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AccueilJurisprudence administrativeN° TA78-2304826

Tribunal Administratif de VERSAILLES — Décision N° TA78-2304826

jeudi 13 juin 2024

JuridictionTribunal Administratif de VERSAILLES
SectionTribunal Administratif de VERSAILLES
N° DossierTA78-2304826
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
FormationMagistrat Marc
Avocat requérantMOUTOUSSAMY

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 14 juin 2023 et un mémoire complémentaire enregistré le 1er septembre 2023, M. A E, représenté par Me Moutoussamy, demande au tribunal l'annulation du titre de recette n°2021-T-3838-l émis par le président du conseil départemental de l'Essonne le 16 mars 2021 pour le recouvrement d'une somme de 14 877, 84 euros correspondant à un indu de revenu de solidarité active constitué sur la période du 1er décembre 2017 au 31 août 2020, l'annulation du titre de recette n°2021-T-2516-1 du 1er mars 2021 émis par le président du conseil départemental de l'Essonne pour le recouvrement d'une somme de 1 268 euros correspondant à une amende administrative, et la décharge de l'obligation de payer les sommes mises à sa charge.

Il soutient que :

En ce qui concerne la régularité externe des titres de recette :

- les titres de recette attaqués méconnaissent l'article L. 1617-5 du code général des collectivités territoriales à défaut de production d'une copie du bordereau des titres dûment signés et de la mention des prénom, nom et qualité de leur auteur ;

- les titres de recette attaqués sont insuffisamment motivés et ne mentionnent pas les bases de liquidation de la créance ;

En ce qui concerne le bien-fondé :

- la commission de recours amiable n'a pas été consultée ;

- l'agent ayant effectué le contrôle n'a pas été désigné dans des conditions régulières, il ne disposait pas d'un agrément régulièrement publié, il n'est pas établi qu'il était assermenté lorsqu'il a effectué le contrôle ;

- la créance n'est pas fondée, dès lors que la réalité des séjours à l'étranger n'est pas établie et que la règle des 92 jours hors du territoire français ne figure dans aucun document à destination des usagers ; l'amende administrative n'est pas davantage fondée.

Par un mémoire en défense enregistré le 25 janvier 2024, le président du conseil départemental de l'Essonne conclut au rejet de la requête. Il soutient que le recours doit être redirigé à l'encontre des titres suivants émis et rendus exécutoires le 20 et 22 novembre 2023, soit le titre n° 17574 en date du 20 novembre 2023 réclamant au requérant la somme de 1 268 euros relatif à l'amende administrative et le titre n°17761 en date du 22 novembre 2023 réclamant au requérant la somme de 14 877, 84 euros relatif à l'indu de RSA. Il soutient, également, qu'aucun des moyens n'est fondé.

Un mémoire, présenté par Me Moutoussamy, a été enregistré le 28 mai 2024 à 14 heures 44 et n'a pas été communiqué, comportant des écritures relatives à " une requérante " et un indu prononcé par la caisse d'allocations familiales du Rhône.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'action sociale et des familles ;

- le code général des collectivités territoriales ;

- le code de la sécurité sociale ;

- la loi n°91-647 du 10 juillet 1991 sur l'aide juridique ;

- le code de justice administrative.

La présidente du tribunal a désigné Mme Marc, première conseillère, en application de l'article R. 222-13 du code de justice administrative.

La magistrate désignée a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus :

- le rapport de Mme Marc,

- les observations de Mme C, représentant le conseil départemental de l'Essonne, qui persiste en ses conclusions et moyens ;

- M. E n'étant ni présent, ni représenté.

Considérant ce qui suit :

1. M. A E était allocataire de la caisse d'allocations familiales de l'Essonne au titre du revenu de solidarité active. A la suite d'un contrôle effectué par un agent assermenté de la caisse d'allocations familiales de l'Essonne, au mois d'août 2020, il est apparu que le requérant avait omis de déclarer ses séjours à l'étrangers et s'était absenté du territoire français 130 jours en 2017, au moins 88 jours en 2018, 297 jours en 2019 et 110 jours en 2020. L'équipe pluridisciplinaire de l'Essonne a retenu, le 2 septembre 2020, la qualification de fraude et a proposé d'infliger au requérant une amende de 1 268 euros. Le 1er mars 2021, le département de l'Essonne a émis un titre de recettes à l'encontre de M. E d'un montant de 1 268 euros correspondant à l'amende administrative infligée au requérant. Le 16 mars 2021, le département de l'Essonne a émis un second titre de d'un montant de 14 877, 84 euros, correspondant à un indu de revenu de solidarité active pour la période courant du 1er décembre 2017 au 31 août 2020. M. E demande l'annulation de ces deux titres de recettes ainsi que la décharge des sommes mises à sa charge.

Sur l'étendue du litige :

2. Lorsqu'une décision administrative faisant l'objet d'un recours contentieux est retirée en cours d'instance pour être remplacée par une décision ayant la même portée, le recours doit être regardé comme tendant également à l'annulation de la nouvelle décision. Lorsque le retrait a acquis un caractère définitif, il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions dirigées contre la décision initiale, qui ont perdu leur objet. Le juge doit, en revanche, statuer sur les conclusions dirigées contre la nouvelle décision.

3. M. E demande, par ses conclusions, l'annulation du titre de recette n°2021-T-3838-l émis le 16 mars 2021 pour le recouvrement d'une somme de 14 877, 84 euros correspondant à un indu de revenu de solidarité active et l'annulation du titre de recette n°2021-T-2516-1 du 1er mars 2021 pour le recouvrement d'une somme de 1268 euros correspondant à une amende administrative. Dès lors que ces deux titres de recettes ont été retirés le 9 novembre 2023, en cours d'instance, et que deux nouveaux titres, ayant le même objet, ont été émis les 20 et 22 novembre 2023, le recours de M. E doit nécessairement être regardé comme tendant à l'annulation de ces nouveaux titres.

Sur la régularité des titres de recette :

4. En premier lieu, aux termes de l'article L. 1617-5 du code général des collectivités territoriales : " 4° Quelle que soit sa forme, une ampliation du titre de recettes individuel ou de l'extrait du titre de recettes collectif est adressée au redevable. L'envoi sous pli simple ou par voie électronique au redevable de cette ampliation à l'adresse qu'il a lui-même fait connaître à la collectivité territoriale, à l'établissement public local ou au comptable public compétent vaut notification de ladite ampliation. Lorsque le redevable n'a pas effectué le versement qui lui était demandé à la date limite de paiement, le comptable public compétent lui adresse une mise en demeure de payer avant la notification du premier acte d'exécution forcée devant donner lieu à des frais. / En application de l'article L. 111-2 du code des relations entre le public et l'administration, le titre de recettes individuel ou l'extrait du titre de recettes collectif mentionne les nom, prénoms et qualité de la personne qui l'a émis ainsi que les voies et délais de recours. / Seul le bordereau de titres de recettes est signé pour être produit en cas de contestation. ".

5. Il résulte de ces dispositions, d'une part, que le titre de recettes individuel et l'extrait du titre de recettes collectif doivent mentionner les nom, prénom et qualité de l'auteur de cette décision, au sens des dispositions précitées, de même, par voie de conséquence, que l'ampliation adressée au redevable, et d'autre part, qu'il appartient à l'autorité administrative de justifier en cas de contestation, que le bordereau de titre de recettes comporte la signature de cet auteur. Lorsque le bordereau est signé non par l'ordonnateur lui-même mais par une personne ayant reçu de lui une délégation de compétence ou de signature, ce sont, dès lors, les noms, prénoms et qualité de cette personne qui doivent être mentionnés sur le titre de recettes individuel ou l'extrait du titre de recettes collectif, de même que sur l'ampliation adressée au redevable.

6. Il résulte de l'instruction que les avis des sommes à payer adressés à M. E mentionnent que l'émetteur du titre exécutoire est M. D B, chef du service maîtrise des risques financiers, qui avait reçu délégation du président du conseil départemental de l'Essonne, par un arrêté n°2023-ARR-DGS-0280 du 10 mars 2023, pour signer notamment les bordereaux, titres de recette et pièces justificatives afférentes. Par suite, le moyen tiré de ce que les titres de recette attaqués méconnaissent l'article L. 1617-5 du code général des collectivités territoriales à défaut de production d'une copie du bordereau des titres dûment signés et de la mention des prénom, nom et qualité de leur auteur, doit être écarté.

7. En deuxième lieu, aux termes de l'article 24 du décret n°2012-1246 du 7 novembre 2012 : " () Toute créance liquidée faisant l'objet d'une déclaration ou d'un ordre de recouvrer indique les bases de la liquidation. () ". Le titre exécutoire pris pour le remboursement d'un trop perçu de RSA, qui n'entre dans aucune des catégories de décisions devant être motivées en vertu de l'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration, doit être motivé selon les modalités prévues par les dispositions spécifiques du décret du 7 novembre 2012 relatif à la gestion budgétaire et comptable publique. Il doit ainsi indiquer les bases de la liquidation de la créance pour le recouvrement de laquelle il est émis et les éléments de calcul sur lesquels il se fonde, soit dans le titre lui-même, soit par référence précise à un document joint à l'état exécutoire ou précédemment adressé au débiteur.

8. Il résulte de l'instruction que le titre exécutoire relatif à l'indu de revenu de solidarité active d'un montant de 14 877, 84 euros comporte la mention " Remboursement Indus RSA Socle du 01/12/2017 au 31/08/ 2020 changement situation famille " avec l'indication de la somme de 14 877,84 euros dans la rubrique somme due. Et le titre exécutoire concernant l'amende administrative d'un montant de 1 268 euros comprend la mention " Amende administrative RSA- Courrier du 18 janvier 2021 ", avec l'indication de la somme de 1268 euros dans la rubrique somme due. Au demeurant, il n'est pas contesté que le requérant a été destinataire du courrier du 9 novembre 2020 portant notification de l'indu de RSA et de la décision du département de l'Essonne du 18 janvier 2021 portant notification de l'amende administrative, qui précisent les raisons des mesures édictées. Enfin, il résulte de l'instruction, et notamment du rapport d'enquête établi le 7 août 2020, que le contrôleur de la caisse d'allocations familiales de l'Essonne a pris attache auprès de sept particuliers ou organismes. Il résulte également de l'instruction, notamment des termes de ce rapport d'enquête, dont les constatations et énonciations matérielles font foi jusqu'à preuve du contraire, que M. E a été informé de l'exercice par la caisse d'allocations familiales de son droit de communication auprès de tiers et de la possibilité qui lui était offerte d'obtenir communication des documents ainsi obtenus. Par suite, compte-tenu de l'ensemble de ces circonstances, le moyen tiré de ce que les titres de recette attaqués sont insuffisamment motivés et ne mentionnent pas les bases de liquidation de la créance doit être écarté.

9. En troisième lieu, selon le premier alinéa de l'article L. 114-10 du code de la sécurité sociale : " Les directeurs des organismes chargés de la gestion d'un régime obligatoire de sécurité sociale ou du service des allocations et prestations mentionnées au présent code confient à des agents chargés du contrôle, assermentés et agréés dans des conditions définies par arrêté du ministre chargé de la sécurité sociale ou par arrêté du ministre chargé de l'agriculture, le soin de procéder à toutes vérifications ou enquêtes administratives concernant l'attribution des prestations () ".

10. Il résulte de l'instruction que, contrairement à ce que soutient M. E, l'agent de la caisse d'allocations familiales de l'Essonne ayant procédé au contrôle de sa situation a été agréé par une décision du directeur général de la caisse nationale des allocations familiales du 18 février 2010 et a prêté serment le 13 septembre 2010 devant une juge d'instance du tribunal de police d'Evry. Par suite, le moyen doit être écarté.

11. En quatrième lieu, aux termes des dispositions de l'article L. 262-46 du code de l'action sociale et des familles : " Tout paiement indu de revenu de solidarité active est récupéré par l'organisme chargé du service de celui-ci ainsi que, dans les conditions définies au présent article, par les collectivités débitrices du revenu de solidarité active. ()". Aux termes du premier alinéa de l'article L. 262-47 du code de l'action sociale et des familles : " Toute réclamation dirigée contre une décision relative au revenu de solidarité active fait l'objet, préalablement à l'exercice d'un recours contentieux, d'un recours administratif auprès du président du conseil départemental. Ce recours est, dans les conditions et limites prévues par la convention mentionnée à l'article L. 262-25, soumis pour avis à la commission de recours amiable qui connaît des réclamations relevant de l'article L. 142-1 du code de la sécurité sociale () ", laquelle est composée et constituée au sein du conseil d'administration de la caisse d'allocations familiales. Aux termes du I de l'article L. 262-25 du code de l'action sociale et des familles : " Une convention est conclue entre le département et chacun des organismes mentionnés à l'article L. 262-16. / Cette convention précise en particulier : / 1° Les conditions dans lesquelles le revenu de solidarité active est servi et contrôlé ; / 2° Les modalités d'échange des données entre les parties ; / 3° La liste et les modalités d'exercice et de contrôle des compétences déléguées, le cas échéant, par le département aux organismes mentionnés à l'article L. 262-16 () ". Aux termes de l'article R. 262-60 de ce code : " La convention prévue à l'article L. 262-25 comporte des dispositions générales relatives à : / () 4° Les conditions et limites dans lesquelles la commission de recours amiable de ces organismes rend un avis sur les recours administratifs adressés au président du conseil départemental ; ces stipulations portent notamment sur l'objet et le montant des litiges dont la commission est saisie et les conditions financières de cette intervention () ". Dans ce cadre, il appartient au tribunal, saisi d'un moyen tiré du défaut de consultation de la commission de recours amiable de l'organisme chargé du service du revenu de solidarité active, de s'assurer du caractère obligatoire de cette consultation dans l'hypothèse en litige, en vertu des clauses réglementaires de la convention conclue entre le département et l'organisme. En revanche, la circonstance que le législateur ait entendu permettre à chaque département, agissant par voie de convention avec cet organisme, de déterminer les hypothèses dans lesquelles les réclamations dirigées contre des décisions relatives au revenu de solidarité active sont soumises pour avis à sa commission de recours amiable n'a pas pour effet de retirer à la consultation de cette commission, eu égard à sa nature et à sa composition, le caractère d'une garantie apportée, lorsqu'elle est prévue, au bénéficiaire du revenu de solidarité active.

12. Néanmoins, si M. E soutient de manière générale que le département ne démontre pas avoir saisi la commission de recours amiable, ni avoir été dispensé d'une telle saisine, il ne justifie en tout état de cause d'aucun élément qui aurait pu être porté à la connaissance de la commission au regard de sa situation, tandis qu'il n'apporte, dans la présente instance, pas le moindre commencement de preuve, ni aucun élément ou pièce, de nature à contredire les périodes d'absence qui lui sont opposées et que, lors de l'enquête administrative, il a fait l'objet de deux convocations à des rendez-vous auxquelles il ne s'est jamais présenté. Par suite, dans les circonstances particulières de l'espèce, et en tout état de cause, il ne saurait être regardé comme ayant été privé d'une garantie.

Sur le bien-fondé des créances :

13. Aux termes de l'article L. 842-1 du code de la sécurité sociale : " Toute personne résidant en France de manière stable et effective qui perçoit des revenus tirés d'une activité professionnelle a droit à une prime d'activité, dans les conditions définies au présent titre. ". Selon l'article R. 842-1 de ce code : " Pour l'application de l'article L. 842-1, est considérée comme résidant en France de manière stable et effective la personne qui y réside de façon permanente ou qui accomplit hors de France un ou plusieurs séjours dont la durée de date à date ou la durée totale par année civile n'excède pas trois mois. Les séjours hors de France qui résultent des contrats mentionnés aux articles L. 262-34 ou L. 262-35 du code de l'action sociale et des familles ou du projet personnalisé d'accès à l'emploi mentionné à l'article L. 5411-6-1 du code du travail ne sont pas pris en compte dans le calcul de cette durée. ". Aux termes de l'article L. 262-2 du code de l'action sociale et des familles : " Toute personne résidant en France de manière stable et effective, dont le foyer dispose de ressources inférieures à un revenu garanti, a droit au revenu de solidarité active dans les conditions définies au présent chapitre. () ". Aux termes de l'article R. 262-5 du même code : " Pour l'application de l'article L. 262-2, est considérée comme résidant en France la personne qui y réside de façon permanente ou qui accomplit hors de France un ou plusieurs séjours dont la durée de date à date ou la durée totale par année civile n'excède pas trois mois. () / En cas de séjour hors de France de plus de trois mois, l'allocation n'est versée que pour les seuls mois civils complets de présence sur le territoire. ".

14. Il résulte de ces dispositions que, pour bénéficier de l'allocation de revenu de solidarité active, une personne doit remplir la condition de ressources qu'elles mentionnent et résider en France de manière stable et effective. Pour apprécier si cette seconde condition est remplie, il y a lieu de tenir compte de son logement, de ses activités ainsi que de toutes les circonstances particulières relatives à sa situation, parmi lesquelles le nombre, les motifs et la durée d'éventuels séjours à l'étranger et ses liens personnels et familiaux. La personne qui remplit les conditions pour bénéficier de l'allocation de revenu de solidarité active a droit, lorsqu'elle accomplit hors de France un ou plusieurs séjours dont la durée de date à date ou la durée totale par année civile n'excède pas trois mois, au versement sans interruption de cette allocation. En revanche, lorsque ses séjours à l'étranger excèdent cette durée de trois mois, le revenu de solidarité active ne lui est versé que pour les mois civils complets de présence en France. En toute hypothèse, le bénéficiaire du revenu de solidarité active est tenu de faire connaître à l'organisme chargé du service de la prestation, outre l'ensemble des ressources dont il dispose, sa situation familiale et tout changement en la matière, toutes informations relatives au lieu de sa résidence, ainsi qu'aux dates et motifs de ses séjours à l'étranger lorsque leur durée cumulée excède trois mois.

15. Ainsi qu'il a été dit précédemment au point 12, M. E n'apporte, dans la présente instance, pas le moindre commencement de preuve ni aucun élément ou pièce de nature à contredire les périodes d'absence qui lui sont opposées. Par suite, le moyen tiré de ce que les deux créances d'indu de RSA et d'amende administrative ne sont pas fondés, et que la règle des 92 jours hors du territoire français ne figure dans aucun document à destination des usagers, doit être écarté.

16. Il résulte de tout ce qui précède que la requête de M. E doit être rejetée dans toutes ses conclusions.

D E C I D E :

Article 1er : La requête présentée par M. E est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. A E et au président du conseil départemental de l'Essonne.

Copie en sera adressée à la caisse d'allocations familiales de l'Essonne.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 13 juin 2024.

La magistrate désignée,

signé

E. Marc

La greffière,

signé

B. Dalla Guarda La République mande et ordonne à la préfète de l'Essonne, en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

N°2304826

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