vendredi 2 février 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de VERSAILLES |
| Section | Tribunal Administratif de VERSAILLES |
| N° Dossier | TA78-2308450 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | 2ème chambre |
| Avocat requérant | MAIRE |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 13 octobre 2023, Mme A B, représentée par Me Maire, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 15 novembre 2022 par lequel le préfet des Yvelines lui a refusé la délivrance d'un titre de séjour, l'a obligée à quitter le territoire français dans un délai de 30 jours et a fixé le pays de destination de sa reconduite ;
2°) d'enjoindre au préfet des Yvelines de lui délivrer le titre de séjour sollicité dans le délai de quinze jours à compter de la date de notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ou à défaut de réexaminer sa situation dans un délai d'un mois en lui délivrant une autorisation provisoire de séjour dans l'attente ;
3°) d'enjoindre au préfet de procéder à l'effacement de son nom du fichier SIS ;
4°) de mettre à la charge de l'État une somme de 1 200 euros à verser à son conseil au titre des dispositions combinées de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 et de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ;
Il soutient que :
En ce qui concerne la décision portant refus de titre de séjour :
- elle est entachée d'incompétence ;
- elle doit être considérée comme prise au terme d'une procédure irrégulière en l'absence de production de l'avis rendu par le collège des médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) ; en l'absence de production de ce document il n'est pas possible de s'assurer de l'existence d'un rapport médical rédigé par le médecin instructeur de l'OFII, ni de sa transmission effective au collège de médecins, ni de l'identité du médecin rapporteur de l'OFII et que celui-ci n'a pas siégé dans le collège ayant rendu l'avis sur lequel se fonde le préfet ;
- elle est insuffisamment motivée et est entachée d'une erreur de fait quant à sa date d'entrée sur le territoire ;
- elle est illégale en l'absence d'examen particulier de sa situation ;
- elle méconnaît l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation de son état de santé et de l'indisponibilité d'accès aux soins dans son pays d'origine ;
En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire :
- elle est dépourvue de base légale en raison de l'illégalité de la décision de refus de titre de séjour ;
- elle méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation de sa situation personnelle ;
- elle méconnaît l'article 3 de la même convention compte tenu de son état de santé ;
Par un mémoire en défense, enregistré le 22 novembre 2023, le préfet des Yvelines conclut au rejet de la requête.
Il soutient que les moyens soulevés par Mme B ne sont pas fondés.
Par ordonnance du 16 octobre 2023, la clôture d'instruction a été fixée au 27 novembre 2023.
Des pièces ont été produites pour Mme B le 3 janvier 2024, postérieurement à la clôture de l'instruction et n'ont pas été communiquées.
Mme B a été admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 29 août 2023.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales,
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative.
Le président de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Maitre, premier conseiller,
- les observations de Me Verdeille, substituant Me Maire,
- ainsi que les observations de la requérante recueillies par son avocat.
Considérant ce qui suit :
1. Mme A B, ressortissante égyptienne, a sollicité la délivrance d'un titre de séjour, sur le fondement de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par un arrêté du 15 novembre 2022, le préfet des Yvelines a refusé de lui délivrer le titre demandé, l'a obligée à quitter le territoire français dans un délai de 30 jours et a fixé le pays de destination de sa reconduite. Mme B demande l'annulation de cet arrêté.
Sur les conclusions aux fins d'annulation :
En ce qui concerne le refus de titre de séjour :
2. En premier lieu, par un arrêté n°78-2022-08-18-00006 du 18 août 2022, publié le même jour au recueil des actes administratifs de la préfecture des Yvelines, Mme Bérengère Nicolas, secrétaire générale de la sous-préfecture de Saint-Germain-en-Laye, signataire de l'arrêté attaqué, a reçu délégation du préfet des Yvelines à l'effet de signer, dans l'arrondissement de Saint-Germain-en-Laye et dans tout autre arrondissement du département, notamment, les décisions portant refus de séjour. Le moyen tiré de l'incompétence du signataire de la décision attaquée manque ainsi en fait.
3. En deuxième lieu, l'arrêté attaqué vise notamment la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ainsi que les dispositions pertinentes du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment son article L. 425-9, fondement de la demande de titre de séjour présenté par Mme B. Il indique que dans son avis du 31 mai 2022, le collège des médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) a estimé que son état de santé nécessitait une prise en charge médicale dont le défaut ne devrait toutefois pas entrainer des conséquences d'une exceptionnelle gravité et qu'elle pouvait, au vu de son état de santé, voyager sans risque vers son pays d'origine. L'arrêté précise également la situation personnelle et familiale de l'intéressée. Il contient ainsi les circonstances de droit et de fait sur lesquelles le préfet s'est fondé pour prendre la décision en litige. Par suite, le moyen tiré de l'insuffisante motivation de cette décision doit être écarté.
4. En troisième lieu, si l'arrêté indique que Mme B déclare être entrée sur le territoire français le 29 février 2016, alors qu'elle a indiqué sur son questionnaire de demande de titre de séjour être entrée en France en novembre 2015 et qu'elle justifie de sa présence sur le territoire à cette date, cette erreur de fait est sans incidence sur l'appréciation portée par le préfet sur le droit au séjour de l'intéressée, eu égard au faible écart entre la date retenue dasn l'arrêté et la date d'entrée effective sur le territoire.
5. En quatrième lieu, il ne ressort ni des pièces du dossier ni de la motivation de l'arrêté attaqué que le préfet des Yvelines n'aurait pas procédé à un examen complet de la situation de l'intéressée avant de prendre sa décision.
6. En cinquième lieu, aux termes de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger, résidant habituellement en France, dont l'état de santé nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait avoir pour lui des conséquences d'une exceptionnelle gravité et qui, eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé dans le pays dont il est originaire, ne pourrait pas y bénéficier effectivement d'un traitement approprié, se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention ''vie privée et familiale'' d'une durée d'un an. () La décision de délivrer cette carte de séjour est prise par l'autorité administrative après avis d'un collège de médecins du service médical de l'Office français de l'immigration et de l'intégration, dans des conditions définies par décret en Conseil d'Etat. " Aux termes de l'article R. 425-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, applicable à l'instruction des demandes présentées sur ce fondement, la décision est précédée d'un avis du collège des médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) qui " est émis dans les conditions fixées par arrêté du ministre chargé de l'immigration et du ministre chargé de la santé au vu, d'une part, d'un rapport médical établi par un médecin de l'office et, d'autre part, des informations disponibles sur les possibilités de bénéficier effectivement d'un traitement approprié dans le pays d'origine de l'intéressé. ". L'article R. 425-12 du même code dispose que : " Le rapport médical mentionné à l'article R. 425-11 est établi par un médecin de l'Office français de l'immigration et de l'intégration à partir d'un certificat médical établi par le médecin qui suit habituellement le demandeur ou par un médecin praticien hospitalier inscrits au tableau de l'ordre, dans les conditions prévues par l'arrêté mentionné au deuxième alinéa du même article. Le médecin de l'office peut solliciter, le cas échéant, le médecin qui suit habituellement le demandeur ou le médecin praticien hospitalier. Il en informe le demandeur. Il peut également convoquer le demandeur pour l'examiner et faire procéder aux examens estimés nécessaires. Le demandeur présente au service médical de l'office les documents justifiant de son identité. () Il transmet son rapport médical au collège de médecins. / () / Le collège peut demander au médecin qui suit habituellement le demandeur, au médecin praticien hospitalier ou au médecin qui a rédigé le rapport de lui communiquer, dans un délai de quinze jours, tout complément d'information. Le demandeur en est simultanément informé. Le collège de médecins peut entendre et, le cas échéant, examiner le demandeur et faire procéder aux examens estimés nécessaires. ". Et selon l'article 4 de l'arrêté du 27 décembre 2016 relatif aux conditions d'établissement et de transmission des certificats médicaux, rapports médicaux : " Pour l'établissement de son rapport médical, le médecin de l'office peut demander, dans le respect du secret médical, tout complément d'information auprès du médecin ayant renseigné le certificat médical et faire procéder à des examens complémentaires. Le médecin de l'office, s'il décide, pour l'établissement du rapport médical, de solliciter un complément d'information auprès du médecin qui a renseigné le certificat médical, en informe le demandeur. Il peut convoquer, le cas échéant, le demandeur auprès du service médical de la délégation territoriale compétente. ".
7. D'une part, le préfet produit l'avis rendu le 31 mai 2022 par le collège des médecins l'OFII sur la situation de Mme B ainsi que le bordereau de transmission de cet avis à la préfecture des Yvelines. Ces pièces, dont les mentions ne sont pas contestées, permettent d'établir le respect de la procédure précitée, en particulier, l'existence d'un rapport médical rédigé par le médecin instructeur de l'OFII, sa transmission effective au collège de médecins, ainsi que l'assurance que le médecin rapporteur n'a pas siégé dans le collège ayant rendu l'avis sur lequel s'est fondé le préfet. Par suite le moyen tiré du vice dans la procédure de consultation du collège des médecins doit être écarté en toutes ses branches.
8. D'autre part, sous réserve des cas où la loi attribue la charge de la preuve à l'une des parties, il appartient au juge administratif, au vu des pièces du dossier, et compte tenu, le cas échéant, de l'abstention d'une des parties à produire les éléments qu'elle est seule en mesure d'apporter et qui ne sauraient être réclamés qu'à elle-même, d'apprécier si l'état de santé d'un étranger nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait entraîner pour lui des conséquences d'une exceptionnelle gravité, sous réserve de l'absence d'un accès effectif au traitement approprié dans le pays de renvoi, sauf circonstance humanitaire exceptionnelle. La partie qui justifie d'un avis du collège des médecins de l'OFII qui lui est favorable doit être regardée comme apportant des éléments de fait susceptibles de faire présumer l'existence ou l'absence d'un état de santé de nature à justifier la délivrance ou le refus d'un titre de séjour. Dans ce cas, il appartient à l'autre partie, dans le respect des règles relatives au secret médical, de produire tous éléments permettant d'apprécier l'état de santé de l'étranger et, le cas échéant, l'existence ou l'absence d'un accès effectif à un traitement approprié dans le pays de renvoi. La conviction du juge, à qui il revient d'apprécier si l'état de santé d'un étranger justifie la délivrance d'un titre de séjour dans les conditions ci-dessus rappelées, se détermine au vu de ces échanges contradictoires.
9. En l'espèce, il ressort des pièces médicales produites par Mme B qu'elle est atteinte d'une surdité totale, profonde et bilatérale depuis son jeune âge, ainsi que de mutisme. Aucune de ces pièces n'est de nature à remettre en cause l'appréciation portée par le collège des médecins qui a considéré que le défaut de prise en charge médicale n'était pas de nature à entrainer des conséquences d'une exceptionnelle gravité. Il est d'ailleurs constant que la requérante, qui indique dans ses écritures qu'elle ne " peut notamment pas avoir d'implant cochléaire " et qu'elle " ne trouve jusqu'alors pas de traitement qui lui permet de vivre normalement ", ne bénéficie pas actuellement en France d'un traitement de son affection. Par suite, c'est sans commettre d'erreur d'appréciation que le préfet des Yvelines a pu considérer que Mme B ne remplissait pas les conditions pour se voir admettre au séjour au titre de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
En ce qui concerne l'obligation de quitter le territoire français :
10. En premier lieu, il résulte de ce qui a été dit précédemment que le moyen tiré de ce que la décision portant obligation de quitter le territoire devrait être annulée en raison de l'illégalité de la décision refusant au requérant un titre de séjour doit être écarté.
11. En deuxième lieu, il ressort des pièces du dossier que Mme B est célibataire et sans enfant à charge et ne se prévaut d'aucune activité professionnelle. Si elle fait valoir être prise en charge et hébergée par son frère, il ne ressort pas des pièces du dossier que ce dernier se maintiendrait en situation régulière sur le territoire français, alors par ailleurs que l'intéressée ne serait pas isolée en cas de retour dans son pays d'origine. Par suite, c'est sans commettre d'erreur manifeste d'appréciation ni porter une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale au sens de l'article 8 la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, que le préfet des Yvelines a pu décider d'obliger Mme B à quitter le territoire français.
12. En troisième lieu, dès lors qu'il ne ressort pas des pièces du dossier que l'absence de traitement médical serait de nature à entrainer des conséquences d'une exceptionnelle gravité pour Mme B, cette dernière n'est en tout état de cause pas fondée à soutenir qu'en l'obligeant à quitter le territoire, le préfet des Yvelines l'exposerait à un risque de traitement inhumain ou dégradant en méconnaissance des stipulations de l'article 3 la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
13. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation de l'arrêté attaqué doivent être rejetées, ainsi que par voie de conséquence, les conclusions à fin d'injonction et celles présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative
D E C I D E :
Article 1er : La requête de Mme A B est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme A B et au préfet des Yvelines.
Délibéré après l'audience du 19 janvier 2024, à laquelle siégeaient :
Mme Gosselin, président,
M. Maitre, premier conseiller,
Mme Geismar, première conseillère,
Rendu public par mise à disposition au greffe le 2 février 2024.
Le rapporteur,
Signé
B. Maitre
Le président,
Signé
C. Gosselin
La greffière,
Signé
I. de Dutto
La République mande et ordonne au préfet des Yvelines en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026