mercredi 12 avril 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de VERSAILLES |
| Section | Tribunal Administratif de VERSAILLES |
| N° Dossier | TA78-2301996 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Avocat requérant | GARAVEL |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 10 mars 2023, Mme C A représentée par
Me Garavel, demande au juge des référés :
1°) d'ordonner, sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, la suspension de la décision du préfet de l'Essonne en date du 10 octobre 2022 refusant d'enregistrer sa demande d'admission exceptionnelle au séjour ;
2°) d'enjoindre au préfet de l'Essonne, dans un délai d'un mois à compter de l'ordonnance à intervenir et sous astreinte de 50 euros par jour de retard, de procéder à un nouvel examen de sa situation et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour et de travail ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 000 € en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ;
Elle soutient que :
- Elle s'est présentée le 10 octobre 2022 à la préfecture de l'Essonne afin de déposer une demande d'admission exceptionnelle au séjour et l'agent préfectoral a refusé l'enregistrement de sa demande ;
- Ce refus d'enregistrement est une décision pouvant faire l'objet d'un recours pour excès de pouvoir ;
- Cette décision est illégale pour plusieurs motifs ; elle a été prise par une personne incompétente, elle est dépourvue de motivation, est entachée d'une erreur de droit ; elle remplit toutes les conditions pour se voir délivrer un titre de séjour pour motifs exceptionnels ;
Par un mémoire en défense, enregistré le 4 avril 2023, le préfet de l'Essonne, représenté par Me Termeau, conclut au rejet de la requête ;
Le préfet soutient que :
- La requête est irrecevable car fondée sur aucune décision préfectorale puisqu'aucune décision de refus de demande de titre de séjour n'a été opposée à l'intéressée ;
- La condition d'urgence n'est pas remplie.
Vu :
- les autres pièces du dossier ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative ;
Vu :
- la requête au fond enregistrée sous le n° 231995.
La présidente du tribunal a désigné Mme D, magistrat honoraire, en application de l'article L. 511-2 du code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Descours-Gatin, juge des référés,
- les observations de Me Hassan, pour le préfet de l'Essonne qui reprend ses écritures, précisant que la condition d'urgence n'est pas remplie et qu'il n'existe aucune décision administrative de refus d'enregistrement d'une demande de titre de séjour, la requérante n'ayant pas déposé un dossier complet lors de sa venue dans les services de la préfecture le 10 octobre 2022, à titre subsidiaire, à supposer qu'un refus d'enregistrement ait été opposé à la requérante, elle est tardive pour en demander l'annulation.
L'instruction a été close à l'issue de l'audience à 15h31.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision () ".
2. Mme A demande, sur le fondement des dispositions précitées de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, la suspension de la décision en date du 10 octobre 2022 par laquelle l'agent de guichet de la préfecture de l'Essonne a refusé d'enregistrer sa demande de titre de séjour.
3. Toutefois, il résulte de l'instruction que le dossier présenté par Mme A le
10 octobre 2022 était incomplet et qu'ainsi le refus d'enregistrer sa demande ne constitue pas une décision faisant grief susceptible d'être déférée au juge de l'excès de pouvoir. Dès lors, Mme A ne justifie d'aucune décision administrative dont le juge des référés peut ordonner la suspension de l'exécution. Par suite, sans qu'il soit besoin de se prononcer sur la condition d'urgence, sa requête doit être rejetée, y compris les conclusions aux fins d'injonction ainsi que celles relatives aux frais de l'instance.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de Mme A est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme C A et au préfet de l'Essonne.
Fait à Versailles, le 12 avril 2023.
Le juge des référés,
Signé
Mme D
Le greffier,
Signé
M. B
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer en ce qui le concerne ou à tous huissiers de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026