lundi 25 septembre 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de VERSAILLES |
| Section | Tribunal Administratif de VERSAILLES |
| N° Dossier | TA78-2307764 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | 4ème chambre - 4/11 |
| Avocat requérant | SOH FOGNO |
Vu la procédure suivante :
Par une ordonnance n° 2309473 du 18 septembre 2023, le vice-président du tribunal administratif de Melun a transmis le dossier de la requête de M. B A C au tribunal administratif de Versailles en application des articles R. 312-8 et R. 351-3 du code de justice administrative.
Par cette requête, enregistrée au greffe du tribunal administratif de Versailles le 21 septembre 2023, et un mémoire, enregistré le 23 septembre 2023, M. B A C, alors retenu au centre de rétention administrative de Plaisir, représenté par Me Bennouna, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 6 septembre 2023 par lequel le préfet de Seine-et-Marne l'a obligé à quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays à destination duquel il pourra être éloigné en cas d'exécution d'office, a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français pour une durée de trois ans ainsi que l'arrêté le plaçant en rétention ;
2°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros au bénéfice de M. A C au titre des dispositions de l'article L.761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- l'arrêté a été signé par une autorité incompétente, aucune délégation n'étant visée dans l'arrêté ;
- il est insuffisamment motivé ;
- la décision portant obligation de quitter le territoire français sans délai méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, et est entachée d'erreur de droit et d'erreur manifeste d'appréciation, d'autant qu'il a purgé sa peine et ne constitue plus une menace pour l'ordre public ;
- la décision fixant le pays de destination est illégale par voie de conséquence de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- il méconnaît les stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la décision portant refus d'octroi d'un délai de départ volontaire est illégale car les faits qui la fondent sont inexistants ;
- elle est illégale dès lors qu'il ne présente pas de risque de fuite ;
- la décision portant interdiction de retour sur le territoire français est illégale par voie de conséquence de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la décision portant placement en rétention administrative est entachée d'une erreur de droit ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation.
Par un mémoire en défense enregistré le 22 septembre 2023, le préfet de Seine-et-Marne conclut au rejet de la requête.
Il soutient que les moyens invoqués par le requérant ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative.
La présidente du tribunal administratif de Versailles a désigné M. Delage pour statuer sur les requêtes relevant de la procédure prévue à l'article L. 614-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile en application de l'article R. 776-13-3 du code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique du 25 septembre 2023 qui s'est tenue en présence de Mme Ben Hadj Messaoud, greffière :
- le rapport de M. Delage qui a en outre informé les parties, en application de l'article R. 611-7 du code de justice administrative, de l'incompétence de l'ordre de la juridiction administrative pour connaître des conclusions dirigées contre l'arrêté ordonnant le placement en rétention administrative de El C ;
- les observations de Me Camara substituant Me Bennouna, représentant M. A C, présent, assistée par M. E, interprète en langue arabe, qui conclut aux mêmes fins que sa requête par les mêmes moyens en faisant valoir en outre l'atteinte au droit au respect de la vie privée et familiale dès lors que le requérant justifie d'attaches familiales du fait de la présence en France de son frère avec lequel il entretient d'étroites relations et qui l'a soutenu en le visitant au parloir, la relation de fratrie étant protégée par l'article 8 la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et alors que, sur l'ordre public, il a purgé sa peine et est en voie d'insertion via des promesses d'embauche ;
- le préfet de Seine-et-Marne n'étant ni présent, ni représenté.
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.
Considérant ce qui suit :
1. M. B A C, ressortissant égyptien né le 4 mai 1984, est entré sur le territoire français 2009, selon ses déclarations. Le 14 décembre 2018, il a été condamné par la Cour d'appel de Paris à neuf ans d'emprisonnement pour des faits de violence suivis de mutilation ou d'infirmité permanente. Par un arrêté du 6 septembre 2023, le préfet de Seine-et-Marne l'a obligé à quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays à destination duquel il pourra être éloigné en cas d'exécution d'office et a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français pour une durée de trois ans. Il a fait l'objet d'un placement en centre de rétention administrative. M. A C demande l'annulation de l'ensemble de ces décisions.
Sur l'incompétence de la juridiction administrative :
2. Aux termes de l'article L. 614-13 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " La décision de placement en rétention ne peut être contestée que devant le juge des libertés et de la détention, conformément aux dispositions de l'article L. 741-10. () ". Aux termes de l'article L. 741-10 du même code " L'étranger qui fait l'objet d'une décision de placement en rétention peut la contester devant le juge des libertés et de la détention, dans un délai de quarante-huit heures à compter de sa notification. () ".
3. Il ressort des pièces du dossier que M. A C a fait l'objet d'une décision de placement en rétention. Toutefois, il résulte des dispositions précitées que la juridiction administrative n'est pas compétente pour connaître de conclusions tendant à l'annulation de la décision par laquelle un préfet décide de placer un étranger en rétention administrative dans les locaux ne relevant pas de l'administration pénitentiaire. Par suite, les conclusions tendant à l'annulation de la décision de placement en rétention, au demeurant non reprises dans les écritures présentées le 23 septembre 2023 par le conseil de M. A C, doivent être rejetées comme portées devant un ordre juridictionnel incompétent.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne les moyens communs à toutes les décisions :
4. En premier lieu, par un arrêté du 27 avril 2023, régulièrement publié au recueil des actes administratifs du département de la Seine-et-Marne le 28 avril suivant, le préfet de la Seine-et-Marne a donné délégation de signature à Mme D F, directrice de l'immigration et de l'intégration et auteure de l'arrêté contesté, aux fins de signer les décisions relevant des attributions dudit bureau dont l'ensemble des décisions litigieuses. Dès lors, le moyen tiré de l'incompétence de l'auteur des décisions attaquées doit être écarté.
5. En deuxième lieu, l'arrêté attaqué vise le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et notamment ses articles L. 611-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 612-10, la convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, et notamment ses articles 3 et 8. Il suit de là qu'il est suffisamment motivé en droit. Par ailleurs, l'arrêté mentionne les circonstances de fait propres à la situation du requérant, notamment son identité, les conditions de son entrée sur le territoire français en 2009 et le fait que son comportement constitue une menace pour l'ordre public, et précise, en outre, sa situation privée et familiale et le fait qu'il n'établit pas être exposé à des peines ou traitements contraires à la convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales dans son pays d'origine. Par conséquent, le requérant n'est pas fondé à soutenir que la motivation des décisions attaquées serait insuffisante. Ce moyen doit, dès lors, être écarté.
6. En troisième lieu, aux termes des stipulations l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui ".
7. Il ressort des pièces du dossier que M. A C, entré en France en 2009 selon ses déclarations, s'y est maintenu depuis en situation irrégulière sans entamer de démarches en vue de la régularisation de sa situation. Par ailleurs, si l'intéressé justifie de la présence en France de son frère, avec qui il entretient des liens familiaux et qui lui apporte un soutien moral, affectif et financier, il a déclaré être célibataire et sans charge de famille en France. En outre, il a été condamné le 14 décembre 2018 par la Cour d'appel de Paris à neuf ans d'emprisonnement pour des faits de violences suivis d'une mutilation ou d'une infirmité permanente. S'il allègue avoir la volonté de s'insérer professionnellement, et produit ce qu'il désigne comme étant des gages de réinsertion dont une promesse d'embauche, ces éléments ne sauraient suffire à le regarder comme bénéficiant d'une insertion professionnelle significative. Enfin, il ne démontre pas être dépourvu d'attaches familiales dans son pays d'origine. Dans ces conditions, le préfet de Seine-et-Marne, en prenant l'arrêté attaqué, n'a pas porté une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale de M. A C au regard des buts en vue desquels il a pris cet arrêté et n'a, dès lors, pas méconnu les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français :
8. En premier lieu, il ressort des pièces du dossier que M. A C a été condamné le 14 décembre 2018 par la cour d'appel de Paris à neuf ans d'emprisonnement pour des faits de violences suivis d'une mutilation ou d'une infirmité permanente, après avoir été condamné à une peine d'emprisonnement de quatre ans pour ces faits en première instance par le tribunal correctionnel de Paris. S'il a effectivement purgé sa peine d'emprisonnement de neuf ans et a bénéficié de plusieurs réductions de peine puis d'une libération conditionnelle, les faits pour lesquels il a été condamné restent récents à la date de l'arrêté attaqué et sont graves. En outre, il résulte ce qui a été dit au point 7 du présent jugement que M. A C ne dispose que d'une vie privée et familiale relative que le territoire, et ne peut se prévaloir d'une insertion sociale et professionnelle. Dans ces conditions, en prenant la décision attaquée, le préfet de la Seine-et-Marne n'a pas commis d'erreur manifeste d'appréciation.
9. En deuxième lieu, si M. A C soutient que la décision portant obligation de quitter le territoire français est entachée d'une erreur de droit, il ne développe pas ce moyen et ne l'assortit donc pas des précisions permettant au juge d'en apprécier le bien-fondé. Par suite, le moyen ne peut qu'être écarté.
10. En troisième lieu, si M. A C soutient que la décision portant obligation de quitter le territoire français est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation, il résulte de ce qui a été dit au point 7 du présent jugement que le préfet n'a pas commis une telle erreur au regard des éléments de sa situation personnelle en prenant sa décision. Le moyen doit être écarté.
En ce qui concerne la décision portant refus d'octroi d'un délai de départ volontaire :
11. En premier lieu, si M. A C soutient que la décision portant refus d'octroi d'un délai de départ volontaire repose sur des faits inexistants, il ne développe pas ce moyen et ne l'assortit donc pas des précisions permettant au juge d'en apprécier le bien-fondé. Par suite, le moyen ne peut qu'être écarté
12. En second lieu, aux termes de l'article L. 612-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Par dérogation à l'article L. 612-1, l'autorité administrative peut refuser d'accorder un délai de départ volontaire dans les cas suivants : 1° Le comportement de l'étranger constitue une menace pour l'ordre public ; () 3° Il existe un risque que l'étranger se soustraie à la décision portant obligation de quitter le territoire français dont il fait l'objet ". Aux termes de l'article L. 612-3 du même code : " Le risque mentionné au 3° de l'article L. 612-2 peut être regardé comme établi, sauf circonstance particulière, dans les cas suivants : 1° L'étranger, qui ne peut justifier être entré régulièrement sur le territoire français, n'a pas sollicité la délivrance d'un titre de séjour ; () 4° L'étranger a explicitement déclaré son intention de ne pas se conformer à son obligation de quitter le territoire français ; 5° L'étranger s'est soustrait à l'exécution d'une précédente mesure d'éloignement ; () 8° L'étranger ne présente pas de garanties de représentation suffisantes, notamment parce qu'il ne peut présenter des documents d'identité ou de voyage en cours de validité, qu'il a refusé de communiquer les renseignements permettant d'établir son identité ou sa situation au regard du droit de circulation et de séjour ou a communiqué des renseignements inexacts, qu'il a refusé de se soumettre aux opérations de relevé d'empreintes digitales ou de prise de photographie prévues au 3° de l'article L. 142-1, qu'il ne justifie pas d'une résidence effective et permanente dans un local affecté à son habitation principale ou qu'il s'est précédemment soustrait aux obligations prévues aux articles L. 721-6 à L. 721-8, L. 731-1, L. 731-3, L. 733-1 à L. 733-4, L. 733-6, L. 743-13 à L. 743-15 et L. 751-5. ".
13. Il ressort des pièces du dossier que le préfet s'est fondé sur les dispositions des 1° et 3° de l'article L. 612-2 précité. Si M. A C soutient qu'il ne présente pas de risque de fuite, il n'explique pas en quoi l'appréciation de la préfecture serait erronée, alors que présente en France selon ses déclarations depuis 2009, il n'a jamais sollicité la délivrance d'un titre de séjour. En outre, il ne conteste pas la matérialité des faits ayant conduit à sa condamnation en 2018 ni même la qualification de menace pour l'ordre public retenue par le préfet pour fonder la décision. Par suite, le moyen ne peut qu'être écarté.
En ce qui concerne la décision portant fixation du pays de destination :
14. En premier lieu, si M. A C soutient que la décision fixation du pays de destination doit être annulée par voie de conséquence de l'annulation de la décision portant obligation de quitter le territoire français, cette dernière n'est pas annulée par le présent jugement. Par suite, le moyen doit être écarté.
15. En second lieu, si M. A C soutient que la décision méconnaît les stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, il n'assortit pas ce moyen des précisions permettant d'en apprécier le bien-fondé. Par suite, le moyen doit être écarté.
En ce qui concerne la décision portant interdiction de retour sur le territoire français pour une durée de trois ans :
16. En premier lieu, si M. A C soutient que la décision portant interdiction de retour sur le territoire français doit être annulée par voie de conséquence de l'annulation de la décision portant obligation de quitter le territoire français, cette dernière n'est pas annulée par le présent jugement. Par suite, le moyen doit être écarté.
17. En second lieu, aux termes de l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Lorsqu'aucun délai de départ volontaire n'a été accordé à l'étranger, l'autorité administrative assortit la décision portant obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français. Des circonstances humanitaires peuvent toutefois justifier que l'autorité administrative n'édicte pas d'interdiction de retour. (). ".
18. Il résulte de ce qui a été dit au point 7 du présent jugement que M. A C ne justifie d'aucune circonstance humanitaire de nature à faire obstacle à ce qu'il fasse l'objet d'une interdiction de retour sur le territoire français. Notamment, s'il entretien avec son frère présent en France des liens familiaux qu'il a pu qualifier de fusionnels lors de l'audience publique, il ne démontre pas entretenir avec son frère des liens d'une telle intensité, et ceux-ci ne sauraient en tout état de cause caractériser à eux-seuls des circonstances humanitaires. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit être écarté et le préfet n'a pas méconnu les dispositions citées au point 17 en édictant la décision attaquée.
19. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation présentées par M. A C doivent être rejetées.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. A C est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. B A C et au préfet de Seine-et-Marne.
Lu en audience publique le 25 septembre 2023.
Le magistrat désigné,
signé
Ph. Delage La greffière,
signé
L. Ben Hadj Messaoud
La République mande et ordonne au préfet de Seine-et-Marne en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
No 2307764
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026