jeudi 9 novembre 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de VERSAILLES |
| Section | Tribunal Administratif de VERSAILLES |
| N° Dossier | TA78-2305306 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | 7éme chambre |
| Avocat requérant | BENTOLILA |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 30 juin 2023, M. B A, représenté par Me Bentolila, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 15 mai 2023 par lequel le préfet des Yvelines lui a refusé la délivrance d'un titre de séjour, l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays à destination duquel il était susceptible d'être éloigné à l'expiration de ce délai ;
2°) d'enjoindre au préfet des Yvelines de lui délivrer un titre de séjour mention " vie privée et familiale " dans un délai de huit jours à compter de la notification du jugement à intervenir, ou, à défaut, de réexaminer sa situation dans un délai de quinze jours à compter de la notification du jugement à intervenir, le tout sous astreinte de 100 euros par jour de retard et en lui délivrant dans l'attente un récépissé assorti d'une autorisation de travail ;
3°) de mettre à la charge de l'État une somme de 1 800 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
Sur le refus de séjour :
-la décision est insuffisamment motivée ;
- elle est entachée d'un défaut d'examen de sa situation ;
- la décision est entachée d'un vice de procédure, dès lors qu'il n'a jamais reçu la convocation pour la séance de la commission du titre de séjour, qui n'a pas respecté le principe du contradictoire ;
- le préfet a méconnu les articles L. 412-5 et L. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, la menace à l'ordre public n'étant plus constituée ;
- il a également méconnu l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, compte tenu de sa situation professionnelle et familiale ;
- la décision est entachée d'erreur manifeste d'appréciation car sa situation présente des éléments justifiant une régularisation par l'admission exceptionnelle au séjour, en application de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de la circulaire du ministre de l'intérieur du 28 novembre 2012 ;
Sur l'obligation de quitter le territoire français :
- la décision est insuffisamment motivée ;
- elle est illégale du fait de l'illégalité de la décision portant refus de titre de séjour ;
- le préfet a méconnu l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
Par un mémoire en défense, enregistré le 3 août 2023, le préfet des Yvelines conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir qu'aucun des moyens de la requête n'est fondé.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le président de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. de Miguel ;
- et les observations de Me Mesureur substituant Me Bentolila, représentant M. A, présent à l'audience.
Considérant ce qui suit :
1. M. B A, ressortissant de nationalité bissau-guinénne né le 1er février 1999, est entré en France le 22 avril 2012 muni d'un document de circulation pour étranger mineur valable jusqu'en janvier 2018, puis il a obtenu un titre de séjour portant la mention " vie privée et familiale " valable de juin 2017 à juin 2018. Le 10 janvier 2021, il a sollicité un titre de séjour sur le fondement des articles L. 423-23 et L. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par un arrêté du 15 mai 2023, dont M. A demande l'annulation, le préfet des Yvelines lui a refusé le séjour, l'a obligé à quitter le territoire dans le délai de trente jours et a fixé le pays de destination duquel il était susceptible d'être éloigné à l'issue de ce délai.
2. D'une part, il ressort des motifs de l'arrêté attaqué que celui-ci comporte l'énoncé des considérations de droit et de fait qui en constituent le fondement. Dès lors, le moyen tiré de ce que l'arrêté attaqué serait assorti d'une motivation insuffisante doit être écarté.
3. D'autre part, il ne ressort pas des pièces du dossier que le préfet, qui n'a pas à mentionner tous les éléments de la situation du requérant, n'aurait pas procédé à un examen particulier de la situation de M. A avant de prendre la décision litigieuse.
Sur les moyens dirigés contre le refus de titre
4. En premier lieu, aux termes de l'article L.432-13 du même code : " Dans chaque département est instituée une commission du titre de séjour qui est saisie pour avis par l'autorité administrative : / 1° Lorsqu'elle envisage de refuser de délivrer ou de renouveler la carte de séjour temporaire prévue aux articles () L. 423-7 () ".
5. En cas de retour à l'administration, au terme du délai de mise en instance, du pli recommandé contenant la décision, la notification est réputée avoir été régulièrement accomplie à la date à laquelle ce pli a été présenté à l'adresse de l'intéressé, dès lors, du moins qu'il résulte soit de mentions précises, claires et concordantes portées sur l'enveloppe, soit, à défaut, d'une attestation du service postal ou d'autres éléments de preuve, que le préposé a, conformément à la réglementation en vigueur, déposé un avis d'instance informant le destinataire que le pli était à sa disposition au bureau de poste. Compte tenu des modalités de présentation des plis recommandés prévues par la réglementation postale, doit être regardé comme portant des mentions précises, claires et concordantes suffisant à constituer la preuve d'une notification régulière le pli recommandé retourné à l'administration auquel est rattaché un volet " avis de réception " sur lequel a été apposé par voie de duplication la date de vaine présentation du courrier et qui porte, sur l'enveloppe ou l'avis de réception, l'indication du motif pour lequel il n'a pu être remis.
6. Il ressort des motifs de l'arrêté attaqué que le préfet des Yvelines s'est notamment fondé sur l'avis défavorable de la commission du titre de séjour qui a examiné le dossier de M. A le 8 novembre 2022. L'arrêté précise que le requérant a été régulièrement convoqué à la séance de la commission mais qu'il ne s'y est pas présenté. Si M. A conteste avoir reçu une convocation, il ressort néanmoins des pièces du dossier que l'avis de réception attaché au pli recommandé contenant le courrier de convocation à l'entretien avec la commission du titre de séjour du 8 novembre 2022 a été adressé le 12 août 2022 à M. A à son adresse connue à cette date, au 4, rue Fernand de Magellan à Mantes-la-Jolie. Cet avis, qui a été retourné aux services de la préfecture des Yvelines, comporte l'indication " présenté le 13 août 2022 " et la mention " pli avisé non réclamé ", le pli étant revenu aux services de la préfecture le 30 août 2022. M. A n'établit ni même n'allègue avoir été dans l'incapacité de retirer le pli en question dans le délai de quinze jours qui lui était imparti. Dans ces conditions, la convocation en cause doit être regardée comme ayant été régulièrement notifiée à M. A le 13 août 2022. Dès lors le requérant n'est pas fondé à soutenir que l'arrêté en cause serait entaché du vice de procédure allégué.
7. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 412-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " La circonstance que la présence d'un étranger en France constitue une menace pour l'ordre public fait obstacle à la délivrance et au renouvellement de la carte de séjour temporaire, de la carte de séjour pluriannuelle () ". Et l'article L. 432-1 du même code dispose que : " La délivrance d'une carte de séjour temporaire ou pluriannuelle ou d'une carte de résident peut, par une décision motivée, être refusée à tout étranger dont la présence en France constitue une menace pour l'ordre public. ". Il appartient à l'autorité administrative d'examiner, d'après l'ensemble des circonstances de l'affaire, si la présence de l'intéressé sur le territoire français est de nature à constituer une menace réelle et actuelle pour l'ordre public, ces conditions étant appréciées en fonction de sa situation individuelle, notamment de la durée de son séjour en France, de sa situation familiale et économique et de son intégration.
8. Il ressort des pièces du dossier que M. A a été condamné par le tribunal correctionnel de Versailles le 15 novembre 2017 par le tribunal correctionnel de Versailles à un an d'emprisonnement avec sursis ainsi que le 19 janvier 2018 à neuf mois d'emprisonnement pour des faits de transport, acquisition, offre ou cession et usage non autorisés de stupéfiants. Il a été également condamné le 4 juin 2018 par le tribunal de grande instance de Versailles à 400 euros d'amende pour des faits d'usage illicite de stupéfiants, le 5 décembre 2018 par le tribunal correctionnel de Versailles à six mois d'emprisonnement pour violences sur une personne dépositaire de l'autorité publique ayant entraîné 5 jours d'incapacité, le 29 mars 2021 par le tribunal judiciaire de Versailles à 500 euros d'amende pour des faits de conduite sans permis en ayant fait usage de stupéfiants. Le 2 juin 2021, M. A a également été condamné à 6 mois d'emprisonnement par le tribunal correctionnel de Versailles pour des faits de conduite de véhicule sans assurance, sans permis en ayant fait usage de produits stupéfiants et pour refus d'obtempérer, dans des circonstances exposant directement autrui à un risque de mort ou d'infirmité, soit un total de six condamnations pénales sur une période d'à peine quatre ans. En outre le préfet indique dans son mémoire en défense que l'intéressé a été interpellé le 9 septembre 2022 pour dégradations volontaires de biens privés ainsi que pour des violences volontaires par ex-conjoint. Dans de telles circonstances, le préfet a pu à bon droit et sans entacher sa décision d'une erreur manifeste d'appréciation, retenir que M. A constituait une menace pour l'ordre public et ainsi refuser de lui délivrer un titre de séjour.
9. En troisième lieu, aux termes de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger qui n'entre pas dans les catégories prévues aux articles L. 423-1, L. 423-7, L. 423-14, L. 423-15, L. 423-21 et L. 423-22 ou dans celles qui ouvrent droit au regroupement familial, et qui dispose de liens personnels et familiaux en France tels que le refus d'autoriser son séjour porterait à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des motifs du refus, se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " d'une durée d'un an, sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1. / Les liens mentionnés au premier alinéa sont appréciés notamment au regard de leur intensité, de leur ancienneté et de leur stabilité, des conditions d'existence de l'étranger, de son insertion dans la société française ainsi que de la nature de ses liens avec sa famille restée dans son pays d'origine. / L'insertion de l'étranger dans la société française est évaluée en tenant compte notamment de sa connaissance des valeurs de la République. ". Aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale () ".
10. Si M. A, qui est célibataire et sans charge de famille, soutient résider en France depuis plus de dix ans où il est arrivé à l'âge de treize ans, et se prévaut de la présence sur le territoire français de ses parents et ses six frères et sœurs, il ne démontre toutefois pas que sa présence auprès d'eux serait indispensable et ne justifie pas être dépourvu de toutes attaches dans son pays d'origine. L'intensité et la stabilité de la relation de couple dont M. A se prévaut avec une ressortissante de nationalité espagnole, n'est pas démontrée et ne ressort pas des pièces du dossier. De plus, si l'intéressé est employé en contrat à durée déterminée depuis septembre 2022, il ne justifie pas d'une insertion sociale ou professionnelle significative en France, compte tenu du caractère récent et non stable de cet emploi ainsi que des nombreuses condamnations pénales dont il a fait l'objet, comme rappelé au point 8. Enfin, la commission du titre de séjour, dans son avis daté du 8 novembre 2022, a émis un avis défavorable à la délivrance d'un titre de séjour à M. A, en considérant que l'intéressé n'était pas intégré dans la société française, ni au titre professionnel ni au titre familial, la réitération des faits d'ordre public ne permettant pas son maintien au séjour. Dans ces conditions, la décision refusant le séjour à M. A ne peut être regardée comme méconnaissant les dispositions de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni comme ayant porté à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte contraire aux stipulations précitées de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Pour le même motif, le moyen tiré de ce que cette décision serait entachée d'une erreur manifeste d'appréciation de ses conséquences sur sa situation personnelle doit être écarté.
11. En quatrième lieu, M. A ayant sollicité un titre de séjour sur le fondement de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, le préfet n'était pas tenu d'examiner d'office s'il pouvait faire l'objet d'une admission exceptionnelle au séjour sur le fondement de l'article L.435-1 du même code. Le moyen tiré de la méconnaissance de cet article, à supposer que M. A ait entendu soulever sa méconnaissance, doit donc être écarté.
12. Enfin, M. A ne peut utilement se prévaloir de la circulaire du 28 novembre 2012 relative aux conditions d'examen des demandes d'admission au séjour déposées par des ressortissants étrangers en situation irrégulière dans le cadre des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dont les orientations générales, adressées par le ministre de l'intérieur aux préfets pour les éclairer dans la mise en œuvre de leur pouvoir de régularisation, ne constituent pas des lignes directrices dont il est possible de se prévaloir à l'appui d'un recours pour excès de pouvoir.
Sur les moyens dirigés contre les obligations de quitter le territoire français :
13. Le présent jugement écartant les moyens dirigés contre la décision de refus de titre de séjour opposée à M. A, ce dernier n'est pas fondé à soutenir que la décision portant obligation de quitter le territoire français devrait être annulée par voie de conséquence d'une telle illégalité.
14. Il y a lieu d'écarter le moyen tiré de la méconnaissance par l'obligation de quitter le territoire français de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales par les mêmes motifs que ceux exposés au point 10 du présent jugement.
15. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation présentées par M. A doivent être rejetées, ainsi que, par voie de conséquence, ses conclusions aux fins d'injonction et d'astreinte, ainsi que celles présentées sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. A est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. B A et au préfet des Yvelines.
Délibéré après l'audience du 19 octobre 2023, à laquelle siégeaient :
M. Ouardes, président,
Mme Fejérdy, première conseillère,
M. de Miguel, premier conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 9 novembre 2023.
Le rapporteur,
signé
F-X de Miguel
Le président,
signé
P. OuardesLa greffière,
signé
C. Benoit-Lamaitrie
La République mande et ordonne au préfet des Yvelines, en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026