vendredi 17 novembre 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de VERSAILLES |
| Section | Tribunal Administratif de VERSAILLES |
| N° Dossier | TA78-2308184 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Avocat requérant | DIARRA |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 4 octobre 2023, Mlle B A, représentée par Me A, demande au juge des référés :
1°) d'enjoindre au recteur de l'académie de Versailles de lui remettre les documents qu'elle aurait dû avoir à la fin de son contrat dans un délai de cinq jours à compter de la notification de l'ordonnance à intervenir, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;
2°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1.500 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- elle a achevé son contrat à durée déterminée fin août et le rectorat ne lui a adressé aucun document de fin de contrat ce qui ne lui permet pas de s'inscrire à Pôle emploi et la place dans une situation précaire ;
- la mesure est utile pour obtenir ces documents que l'administration aurait dû lui fournir sans attendre ;
- la mesure demandée ne fait obstacle à l'exécution d'aucune décision administrative.
Par un mémoire et une pièce enregistrés les 18 et 20 octobre 2023, le recteur de l'académie de Versailles conclut au non-lieu à statuer dès lors que les documents sollicités ont été communiqués à la requérante.
Par un mémoire enregistré le 19 octobre 2023, Mme A accepte le non-lieu à statuer sur les conclusions à fin d'injonction mais maintient ses conclusions relatives aux frais de l'instance.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
La présidente du tribunal a désigné Mme Gosselin, vice-président, en application de l'article L. 511-2 du code de justice administrative, pour statuer sur les demandes de référé.
Considérant ce qui suit :
1. Mme A a été titulaire d'un contrat à durée déterminée s'achevant fin août 2023 en qualité d'enseignante contractuelle du premier degré sur la circonscription de Viry-Châtillon/Juvisy. Depuis la fin de sa période contractuelle, l'administration du rectorat ne lui a adressé aucun des documents qui lui sont nécessaires pour s'inscrire à Pôle Emploi. Par la présente requête, elle demande au tribunal d'enjoindre au rectorat de lui délivrer ces documents.
2. Aux termes de l'article L. 521-3 du code de justice administrative : " En cas d'urgence et sur simple requête qui sera recevable même en l'absence de décision administrative préalable, le juge des référés peut ordonner toutes autres mesures utiles sans faire obstacle à l'exécution d'aucune décision administrative. ".
3. Il ressort des pièces du dossier que le certificat demandé par Mlle A lui a été délivré en cours d'instance. Il n'y a donc plus lieu de statuer sur les conclusions en injonction
4. Dans les circonstances de l'espèce, il y a lieu de mettre à la charge de l'Etat la somme de 900 euros au titre des frais d'instance que Mme A a été contrainte d'exposer.
O R D O N N E:
Article 1er : Il n'y pas lieu de statuer sur les conclusions en injonction de la requête.
Article 2 : L'Etat versera la somme de 900 (neuf cents) euros à Mme A au titre des frais de l'instance.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B A et au ministre de l'Education Nationale et du sport.
Copie en sera adressée au recteur de l'académie de Versailles.
Fait à Versailles, le 17 novembre 2023
Le juge des référés,
signé
C. Gosselin
La République mande et ordonne au ministre de l'Education Nationale et du sport en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026