mardi 14 mars 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de VERSAILLES |
| Section | Tribunal Administratif de VERSAILLES |
| N° Dossier | TA78-2301541 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Avocat requérant | HEULIN- |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistré le 22 février 2023, M. B A, représenté par Me Heulin, demande au juge des référés, saisi sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative :
1°) d'enjoindre à l'inspecteur du travail de l'unité de contrôle 4 des Yvelines, section 7, de transmettre la demande d'autorisation de licenciement de la société Evariste du 27 janvier 2023 à son encontre à l'inspection du travail du Val-de-Marne, seule compétente territorialement pour statuer sur cette question ;
2°) de mettre à la charge de l'administration la somme de 3 000 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code du travail ;
- le code de justice administrative.
La présidente du tribunal a désigné M. Bélot, premier conseiller, en application de l'article L. 511-2 du code de justice administrative, pour statuer sur les demandes de référé.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article L. 521-3 du code de justice administrative : " En cas d'urgence et sur simple requête qui sera recevable même en l'absence de décision administrative préalable, le juge des référés peut ordonner toutes autres mesures utiles sans faire obstacle à l'exécution d'aucune décision ".
2. Saisi sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative d'une demande qui n'est pas manifestement insusceptible de se rattacher à un litige relevant de la compétence du juge administratif, le juge des référés peut prescrire, à des fins conservatoires ou à titre provisoire, toutes mesures que l'urgence justifie, notamment sous forme d'injonctions adressées à l'administration, à la condition que ces mesures soient utiles sans faire obstacle à l'exécution d'aucune décision administrative et ne se heurtent à aucune contestation sérieuse. En raison du caractère subsidiaire du référé régi par l'article L. 521-3, le juge saisi sur ce fondement ne peut prescrire les mesures qui lui sont demandées lorsque leurs effets pourraient être obtenus par les procédures de référé régies par les articles L. 521-1 et L. 521-2 du même code. Enfin, il ne saurait faire obstacle à l'exécution d'une décision administrative, même celle refusant la mesure demandée, à moins qu'il ne s'agisse de prévenir un péril grave.
3. M. B A est salarié de la société Evariste et membre du conseil d'administration de l'URSSAF. Par un courrier reçu le 25 octobre 2022, la société Evariste a adressé à l'inspection du travail des Yvelines une première demande d'autorisation de licenciement de M. A pour faute grave. Par un courriel du 9 décembre 2022 adressé à l'inspection du travail des Yvelines, M. A a opposé l'incompétence territoriale de celle-ci compte tenu du lieu d'exercice de ses fonctions, situé dans le département du Val-de-Marne. La demande d'autorisation de licenciement présentée par la société Evariste a fait l'objet d'une décision de rejet du 30 décembre 2022 de l'inspectrice du travail des Yvelines. Par un courrier du 31 décembre 2022, M. A a de nouveau indiqué à l'inspectrice du travail des Yvelines qu'il considérait celle-ci territorialement incompétente pour se prononcer sur la demande d'autorisation de son licenciement. Par un courrier du 22 février 2023, M. A a formé, auprès du ministre du travail, un recours hiérarchique à l'encontre de la décision du 30 décembre 2022 de l'inspectrice du travail des Yvelines. Par ailleurs, par un courrier reçu le 27 janvier 2023, la société Evariste a adressé à l'inspection du travail des Yvelines une seconde demande d'autorisation de licenciement de M. A pour cause réelle et sérieuse. Par un courrier du 1er février 2023, l'inspectrice du travail des Yvelines a convoqué M. A pour l'enquête contradictoire le 15 février 2023. Par un courriel du 15 février 2023, M. A, par l'intermédiaire de son conseil, a de nouveau fait valoir auprès de l'inspectrice du travail des Yvelines son incompétence territoriale pour connaître de la demande d'autorisation de son licenciement. Par conséquent, les mesures sollicitées par M. A sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, qui tendent à ce qu'il soit enjoint à l'inspectrice du travail des Yvelines de transmettre la demande d'autorisation de son licenciement présentée par la société Evariste le 27 janvier 2023 à l'inspection du travail du Val-de-Marne, sont de nature à faire obstacle à l'exécution de la décision qui sera prise sur cette demande, en particulier sur l'appréciation portée par l'inspectrice du travail des Yvelines sur sa compétence territoriale pour en connaître.
4. Il résulte de ce qui précède que la requête présentée par M. A doit être rejetée, en ce compris les conclusions tendant à l'application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de M. A est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B A.
Fait à Versailles, le 14 mars 2023.
Le juge des référés,
signé
S. Bélot
La République mande et ordonne au ministre du travail, du plein emploi et de l'insertion, en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
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Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026