mercredi 10 mai 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de VERSAILLES |
| Section | Tribunal Administratif de VERSAILLES |
| N° Dossier | TA78-2302298 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Avocat requérant | TORDO |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés les 21 mars et 17 avril 2023, M. A B, représenté par Me Tordo, demande au juge des référés :
1°) d'ordonner, sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, au préfet de l'Essonne d'examiner sans délai sa demande de renouvellement de titre de séjour et de changement de statut de la mention " étudiant " à la mention " passeport talent " ;
2°) d'ordonner au préfet de l'Essonne de procéder au changement du titre de séjour de M. B de la mention " étudiant " à la mention " passeport talent " ainsi qu'au renouvellement de ce titre ;
3°) d'ordonner au préfet de l'Essonne de lui délivrer un laissez-passer lui permettant de retourner dans son pays ;
4°) de mettre à la charge de l'État une somme de 1 800 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- depuis le 18 janvier 2023, il est placé en situation irrégulière, en l'absence d'instruction de sa demande de renouvellement de titre de séjour dans un délai raisonnable ;
- aucun récépissé ne lui a été délivré ;
- il remplit toutes les conditions pour se voir délivrer un titre de séjour " passeport talent " ;
- sa demande satisfait à la condition d'urgence, dès lors qu'aucun rendez-vous ne lui a été donné pour l'instruction de sa demande ;
- elle porte atteinte aux droits des étrangers de voir leur demande traitée dans un délai raisonnable ;
- il a déposé sa demande de renouvellement de titre de séjour le 4 janvier 2022 et celle-ci est toujours en instruction au vu des écritures en défense, ce qui le place dans une grande situation d'incertitude ;
- il a prévu de retourner dans son pays d'origine le 5 mai 2023
- la mesure sollicitée est utile et ne fait pas obstacle à l'exécution d'une mesure administrative.
Par un mémoire en défense, enregistré le 20 avril 2023, le préfet de l'Essonne conclut à ce qu'il n'y ait lieu de statuer sur la requête.
Il soutient que M. B est titulaire d'une prolongation d'instruction jusqu'au 4 juin 2023.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative.
La présidente du tribunal a désigné Mme Grenier, vice-présidente, en application de l'article L. 511-2 du code de justice administrative, pour statuer sur les demandes de référé.
Considérant ce qui suit :
1. M. A B, ressortissant camerounais né le 19 janvier 1988, est entré en France le 3 octobre 2020, muni d'un visa de long séjour " étudiant ". Il s'est vu délivrer un titre de séjour portant la mention " étudiant ", le 19 novembre 2021, pour suivre des études en master 2 " Informatique et management " et a obtenu son diplôme d'expert en ingénierie informatique, le 8 mars 2022. Il a signé un contrat de travail à durée indéterminée avec la société Clinkast pour un emploi de consultant à compter du 1er décembre 2021. Le 24 janvier 2022, il a déposé une demande de renouvellement de titre de séjour avec un changement de statut d'étudiant à " passeport talent ". M. B demande, sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative qu'il soit enjoint au préfet de l'Essonne d'instruire sans délai cette demande, de lui délivrer un titre de séjour portant la mention " passeport talent " ainsi qu'un laissez-passer pour pouvoir retourner dans son pays d'origine.
2. Aux termes de l'article L. 521-3 du code de justice administrative : " En cas d'urgence et sur simple requête qui sera recevable même en l'absence de décision administrative préalable, le juge des référés peut ordonner toutes autres mesures utiles sans faire obstacle à l'exécution d'aucune décision administrative. ".
3. Il ressort des pièces du dossier que, le 5 avril 2023, une attestation de prolongation d'instruction a été délivrée à M. B, valable jusqu'au 4 juin 2023.
4. Par suite, en l'état de l'instruction la demande de M. B tendant à ce qu'il soit enjoint au préfet de l'Essonne d'examiner sans délai sa demande de renouvellement de titre de séjour avec changement de statut et de lui délivrer un titre de séjour portant la mention " passeport talent " ne présente pas d'urgence et d'utilité au sens des dispositions de l'article L. 5231- du code de justice administrative et ne peut qu'être rejetée.
5. Si M. B soutient qu'il envisage de retourner dans son pays d'origine, le 5 mai 2023, ce qu'il ne peut faire étant seulement en possession d'une attestation de prolongation d'instruction, il ne l'établit pas et cette circonstance ne saurait, en tout état de cause, caractériser l'urgence et l'utilité à lui délivrer un titre de séjour sans délai.
6. Il résulte de tout ce qui précède que la requête de M. B doit être rejetée, y compris ses conclusions au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de M. B est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A B et au ministre de l'intérieur et des Outre-mer.
Copie en sera adressée au préfet de l'Essonne.
Fait à Versailles, le 10 mai 2023.
La juge des référés,
Signé
C. Grenier
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des Outre-mer en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026