mardi 8 octobre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de VERSAILLES |
| Section | Tribunal Administratif de VERSAILLES |
| N° Dossier | TA78-2305505 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | 5ème chambre |
| Avocat requérant | KRIEF |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 5 juillet 2023, la société à responsabilité limitée (SARL) ASGC Sécurité Privée, représentée par Me Krief, demande au tribunal de :
1°) prononcer, à titre principal, la décharge des rappels de taxe sur la valeur ajoutée à laquelle elle a été assujettie au titre de la période du 1er janvier 2014 au 31 décembre 2015, ainsi que des pénalités et de l'amende dont ces rappels ont été assortis ;
2°) prononcer, à titre subsidiaire la décharge de l'amende mise à sa charge au titre de l'année 2015, à hauteur de 40 573 euros ;
3°) de mettre à la charge de l'État une somme de 2 000 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que le montant de l'amende prévue par les dispositions de l'article 1737 du code général des impôts qui lui a été notifiée pour l'année 2015 étant inférieur au montant mis en recouvrement, elle est fondée à en demander la décharge à hauteur de 40 573 euros, différence entre ces deux montants.
Par un mémoire en défense et un mémoire complémentaire, enregistrés le 7 novembre 2023 et le 19 décembre 2023, le directeur départemental des finances publiques de l'Essonne prononce le dégrèvement de l'amende mise à la charge de la société requérante au titre de l'année 2015, à hauteur de 40 573 euros, et conclut au non-lieu à statuer à hauteur de ce dégrèvement et au rejet des conclusions pour le surplus.
Par un mémoire enregistré le 18 décembre 2023, la SARL ASGC Sécurité Privée, représentée par Me Krief, qui a été invitée à se désister, maintient les conclusions de sa requête présentées à titre principal, par le même moyen.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code général des impôts et le livre des procédures fiscales ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Kaczynski ;
- les conclusions de Mme Mathé, rapporteure publique.
Considérant ce qui suit :
Sur l'étendue du litige :
1. Par une décision en date du 7 novembre 2023, postérieure à l'introduction de la requête, le directeur départemental des finances publiques de l'Essonne a prononcé le dégrèvement de l'amende prévue à l'article 1737 du code général des impôts et mise à la charge de la SARL ASGC Sécurité Privée au titre de l'année 2015 à hauteur de la somme de 47 573 euros. Dans cette mesure, les conclusions de la requête sont devenues sans objet, de sorte qu'il n'y a plus lieu d'y statuer.
Sur le surplus des conclusions :
2. Le seul moyen de la requête de la SARL ASGC Sécurité Privée est tiré de l'erreur que comportait l'avis de mise en recouvrement qui lui a été adressé, en ce qui concerne l'amende prévue à l'article 1737 du code général des impôts mise à sa charge au titre de l'année 2015. L'administration a reconnu cette erreur, la somme mise en recouvrement étant supérieure à celle qui a été notifiée à la société, et en a tiré les conséquences en prononçant le dégrèvement de cette amende ci-dessus mentionné, pour l'exact montant déterminé par le contribuable lui-même. Si la SARL ASGC Sécurité Privée persiste, dans le dernier état de ses écritures, à demander la décharge des rappels de taxe sur la valeur ajoutée mises à sa charge au titre de la période du 1er janvier 2014 au 31 décembre 2015, ainsi que des pénalités et amende dont ces rappels ont été assortis, du fait de " l'irrégularité de la mise en recouvrement ", elle ne précise toutefois pas en quoi l'avis de mise en recouvrement qui lui a été notifié serait irrégulier s'agissant des impositions, des majorations et de l'amende demeurant en litige. En tout état de cause, il ne résulte pas de l'instruction et n'est d'ailleurs pas allégué, que l'erreur matérielle dont était entaché l'avis de mise en recouvrement à l'égard du seul montant de l'amende prévue à l'article 1737 du code général des impôts aurait privé la société de la possibilité de contester utilement les impositions, majorations et amendes demeurant en litige. Par suite le surplus des conclusions de sa requête doit être rejeté sans qu'il soit besoin de se prononcer sur la fin de non-recevoir opposée en défense.
Sur les frais liés au litige :
3. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de l'Etat, qui ne peut être regardée comme la partie perdante pour l'essentiel dans la présente instance, la somme que la SARL ASGC Sécurité Privée sollicite sur leur fondement.
DÉCIDE :
Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions présentées par la SARL ASGC Sécurité Privée tendant à la décharge de l'amende prévue à l'article 1737 du code général des impôts mise à sa charge au titre de l'année 2015, à hauteur de 40 573 euros.
Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête de la SARL ASGC Sécurité Privée est rejeté.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à la SARL ASGC Sécurité Privée et au directeur départemental des finances publiques de l'Essonne.
Délibéré après l'audience publique du 23 septembre 2024 à laquelle siégeaient :
- M. Féral, président,
- M. Kaczynski, premier conseiller,
- Mme Ghiandoni, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 8 octobre 2024.
Le rapporteur,
Signé
D. Kaczynski
Le Président,
Signé
R. FéralLe greffier,
Signé
C. Gueldry
La République mande et ordonne au ministre de l'économie, des finances et de l'industrie ce qui le concerne ou à tous huissiers de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution du présent arrêt.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026