vendredi 31 mai 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de VERSAILLES |
| Section | Tribunal Administratif de VERSAILLES |
| N° Dossier | TA78-2306247 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | 3ème chambre |
| Avocat requérant | SCP LACOURTE RAQUIN TATAR |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire en réplique, enregistrés le 27 juillet 2023 et le 4 mars 2024, la société Maisons-Laffitte-Plain'itude, représentée par Me Guinot, demande au tribunal :
1°) d'annuler pour excès de pouvoir l'arrêté du 21 mars 2023 par lequel le maire de Maisons-Laffitte a refusé de lui délivrer un permis de construire valant permis de démolir en vue de la construction d'un immeuble collectif de dix logements, ensemble la décision implicite de rejet née le 27 juin 2023 du silence gardé sur son recours gracieux dirigé contre cet arrêté ;
2°) d'enjoindre au maire de Maisons-Laffitte de lui délivrer le permis sollicité dans un délai de deux mois à compter de la notification du jugement à intervenir sous astreinte de 150 euros par jour de retard ;
3°) de mettre à la charge de la commune de Maisons-Laffitte une somme de 5 000 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- l'arrêté attaqué est entaché d'un vice d'incompétence ;
- le maire de Maisons-Laffitte ne pouvait légalement se fonder sur l'incomplétude du dossier de demande de permis de construire au regard des dispositions du e) de l'article R. 431-5 et du a) de l'article R. 431-10 du code de l'urbanisme, faute pour l'autorité compétente de lui avoir adressé une demande de production de pièces manquantes dans le délai d'un mois à compter du dépôt de son dossier et dès lors qu'en tout état de cause, les omissions entachant le dossier n'ont pas été de nature à fausser l'appréciation portée par le service instructeur sur la conformité du projet à la réglementation applicable ;
- les documents graphiques et la notice du projet architectural joints au dossier de demande de permis comportent des indications suffisantes sur les plantations existantes au regard de l'article R. 431-9 du code de l'urbanisme ;
- le dossier de demande de permis ne comporte aucune incohérence, et les discordances relevées dans l'arrêté contesté, à les supposer établies, ne sont pas de nature à traduire une méconnaissance des règles du plan local d'urbanisme (PLU) de la commune de Maisons-Laffitte ;
- l'arrêté querellé méconnaît les articles 4.5.5 et 5.1 du règlement de la zone UA du PLU de Maisons-Laffitte ;
- le maire de Maisons-Laffitte pouvait légalement accorder le permis en l'assortissant de prescriptions destinées à pallier les défauts de conformité allégués de la construction projetée à l'article 4.5.5 du règlement de la zone UA du PLU.
Par un mémoire en défense, enregistré le 12 décembre 2023, la commune de Maisons-Laffitte, représentée par Me Peynet, conclut au rejet de la requête et à ce qu'une somme de 3 000 euros soit mise à la charge de la société Maisons-Laffitte-Plain'itude au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que les moyens invoqués par la société requérante ne sont pas fondés.
Par une ordonnance du 11 mars 2024, la clôture de l'instruction a été prononcée avec effet immédiat, en application de l'article R. 611-11-1 du code de justice administrative.
Les parties ont été informées, en application de l'article R. 611-7 du code de justice administrative, de ce que le jugement était susceptible d'être fondé sur un moyen relevé d'office, tiré de ce que le maire de Maisons-Laffitte ne pouvait se fonder, pour rejeter la demande de permis de la société Maisons-Laffitte-Plain'itude, sur l'insuffisance du plan de masse des constructions à démolir au regard de l'article R. 431-9 du code de l'urbanisme, sans méconnaître le champ d'application de cet article.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'urbanisme ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Connin, premier conseiller ;
- les conclusions de Mme Benoit, rapporteure publique ;
- les observations de Me Repeta, substituant Me Guinot, pour la société Maisons-Laffitte-Plain'itude, et celles de Me Mascré, pour la commune de Maisons-Laffitte.
Une note en délibéré, présentée pour la société Maisons-Laffitte-Plain'itude, a été enregistrée le 17 mai 2024.
Considérant ce qui suit :
1. La société Maisons-Laffitte-Plain'itude a déposé le 29 décembre 2022 une demande de permis de construire valant permis de démolir en vue de la construction d'un immeuble collectif de dix logements sur la parcelle cadastrée section AM n° 546 située 1 rue George V à Maisons-Laffitte en zone UAa du plan local d'urbanisme (PLU) de cette commune. Par un arrêté du 21 mars 2023, le maire de Maisons-Laffitte a refusé de lui délivrer le permis sollicité. La société Maisons-Laffitte-Plain'itude demande au tribunal l'annulation de cet arrêté, ensemble la décision implicite de rejet née le 27 juin 2023 du silence gardé par le maire de Maisons-Laffitte sur son recours gracieux formé le 25 avril 2023 et reçu le 27 avril 2023.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
2. Pour refuser de délivrer à la société Maisons-Laffitte-Plain'itude le permis qu'elle sollicite, le maire de Maisons-Laffitte s'est fondé sur des motifs tenant, d'une part, à l'incomplétude du dossier de demande de permis et à l'incohérence entre certaines des pièces jointes à cette demande, d'autre part, à la méconnaissance des articles 4.5.5 et 5.1 du règlement de la zone UA du PLU de la commune de Maisons-Laffitte.
En ce qui concerne les motifs tenant à l'incomplétude du dossier de demande de permis et à l'incohérence entre certaines des pièces jointes à la demande :
3. Aux termes de l'article L. 423-1 du code de l'urbanisme : " Les demandes de permis de construire, d'aménager ou de démolir () sont présentées et instruites dans les conditions et délais fixés par décret en Conseil d'Etat. / Le dossier joint à ces demandes () ne peut comprendre que les pièces nécessaires à la vérification du respect du droit de l'Union européenne, des règles relatives à l'utilisation des sols et à l'implantation, à la destination, à la nature, à l'architecture, aux dimensions et à l'assainissement des constructions et à l'aménagement de leurs abords ainsi que des dispositions relatives à la salubrité ou à la sécurité publique ou relevant d'une autre législation dans les cas prévus au chapitre V du présent titre. / () ". L'article L. 451-1 du même code dispose que : " Lorsque la démolition est nécessaire à une opération de construction ou d'aménagement, la demande de permis de construire ou d'aménager peut porter à la fois sur la démolition et sur la construction ou l'aménagement. Dans ce cas, le permis de construire ou le permis d'aménager autorise la démolition. "
4. En premier lieu, s'agissant du dépôt et de l'instruction des demandes de permis, l'article R. 423-22 du code de l'urbanisme prévoit que " () le dossier est réputé complet si l'autorité compétente n'a pas, dans le délai d'un mois à compter du dépôt du dossier en mairie, notifié au demandeur () la liste des pièces manquantes dans les conditions prévues par les articles R. 423-38 et R. 423-41. " L'article R. 423-38 du même code dispose que : " Lorsque le dossier ne comprend pas les pièces exigées en application du [livre IV de la partie réglementaire du code de l'urbanisme relatif au régime applicable aux constructions, aménagements et démolitions], l'autorité compétente, dans le délai d'un mois à compter de la réception ou du dépôt du dossier à la mairie, adresse au demandeur () une lettre recommandée avec demande d'avis de réception, indiquant, de façon exhaustive, les pièces manquantes. " L'article R. 423-39 du même code ajoute que : " L'envoi prévu à l'article R. 423-38 précise : / a) Que les pièces manquantes doivent être adressées à la mairie dans le délai de trois mois à compter de sa réception ; / b) Qu'à défaut de production de l'ensemble des pièces manquantes dans ce délai, la demande fera l'objet d'une décision tacite de rejet en cas de demande de permis ou d'une décision tacite d'opposition en cas de déclaration ; / c) Que le délai d'instruction commencera à courir à compter de la réception des pièces manquantes par la mairie. "
5. Il résulte des dispositions précitées qu'il appartient à l'autorité compétente, lorsque le dossier de demande de permis ne comprend pas l'ensemble des pièces exigées en application du livre IV de la partie réglementaire du code de l'urbanisme, de notifier au pétitionnaire la liste des pièces manquantes dans le délai d'un mois à compter de la réception ou du dépôt de son dossier, lequel, en l'absence d'une telle notification, est réputé complet à l'issue de ce délai.
6. Aux termes de l'article R. 431-5 du code de l'urbanisme : " La demande de permis de construire précise : / () / e) La destination des constructions, par référence aux différentes destinations et sous-destinations définies aux articles R. 151-27 et R. 151-28 ; / () ". L'article R. 431-10 du même code prévoit en outre que : " Le projet architectural comprend également : / a) Le plan () des toitures ; () ".
7. Il ressort des pièces du dossier qu'aucune demande n'a été adressée à la société Maisons-Laffitte-Plain'itude tendant à ce qu'elle complète le dossier joint à sa demande de permis de construire par les informations et pièces exigées par les dispositions précitées du e) de l'article R. 431-5 et du a) de l'article R. 431-10 du code de l'urbanisme. Dès lors, en se fondant sur l'incomplétude du dossier au regard de ces dispositions pour rejeter la demande de permis en litige, alors que celui-ci était réputé complet faute pour le pétitionnaire d'avoir reçu notification de la liste des pièces manquantes dans le délai requis, le maire de Maisons-Laffitte a entaché sa décision d'une erreur de droit.
8. En deuxième lieu, aux termes du premier alinéa de l'article R. 431-9 du code de l'urbanisme, applicable aux demandes de permis de construire : " Le projet architectural comprend également un plan de masse des constructions à édifier ou à modifier coté dans les trois dimensions. Ce plan de masse fait apparaître les travaux extérieurs aux constructions, les plantations maintenues, supprimées ou créées et, le cas échéant, les constructions existantes dont le maintien est prévu. " L'article R. 451-2 du même code, applicable aux demandes de permis de démolir, dispose que : " Le dossier joint à la demande comprend : / () / b) Un plan de masse des constructions à démolir ou, s'il y a lieu, à conserver ; / () ".
9. Il résulte des dispositions précitées que le plan de masse des constructions à édifier ou à modifier prévu par l'article R. 431-9 du code de l'urbanisme constitue une pièce distincte du plan de masse des constructions à démolir mentionné au b) de l'article R. 451-2 du même code. Dès lors, en estimant que le dossier joint à la demande de permis était incomplet au motif que le plan de masse des constructions à démolir ne respecterait pas l'article R. 431-9 du code de l'urbanisme, le maire de Maisons-Laffitte a méconnu le champ d'application de cet article.
10. En troisième lieu, la commune de Maisons-Laffitte, en l'absence de toute précision tant dans l'arrêté attaqué que dans ses écritures en défense, ne justifie pas que " certaines cotes indiquées au plan de masse après-projet ne [correspondraient] pas à l'échelle indiquée au plan de masse ". La société requérante est dès lors fondée à soutenir que ce motif de refus est entaché d'illégalité.
11. Enfin, le maire de Maisons-Laffitte a également relevé, dans l'arrêté attaqué, une discordance entre les documents joints au dossier de demande de permis s'agissant des pare-vues situés au niveau des trois balcons à l'avant de la construction. Il est vrai que dans le document graphique permettant d'apprécier l'insertion du projet de construction dans son environnement ne figure pas ces pare-vues qui apparaissent en revanche sur les plans de coupe. Toutefois, l'omission des pares-vues dans le document graphique, qui n'a pas pour objet de représenter le projet dans ses moindres détails, ne saurait caractériser une incohérence et n'est pas, en elle-même, susceptible de justifier le refus opposé à la demande de permis de la société requérante.
12. Il résulte de ce qui précède que la société Maisons-Laffitte-Plain'itude est fondée à soutenir que les motifs tenant à l'incomplétude du dossier de demande de permis et à l'incohérence des pièces qui le composent sont entachés d'illégalité et ne pouvaient justifier le refus opposé à cette demande.
En ce qui concerne les motifs tenant à la méconnaissance des articles 4.5.5 et 5.1 du règlement de la zone UA du PLU de la commune de Maisons-Laffitte :
13. En premier lieu, aux termes de l'article 4.5.5 du règlement de la zone UA du PLU de la commune de Maisons-Laffitte : " La coloration des façades et de leurs accessoires doit être choisie dans la gamme du nuancier déposé au Service de l'Urbanisme de la Ville. "
14. Le permis de construire n'ayant d'autre objet que d'autoriser la construction conforme aux plans et indications fournis par le pétitionnaire, l'autorité administrative n'a à vérifier ni l'exactitude des déclarations du demandeur relatives à la consistance du projet à moins qu'elles ne soient contredites par les autres éléments du dossier joint à la demande tels que limitativement définis par les articles R. 431-4 et suivants du code de l'urbanisme, ni l'intention du demandeur de les respecter, sauf en présence d'éléments établissant l'existence d'une fraude à la date à laquelle l'administration se prononce sur la demande d'autorisation.
15. Il ressort des pièces du dossier, et notamment de la notice du projet architectural, que l'opération de construction projetée cherche à s'inscrire " dans l'ambiance bâtie du secteur " en reprenant " les orientations de la règle du PLU ", et prévoit notamment que la façade verticale sera " pour partie enduite grattée en ton gris très clair choisi dans le nuancier de la ville de Maisons-Laffitte ". En outre, il ne ressort d'aucune des pièces du dossier joint à la demande de permis en litige que la coloration des façades et de leurs accessoires ne sera pas choisie dans la gamme du nuancier de la commune de Maisons-Laffitte conformément aux dispositions précitées de l'article 4.5.5 du règlement de la zone UA. Dès lors, et en tout état de cause, en rejetant la demande de permis de la société Maisons-Laffitte-Plain'itude au motif que le dossier déposé par cette dernière ne fait apparaître aucun coloris RAL issu du nuancier de la commune, le maire de Maisons-Laffitte a fait une inexacte application de ces dispositions.
16. En second lieu, aux termes du premier alinéa de l'article 5.1 du règlement de la zone UA du PLU : " Les plantations existantes devront être maintenues ou remplacées par des plantations équivalentes. "
17. Il ressort des pièces du dossier, en particulier du constat de l'état des lieux de la strate arborée dressé par la société Structurel à la suite de la visite effectuée le 15 février 2024 en vue de l'aménagement paysager de la parcelle d'assiette du projet, dont rien ne permet d'estimer qu'il ne reflèterait pas la situation à la date de l'arrêté attaqué, que les arbres existants le long de la limite latérale Nord et en fond de parcelle, lorsqu'ils ne sont pas déjà morts, présentent des lésions, plaies ou entailles qui en condamnent certains et mettent en péril la viabilité des autres. Compte tenu de leur état dégradé, les dispositions précitées ne sauraient avoir ni pour objet ni pour effet d'exiger de la société pétitionnaire qu'elle maintienne ces arbres ou les remplace. Il ressort du plan de masse des constructions à démolir et des photographies jointes à la demande de permis que le terrain d'assiette du projet comporte par ailleurs des haies et arbustes, ainsi que trois arbres au niveau du front bâti, dont l'un, comme l'indique le constat mentionné précédemment, est un rejet de souche " déséquilibré " et " trop proche de la voie publique ". L'opération projetée, si elle emporte le défrichement du terrain, prévoit la plantation de deux arbres de haute tige en fond de parcelle, ainsi que le traitement paysager des espaces libres, l'implantation d'une haie en bordure de voie publique et la végétalisation d'une partie des limites latérales Nord et Sud et de toute la limite de fond de parcelle. Dans ces conditions, le maire de Maisons-Laffitte a fait une inexacte application des dispositions précitées de l'article 5.1 du règlement de la zone UA du PLU en estimant que le projet litigieux ne respectait pas ces dispositions.
18. Il résulte de ce qui précède que la société Maisons-Laffitte-Plain'itude est fondée à demander l'annulation de l'arrêté du 21 mars 2023 du maire de Maisons-Laffitte et de la décision implicite du 27 juin 2023 portant rejet de son recours gracieux. Pour l'application de l'article L. 600-4-1 du code de l'urbanisme, aucun des autres moyens invoqués n'est susceptible, en l'état du dossier, de fonder cette annulation.
Sur les conclusions aux fins d'injonction et d'astreinte :
19. Le présent jugement censure l'ensemble des motifs que le maire de Maisons-Laffitte a énoncés dans l'arrêté attaqué du 21 mars 2023. Il ne résulte pas de l'instruction que les dispositions en vigueur à la date de cet arrêté interdiraient au maire de délivrer le permis sollicité pour un motif qu'il n'a pas relevé, ou qu'un changement dans les circonstances de fait y ferait obstacle à la date du présent jugement. Il suit de là que l'exécution du présent jugement implique nécessairement que le maire de Maisons-Laffitte accorde à la société Maisons-Laffitte-Plain'itude le permis de construire valant permis de démolir qu'elle a demandé le 29 décembre 2022. Il y a lieu d'enjoindre au maire de délivrer ce permis dans un délai de deux mois à compter de la notification du présent jugement. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu d'assortir cette injonction d'une astreinte.
Sur les frais liés au litige :
20. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de la société Maisons-Laffitte-Plain'itude, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance, la somme que la commune de Maisons-Laffitte demande au titre des frais exposés par elle et non compris dans les dépens. Il y a lieu, en revanche, de faire application de ces dispositions et de mettre à la charge de la commune de Maisons-Laffitte une somme de 1 800 euros au titre des frais exposés par la société Maisons-Laffitte-Plain'itude et non compris dans les dépens.
D É C I D E :
Article 1er : L'arrêté du 21 mars 2023 du maire de Maisons-Laffitte et la décision implicite du 27 juin 2023 portant rejet du recours gracieux de la société Maisons-Laffitte-Plain'itude sont annulés.
Article 2 : Il est enjoint au maire de Maisons-Laffitte de délivrer à la société Maisons-Laffitte-Plain'itude le permis de construire valant permis de démolir qu'elle sollicite dans un délai de deux mois à compter de la notification du présent jugement.
Article 3 : La commune de Maisons-Laffitte versera à la société Maisons-Laffitte-Plain'itude une somme de 1 800 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 4 : Le surplus des conclusions des parties est rejeté.
Article 5 : Le présent jugement sera notifié à la société Maisons-Laffitte-Plain'itude et à la commune de Maisons-Laffitte.
Délibéré après l'audience publique du 17 mai 2024, à laquelle siégeaient :
- Mme Rollet-Perraud, présidente,
- Mme Milon, première conseillère,
- M. Connin, premier conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 31 mai 2024.
Le rapporteur,
Signé
N. Connin
La présidente,
Signé
C. Rollet-Perraud
La greffière,
Signé
A. Lloria
La République mande et ordonne au préfet des Yvelines en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
4
N° 1901371
8
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026