mardi 18 juillet 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de VERSAILLES |
| Section | Tribunal Administratif de VERSAILLES |
| N° Dossier | TA78-2302006 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | 8ème chambre |
| Avocat requérant | KOENEN |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés les 10 mars et 2 mai 2023, M. B A, représenté par Me Koenen, demande au tribunal :
1°) d'annuler, pour excès de pouvoir, l'arrêté du 17 septembre 2021 par lequel le préfet de l'Essonne a refusé de lui délivrer un titre de séjour, l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays à destination duquel il est susceptible d'être éloigné ;
2°) d'enjoindre au préfet de l'Essonne de lui délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale ", dans un délai de deux mois à compter de la notification du jugement à intervenir ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat le versement à Me Koenen, avocate de M. A, de la somme de 1 000 euros au titre des dispositions des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Il soutient que :
- la régularité de l'avis du collège de médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration n'est pas établie en l'absence de production de cet avis ;
- l'arrêté attaqué est entaché d'insuffisance de motivation ;
- sa situation n'a pas fait l'objet d'un examen suffisamment approfondi ;
- l'arrêté attaqué méconnaît l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et est entaché d'erreur d'appréciation en l'absence de disponibilité d'un traitement similaire à celui dont il bénéficie en France dans son pays d'origine et du coût financier trop élevé des soins dans son pays d'origine ;
- il est entaché d'erreur manifeste d'appréciation quant à ses conséquences sur sa situation personnelle ;
- il méconnaît l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- il méconnaît l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
Par un mémoire en défense, enregistré le 27 juin 2023, le préfet de l'Essonne conclut au rejet de la requête.
Il soutient que les moyens soulevés par M. A ne sont pas fondés.
Par un mémoire en production de pièces, enregistré le 28 juin 2023, l'Office français de l'immigration et de l'intégration a produit le dossier médical de M. A, après que ce dernier a levé, le 26 juin 2023, le secret relatif aux informations médicales le concernant.
Par une décision du 21 décembre 2022, M. A a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- l'arrêté du 27 décembre 2016 de la ministre des affaires sociales et de la santé et du ministre de l'intérieur relatif aux conditions d'établissement et de transmission des certificats médicaux, rapports médicaux et avis mentionnés aux R. 313-22, R. 313-23 et R. 511-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
La présidente de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le rapport de Mme Grenier a été entendu au cours de l'audience publique.
Considérant ce qui suit :
1. M. A, ressortissant sénégalais né le 3 mars 1963, s'est vu délivrer une carte de séjour temporaire pour soins le 13 novembre 2019, valable jusqu'au 12 novembre 2020. Par un arrêté du 17 septembre 2021, dont M. A demande l'annulation, le préfet de l'Essonne a refusé de lui délivrer un titre de séjour pour soins, l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays à destination duquel il est susceptible d'être éloigné.
Sur les conclusions à fin d'annulation de l'arrêté du 17 septembre 2021 :
2. En premier lieu, l'arrêté attaqué rappelle les conditions d'entrée et de séjour de M. A en France. Il mentionne les motifs de l'avis du collège de médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration et les raisons pour lesquelles la demande de titre de séjour pour raisons de santé de M. A a été rejetée. Les exigences liées au secret médical faisaient obstacle à ce que l'arrêté attaqué donne davantage d'éléments de fait sur la situation médicale du requérant. De plus, l'arrêté attaqué précise la situation privée et familiale de M. A et en particulier fait état de la présence de sa fille dans son pays d'origine. Par suite, le moyen tiré de l'insuffisance de motivation de l'arrêté du 17 septembre 2021 doit être écarté.
3. En second lieu, il résulte des termes mêmes de l'arrêté attaqué que le préfet de l'Essonne a procédé à un examen suffisamment approfondi de la situation notamment médicale, privée et familiale du requérant.
4. En troisième lieu, aux termes de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger, résidant habituellement en France, dont l'état de santé nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait avoir pour lui des conséquences d'une exceptionnelle gravité et qui, eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé dans le pays dont il est originaire, ne pourrait pas y bénéficier effectivement d'un traitement approprié, se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention "vie privée et familiale" d'une durée d'un an. La condition prévue à l'article L. 412-1 n'est pas opposable. / La décision de délivrer cette carte de séjour est prise par l'autorité administrative après avis d'un collège de médecins du service médical de l'Office français de l'immigration et de l'intégration, dans des conditions définies par décret en Conseil d'Etat (). ". L'article R. 425-11 du même code dispose que : " Pour l'application de l'article L. 425-9, le préfet délivre la carte de séjour temporaire portant la mention "vie privée et familiale" au vu d'un avis émis par un collège de médecins à compétence nationale de l'Office français de l'immigration et de l'intégration. / L'avis est émis dans les conditions fixées par arrêté du ministre chargé de l'immigration et du ministre chargé de la santé au vu, d'une part, d'un rapport médical établi par un médecin de l'office et, d'autre part, des informations disponibles sur les possibilités de bénéficier effectivement d'un traitement approprié dans le pays d'origine de l'intéressé () ". Le premier alinéa de l'article R. 425-12 du même code précise que : " Le rapport médical mentionné à l'article R. 425-11 est établi par un médecin de l'Office français de l'immigration et de l'intégration à partir d'un certificat médical établi par le médecin qui suit habituellement le demandeur ou par un médecin praticien hospitalier inscrits au tableau de l'ordre, dans les conditions prévues par l'arrêté mentionné au deuxième alinéa du même article (). Il transmet son rapport médical au collège de médecins. ". L'article R. 425-13 du même code énonce que : " Le collège à compétence nationale mentionné à l'article R. 425-12 est composé de trois médecins, il émet un avis dans les conditions de l'arrêté mentionné au premier alinéa du même article. La composition du collège et, le cas échéant, de ses formations est fixée par décision du directeur général de l'Office français de l'immigration et de l'intégration. Le médecin ayant établi le rapport médical ne siège pas au sein du collège (). ". Aux termes de l'article 6 de l'arrêté du 27 décembre 2016 relatif aux conditions d'établissement et de transmission des certificats médicaux, rapports médicaux et avis mentionnés aux articles R. 313-22, R. 313-23 et R. 511-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Au vu du rapport médical mentionné à l'article 3, un collège de médecins désigné pour chaque dossier dans les conditions prévues à l'article 5 émet un avis, conformément au modèle figurant à l'annexe C du présent arrêté précisant : / a) si l'état de santé de l'étranger nécessite ou non une prise en charge médicale ; / b) si le défaut de cette prise en charge peut ou non entraîner des conséquences d'une exceptionnelle gravité sur son état de santé ; / c) si, eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé dans le pays dont le ressortissant étranger est originaire, il pourrait ou non y bénéficier effectivement d'un traitement approprié ; / d) la durée prévisible du traitement./ Dans le cas où le ressortissant étranger pourrait bénéficier effectivement d'un traitement approprié, eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé dans le pays dont il est originaire, le collège indique, au vu des éléments du dossier du demandeur, si l'état de santé de ce dernier lui permet de voyager sans risque vers ce pays. / Cet avis mentionne les éléments de procédure. / Le collège peut délibérer au moyen d'une conférence téléphonique ou audiovisuelle. / L'avis émis à l'issue de la délibération est signé par chacun des trois médecins membres du collège. ". L'article 3 de cet arrêté précise que : " Au vu du certificat médical et des pièces qui l'accompagnent ainsi que des éléments qu'il a recueillis au cours de son examen éventuel, le médecin de l'office établit un rapport médical, conformément au modèle figurant à l'annexe B du présent arrêté. ". Selon l'article 5 du même arrêté : " Le collège de médecins à compétence nationale de l'office comprend trois médecins instructeurs des demandes des étrangers malades, à l'exclusion de celui qui a établi le rapport. ".
5. Le préfet de l'Essonne produit l'avis du 1er février 2021 par lequel le collège de médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration s'est prononcé sur la situation de M. A. Le moyen tiré du vice de procédure dont serait entaché l'arrêté attaqué doit, en conséquence, être écarté.
6. En quatrième lieu, en vertu des dispositions de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile citées au point 4 du présent jugement,
le collège des médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration, dont l'avis
est requis préalablement à la décision du préfet relative à la délivrance de la carte de séjour
prévue à l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile,
doit émettre son avis dans les conditions fixées par l'arrêté du 27 décembre 2016, au vu
notamment du rapport médical établi par un médecin de l'Office français de l'immigration et
de l'intégration. S'il est saisi, à l'appui de conclusions tendant à l'annulation de la décision de
refus, d'un moyen relatif à l'état de santé du demandeur, aux conséquences de l'interruption
de sa prise en charge médicale ou à la possibilité pour lui d'en bénéficier effectivement dans
le pays dont il est originaire, il appartient au juge administratif de prendre en considération
l'avis médical rendu par le collège des médecins de l'Office français de l'immigration et de
l'intégration. Si le demandeur entend contester le sens de cet avis, il appartient à lui seul de
lever le secret relatif aux informations médicales qui le concernent, afin de permettre au juge
de se prononcer en prenant en considération l'ensemble des éléments pertinents, notamment
l'entier dossier du rapport médical au vu duquel s'est prononcé le collège des médecins de
l'Office français de l'immigration et de l'intégration, en sollicitant sa communication, ainsi
que les éléments versés par le demandeur au débat contradictoire.
7. Par son avis du 1er février 2021, le collège de médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration a estimé que l'état de santé de M. A nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait entraîner pour lui des conséquences d'une exceptionnelle gravité, mais qu'eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé au Sénégal, il peut y bénéficier effectivement d'un traitement approprié et, qu'en outre, son état de santé lui permet de voyager sans risque vers son pays d'origine.
8. D'une part, il ressort des pièces du dossier que M. A est atteint de plusieurs pathologies ophtalmologiques, dont un kératocône bilatéral ayant nécessité une greffe de la cornée aux deux yeux, une cataracte bilatérale et un glaucome chronique à angle ouvert bilatéral nécessitant un traitement par un collyre dénommé latanoprost. Il ressort des certificats médicaux qu'il produit que ces pathologies nécessitent un suivi médical régulier tous les six mois, en particulier pour vérifier l'absence de rejet immunitaire des greffes de la cornée et surveiller son nerf optique en raison du glaucome dont est atteint M. A.
9. D'autre part, alors même qu'un certificat médical du 24 mars 2023 d'un ophtalmologue relève que le traitement de M. A ne pourra pas être effectué de manière satisfaisante au Sénégal, il n'est pas suffisamment circonstancié pour remettre en cause l'avis du 1er février 2021 du collège de médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration. De plus, si M. A fait valoir que la chirurgie de l'œil coûte très cher au Sénégal en produisant un article de presse du 28 juillet 2022, il ressort des pièces du dossier qu'il a déjà bénéficié d'une greffe de la cornée en France. Seul le risque d'un rejet immunitaire est désormais surveillé. Il ne ressort pas des pièces du dossier que M. A aurait besoin d'une autre intervention chirurgicale aux yeux. Il n'est pas davantage établi qu'il ne pourra pas être pris en charge au Sénégal pour son glaucome. Les pièces produites sont ainsi insuffisantes pour établir que M. A ne sera pas en mesure de bénéficier effectivement d'un traitement approprié à sa pathologie dans son pays d'origine, alors même que le traitement disponible ne serait pas le même que celui dont il a bénéficié en France. Enfin, M. A ne saurait utilement invoquer la circonstance qu'il a obtenu un précédent titre de séjour pour soins.
10. Par suite, en estimant que M. A ne remplissait pas les conditions pour bénéficier d'un titre de séjour en qualité d'étranger malade, le préfet de l'Essonne a fait une exacte application des dispositions précitées de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Pour les mêmes motifs, le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit être écarté.
11. En cinquième lieu, l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales stipule que : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance / 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui. ". Aux termes de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger qui n'entre pas dans les catégories prévues aux articles L. 423-1, L. 423-7, L. 423-14, L. 423-15, L. 423-21 et L. 423-22 ou dans celles qui ouvrent droit au regroupement familial, et qui dispose de liens personnels et familiaux en France tels que le refus d'autoriser son séjour porterait à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des motifs du refus, se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention "vie privée et familiale" d'une durée d'un an, sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1. / Les liens mentionnés au premier alinéa sont appréciés notamment au regard de leur intensité, de leur ancienneté et de leur stabilité, des conditions d'existence de l'étranger, de son insertion dans la société française ainsi que de la nature de ses liens avec sa famille restée dans son pays d'origine. / L'insertion de l'étranger dans la société française est évaluée en tenant compte notamment de sa connaissance des valeurs de la République. ".
12. Il ressort des pièces du dossier que M. A est célibataire. Il ne fait état d'aucune insertion, notamment professionnelle ou sociale. Alors même qu'il soutient être arrivé en France en novembre 2003, il ne l'établit pas. Il n'a d'ailleurs obtenu un premier titre de séjour que le 13 novembre 2019. Il ressort des pièces du dossier qu'il n'est pas dépourvu de famille dans son pays d'origine, où résident sa fille et ses frères et sœurs. Par suite, l'arrêté attaqué ne porte pas au droit de M. A au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée aux buts en vue desquels elle a été prise. Il suit de là qu'il ne méconnaît pas l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
13. En dernier lieu, pour les motifs exposés aux points 9 et 12, le moyen tiré de ce que le préfet aurait commis une erreur manifeste dans l'appréciation de la situation privée, familiale et médicale de M. A doit être écarté.
14. Il résulte de ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation de l'arrêté du 17 septembre 2021 présentées par M. A doivent être rejetées.
Sur les conclusions à fin d'injonction :
15. Le présent jugement, qui rejette les conclusions à fin d'annulation de M. A, n'implique aucune mesure d'exécution. Par suite, les conclusions de M. A à fin d'injonction ne peuvent qu'être rejetées.
Sur les frais liés au litige :
16. Les dispositions des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la
loi du 10 juillet 1991 font obstacle à ce que soit mise à la charge de l'État, qui n'est pas la
partie perdante dans la présente instance, la somme que M. A demande au titre des frais exposés et non compris dans les dépens.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. A est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. B A, au préfet de l'Essonne et à l'Office français de l'immigration et de l'intégration.
Délibéré après l'audience du 3 juillet 2023, à laquelle siégeaient :
- Mme Grenier, présidente,
- Mme Caron, première conseillère,
- M. Connin, conseiller.
Rendu public par mise à disposition du greffe, le 18 juillet 2023.
La présidente-rapporteure,
signé
C. Grenier L'assesseure la plus ancienne
dans le grade,
signé
V. Caron
La greffière,
signé
A. Esteves
La République mande et ordonne au préfet de l'Essonne en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026