LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA78-2306799

Tribunal Administratif de VERSAILLES — Décision N° TA78-2306799

lundi 24 juin 2024

JuridictionTribunal Administratif de VERSAILLES
SectionTribunal Administratif de VERSAILLES
N° DossierTA78-2306799
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
Formation1ère chambre
Avocat requérantSELARL SYMCHOWICZ WEISSBERG ET ASSOCIES

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et trois mémoires enregistrés le 15 août 2023, le 14 janvier 2024, le 22 février 2024, le 4 avril 2024, et un mémoire récapitulatif du 6 mai 2024 produit en application du 2ème alinéa de l'article R. 611-8-1 du code de justice administrative, la société Eau du Sud Parisien, représentée par Me Bejot, demande au tribunal :

1°) d'annuler la délibération n°DEL-2023/018 prise par le syndicat mixte fermé Eau du Sud Francilien le 16 juin 2023, affirmant son intention de fixer, à l'échéance des conventions en cours, le tarif d'achat de l'eau en gros à la valeur pivot de 0,45 euros HT/m3 ; à titre subsidiaire, d'abroger cette délibération ;

2°) de mettre à la charge du syndicat mixte fermé Eau du Sud Francilien une somme de 4 000 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- la requête est recevable ;

- la communauté d'agglomération n'était pas compétente pour fixer unilatéralement le prix de vente de l'eau en gros ;

- la délibération est entachée d'un vice de procédure dès lors qu'une telle réglementation ne peut être entreprise que par décret en Conseil d'Etat, après consultation de l'Autorité de la concurrence ;

- elle est entachée d'une erreur de droit dès lors qu'elle méconnaît le principe de libre détermination des prix ;

- elle est entachée d'un détournement de pouvoir dès lors qu'elle a en réalité pour objet d'inciter la société Suez Eau France à trouver un accord sur la question de l'éventuelle cession de ses outils de production et de transport d'eau en gros au bénéfice du syndicat mixte fermé.

Par trois mémoires en défense enregistrés le 14 décembre 2023, le 5 février 2024, le 15 mars 2024, et un mémoire récapitulatif du 7 mai 2024 produit en application du 2ème alinéa de l'article R. 611-8-1 du code de justice administrative, le syndicat mixte fermé Eau du Sud Francilien, représenté par Me Morice, conclut au rejet de la requête et à ce qu'il soit mis à la charge de la requérante une somme de 6 000 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il oppose deux fins de non-recevoir tirées de l'absence de décision faisant grief et de ce que la requête est dirigée contre une mesure d'exécution d'un nouveau contrat, et fait valoir que les moyens invoqués à l'appui de la requête ne sont pas fondés.

En application de l'article R. 611-7 du code de justice administrative, les parties ont été informées, le 4 juin 2024, que le tribunal était susceptible de relever d'office le moyen d'ordre public tiré de l'incompétence de la juridiction administrative pour connaître de la délibération contestée qui s'inscrit dans le cadre des rapports de droit privé entre la société Eau du Sud Parisien et la collectivité publique, dès lors que ces rapports n'ont pas pour objet l'organisation du service public de distribution de l'eau ou la participation de la société Eau du Sud Parisien à l'exécution même de ce service et qu'ils ne sont régis par aucune clause exorbitante du droit commun.

Deux réponses à ce moyen d'ordre public ont été enregistrées pour le syndicat mixte fermé Eau du Sud Francilien et pour la société Eau du Sud Parisien le 7 juin 2024.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code du commerce ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme Lutz,

- les conclusions de Mme Winkopp-Toch, rapporteure publique,

- et les observations de Me Bejot, représentant la société Eau du Sud Parisien, et de Me Morice, représentant le syndicat mixte fermé Eau du Sud Francilien.

Deux notes en délibéré ont été produites, le 12 juin 2024 pour le syndicat mixte fermé Eau du Sud Francilien, et le 13 juin 2024 pour la société Eau du Sud Parisien

Considérant ce qui suit :

1. Par un arrêté inter-préfectoral n°2022-PREF-DRCL-503 du 15 décembre 2022, le syndicat mixte fermé Eau du Sud Francilien a été créé à compter du 1er janvier 2023. Ce syndicat est constitué notamment de la communauté d'agglomération Cœur d'Essonne Agglomération pour les communes de Brétigny-sur-Orge, Fleury-Mérogis, Le Plessis-Pâté, Longpont-sur-Orge, Morsang-sur-Orge, Saint-Michel-sur-Orge, Sainte-Geneviève-des-Bois, Villemoisson-sur-Orge et Villers-sur-Orge, et de la communauté d'agglomération Grand Paris Sud Seine-Essonne-Sénart. Il a pour objet d'exercer, en lieu et place de ses membres, la compétence en matière de production et de transport d'eau potable, qui inclut notamment la vente en gros de l'eau potable produite. Par la délibération contestée du 16 juin 2023, ce syndicat a notamment affirmé son intention de fixer, à l'échéance des conventions en cours, le tarif d'achat de l'eau en gros à la valeur pivot de 0,45 euros HT/m3.

2. La délibération par laquelle l'organe délibérant de l'établissement public de coopération intercommunale se borne à manifester son intention de voir le tarif pivot de l'eau en gros fixé à 0,45 euros HT/m3 dans le cadre des négociations avec son fournisseur revêt le caractère d'une simple déclaration de principe dépourvue par elle-même d'effets juridiques. Elle ne constitue, dès lors, pas une décision susceptible de recours pour excès de pouvoir. Par suite, il y a lieu de rejeter comme irrecevables les conclusions tendant à l'annulation de la délibération du 16 juin 2023.

3. Dans les circonstances de l'espèce, il y a lieu de de rejeter les conclusions présentées par les parties au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de la société Eau du Sud Parisien est rejetée.

Article 2 : Les conclusions présentées par le syndicat mixte fermé Eau du Sud Francilien au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié à la société Eau du Sud Parisien et au syndicat mixte fermé Eau du Sud Francilien.

Délibéré après l'audience du 10 juin 2024, à laquelle siégeaient :

- Mme Sauvageot, présidente,

- Mme Lutz, première conseillère,

- Mme Degorce, première conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 24 juin 2024.

La rapporteure,

signé

F. Lutz La présidente,

signé

J. Sauvageot

La greffière,

Signé

C. Delannoy

La République mande et ordonne au préfet de l'Essonne en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

No 2306799

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions