mardi 2 mai 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de VERSAILLES |
| Section | Tribunal Administratif de VERSAILLES |
| N° Dossier | TA78-2302593 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Avocat requérant | OUATTARA |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistré le 30 mars 2023, M. A B, représenté par
Me Salif B, demande au juge des référés d'enjoindre au préfet des Yvelines de lui accorder sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative un rendez-vous avant le 10 avril 2023 afin de déposer sa demande de titre de séjour portant la mention " salarié ".
Il soutient que :
- il est titulaire de la carte de séjour n° 9917033530 portant la mention " Passeport talent, salarié qualifié-Entreprise innovante " délivré le 11 février 2019 et qui a expiré le
10 février 2023 ; il a procédé aux démarches en vue du renouvellement de cette carte le
31 janvier 2023 ; il lui a toutefois été notifié par l'ANEF de procéder à un changement de statut salarié en raison de la rémunération qu'il perçoit qui ne correspond plus au 1er janvier 2023 à une rémunération d'un étranger sollicitant une carte de séjour portant la mention passeport talent ;
- l'urgence tient à ce que l'impossibilité dans laquelle il est placé de faire enregistrer sa demande dans un délai raisonnable le maintien en situation irrégulière et l'expose à ce que l'employeur qui l'embauche, le licencie s'il n'obtient pas de rendez-vous rapidement en vue de régulariser sa situation, ce qui le placerait sans emploi et sans ressources ;
- la mesure est utile en ce qu'elle constitue le seul moyen de permettre l'examen de sa demande de titre de séjour ;
- la mesure demandée ne fait obstacle à l'exécution d'aucune décision administrative.
Par un mémoire en défense, enregistré le 5 avril 2023, le préfet des Yvelines conclut au non-lieu à statuer.
Il soutient que l'intéressé s'est vu délivrer un rendez-vous de renouvellement pour le 7 avril 2023 à 9h05 dans les locaux de la préfecture de Versailles.
Vu :
- les autres pièces du dossier ;
Vu :
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative.
La présidente du tribunal a désigné M. Delage, vice-président, pour statuer sur les demandes de référé.
Considérant ce qui suit :
1.M. A B, ressortissant ivoirien, né le 16 mai 1979 à Abidjan (Côte d'Ivoire), exerce la profession de chargé de production expérimenté depuis le 5 novembre 2018 auprès de la société RHON'TELECOM en tant que salarié qualifié. Depuis le 11 février 2019, il est titulaire d'une carte de séjour pluriannuelle portant la mention " Passeport talent, Salarié qualifié-Entreprise innovante ". Celle-ci était valable jusqu'au 10 février 2023. Le 31 janvier 2023, M. B a effectué les démarches nécessaires sur le site de l'ANEF pour le renouvellement de son titre de séjour Passeport Talent. Une demande de complément lui a cependant été notifiée le 8 mars 2023 en lui précisant que sa rémunération actuelle ne correspondait plus au statut du passeport talent salarié qualifié et qu'en ce sens, M. A B devait nécessairement procéder à un changement de statut salarié avec une autorisation de travail adressé par mail à la préfecture des Yvelines. Par un courriel en date du 17 mars 2023, le Conseil de M. A B a sollicité le renouvellement de son titre de séjour. Une convocation pour le renouvellement de son titre de séjour lui a en ce sens été délivré par la préfecture des Yvelines pour le 7 juillet 2023. Par la présente requête, M. B demande au juge des référés d'enjoindre au préfet des Yvelines de lui accorder sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative un rendez-vous avant le 10 avril 2023 afin de déposer sa demande de titre de séjour portant la mention " salarié ".
2. Il résulte de l'instruction que, le 5 avril 2023 les services de la préfecture des Yvelines ont attribué un rendez-vous à M. A B, fixé au 7 avril 2023, afin qu'il puisse procéder au dépôt de son titre de séjour. Dès lors, les conclusions tendant à ce qu'il lui soit fixé un rendez-vous avant le 10 avril 2023, afin qu'il puisse déposer sa demande de changement de statut salarié sont devenues sans objet. Il n'y a donc plus lieu d'y statuer.
3. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de faire droit aux conclusions de M. B présentées sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
ORDONNE :
Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions de la requête de M. B tendant à ce qu'il lui soit fixé un rendez-vous avant le 10 avril 2023, afin qu'il puisse déposer sa demande de titre de séjour.
Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à Monsieur A B et au ministre de l'intérieur et des outre-mer.
Copie-en sera adressée au préfet des Yvelines.
Fait à Versailles, le 2 mai 2023.
Le juge des référés,
signé
Ph. Delage
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026