jeudi 9 novembre 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de VERSAILLES |
| Section | Tribunal Administratif de VERSAILLES |
| N° Dossier | TA78-2306559 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | 7éme chambre |
| Avocat requérant | CLERC |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 8 août 2023, Mme A B, représentée par Me Clerc, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision du 23 juin 2023 par laquelle la cheffe d'établissement de l'université de Paris-Saclay a rejeté sa candidature en première année de master de Biologie-Santé-Plateforme Génétique, Biologie moléculaire ;
2°) d'enjoindre à l'université Paris-Saclay de l'intégrer dans ce master I, ou à défaut, de procéder au réexamen de sa situation ;
3°) de mettre à la charge de l'université Paris-Saclay la somme de 2 300 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- la décision est insuffisamment motivée, en méconnaissance des dispositions de l'article L.211-2 du code des relations entre le public et l'administration ;
- la décision est entachée de détournement de procédure; il s'agit d'une sanction disciplinaire déguisée ; cette décision n'est pas fondée sur des considérations pédagogiques ou ses résultats scolaires ;
- la décision est entachée d'erreur manifeste d'appréciation ;
- la décision méconnaît les stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
Par un mémoire en défense, enregistré le 12 octobre 2023, l'Université Paris Saclay conclut, à titre principal, au non-lieu à statuer et, à titre subsidiaire, à son rejet ainsi qu'à la mise à la charge de Mme B de la somme de 166,86 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- la requête est désormais dépourvue d'objet, dès lors que Mme B a décliné la proposition qui lui a été faite de s'inscrire au sein du master 1 ;
- les moyens de la requête ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'éducation ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Fejérdy, première conseillère,
- et les conclusions de Mme Cerf, rapporteure publique.
Considérant ce qui suit :
1. Mme A B, étudiante à l'université Paris-Saclay en 3ème année de licence, qui fait partie du magistère " Biologie ", un cursus se déroulant sur trois années et couvrant la 3ème année de licence, ainsi que la 1ère et 2nd année de master, a présenté sa candidature pour intégrer, au titre de l'année universitaire 2023/2024, la 1ère année de master qui correspond à la 2ème année de ce magistère. Par décision du 23 juin 2023, le président de l'université a rejeté sa candidature. Mme B demande l'annulation de cette décision.
2. Il ressort des pièces du dossier que, par une ordonnance du 24 août 2023, le juge des référés du tribunal administratif de Versailles a suspendu l'exécution de la décision attaquée, et enjoint à l'université Paris-Saclay, dans l'attente du jugement au fond, d'inscrire Mme B en première année de master mention " biologie - santé " parcours " Plateforme Génétique, Biologie Moléculaire et Cellulaire ". Par courriel du 15 septembre 2023, l'université a proposé à la requérante de s'inscrire dans le master litigieux pour l'année universitaire 2023-2024, conformément à l'ordonnance du juge des référés. Dans un courriel du 19 septembre 2023, Mme B a toutefois décliné l'invitation de l'université, arguant de ce qu'elle avait désormais modifié l'orientation de ses études. Dans ces circonstances, la requête se trouve privée d'objet, il n'y a donc plus lieu d'y statuer.
Sur les conclusions de l'université tendant à l'application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative :
3. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de mettre à la charge de Mme B la somme que demande l'université Paris-Saclay au titre des frais engagés par elle et non compris dans les dépens.
D E C I D E :
Article 1er : Il n'y a plus lieu de statuer sur la requête de Mme B.
Article 2 : Les conclusions présentées par l'université Paris-Saclay au titre des dispositions de l'article L.761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à Mme A B et à l'université Paris-Saclay.
Délibéré après l'audience du 19 octobre 2023, à laquelle siégeaient :
- M. Ouardes, président,
- Mme Fejérdy, première conseillère,
- M. De Miguel, premier conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 9 novembre 2023.
La rapporteure,
signé
B. Fejérdy
Le président,
signé
P. Ouardes
La greffière,
signé
C. Benoit-Lamaitrie
La République mande et ordonne au préfet de l'Essonne en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026