vendredi 15 septembre 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de VERSAILLES |
| Section | Tribunal Administratif de VERSAILLES |
| N° Dossier | TA78-2306952 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Avocat requérant | SAINTE FARE GARNOT |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 25 août 2023, M. B C A, représenté par Me Sainte Fare Garnot, demande au juge des référés :
1°) de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire ;
2°) de suspendre, sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, l'exécution de la décision implicite de refus de renouvellement de son titre de séjour mention " étudiant " ;
3°) d'enjoindre au préfet de lui délivrer un récépissé de demande de titre de séjour dans un délai de 15 jours à compter de la notification de l'ordonnance à intervenir, sous astreinte de 50 euros par jour de retard ;
4°) de mettre à la charge de l'État une somme de 1 500 euros à verser à Me Sainte Fare Garnot au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991, sous réserve de la renonciation de son conseil à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'Etat au titre de l'aide juridictionnelle ; en cas de rejet de la demande d'aide juridictionnelle, de lui verser directement cette somme en application des dispositions de l'article L 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- la condition tenant à l'urgence est remplie ; il bénéfice d'une présomption d'urgence s'agissant d'un refus de renouvellement de titre de séjour ;
- il existe un doute sérieux quant à la légalité de la décision en litige ;
* la décision est entachée d'une absence de motivation ;
* elle a été prise en méconnaissance des dispositions de l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ; il était inscrit en 2ème année de licence de droit à l'université Evry Val d'Essonne ; il justifiait d'une inscription au sein de l'établissement Talis Business School dans un cursus de " Chargé d'affaires commerciales et de Marketing opérationnel, Management et Entreprenariat " du 1er novembre 2021 au 31 juillet 2022 et a obtenu son diplôme le 30 novembre 2022 ; en l'absence de titre de séjour, il n'a pas pu s'inscrire en Mastère 1 au sein du même établissement l'année suivante ; il est admis en master " Green, social et digital management " au sein de l'ESI Business School pour les années 2023-2024 et 2024-2025 ;
* elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation.
M. A a produit des pièces complémentaires qui ont été enregistrées les 30 août, 7 et 14 septembre 2023.
Par un mémoire en défense, enregistré le 13 septembre 2023, le préfet de l'Essonne, représenté par Me Termeau, conclut au rejet de la requête et à la condamnation de M. A à lui verser une somme de 300 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- la demande est irrecevable en l'absence de requête en annulation ;
- la demande est irrecevable dès lors que la décision implicite de rejet de la demande de renouvellement contestée est née le 5 octobre 2021 et que les délais de recours contentieux à l'encontre de cette décision sont expirés ;
- la condition d'urgence n'est pas remplie ; le requérant s'est placé lui-même dans cette situation ; il a tardivement déposé sa demande de renouvellement, au-delà du délai prévu par l'article R. 431-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ; la demande de renouvellement a été clôturée le 23 octobre 2020, faute pour M. A d'avoir produit les documents demandés ; il n'a déposé une 2nde demande de renouvellement que le 12 février 2021.
Vu :
- les autres pièces du dossier ;
- la requête enregistrée sous le n° 2306951 par laquelle M. A demande l'annulation de la décision attaquée.
Vu :
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique ;
- le code de justice administrative.
La présidente du tribunal a désigné Mme Sauvageot, vice-présidente, pour statuer sur les demandes de référé.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Au cours de l'audience publique tenue en présence de Mme Laforge, greffière d'audience, Mme Sauvageot a lu son rapport et entendu :
- Me Sainte Farge Garnot, représentant M. A, présent, qui conclut aux mêmes fins que la requête par les mêmes moyens et souligne, en particulier, que la requête est recevable, que la première demande de renouvellement de titre de séjour n'a pas pu aboutir en raison de problèmes informatiques, que le requérant a déposé une demande d'admission exceptionnelle au séjour en janvier 2022, qu'il a multiplié les démarches et ne s'est pas placé lui-même dans une situation d'urgence et, enfin, que le requérant remplit les conditions de renouvellement d'un titre de séjour étudiant ;
- Me Faugeras, représentant le préfet de l'Essonne, qui conclut aux mêmes fins que la requête par les mêmes moyens et insiste sur l'irrecevabilité de la demande de suspension formulée à l'encontre d'une décision implicite rejet qui ne peut plus faire l'objet d'un recours contentieux et souligne que la demande initiale de renouvellement de titre de séjour a été formulée tardivement et clôturée en raison de la défaillance du requérant à envoyer les documents sollicités par la préfecture.
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience, à 10h13.
Une note en délibéré, enregistrée le 15 septembre 2023, a été présentée pour M. A.
Considérant ce qui suit :
1. M. A est un ressortissant béninois né le 4 avril 1997. Il est entré en France le 29 septembre 2019 sous couvert d'un visa long-séjour portant la mention " étudiant " valable jusqu'au 16 septembre 2020. Il a déposé, à deux reprises, une demande de renouvellement de son titre de séjour pour laquelle il a obtenu, en dernier lieu, une attestation de prolongation d'instruction le 6 mai 2021, valable jusqu'au 5 août 2021. Par une ordonnance n° 2300248 du 30 janvier 2023, le juge des référés a enjoint au préfet de l'Essonne de lui délivrer un récépissé de demande de titre de séjour dans un délai d'une semaine à compter de la notification de l'ordonnance. En l'absence d'exécution de cette ordonnance par le préfet, M. A a, à nouveau, saisi le tribunal d'une demande fondée sur l'article L. 521-4 du code de justice administrative. Par une ordonnance n° 2305762 du 1er août 2023, le juge des référés a rejeté la demande en constatant qu'une décision implicite de rejet était née et qu'elle faisait obstacle au prononcé des mesures sollicitées par le requérant. Par la présente requête, M. A demande au juge des référés de suspendre l'exécution de la décision implicite par laquelle le préfet de l'Essonne a rejeté sa demande de renouvellement de titre de séjour.
Sur la demande d'admission provisoire à l'aide juridictionnelle :
2. Aux termes de l'article 20 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique : " Dans les cas d'urgence, sous réserve de l'application des règles relatives aux commissions ou désignations d'office, l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle peut être prononcée () par la juridiction compétente ou son président ".
3. Il y a lieu, eu égard à l'urgence qui s'attache à ce qu'il soit statué sur la requête de M. A, de prononcer son admission provisoire à l'aide juridictionnelle.
Sur les fins de non-recevoir :
4. En premier lieu, aux termes du second alinéa de l'article R. 522-1 du code de justice administrative : " A peine d'irrecevabilité, les conclusions tendant à la suspension d'une décision administrative ou de certains de ses effets doivent être présentées par requête distincte de la requête à fin d'annulation ou de réformation et accompagnées d'une copie de cette dernière. ".
5. Il ressort des pièces du dossier que M. A a introduit, le 25 août 2023, une requête à fin d'annulation de la décision implicite de rejet de sa demande de titre de séjour, distincte de sa requête en référé. Par suite, la fin de non-recevoir opposée par le préfet doit être écartée.
6. En second lieu, d'une part, aux termes de l'article R. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Le silence gardé par l'autorité administrative sur les demandes de titres de séjour vaut décision implicite de rejet ". Aux termes de l'article R. 432-2 du même code : " La décision implicite de rejet mentionnée à l'article R. 432-1 naît au terme d'un délai de quatre mois. / Par dérogation au premier alinéa, ce délai est de quatre-vingt-dix jours lorsque l'étranger sollicite la délivrance d'un titre de séjour mentionné aux articles R. 421-23, R. 421-43, R. 421-47, R. 421-54, R. 421-54, R. 421-60, R. 422-5, R. 422-12, R. 426-14 et R. 426-17. / Par dérogation au premier alinéa ce délai est de soixante jours lorsque l'étranger sollicite la délivrance du titre de séjour mentionné à l'article R. 421-26 ".
7. D'autre part, aux termes des dispositions de l'article R. 421-1 du code de justice administrative : " La juridiction ne peut être saisie que par voie de recours formé contre une décision, et ce, dans les deux mois à partir de la notification ou de la publication de la décision attaquée ". L'article R. 421-2 du code de justice administrative dispose que : " Sauf disposition législative ou réglementaire contraire, dans les cas où le silence gardé par l'autorité administrative sur une demande vaut décision de rejet, l'intéressé dispose, pour former un recours, d'un délai de deux mois à compter de la date à laquelle est née une décision implicite de rejet () ". Et, aux termes de l'article R. 421-5 du code de justice administrative : " Les délais de recours contre une décision administrative ne sont opposables qu'à la condition d'avoir été mentionnés, ainsi que les voies de recours, dans la notification de la décision ". Enfin, aux termes de l'article L. 112-6 du code des relations entre le public et l'administration : " Les délais de recours ne sont pas opposables à l'auteur d'une demande lorsque l'accusé de réception ne lui a pas été transmis ou ne comporte pas les indications exigées par la réglementation () ".
8. Il ressort des pièces du dossier que M. A a déposé, le 12 février 2021, une demande de renouvellement de son titre de séjour étudiant et qu'après avoir bénéficié d'une attestation de dépôt de sa demande, le requérant a été muni d'une attestation de prolongation d'instruction de sa demande, valable jusqu'au 5 août 2021. En l'absence de prolongation de cette attestation et en application des dispositions précitées des articles R. 432-1 et R. 432-2 du même code, une décision implicite de rejet de la demande de titre de séjour présentée par M. A est née du silence gardé par le préfet de l'Essonne durant plus de quatre mois après l'expiration de l'attestation de prolongation d'instruction, soit le 6 décembre 2021. Or, le préfet n'établit ni même n'allègue que M. A aurait été informé des conditions de naissance d'une éventuelle décision implicite et des voies et délais de recours ouverts contre une telle décision. Dans ces conditions, la fin de non-recevoir opposée par le préfet de l'Essonne, tirée de la tardiveté de la requête, doit être écartée.
Sur les conclusions à fin de suspension :
9. Aux termes de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision () ".
En ce qui concerne l'urgence :
10. Il résulte des dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative que la condition d'urgence à laquelle est subordonné le prononcé d'une mesure de suspension doit être regardée comme remplie lorsque la décision contestée préjudicie de manière suffisamment grave et immédiate à un intérêt public, à la situation du requérant ou aux intérêts qu'il entend défendre. Il appartient au juge des référés, saisi d'une demande tendant à la suspension d'une telle décision, d'apprécier concrètement, compte-tenu des justifications fournies par le requérant, si les effets de celle-ci sur la situation de ce dernier ou le cas échéant, des personnes concernées, sont de nature à caractériser une urgence justifiant que, sans attendre le jugement de la requête au fond, l'exécution de la décision soit suspendue. Cette condition d'urgence sera en principe constatée dans le cas d'un refus de renouvellement du titre de séjour.
11. Il ressort des pièces du dossier que M. A était titulaire d'un visa de long séjour " étudiant " valable du 16 septembre 2019 au 16 septembre 2020. S'il est constant que sa première demande de renouvellement a été faite au-delà du délai prévu par les dispositions de l'article R. 431-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et qu'elle a été clôturée en raison de l'absence de certains documents, le préfet de l'Essonne lui a toutefois délivré une attestation de confirmation de dépôt d'une demande de renouvellement le 12 février 2021, puis une attestation de prolongation d'instruction de sa demande de renouvellement de titre de séjour le 6 mai 2021 valable jusqu'au 5 août 2021. M. A établit avoir tenté de contacter à plusieurs reprises la préfecture de l'Essonne au cours de l'année 2021, avoir déposé une nouvelle demande d'admission au séjour en janvier 2022 et saisi le juge des référés du tribunal de céans en janvier et en août 2023. Par ailleurs, M. A justifie avoir été inscrit en 2ème année de licence de droit à l'université Evry Val d'Essonne, puis dans un cursus de " Chargé d'affaires commerciales et de Marketing opérationnel, Management et Entreprenariat " au sein de l'établissement Talis Business School du 1er novembre 2021 au 31 juillet 2022 et avoir obtenu son diplôme le 30 novembre 2022 et enfin, être admis en master " Green, social et digital management " au sein de l'ESI Business School pour les années 2023-2024 et 2024-2025. Dans ces conditions, M. A doit être regardé comme justifiant de la condition d'urgence exigée par les dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
En ce qui concerne le doute sérieux quant à la légalité de la décision :
12. Aux termes du premier alinéa de l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger qui établit qu'il suit un enseignement en France ou qu'il y fait des études et qui justifie disposer de moyens d'existence suffisants se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " étudiant " d'une durée inférieure ou égale à un an ".
13. En l'état de l'instruction, le moyen tiré de ce que le préfet de l'Essonne a fait une inexacte application des dispositions de l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile est de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision portant refus de renouvellement d'un titre de séjour.
14. Il résulte de tout ce qui précède que M. A est fondé à demander la suspension de l'exécution de la décision implicite contestée.
Sur les conclusions à fin d'injonction et d'astreinte :
15. La présente décision implique nécessairement que M. A soit autorisé à séjourner sur le territoire français jusqu'à ce qu'il soit statué sur sa requête au fond. Il y a lieu de faire application de l'article L. 911-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et d'enjoindre au préfet de l'Essonne à M. A une autorisation provisoire de séjour l'autorisant à travailler dans un délai d'un mois à compter de la notification de la présente ordonnance.
16. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, d'assortir l'injonction prononcée ci-dessus d'une astreinte.
Sur les conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative :
17. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de l'État, partie perdante dans la présente instance, le versement d'une somme de 800 euros au titre des frais que M. A devrait y exposer, soit en application des dispositions de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 et au bénéfice de Me Sainte Fare Garnot, avocate, dans le cas où le bénéfice définitif de l'aide juridictionnelle serait accordé à M. A, et sous réserve alors que Me Sainte Fare Garnot renonce à percevoir la part contributive de l'État à l'aide juridictionnelle, soit en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative au bénéfice de M. A, dans le cas où le bénéfice définitif de l'aide juridictionnelle lui serait refusé.
O R D O N N E :
Article 1er : M. A est provisoirement admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle.
Article 2 : L'exécution du refus implicite de renouvellement du titre de séjour portant la mention " étudiant " de M. A est suspendue, jusqu'à ce qu'il soit statué au fond sur la légalité de cette décision.
Article 3 : Il est enjoint au préfet de l'Essonne de délivrer à M. A une autorisation provisoire de séjour l'autorisant à travailler dans un délai d'un mois à compter de la notification de la présente ordonnance.
Article 4 : L'État versera à M. A la somme de 800 euros au titre des frais d'instance dans les conditions mentionnées au point 17.
Article 5 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B C A, à Me Sainte Fare Garnot, au ministre de l'intérieur et des outre-mer et au préfet de l'Essonne.
Fait à Versailles, le 15 septembre 2023.
La juge des référés,
Signé
J. Sauvageot
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
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Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026