vendredi 7 avril 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de VERSAILLES |
| Section | Tribunal Administratif de VERSAILLES |
| N° Dossier | TA78-2302043 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | 4ème chambre - 4/11 |
| Avocat requérant | AUERBACH |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire complémentaire, enregistrés le 13 et 31 mars 2023, M. D B, représenté par Me Auerbach, avocat commis d'office, demande au tribunal :
1°) le bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire ;
2° d'annuler l'arrêté du 1er mars 2023 par lequel le préfet de l'Essonne a décidé son transfert aux autorités italiennes, responsables de l'examen de sa demande de protection internationale ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros à verser à son conseil au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, sous réserve pour ledit conseil de renoncer au bénéfice de l'aide juridictionnelle.
Il soutient que :
En ce qui concerne les pièces produites en défense :
- la pièce n° 2 produite en défense doit être écartée dès lors qu'elle ne précise pas l'identité de l'agent ayant consulté le fichier " EURODAC " le 7 décembre 2022 et ne justifie pas de son habilitation à le faire ;
- la pièce n° 8 produite en défense doit être écartée dès lors qu'elle avertit le requérant qu'il pourra se voir transféré ou placé en rétention à l'issue d'une des multiples convocations en préfecture faite à son encontre, sans préciser laquelle pourrait être suivie d'une de ces mesures, en tant qu'elle constitue un traitement inhumain et dégradant contraire aux stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la pièce n° 10 produite en défense doit être écartée en tant qu'elle se compose d'un fichier PDF dont l'ensemble des champs est modifiable et qui est ainsi susceptible d'être modifié après usage sans aucune protection ;
En ce qui concerne la légalité de l'arrêté :
- il a été pris par une autorité incompétente ;
- il est insuffisamment motivé ;
- il méconnaît les dispositions du paragraphe 2 de l'article 3 du règlement (UE) n°604/2013 du 26 juin 2013 dès lors que les défaillances systémiques dans la procédure d'asile et les conditions d'accueil des demandeurs en Italie entraînent un risque de traitement inhumain ou dégradant et que ces circonstances justifient que sa demande de protection internationale soit examinée par la France ;
- il méconnaît les stipulations des articles 2 et 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- il est entaché d'erreur manifeste d'appréciation, dès lors qu'il ne souhaitait pas rester en Italie mais n'a fait que y transiter afin de rejoindre la France ; il est en litige avec une famille au Pakistan, qui est également établie en France ; il risque, en cas de transfert en Italie, d'être éloigné vers le Pakistan sa vie sera en danger en cas de retour dans son pays d'origine ; une importante communauté pakistanaise est implantée en France qui respecte mieux les droits de l'homme.
La requête a été communiquée au préfet de l'Essonne, qui n'a pas produit de mémoire en défense mais qui a versé le 28 mars 2023, des pièces au dossier.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la charte des droits fondamentaux de l'Union Européenne ;
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le règlement (UE) n° 603/2013 du Parlement européen et du Conseil du 26 juin 2013 ;
- le règlement (UE) n° 604/2013 du Parlement européen et du Conseil du 26 juin 2013 ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative.
La présidente du tribunal administratif de Versailles a désigné M. E pour statuer sur les requêtes relevant de la procédure prévue à l'article L. 572-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique du 31 mars 2023 qui s'est tenue en présence de Mme Amegee, greffière :
- le rapport de M. E ;
- les observations de Me Auerbach, avocat désigné d'office, représentant M. B, présent, assisté par M. A, interprète en langue ourdou, qui conclut aux mêmes fins que sa requête par les mêmes moyens, en les complétant et indique se désister de ses conclusions à fin d'admission à l'aide juridictionnelle provisoire et celles fondées sur les articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991 ;
- le préfet de l'Essonne n'étant ni présent, ni représenté.
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.
Considérant ce qui suit :
1. M. G, ressortissant pakistanais, né le 15 février 1989 à Mandi Bahauddin, a sollicité son admission au séjour au titre du droit d'asile, le 7 décembre 2022, auprès des services de la préfecture de l'Essonne. Lors de l'instruction de cette demande, la consultation des données dactyloscopiques centrales et informatisées du système Eurodac a révélé que les empreintes digitales de M. B avaient été relevées le 11 novembre 2022 par les autorités de contrôle compétentes en Italie alors que l'intéressé avait franchi irrégulièrement la frontière de cet État en venant d'un État tiers à l'Union européenne. Saisies d'une demande de prise en charge de M. B le 21 décembre 2022, les autorités italiennes ont implicitement accepté cette requête, le 22 février 2023. Par l'arrêté du 1er mars 2023, dont M. B demande l'annulation, le préfet de l'Essonne a décidé son transfert aux autorités italiennes, responsables de l'examen de sa demande d'asile.
Sur l'étendue du litige :
2. M. B a indiqué à l'audience se désister de ses conclusions tendant à son admission au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire et à celles fondées sur les dispositions des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991. Ce désistement est pur et simple. Rien ne s'oppose à ce qu'il lui en soit en donné acte.
Sur les demandes tendant à ce que les pièces produites en défense soient écartées :
3. En premier lieu, aux termes de l'article 27 du règlement (UE) n° 603/2013 du 29 juin 2013 : " () Les autorités des États membres ayant accès, en vertu du paragraphe 1 du présent article, aux données enregistrées dans le système central sont celles qui ont été désignées par chaque État membre aux fins prévues à l'article 1er, paragraphe 1 () ". Et aux termes de l'article 1er de ce règlement : " Il est créé un système, appelé "Eurodac", dont l'objet est de contribuer à déterminer l'État membre qui, en vertu du règlement (UE) no 604/2013, est responsable de l'examen d'une demande de protection internationale introduite dans un État membre par un ressortissant de pays tiers ou un apatride et de faciliter à d'autres égards l'application du règlement (UE) n° 604/2013 dans les conditions prévues par le présent règlement. () ".
4. M. B soutient que la pièce produite en défense par le préfet de l'Essonne, en tant qu'elle est issue du fichier " EURODAC " doit être écartée, dès lors que ni l'identité de l'agent l'ayant consulté, ni l'existence d'une habilitation en ce sens ne sont établies. Toutefois, les dispositions précitées désignent les agents de préfecture ayant vocation à déterminer si l'Etat membre est responsable d'une demande de protection internationale en application des dispositions du règlement (UE) n° 604/2013 précitées comme destinataires des données de ce traitement de données, et aucune pièce du dossier ne laisse supposer que la consultation du fichier n'a pas été effectuée par un agent des services du préfet de l'Essonne, les seules allégations de M. B relatives à un prétendu défaut d'habilitation n'étant étayées par aucun élément et, dès lors, n'étant pas de nature à faire naître un doute sur l'habilitation de l'agent qui a procédé à cette consultation. Par suite, M. B n'est pas fondé à soutenir que cette pièce devrait être écartée.
5. En deuxième lieu, la pièce n° 8 produite en défense et relative à la convocation du requérant en préfecture est selon lui constitutive d'un traitement inhumain et dégradant en tant qu'elle l'informe qu'il pourrait être placé en rétention administrative ou transféré à l'issue de chacune de ces convocations, dès lors qu'elle ne préciserait pas à l'issue de quelle convocation ces mesures seraient effectives. Toutefois, il ressort des termes même de ce document qu'il a pour objet de convoquer l'intéressé, afin, le cas échéant, de lui notifier, un arrêté de transfert, qui peut être assorti, en application des dispositions des articles L. 751-2 et L. 751-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, d'une décision d'assignation à résidence ou de placement en rétention, la convocation litigieuse se bornant à informer le requérant de cette possibilité. Dès lors, ce document ne saurait être regardé, contrairement à ce que soutient le requérant, comme constitutif d'un traitement inhumain et dégradant. En outre, et à supposer même que cette convocation constitue un tel traitement, cette seule circonstance ne saurait justifier qu'il soit écarté. Par suite, M. B n'est pas fondé à soutenir que cette pièce devrait être écartée.
6. En troisième lieu, le requérant fait valoir que la pièce n° 10 " constat d'accord implicite " n'est pas sécurisée et qu'elle est ainsi susceptible d'avoir été modifiée après son usage. Toutefois, les mentions de ce document, non contredites par le requérant, sont corroborées par les autres pièces du dossier. Dans ces conditions, le requérant n'établit pas que ce document ait été modifié à son détriment postérieurement à son édiction. Par suite, M. B n'est pas fondé à soutenir que cette pièce devrait être écartée.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
7. En premier lieu, par un arrêté n° 2023-PREF-DCPPAT-BCA-025 du 7 février 2023, régulièrement publié au recueil des actes administratifs spécial de la préfecture de l'Essonne n° 15 du 7 février 2023, le préfet de l'Essonne a donné délégation à Mme C F, adjointe au chef du bureau de l'asile, délégation à l'effet de signer les décisions dans la limite des attributions de ce bureau, dont relèvent les décisions de transfert, en cas d'absence ou d'empêchement d'autorités dont il ne ressort pas des pièces du dossier qu'elles n'ont pas été absentes ou empêchées lors de la signature de l'acte attaqué. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence de l'auteur de l'arrêté attaqué doit être écarté.
8. En deuxième lieu, l'arrêté litigieux vise les textes dont il est fait application, expose les circonstances de fait propres à la situation personnelle de M. B, ainsi que les éléments sur lesquels le préfet s'est fondé pour estimer que l'examen de sa demande de protection internationale relevait de la responsabilité d'un autre Etat. Dès lors, cet arrêté comporte l'énoncé des considérations de droit et de fait qui constituent le fondement de la décision attaquée et permet ainsi au requérant d'en contester utilement le bien-fondé. Par suite, le moyen tiré de l'insuffisante motivation ne peut qu'être écarté.
9. En troisième lieu, aux termes de l'article 3 du règlement (UE) n° 604/2013 du 26 juin 2013 : " 1. Les États membres examinent toute demande de protection internationale présentée par un ressortissant de pays tiers ou par un apatride sur le territoire de l'un quelconque d'entre eux, y compris à la frontière ou dans une zone de transit. La demande est examinée par un seul État membre, qui est celui que les critères énoncés au chapitre III désignent comme responsable. / 2. Lorsque aucun État membre responsable ne peut être désigné sur la base des critères énumérés dans le présent règlement, le premier État membre auprès duquel la demande de protection internationale a été introduite est responsable de l'examen / Lorsqu'il est impossible de transférer un demandeur vers l'État membre initialement désigné comme responsable parce qu'il y a de sérieuses raisons de croire qu'il existe dans cet État membre des défaillances systémiques dans la procédure d'asile et les conditions d'accueil des demandeurs, qui entraînent un risque de traitement inhumain ou dégradant au sens de l'article 4 de la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne, l'État membre procédant à la détermination de l'État membre responsable poursuit l'examen des critères énoncés au chapitre III afin d'établir si un autre État membre peut être désigné comme responsable. / Lorsqu'il est impossible de transférer le demandeur en vertu du présent paragraphe vers un État membre désigné sur la base des critères énoncés au chapitre III ou vers le premier État membre auprès duquel la demande a été introduite, l'État membre procédant à la détermination de l'État membre responsable devient l'État membre responsable. () ".
10. Eu égard au niveau de protection des libertés et des droits fondamentaux dans les Etats membres de l'Union européenne, lorsque la demande de protection internationale a été introduite dans un Etat autre que la France, que cet Etat a accepté de prendre ou de reprendre en charge le demandeur et en l'absence de sérieuses raisons de croire qu'il existe dans cet Etat membre des défaillances systémiques dans la procédure d'asile et les conditions d'accueil des demandeurs, qui entrainent un risque de traitement inhumain ou dégradant au sens de l'article 4 de la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne, les craintes dont le demandeur fait état quant au défaut de protection dans cet Etat membre doivent en principe être présumées non fondées, sauf à ce que l'intéressé apporte, par tout moyen, la preuve contraire. La seule circonstance qu'à la suite du rejet de sa demande de protection par cet Etat membre l'intéressé serait susceptible de faire l'objet d'une mesure d'éloignement ne saurait caractériser la méconnaissance par cet Etat de ses obligations.
11. A l'appui de ses allégations selon lesquelles, d'une part, la procédure d'asile en Italie et les conditions d'accueil des demandeurs souffriraient de défaillances systémiques et, d'autre part, il aurait souffert de conditions d'accueil indignes lors de son précédent séjour dans ce pays, M. B n'a produit que des articles de presse et des rapports généraux sur les conditions d'accueil des demandeurs d'asile dans ce pays et n'a apporté aucun élément circonstancié propre à sa situation particulière. Dans ces conditions, en se bornant à critiquer de façon générale les difficultés des autorités italiennes face à l'afflux de migrants, constatées notamment par les organisations non gouvernementales, M. B ne démontre pas qu'il existerait une défaillance systémique en Italie et que son transfert vers ce pays l'exposerait à des traitements inhumains ou dégradants ou que le préfet de l'Essonne aurait méconnu les dispositions précitées. Dans ces conditions, M. B ne démontre pas qu'il existerait une défaillance systémique en Italie et que son transfert vers ce pays l'exposerait à des traitements inhumains ou dégradants. Par suite, le moyen tiré d'une méconnaissance des dispositions précitées de l'article 3 du règlement (UE) n° 604/2013 du 26 juin 2013.
12. En quatrième lieu, aux termes de l'article 17 du règlement (UE) n° 604/2013 du 26 juin 2013 : " 1. Par dérogation à l'article 3, paragraphe 1, chaque État membre peut décider d'examiner une demande de protection internationale qui lui est présentée par un ressortissant de pays tiers ou un apatride, même si cet examen ne lui incombe pas en vertu des critères fixés dans le présent règlement () ". Aux termes des stipulations de l'article 2 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Le droit de toute personne à la vie est protégé par la loi. La mort ne peut être infligée à quiconque intentionnellement, sauf en exécution d'une sentence capitale prononcée par un tribunal au cas où le délit est puni de cette peine par la loi. () ". Aux termes des stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " Nul ne peut être soumis à la torture ni à des peines ou traitements inhumains ou dégradants ".
13. Il résulte des dispositions précitées du règlement (UE) n° 604/2013 du 26 juin 2013 que si une demande d'asile est examinée par un seul État membre et qu'en principe cet État est déterminé par application des critères d'examen des demandes d'asile fixés par son chapitre III, dans l'ordre énoncé par ce chapitre, l'application de ces critères est toutefois écartée en cas de mise en œuvre de la clause dérogatoire énoncée au paragraphe 1 de l'article 17 du règlement, qui procède d'une décision prise unilatéralement par un État membre. Si la mise en œuvre, par les autorités françaises, des dispositions de l'article 17 du règlement n° 604/2013 du 26 juin 2013 doit être assurée à la lumière des exigences définies par les dispositions du second alinéa de l'article 53-1 de la Constitution, en vertu desquelles les autorités de la République ont toujours le droit de donner asile à tout étranger persécuté en raison de son action en faveur de la liberté ou qui sollicite la protection de la France pour un autre motif, la faculté laissée à chaque Etat membre de décider d'examiner une demande de protection internationale qui lui est présentée par un ressortissant de pays tiers ou un apatride, même si cet examen ne lui incombe pas en vertu des critères fixés dans le présent règlement, est discrétionnaire et ne constitue nullement un droit pour les demandeurs d'asile.
14. M. B doit être regardé comme faisant valoir que l'examen de sa demande d'asile doit être pris en charge en France, au titre du droit souverain des autorités françaises d'accorder l'asile sur leur territoire, y compris lorsque cet examen relève de la compétence d'un autre Etat, eu égard à sa situation personnelle, qu'il risque d'être soumis à des traitements inhumains et dégradants en cas de retour dans son pays d'origine et que son droit à la vie serait méconnu en cas de transfert. A l'appui de ce moyen, il se prévaut de sa volonté de rester en France, qu'il a souhaité rejoindre et où une importante communauté pakistanaise est, selon ses allégations, présente. En outre, il soutient qu'il éprouve des craintes en cas de retour en Italie d'une part en raison de l'implantation dans ce pays d'une famille avec laquelle il est en litige au Pakistan et d'autre part en raison du risque pour lui d'être éloigné vers le Pakistan, pays dans lequel sa vie serait mise en danger. Toutefois, il n'assortit ses allégations d'aucune précision. En outre, la décision de transfert attaquée n'a ni pour objet ni pour effet d'éloigner le requérant vers le Pakistan mais seulement de prononcer son transfert aux autorités italiennes. Par ailleurs, il ne ressort d'aucune des pièces du dossier que l'intéressé ne serait pas en mesure de faire valoir devant ces mêmes autorités, responsables de l'examen de sa demande d'asile, tout élément nouveau relatif aux risques auxquels il serait exposé en cas de retour dans son pays d'origine et résultant de l'évolution de sa situation personnelle ou de la situation qui prévaut actuellement dans son pays d'origine. Par suite, eu égard à la nature des circonstances invoquées par M. B, il ne ressort pas des pièces du dossier que le préfet de l'Essonne aurait commis une erreur manifeste d'appréciation des faits de l'espèce en ne faisant pas application de la clause discrétionnaire prévue par les dispositions précitées du paragraphe 1 de l'article 17 du règlement (UE) n° 604/2013 du 26 juin 2013, ni qu'il aurait méconnu les stipulations des articles 2 et 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
15. Il résulte de ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation de l'arrêté du 1er mars 2023 de M. B doivent être rejetées.
D E C I D E :
Article 1er : Il est donné acte du désistement de M. B de ses conclusions relatives à l'aide juridictionnelle et aux frais de l'instance
Article 2 : Le surplus de conclusions de la requête de M. B est rejeté.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. D B et au préfet de l'Essonne.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 7 avril 2023.
Le magistrat désigné,
signé
J. E La greffière,
signé
E. Amegee
La République mande et ordonne au préfet de l'Essonne en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
No 2302043
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026