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AccueilJurisprudence administrativeN° TA78-2302111

Tribunal Administratif de VERSAILLES — Décision N° TA78-2302111

vendredi 7 avril 2023

JuridictionTribunal Administratif de VERSAILLES
SectionTribunal Administratif de VERSAILLES
N° DossierTA78-2302111
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
Avocat requérantAARPI RICHER & ASSOCIÉS DROIT PUBLIC

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 14 mars 2023, et un mémoire en production de pièces, enregistré le 3 avril 2023, l'association Objectif Santé au Travail, représentée par Me Bellanger, demande au juge des référés, sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative :

1°) de suspendre l'exécution de l'arrêté du 22 avril 2022 par lequel le maire de Chambourcy a accordé à la communauté d'agglomération Saint-Germain-Boucles-de-Seine un permis de construire n° PC 078 133 22 G0002 relatif à la construction d'une déchetterie intercommunale sur un terrain situé route de Mantes ;

2°) de suspendre l'exécution de l'arrêté du 29 juin 2022 par lequel le maire de

Saint-Germain-en-Laye a accordé à la communauté d'agglomération Saint-Germain-Boucles-de-Seine un permis de construire n° PC 078 551 22 Z00027 relatif à la construction d'une déchetterie intercommunale sur un terrain situé route de Mantes ;

3°) de mettre à la charge des communes de Saint-Germain-en-Laye et de Chambourcy solidairement la somme de 3 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- la requête est recevable, dès lors notamment que les permis de construire en litige n'ont pas été affichés depuis un espace ouvert au public et accessible aux piétons, ajoutant que l'affichage du permis de construire délivré par le maire de Chambourcy comporte une erreur relative à la date de sa délivrance et que l'affichage du permis de construire délivré par le maire de Saint-Germain-en-Laye, affiché à l'intérieur de l'enceinte du chantier, est totalement illisible depuis la voie publique ou un espace ouvert au public, estimant que, dans ces conditions, le délai de recours à l'encontre des arrêtés en litige n'a pas commencé à courir à son égard et sa requête n'est pas tardive ;

- la requête est également recevable en ce qu'elle justifie d'un intérêt à agir contre les arrêtés en litige, précisant qu'en tant que propriétaire des parcelles sur lesquelles elle exerce son activité, et voisines de celle d'implantation du projet, elle va voir, du fait de la réalisation de ce projet, ses conditions d'occupation, d'utilisation et de jouissance de son bien directement impactées, dans la mesure où son cadre de vie professionnelle, en particulier son activité de consultations médicales, va se trouver directement affecté par les nuisances en termes de bruit, de vibrations et d'odeurs et qu'elle va subir une perte d'ensoleillement, affectant la luminosité et l'éclairement dont elle bénéficie pour ses activités ;

- la condition d'urgence est remplie, dès lors que les travaux ont commencé le 6 janvier 2023, précisant que le mur en limite séparative a été totalement détruit, des barrières de chantier ont été posées en remplacement de la clôture initiale et d'importantes excavations sont réalisées.

- il existe un moyen propre à créer un doute sérieux quant à la légalité des décisions en litige, dès lors que :

. elles ont été signées par une autorité incompétente ;

. les demandes de permis de construire présentaient un caractère incomplet, précisant que le document graphique permettant d'apprécier l'insertion du projet dans l'environnement, en particulier par rapport aux constructions avoisinantes, est largement insuffisant au regard des dispositions de l'article R. 431-10 du code de l'urbanisme, estimant que les services instructeurs n'ont pas été mis en mesure d'effectuer correctement leur contrôle, aucune autre pièce du dossier, qu'il s'agisse des photographies, du plan de masse ou de la notice architecturale, ne permettant de pallier cette insuffisance ;

. les décisions en litige méconnaissent les dispositions de l'article R. 111-2 du code de l'urbanisme, dès lors, en premier lieu, que la construction de la déchetterie envisagée sera nécessairement source de danger et de gêne pour les constructions environnantes et, en particulier, pour l'association requérante, précisant que la déchetterie a vocation à recevoir des déchets possiblement dangereux ou, à tout le moins, inflammables, générant un risque d'incendie alors que l'avis rendu par le service départemental d'incendie et de secours (SDIS) a relevé des insuffisances, que les bennes vont générer des odeurs nauséabondes, que des gênes sonores vont nécessairement résulter de l'utilisation de la déchetterie et qu'aucune précaution n'a été prise afin de tenter de faire diminuer ces gênes ou risques, ajoutant qu'en cela, la création de l'installation méconnaît les dispositions de l'article UE1 du plan local d'urbanisme de la commune de Saint-Germain-en-Laye et celles de l'article UX1 § 1.2 du plan local d'urbanisme de la commune de Chambourcy, estimant, en deuxième lieu, que les prescriptions techniques contenues dans les arrêtés de permis de construire sont illégales et de nature à remettre en cause leur légalité, précisant que ces prescriptions se bornent à un renvoi aux prescriptions émises par les services consultés, sans autre précision et sont, par conséquent, insuffisamment motivées ;

. elles méconnaissent les dispositions de l'article UE2 du règlement du plan local d'urbanisme de la commune de Saint-Germain-en-Laye, précisant qu'il ressort des plans annexés à la demande de permis de construire que les clôtures s'élèvent à plus de deux mètres de hauteur, que sur une même limite trois hauteurs différentes se succèdent sur tout juste huit mètres de longueur et qu'il est prévu une alternance de mur plein et de grille, ajoutant que, dans son avis, l'architecte des bâtiments de France a considéré que le traitement proposé des clôtures ne garantissait pas une bonne insertion du projet dans son environnement.

Par un mémoire en défense, enregistré 31 mars 2023, la communauté d'agglomération Saint-Germain-Boucles-de-Seine, représentée par Me Richer, conclut au rejet de la requête et à ce que soit mise à la charge de l'association Objectif Santé au Travail la somme de 3 000 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- la requête est irrecevable, dès lors qu'elle est tardive, précisant que l'affichage des panneaux a été conforme aux dispositions des articles R. 600-2, R. 424-15 et A. 424-28 du code de l'urbanisme, ainsi qu'en attestent les deux constats de commissaires de justice et le procès-verbal des services de police municipale versés au dossier, notamment quant à leur visibilité, leur lisibilité et leur accessibilité aux piétons, et que l'association requérante n'a pas respecté le délai de deux mois à compter du premier jour d'affichage des panneaux ;

- la requête est également irrecevable en ce que l'association requérante ne justifie pas d'un intérêt à agir, précisant qu'elle ne justifie pas d'une délégation régulière conférée au président pour agir en justice, que sa qualité de voisin immédiat du projet n'est pas suffisante dans la mesure où elle ne démontre pas en quoi le projet de construction autorisé affecterait les conditions d'utilisation et de jouissance de son bien, aucune des nuisances alléguées n'étant établie et ne présentant, en tout état de cause, un caractère anormal et spécial, toutes les autorisations nécessaires à la construction de l'équipement d'intérêt public concerné ayant été obtenues et le bâtiment de l'association requérante se situant dans un environnement déjà largement urbanisé, enfin que la perte d'ensoleillement alléguée, outre qu'elle n'est pas établie, est sans incidence sur la légalité de l'autorisation d'urbanisme accordée, qui dépend seulement du respect et de la compatibilité du projet avec les règles et servitudes d'urbanisme ;

- la condition d'urgence n'est pas remplie, dès lors que le recours de l'association est tardif, les travaux ayant débuté plus de deux mois avant l'introduction de la requête, que les travaux les plus susceptibles de créer une quelconque nuisance, soit les travaux de décaissement, la réalisation et le compactage de la plateforme, ont déjà été réalisés, que l'association ne démontre aucune nuisance, ni aucun préjudice, résultant de la réalisation des travaux, que le clôture séparative n'est pas implantée sur le terrain de l'association et que la suspension de l'exécution des décisions en litige viendrait interrompre les travaux alors qu'il y a urgence à terminer les travaux de construction de l'équipement public en cause, qui satisfait un motif d'intérêt général ;

- il n'existe aucun moyen propre à créer un doute sérieux quant à la légalité des décisions en litige, dès lors que :

. les signataires des arrêtés en litige bénéficiaient de délégations régulières, versées au dossier, à cette fin ;

. le moyen tiré de l'incomplétude du dossier est infondé, précisant que le dossier de permis de construire comporte un document graphique dont la perspective de vue est orientée vers la route de Mantes, voie principale du projet, que cette vue permet d'avoir une vision plus large du projet avec le paysage arboré et les constructions avoisinant le terrain d'assiette du projet, que l'insertion graphique du projet dans l'environnement est appréciée au regard de l'ensemble des pièces du dossier, qui comporte quatre photographies proches et lointaines et une notice descriptive du projet de construction qui précise l'implantation et l'organisation de la construction par rapport aux constructions et paysages voisins, ajoutant que les services instructeurs des deux communes concernées confirment que les documents produits n'étaient entachés d'aucune omission, inexactitude ou insuffisance de nature à fausser leur appréciation de la conformité du projet à la règlementation applicable ;

. le projet est conforme aux dispositions de l'article R. 111-2 du code de l'urbanisme, précisant que l'association n'apporte aucune preuve au soutien de ses allégations, s'agissant notamment des nuisances, que l'autorisation d'exploitation n'a pas été contestée par la requérante, rendant inopérants les arguments dirigés contre cette autorisation, que les recommandations du SDIS ne sont pas opposables aux permis de construire, que le projet est insusceptible de générer des nuisances, toutes les potentielles nuisances ayant été anticipées dans la phase d'étude du projet, ajoutant que, s'agissant des prescriptions contenues dans l'arrêté délivré par le maire de Saint-Germain-en-Laye, rien n'empêche une référence aux prescriptions détaillées dans les avis des services consultés, que ces prescriptions ne remettent pas en cause l'économie générale du projet compte tenu de leur caractère précis et limité et du fait qu'elles sont parfaitement réalisables et, pour certaines, déjà respectées par le projet, et que la conformité du projet à ces prescriptions techniques peut être mise en œuvre au stade de la réalisation ;

. le projet est conforme aux dispositions de l'article UE 2 du règlement du plan local d'urbanisme de la commune de Saint-Germain-en-Laye, précisant que le soubassement de la clôture est en réalité un mur de soutènement, qui a pour but de retenir les terres en raison de la déclivité du terrain et qui n'a pas à être compris dans le calcul de la hauteur des clôtures, ajoutant que la notice descriptive du projet, transmise en réponse à la demande de pièces complémentaire du service instructeur de la commune de Saint-Germain-en-Laye, précise l'implantation et l'aspect des clôtures.

Vu les autres pièces du dossier, notamment la requête au fond n° 2302110 de l'association requérante.

Vu :

- le code de l'urbanisme ;

- le code de justice administrative.

La présidente du tribunal a désigné M. Bélot, premier conseiller, en application de l'article L. 511-2 du code de justice administrative, pour statuer sur les demandes de référé.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique tenue le 3 avril 2023 à 11h00, en présence de M. Rossini, greffier d'audience :

- le rapport de M. Bélot, juge des référés,

- les observations de Me Bellanger et Me Gueutier, représentant l'association Objectif Santé au Travail, qui ont repris leurs écritures en les développant, précisant, s'agissant des délais, que les permis de construire, impossibles à voir à l'endroit où ils se trouvaient, n'ont pas fait l'objet d'un affichage régulier pendant deux mois, s'agissant de l'intérêt à agir, que l'association justifie de la qualité de voisin immédiat et, au surplus, d'une grande proximité de ses locaux avec la déchetterie, ce qui est de nature à générer des troubles dans son activité de consultations médicales, ajoutant que la déchetterie accueillera bien des déchets ménagers spéciaux présentant un caractère dangereux et que la communauté d'agglomération, qui a proposé la réalisation de cloisons pour préserver l'association des nuisances et la prise en charge de ses activités dans son cahier des charges, a bien conscience des nuisances du projet, s'agissant de la qualité pour agir, que le président de l'association est habilité par l'article 16.2 des statuts, s'agissant de l'urgence, qu'elle est présumée, que les travaux ont commencé depuis le mois de janvier, que la présentation tardive d'un référé-suspension n'est pas de nature à renverser la présomption d'urgence, qu'il a été porté atteinte au droit de propriété par le retrait des clôtures séparatives, la situation étant qualifiée de " préoccupante " par le juge des référés " libertés ", qu'un constat de commissaire de justice a mis en évidence des vibrations et des nuisances sonores, que l'intérêt général du projet n'apparaît pas suffisant compte tenu de l'existence de six déchetteries, le seul intérêt du projet étant de réduire les délais de déplacement des usagers, s'agissant des moyens, qu'il est pris acte de la production des délégations de signature par la communauté d'agglomération, que le document PC 6 est insuffisant en ce qui concerne l'insertion du projet dans son environnement, estimant que la communauté d'agglomération a recouru à des " manœuvres " pour occulter la proximité de l'activité de l'association, le siège de l'association ne figurant pas sur le plan masse, s'agissant de la méconnaissance des dispositions de l'article R. 111-2 du code de l'urbanisme et des dispositions du plan local d'urbanisme relatives aux atteintes à la sécurité et à la salubrité publique, que les nuisances sonores et olfactives lors de l'exploitation sont certaines et résultent nécessairement de l'activité de la déchetterie, que le terrain de l'association se trouve dans la bande des 100 mètres du projet, qu'il existe un risque incendie dû à la proximité de la forêt, que l'avis du SDIS comporte trois pages de recommandations en raison de l'insuffisance des mesures de sécurité prévues dans le projet, s'agissant de la méconnaissance des dispositions de l'article UE2 " clôtures " du plan local d'urbanisme, le plan produit en défense est différent de celui figurant dans le dossier de permis de construire et n'est pas visé par le service instructeur,

- les observations de Me Richer, représentant la communauté d'agglomération

Saint-Germain-Boucles-de-Seine, qui a repris ses écriture en les développant, précisant que le voisinage a été pris en compte dans le fonctionnement futur de la déchetterie, que les nuisances sonores pendant les travaux sont réelles mais temporaires et que les principaux travaux de terrassement ont déjà été réalisés, ajoutant que la communauté d'agglomération est ouverte à un accord sur la future clôture séparative avec le terrain de l'association requérante afin de préserver la tranquillité pour ses activités, s'agissant de la tardiveté, très peu d'endroits sont accessibles aux piétons à l'emplacement du projet et les procès-verbaux et constats versés au dossier établissent la régularité de l'affichage des permis de construire, s'agissant de l'urgence, qu'il existe, en réalité, une urgence à achever le projet compte tenu de l'intérêt général qu'il représente, que l'ampleur des bâtiments internes du projet est très limité, l'essentiel de ce projet consistant en deux niveaux pour l'installation des bennes et ne représentant pas un environnement gênant une fois le projet terminé, précisant qu'il s'agit d'une déchetterie et non d'une usine d'incinération des déchets, que les déchetteries actuelles ont un fonctionnement insatisfaisant, notamment les déchetteries mobiles, et ne permettent pas d'empêcher ou même de réduire les déchets sauvages, que le volet paysager du projet, consistant en un simple moellon, est également d'une faible emprise, s'agissant des clôtures, que le plan local d'urbanisme de Saint-Germain-en-Laye limite à deux mètres leur hauteur hors murs de soutènement.

La clôture de l'instruction a été reportée au 6 avril 2023 à 12h00.

Un mémoire, présenté pour la communauté d'agglomération Saint-Germain-Boucles-de-Seine, a été enregistré le 5 avril 2023 et n'a pas été communiqué en l'absence d'éléments nouveaux.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision ou de certains de ces effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision () ".

2. La communauté d'agglomération Saint-Germain-Boucles-de-Seine a déposé, le 31 janvier 2022, un dossier de demande de permis de construire relatif à la construction d'une déchetterie intercommunale sur un terrain situé route de Mantes sur les communes de Saint-Germain-en-Laye et de Chambourcy. Par un arrêté du 22 avril 2022, le maire de Chambourcy a accordé à la communauté d'agglomération Saint-Germain-Boucles-de-Seine le permis de construire demandé sous le n° PC 078 133 22 G0002. Par un arrêté du 29 juin 2022, le maire de Saint-Germain-en-Laye a accordé à la communauté d'agglomération Saint-Germain-Boucles-de-Seine le permis de construire demandé sous le n° PC 078 551 22 Z00027. L'association Objectif Santé au Travail demande au juge des référés, sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, de suspendre l'exécution de ces deux arrêtés jusqu'à ce qu'il soit statué au fond sur leur légalité.

3. En l'état de l'instruction, aucun des moyens soulevés par l'association Objectif Santé au Travail, ci-dessus visés, n'est de nature à faire naître un doute sérieux quant à la légalité des décisions attaquées. Par suite, et sans qu'il soit besoin de se prononcer sur les fins de non-recevoir opposées en défense ni sur la condition d'urgence, les conclusions aux fins de suspension de l'exécution de l'arrêté du 22 avril 2022 du maire de Chambourcy et de l'arrêté du 29 juin 2022 du maire de Saint-Germain-en-Laye doivent être rejetées ainsi que, par voie de conséquence, les conclusions tendant à l'application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

4. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de l'association Objectif Santé au Travail la somme demandée par la communauté d'agglomération Saint-Germain-Boucles-de-Seine au titre des frais exposés et non compris dans les dépens en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de l'association Objectif Santé au Travail est rejetée.

Article 2 : Les conclusions de la communauté d'agglomération Saint-Germain-Boucles-de-Seine tendant à l'application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.

Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à l'association Objectif Santé au Travail, à la commune de Chambourcy, à la commune de Saint-Germain-en-Laye et à la communauté d'agglomération Saint-Germain-Boucles-de-Seine.

Fait à Versailles, le 7 avril 2023.

Le juge des référés,

Signé

S. Bélot

La République mande et ordonne au préfet des Yvelines, en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

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