieu à un simple rappel à la loi et qu'il a lui-même été victime de violences, ajoutant que ces faits sont anciens et isolés,

- les observations de Me Coquillon, substituant Me Cano, représentant le Conseil national des activités privées de sécurité, qui conclut aux mêmes fins par les mêmes moyens et précise, en outre, s'agissant de l'urgence, que le requérant ne justifie pas d'une situation de précarité, compte tenu de la date d'expiration de sa carte professionnelle le 27 mars prochain et de l'absence d'autres éléments de nature à caractériser une telle situation, ajoutant que le requérant dispose d'une carte " AP/HP " attestant d'une activité de sécurité incendie ne nécessitant pas de carte professionnelle, s'agissant des moyens, que les deux faits retenus, dont ceux de violence, sont relativement récents et se sont déroulés, pour certains, pendant que le requérant détenait une carte professionnelle.

L'instruction a été close à l'issue de l'audience.

Considérant ce qui suit :

1. M. B A s'est vu délivrer, par une décision du 27 mars 2018 de la commission locale d'agrément et de contrôle d'Île-de-France - Ouest, une carte professionnelle l'autorisant à exercer des activités privées de sécurité valable jusqu'au 27 mars 2023. Par un courrier du 21 septembre 2022, M. A a saisi le directeur du Conseil national des activités privées de sécurité (CNAPS) en vue de la délivrance d'une nouvelle carte professionnelle. Par une décision du 5 janvier 2023, le directeur du CNAPS a rejeté cette demande, au motif que le requérant avait été mis en cause, le 6 mai 2019, pour des faits de violence ayant entraîné une incapacité de travail n'excédant pas huit jours et, le 7 novembre 2017, pour des faits d'abandon de famille résultant du non-paiement d'une pension ou d'une prestation alimentaire, ces faits étant considérés comme révélant des agissements contraires à la probité et de nature à porter atteinte à la sécurité des personnes dont la protection constitue une mission essentielle confiée aux agents privés de sécurité et l'attitude de M. A comme incompatible avec l'exercice d'une activité privée de sécurité. Par un courrier du 10 février 2023, M. A a formé un recours administratif préalable à l'encontre de cette décision. M. A demande, sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, la suspension de l'exécution de la décision du directeur du CNAPS rejetant sa demande de délivrance d'une carte professionnelle l'autorisant à exercer des activités privées de sécurité.

2. Aux termes de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision () ". Aux termes de l'article L. 522-1 du même code : " Le juge des référés statue au terme d'une procédure contradictoire écrite ou orale. Lorsqu'il lui est demandé de prononcer les mesures visées aux articles L. 521-1 et L. 521-2, de les modifier ou d'y mettre fin, il informe sans délai les parties de la date et de l'heure de l'audience publique () ".

3. En l'état de l'instruction, aucun des moyens soulevés par M. A, ci-dessus visés, n'est de nature à faire naître un doute sérieux quant à la légalité de la décision attaquée. Par suite, et sans qu'il soit besoin de se prononcer sur la condition d'urgence, les conclusions aux fins de suspension de l'exécution de la décision du directeur du CNAPS rejetant sa demande de délivrance d'une carte professionnelle l'autorisant à exercer des activités privées de sécurité doivent être rejetées ainsi que, par voie de conséquence, les conclusions accessoires à fin d'injonction.

4. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de M. A la somme demandée par le CNAPS au titre des frais exposés et non compris dans les dépens, en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de M. A est rejetée.

Article 2 : Les conclusions du Conseil national des activités privées de sécurité tendant à l'application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.

Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B A et au Conseil national des activités privées de sécurité.

Fait à Versailles, le 20 mars 2023.

Le juge des référés,

signé

S. Bélot

La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer, en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions